Randonner en hiver • Suisse Rando

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Les reptiles de la vallée de Schenkenberg N° 2334
Schinznach Dorf, Oberdorf — Thalheim AG, Dorfplatz • AG

Les reptiles de la vallée de Schenkenberg

Discrète, la vallée argovienne de Schenkenberg se trouve derrière la première chaîne du Jura, entre Aarau et Brugg. Malgré sa proximité avec le Plateau, elle semble déjà loin de l’agitation du monde. A basse altitude, les champs, les prairies et les vignobles se déploient, tandis que les collines les plus escarpées sont boisées, offrant ainsi un circuit de randonnée varié. Depuis Schinznach Dorf, le circuit historique inauguré en 2022 monte à travers la montagne, entre la forêt et les vastes vignobles. Cette partie de la randonnée est aussi le tronçon le plus propice à l’observation de lézards. Par beau temps, les lézards des murailles aiment se prélasser sur les longs murs en pierres sèches, parfois érigés récemment, tandis que les lézards des souches préfèrent rester dans la végétation. Ces derniers, en particulier, sont tributaires de la création de tels habitats par l’être humain, car les effectifs de nombreuses populations ont largement chuté en raison de l’agriculture intensive. Sur les hauteurs de Buechmatt, les premières belles vues dégagées s’offrent sur toute la vallée de Schenkenberg. La randonnée traverse ensuite la forêt sur quelques kilomètres, en direction du sud-ouest. Un peu avant le col de Staffelegg, qui fait le lien entre Aarau et Frick, la randonnée retourne vers l’est. Elle évolue la plupart du temps sur d’agréables routes de gravier à travers champs et à l’orée de forêts en direction de Thalheim. Les impressionnantes ruines du château de Schenkenberg trônent sur une colline boisée au milieu de la vallée. Construit au XIIIe siècle par les Habsbourg, il est tombé en ruine au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il est classé monument historique d’importance nationale. Pour le retour, il suffit de prendre le bus près de la grande fontaine, sur la place du village de Thalheim.
Côté nature et côté ville N° 2311
Russin — Genève • GE

Côté nature et côté ville

Cette randonnée permet de découvrir la région genevoise dans toute sa diversité: nature, transports, rivières, sentiers forestiers enchantés et, enfin, le joyeux tumulte de la ville. Mais une chose après l’autre. C’est à Russin que l’on emprunte le chemin de randonnée. Il quitte la gare, traverse des vignes puis passe par le mur du barrage de Verbois. On entend parfois les avions au-dessus de soi et on s’arrête peut-être pour en apercevoir un. À Aire-la Ville se trouve l’excellent Café du Levant. On s’approche ensuite du pont de l’autoroute qu’il faut traverser. Dans la réserve naturelle du Bois des Mouilles, une passerelle en bois permet de rejoindre un étang très photogénique. La région se dévoile ici sous un jour charmant et le vert des feuilles printanières brille dans les parcelles boisées. La forêt d’Onex et ses sentiers sinueux ont un aspect féérique. On retrouve ici le Rhône, que l’on suit sur le sentier du même nom en direction de Genève. À côté du cimetière Saint-Georges, le plus grand de la ville depuis 1880, un petit parc aux animaux et le sympathique Café de la Tour permettent de faire une halte. Après les derniers escaliers, voici soudain le cœur de la cité, ses cafés, son offre culturelle et son histoire.
Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz N° 2327
Ferreyres, village — Eclépens, gare • VD

Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz

Au Mormont, deux mondes s’entrelacent: une nature impressionnante côtoie l’histoire industrielle contemporaine. Au pied de la colline, on extrait en effet de la roche qui servira ensuite à fabriquer du ciment. Depuis l’arrêt de bus «Ferreyres, village», l’itinéraire descend en pente douce. On traverse ensuite la Venoge. En arrivant à une jonction avec la route, il faut longer celle-ci sur quelques dizaines de mètres avant d’accéder à un parking. Des panneaux indiquent la Tine de Conflens, un ensemble de cascades très impressionnantes au printemps. Le site est couru: mieux vaut y aller un jour de semaine, ou tôt le matin. Après avoir suivi l’itinéraire forestier, on tombe sur la friche industrielle de la Filature, une ancienne fabrique en activité de 1871 à 1977, reconvertie aujourd’hui en centre artisanal et culturel. Il faut ensuite traverser la commune de La Sarraz en direction de la gare ferroviaire. Puis on emprunte le chemin des Vignes jusqu’au village d’Eclépens. Après une petite demi-heure, on atteint la carrière exploitée par Holcim pour produire du ciment. Plusieurs cabanes sont destinées aux randonneuses et randonneurs en cas de tir de mines, une action qui permet d’extraire la roche. Un service gratuit d’information par SMS alerte 15 minutes avant chaque tir. Il faut contourner la carrière pour rejoindre la forêt et arpenter le reste de la colline. Le parcours passe ensuite par un chemin non balisé et non entretenu jusqu'au canal d’Entreroches, creusé au XVIIe siècle pour relier un réseau de canaux entre la mer du Nord et la Méditerranée, un projet resté inabouti. Au début du printemps, on peut encore aller voir le parc naturel des Jonquilles, à 400 mètres du canal en direction de l’est, qui est mentionné sur Google Maps. On rejoint ensuite aisément la gare d’Eclépens.
Les chapelles de l’arrière-pays lucernois N° 2361
Hellbühl, Post — Buttisholz, Dorf • LU

Les chapelles de l’arrière-pays lucernois

Contrairement aux randonnées classiques, surtout entreprises quand le soleil brille pour profiter de la vue, certains itinéraires peuvent être empruntés même par mauvais temps. C’est le cas du parcours des chapelles lucernois (Luzerner Kapellenweg). Il est bordé de nombreuses églises et chapelles qui donnent un aperçu vivant de l’architecture sacrée de l’arrière-pays lucernois, tout en offrant une protection contre les intempéries. Le parcours, pour lequel il faut compter plus de cinq heures, démarre à Hellbühl et s’achève à Ettiswil. En cas de journée humide et brumeuse, il est possible de le raccourcir. Il est alors conseillé de parcourir la première moitié de l’itinéraire. Cette proposition de randonnée commence par la seule montée notable de l’itinéraire: de Hellbühl, le chemin grimpe sur 100 mètres de dénivelé jusqu’à Hueb. Peu après, il atteint le point culminant de l’itinéraire avec la chapelle St. Katharina, à Under Herreweg. A partir de là, la randonnée évolue généralement à plat en direction de Buttisholz via Ruswil, St. Ulrich et St. Ottilien. Le parcours des chapelles traverse la vallée du Rottal, ponctuée de douces collines et soumise à une agriculture intensive. La région se caractérise par ses champs de blé, ses prairies et ses pâturages. Le revers de cette jolie médaille: la plupart des fermes sont desservies par de petites routes. Le trafic est certes faible, mais cet état de fait reste néanmoins peu agréable pour la randonnée: plus de la moitié du parcours est recouverte d’un revêtement dur. Heureusement, les tronçons bitumés sont entrecoupés de passages à l’état naturel. La partie entre Rüediswil et Buttisholz est particulièrement attrayante. C’est aussi là que se trouve la chapelle de pèlerinage St. Ottilien. Avec sa forme octogonale et sa silhouette délicate, elle est un joyau exceptionnel parmi les édifices religieux de Suisse.
Randonnée gourmande à travers Lausanne N° 2358
Lausanne, Lac Sauvabelin — Lausanne • VD

Randonnée gourmande à travers Lausanne

Le canton de Vaud se découvre en une journée, d’un point de vue gourmand tout au moins. Un parcours dans son chef-lieu, Lausanne, permet de goûter au fromage des Alpes vaudoises de la fromagerie Macheret, à la bière du Jorat du magasin La Mise en Bière ou encore aux filets de perche du Léman à la Brasserie de Montbenon, sur la belle esplanade du même nom. Le bus dépose randonneuses et randonneurs à l’arrêt «Lausanne, Lac Sauvabelin». Près du petit lac se dresse la tour de Sauvabelin. On gravit ses 151 marches pour admirer la vue panoramique sur presque toutes les régions du Pays de Vaud puis on passe dans la forêt pour rejoindre le parc de l’Hermitage. Au château Saint-Maire, on parvient à la vieille ville et, très vite, à la cathédrale Notre-Dame. Les escaliers du Marché mènent à la place de la Palud. Que l’on se balade dans la vieille ville ou dans le quartier moderne du Flon, les découvertes culinaires ne manquent pas. Le parcours de randonnée balisé contourne le nœud central du Flon et renoue avec le calme sur l’esplanade de Montbenon. En suivant le chemin des Croix-Rouges et en traversant les voies ferrées, on rejoint le petit vignoble du Languedoc, puis on suit les chemins de Bon-Abri et du Couchant jusqu’à la vallée de la Jeunesse. Créé pour l’Expo 64, ce parc, avec ses parterres de roses en terrasses, son toit en béton incurvé et ses aires de jeux, mérite le détour. On poursuit vers le lac que l’on longe jusqu’à Ouchy, où l’on bifurque vers la promenade de la Ficelle. Ce nom était celui donné au funiculaire qui transportait autrefois matériel et passagers vers le quartier industriel du Flon et qui a été remplacé par le métro. Au boulevard de Grancy, près de la gare centrale, un détour par la boulangerie Monco’Pain s’impose pour goûter une tarte à la raisinée, à base de jus de pomme ou de poire concentré provenant du Jura vaudois et du nord du canton.
Sur les traces d’un des plus célèbres peintres vaudois N° 2357
Mézières VD, village — Moudon • VD

Sur les traces d’un des plus célèbres peintres vaudois

Eugène Burnand est l’un des rares artistes suisses à avoir connu le succès de son vivant et à avoir pu vivre de ses œuvres. Il était célèbre dans toute l’Europe et a habité tour à tour à Versailles, Florence, Montpellier et Paris, où il mourut en 1921. Il a toutefois été enterré à Vulliens, dans le Jorat. Cette randonnée passe près de sa tombe. Suivre les traces d’Eugène Burnand en Suisse fait traverser un paysage parsemé de fermes imposantes, construites en pierre et pour la plupart bien conservées, de grandes étables, de vastes champs et, en automne, d’immenses tas de betteraves sucrières. Ces lieux, l’artiste les peignait déjà au XXe siècle dans un style réaliste, ainsi que les personnes qui travaillaient dur avec des moyens modestes. Aujourd’hui, on utilise des machines, raison pour laquelle de nombreux chemins de cette randonnée sont asphaltés. Cela n’enlève rien à ce circuit culturel qui a l’avantage d’être praticable même par temps pluvieux. On part de Mézières, dans le canton de Vaud, on traverse la rivière du Carrouge et on monte vers les hauteurs, d’où l’on aperçoit bien les chaînes de collines. Après Vuillens, on arrive à Seppey. C’est dans un château de ce hameau qu’Eugène Burnand a vécu et travaillé pendant la Première Guerre mondiale. C’est ici aussi qu’il a réalisé l’une de ses œuvres majeures, «Labour dans le Jorat». Elle représente deux hommes avec une charrue tirée par deux vaches et un cheval. Sur la droite du tableau, on reconnaît le petit village de Syens. On atteint bientôt la Broye, que l’on longe jusqu’à Moudon. Un musée, qui n’ouvre que quelques jours par semaine, est consacré au grand peintre dans la Ville-Haute de Moudon.
Marcher et observer à La Sauge N° 2356
Sugiez — Cudrefin • VD

Marcher et observer à La Sauge

Cette proposition est une sorte de poupée russe, puisqu’elle comporte une randonnée dans la randonnée. Sur 10 kilomètres, la balade de base mène de Sugiez, dans le Vully fribourgeois, à Cudrefin, village vaudois situé au bord du lac de Neuchâtel. A mi-chemin, elle invite à quelques pas supplémentaires pour visiter le Centre-Nature de La Sauge. Au cœur de la région des Trois-Lacs, la randonnée principale commence par longer le canal de la Broye. Parfaitement plat, le sentier serpente entre prairies et roselières jusqu’à La Sauge. Ensuite, le chemin s’enfonce dans la Grande Cariçaie, la plus vaste réserve naturelle lacustre de Suisse, véritable joyau écologique qui borde la rive sud du lac de Neuchâtel. On y perçoit le bruissement des roseaux et le chant des oiseaux. Avec un peu de chance, on peut observer quelques spécimens. Enfin, à l’approche de Cudrefin, on rejoint le bord de l’eau, avec quelques plages et places de pique-nique à disposition. A La Sauge, moyennant le paiement d’une entrée, il est possible d’ajouter 500 mètres de balade pour encore mieux observer la faune et la flore. Le parcours du Centre-Nature BirdLife est notamment équipé de quatre observatoires abrités et munis de bancs. Depuis 2001, plus de 200 espèces d’oiseaux y ont été recensées. La présence de martins-pêcheurs, d’aigrettes blanches ou de hérons est quasi permanente. Outre les oiseaux, les mares du centre permettent également de suivre les évolutions de castors, de grenouilles et d’une multitude d’insectes et de petits animaux aquatiques. Selon la patience de chacun, le centre se visite en quelques minutes ... ou en de longues heures! Comptez environ 1 h 30 en moyenne.
De château en château sur La Côte N° 2354
Rolle — Prangins, Musée national • VD

De château en château sur La Côte

Les Romains cultivaient déjà la vigne le long de la moraine formée par le glacier du Rhône au bord du lac Léman. Du château de Rolle, le chemin grimpe à flanc de coteau jusqu’au vignoble de La Côte, l’un des plus vastes de Suisse avec près de 2000 hectares. Jusqu’à Bugnaux, point culminant du parcours, on passe devant les châteaux Le Rosey et de Chatagneréaz, sur des chemins largement asphaltés comme souvent dans les vignobles vaudois. La vue sur les vignes, le lac et les Alpes savoyardes, avec le Mont Blanc en toile de fond, récompense les efforts. Le chemin passe par le château de Vincy à Gilly pour rejoindre Bursins, village du conseiller fédéral Guy Parmelin, où l’on trouve deux châteaux et deux auberges de campagne typiques où déguster un verre de chasselas. Le parcours se poursuit dans les vignes vers l’ouest et par les deux châteaux de Vinzel jusqu’à Luins. Un petit détour derrière le mur du château donnant sur la route est conseillé, surtout lorsque la salle de dégustation est ouverte. Le chemin monte légèrement vers Begnins, le village à la plus forte concentration de châteaux. Le manoir de Cottens, situé au cœur du village, à la façade représentative, est bien visible depuis le chemin comme de la route. Le château de Menthon et le château de Martheray, eux, se dissimulent aux regards. De Begnins, on descend vers la rivière de la Serine puis on passe sur des chemins naturels, à l’abri d’étroites bandes boisées. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée construisit ici une ligne de défense. Des «Toblerones» en béton et un sentier didactique sont présents le long du chemin menant au Léman. Sur la gauche, un terrain de golf est aménagé sur le domaine des villas des descendants de Napoléon. Une pause à la buvette de la plage de Promenthoux s’impose avant la dernière montée jusqu’à la dépendance romande du Musée national, au château de Prangins.
Au printemps près du canal de Sankt Alban N° 2316
Münchenstein — Basel, Kunstmuseum • BS

Au printemps près du canal de Sankt Alban

De Münchenstein, le chemin longe la Birse. Peu après, l’eau est retenue pour la production d’électricité et l’alimentation du canal de Sankt Alban. En suivant celui-ci, nommé «Dalbedyych» en dialecte bâlois, sur un sentier non balisé comme chemin de randonnée, on arrive au domaine historique de Brüglinger-hof en passant entre les petits lacs du Park im Grünen. Le sentier entre ensuite dans les jardins Merian, où l’on admire la plus grande collection historique d’iris d’Europe. Les fleurs y brillent de toutes les couleurs. Peu après, on rejoint le canal artificiel. Créé il y a près de 900 ans, son eau permettait d’actionner les moulins de Bâle. Son énergie hydraulique servait à la fabrication de papier et fit de la ville, au XVe siècle, le centre de l’imprimerie et de l’humanisme. Des murs couverts de mousse et des arbres cente-naires bordent le chemin, en cours de réaménagement pour regagner un aspect plus naturel. Après le Schwarzpark et ses daims, voici le quartier historique bâlois de Sankt Alban. Entre les vieux murs de molasse, l’eau disparaît dans la roue du moulin qui cliquette. Ici s’achève la randonnée, le long du Rhin, après une promenade urbaine variée, riche en couleurs, en parfums et en histoire.
Le long de la Reuss sauvage N° 2317
Mellingen Heitersberg — Birmenstorf AG, Strählgass • AG

Le long de la Reuss sauvage

Cette randonnée convient à tous les âges et traverse l’un des paysages fluviaux les plus attrayants et préservés du Plateau suisse. Peut-être verra-t-on des cormorans sécher leurs ailes ou des traces laissées par une famille de castors très active. De la gare de Mellingen Heitersberg, on rejoint vite la Reuss et ses belles rives. En été, des bateaux pneumatiques descendent la rivière et de nombreuses petites plages de sable et des sites de grillades invitent à la baignade et à la détente. On traverse la réserve naturelle des rives de la Reuss sur un étroit chemin, accompagné par le doux bruit de l’eau. Dans cette nature intacte, on se sent bien loin de la civilisation. Le parcours passe par des zones humides où poussent des bosquets de prêles, près de bancs de gravier et dans la réserve de bois de chênes de Mellingen. Il offre ici et là de nouvelles perspectives sur le paysage laissé à l’état sauvage qui se modifie sans cesse. À mi-chemin, peu avant le Chlusgrabe, qui se franchit par une passerelle, on rejoint une route forestière et la forêt s’éclaircit. Voici bientôt la Lindmüli et sa réserve naturelle où des mesures de revitalisation sont visibles. Le but de la randonnée, Birmenstorf, est proche.
Cerisiers en fleurs près de Gempen N° 2335
Arlesheim, Dorf — Gempen, Dorf • BL

Cerisiers en fleurs près de Gempen

Quand partir dans le Jura soleurois? Quand les cerisiers sont en fleur ou quand le paysage est bien verdoyant? Les deux ont leur charme, mais il faut faire un choix. Si le cœur penche pour les cerisiers en fleur, il faut pouvoir se mettre en chemin de début à mi-avril, dès que le beau temps le permet. Le printemps est un peu plus tardif: il faut attendre mai pour que la nature soit d’un vert éclatant. Le tour commence à Arlesheim (BL), plus précisément à l’Ermitage. C’est un lieu isolé où règne le calme. Le jardin comprend trois étangs, un lieu d’ermitage et de nombreuses grottes, petites et grandes. Le château de Birseck trône au sommet de la colline. Les personnes qui souhaitent rester plus longtemps dans ce lieu paisible trouveront un circuit avec plus de 30 stations sur le site Internet. Après ce départ en douceur, l’itinéraire traverse des bois et longe des parois rocheuses pour monter jusqu’au Schönmatt. L’endroit, moins connu que d’autres pour le «Chriesibluescht» (la floraison des cerisiers), n’est pas bondé. Plus de 1000 arbres fruitiers se dressent entre le restaurant du même nom et le hameau de Stollenhäuser. Une splendeur absolue qui se savoure malheureusement sur l’asphalte. Après Stollenhäuser, le chemin devient un peu plus raide pour atteindre bientôt la Schartenflue, plate et boisée. Il est possible de monter au sommet de sa tour, à condition de glisser 1 franc pour ouvrir la porte tournante de l’escalier. La tour en acier de 28 mètres de haut compte cinq étages. Par beau temps, elle permet d’admirer la région bâloise, l’Alsace, les Vosges et la Forêt-Noire. La terrasse de l’auberge Bärgbeiz Gempenturm ou les coins grillades simples sur la Schartenflue offrent une vue un peu moins lointaine, mais néanmoins agréable. Il reste ensuite environ une demi-heure jusqu’à l’arrêt de bus «Gempen, Dorf».
Immersion dans la nature neuchâteloise N° 2336
Neuchâtel — Neuchâtel, Place Pury • NE

Immersion dans la nature neuchâteloise

Cette petite randonnée peut être entreprise très tôt dans l’année pour saluer l’arrivée du printemps. Il s’agit d’une promenade au cœur de la nature qui entoure Neuchâtel. Elle s’achève dans la vieille ville et peut être combinée à une excursion en bateau, selon les envies. La montée commence du côté nord de la gare, où l’itinéraire emprunte le faubourg de la Gare, la rue de Fontaine-André et un escalier sur le côté gauche de la route pour accéder au jardin botanique. Des fleurs du monde entier s’y présentent sous leur plus beau jour dans des jardins thématiques et des serres. Le parc et le Café du jardin sont parfaits pour s’attarder un peu avant d’entamer l’ascension vers Pierre-à-Bot. Là aussi, un parc, un restaurant et beaucoup d’espace permettent de passer du bon temps. A l’extrémité ouest, le chemin de randonnée balisé mène à l’imposant bloc erratique Pierre-à-Bot. Durant la dernière période glaciaire, il a été transporté par le glacier du Rhône depuis le massif du Mont Blanc. Le chemin de randonnée traverse ensuite deux routes principales. Dès que possible, il faut tourner à droite sur un chemin forestier pour retrouver le prochain chemin de randonnée balisé. Celui-ci traverse les gorges du Seyon, en longeant des falaises calcaires blanches recouvertes de mousse qui font oublier le bruit lointain de la route principale. Vient ensuite le Gor de Vauseyon, où les chenaux et les roues de moulins rappellent l’ère préindustrielle. Au restaurant La Maison du Prussien, le Seyon a creusé la roche pour s’y engloutir il y a longtemps. En traversant une petite zone industrielle, l’itinéraire revient dans la ville de Neuchâtel et à l’impressionnant château. De là, les escaliers du Château mènent à la vieille ville. Prendre à droite permet d’arriver à la place Pury, ou, encore plus loin, au débarcadère.
Diverses nuances de vert au bord de l’Aar N° 2325
Bern Felsenau • BE

Diverses nuances de vert au bord de l’Aar

A la gare RBS de Felsenau, le point de départ de cet agréable circuit est encore au cœur de la civilisation urbaine. Le viaduc d’autoroute au-dessus de la tête, la rue principale devant les yeux et la ville de Berne dans le dos. Il suffit pourtant de quelques pas dans une sorte de passage souterrain pour deviner ce qui fait la beauté de cette randonnée – par ailleurs praticable toute l’année – au printemps: l’alternance des nuances de vert entre l’Aar et la forêt de Bremgarten. Le chemin descend d’abord jusqu’à l’Aar, puis passe par l’étroite passerelle Seftasteg pour rejoindre l’autre rive. Ce n’est qu’en 2025 que cette partie de la rive a été renaturée. Bientôt, en aval, l’imposant pont Halen qui enjambe la rivière à 40 mètres d’altitude se dessine. Le chemin se poursuit sur un large chemin naturel à travers une zone non bâtie. Il faut un peu moins d’une heure pour atteindre des lotissements verdoyants. Les complexes résidentiels Aumatt et Schlossmatt, construits à partir des années 1980, comptent parmi les premiers quartiers bernois à avoir déplacé le mode de vie urbain et communautaire dans l’agglomération. En revenant sur l’autre rive par la passerelle Lochmattsteg, les tours résidentielles de Kappelenring à l’horizon évoquent une métropole, tandis qu’en contrebas, l’Aar s’écoule lentement vers le paradis naturel du lac de Wohlen. Au retour, le chemin remonte l’Aar, en pente légère et à l’ombre. Soudain, une grande clairière panoramique s’ouvre en direction de la rivière. C’est ici que se trouve la station éthologique de l’Université de Berne, où des expériences sur le comportement social sont menées sur des rats bruns. Mais la forêt reprend vite ses droits. Après une courte montée, le chemin traverse le Glasgrabe, étonnamment raide. Bientôt, il atteint la station d’épuration de Neubrück et, avec elle, la civilisation. Le point de départ est retrouvé quelques minutes plus tard.
Au soleil le long de la Reuss N° 2324
Hünenberg, Dorf — Maschwanden, Dorf • ZG

Au soleil le long de la Reuss

Le fait qu’il y ait aujourd’hui quelque 5000 castors sur le Plateau suisse et dans les larges vallées alpines ne va pas de soi: au début du XIXe siècle, ce rongeur avait totalement disparu du pays. Ce n’est qu’au XXe siècle que le castor a été réintroduit. Dès lors, il n’a cessé d’étendre son territoire. Depuis 2010, il vit aussi dans le canton de Zoug, en particulier dans la région Ennetsee, entre la Reuss et le lac de Zoug, où se déroule cette randonnée. De l’arrêt de bus «Hünenberg, Dorf», le chemin pédestre traverse le quartier, puis mène aux ruines du château ouvertes au public, le berceau historique de Hünenberg. Après avoir traversé une forêt ombragée le long du ruisseau Drälikerbach, il emprunte un chemin agricole qui traverse la plaine de la Reuss en direction de la rivière. La silhouette du Pilate se dresse au loin. Une fois sur les rives de la Reuss, le chemin suit le cours d’eau, soit sur la digue, soit près de la rive. En raison de la chaleur, il est conseillé de partir le matin ou en fin de journée. La rive est caractérisée par des pâturages, des aulnes, des argousiers et des fleurs des champs. Un œil attentif pourra apercevoir des troncs d’arbres rongés: des traces du castor. A hauteur de Zollweid, le restaurant Zollhuus permet de faire une halte près du pont historique sur la Reuss. Sur la digue, les cyclistes circulent aussi. Le chemin de randonnée pédestre balisé continue donc au plus près de la rive. Régulièrement, de charmants endroits invitent à s’attarder ou à se tremper les pieds. A la fin, l’itinéraire traverse la réserve naturelle de Maschwander Allmend. Il est alors possible de continuer jusqu’au Rüssspitz, au confluent de la Reuss et de la Lorze. Le chemin de randonnée officiel va directement à Maschwanden, en passant devant une piscine naturelle idyllique et en entrant dans le paisible village du côté zurichois.
Histoire industrielle zougoise N° 2323
Zug, Brüggli — Hagendorn, Lorzenmatt • ZG

Histoire industrielle zougoise

Au milieu du XIXe siècle déjà, Zoug faisait partie des régions les plus industrialisées du pays. Ce petit canton de Suisse centrale a vu naître des filatures, des papeteries et des usines de machines, ainsi que de grandes laiteries. La rivière Lorze, qui se jette dans le lac de Zoug en périphérie de la capitale cantonale, puis le quitte à Cham, servait de source d’énergie. Le sentier industriel de la Lorze, long de 30 kilomètres, permet de suivre l’évolution de Zoug, devenu l’un des cantons les plus riches de Suisse. L’arrêt de bus «Zug, Brüggli» se trouve pratiquement à l’embouchure de la Lorze. Le sentier longe ici la rive du lac vers l’ouest pour aller à Cham et passe à côté d’un terrain herbeux servant de plage et d’un camping. Près du moulin Chollermühle, l’ancienne Lorze a creusé un grand delta, aujourd’hui populaire pour la baignade et les grillades. Le chemin suit ensuite la ligne de chemin de fer jusqu’au Hirsgarten, un parc au bord du lac près de Cham. La randonnée suit maintenant la Lorze en aval et traverse la commune de Cham, en pleine croissance. Après l’ancienne forge, qui est aujourd’hui une imposante demeure, l’excursion devient moins urbaine. L’idyllique paysage fluvial est régulièrement ponctué d’installations de production d’électricité. A Rumentikon, le chemin quitte la rive et passe par le village et les prairies jusqu’au couvent de cisterciennes de Frauenthal. Encore actif, il est le plus ancien de ce genre en Suisse et peut être visité. Depuis Hagendorn et l’arrêt de bus «Lorzenmatt», l’itinéraire emprunte l’autre côté de la Lorze et longe en partie la route de campagne peu fréquentée. L’un des premiers témoins de l’utilisation de l’énergie hydraulique se dresse peu avant d’arriver à destination: la reconstruction d’une roue à eau romaine, qui servait ici à broyer le grain il y a près de 2000 ans.
Sur le Domleschg enneigé N° 2310
Mutta • GR

Sur le Domleschg enneigé

Son nom annonce la couleur: le sentier panoramique Feldis, au Domleschg, offre une vue magnifique dans toutes les directions. Le chemin de randonnée hivernale damé et balisé est une boucle. Avec de légères montées et descentes, mais sans grand dénivelé, il traverse principalement des pâturages enneigés, parfois aussi de petites zones boisées. Le point de départ est la station supérieure du télésiège de Feldis à Mutta. Effectué dans le sens des aiguilles d’une montre, l’itinéraire arrive d’abord au Leg Palus. De ce lac de montagne gelé, la vue s’étend jusqu’aux imposantes parois rocheuses de la Drusenfluh, dans le Prättigau. Le tronçon suivant permet de savourer le silence de la montagne. Le chemin descend en douceur jusqu’à la cabane de ski Term Bel, puis se poursuit à plat jusqu’à l’alpage dil Plaun, où le panorama change. L’horizon est alors dominé par le Heinzenberg et le Piz Beverin. Un banc près du chalet d’alpage offre l’occasion de profiter de la vue magnifique sur le Domleschg. S’il est déjà occupé, pas de quoi se décourager: de nombreux autres bancs bordent le chemin menant à la cabane de ski Feldis. La cabane de montagne de l’alpage Raguta se trouve peu avant le point de départ et d’arrivée du circuit. La plus haute patinoire naturelle d’Europe s’étend devant la terrasse du restaurant en libre-service. Bien que la randonnée dure moins de deux heures, elle permet de profiter d’une multitude de vues grandioses. Les personnes qui trouvent encore l’itinéraire trop long peuvent opter pour une alternative simple: un circuit plus court mène de Mutta au Leg Palus, puis directement à la cabane de ski Feldis en passant par Plaun Panaglia. Pour redescendre dans la vallée, il est possible de prendre soit le télésiège, soit l’une des deux pistes de luge aménagées de Mutta à Feldis. Le magasin de sport situé à la station inférieure propose des luges en location.
Randonnée à plat jusqu’aux chutes de la Simme N° 2309
Lenk im Simmental • BE

Randonnée à plat jusqu’aux chutes de la Simme

La Lenk possède l’un des plus beaux bouts de vallées des Alpes. L’imposant massif du Wildstrubel délimite le vaste fond de la vallée à son extrémité sud. La randonnée hivernale qui mène du village aux chutes de la Simme dévoile sans cesse ce décor grandiose. Le point de départ du chemin de randonnée hivernale se trouve sur la Kronenplatz, au centre du village, près de l’église. Le chemin damé traverse la Lischmatte jusqu’au lac Lenkersee, signalé sur la carte sous le nom de Rohresee. De nombreux canards et autres oiseaux aquatiques profitent du fait qu’une partie de la surface de l’eau reste dépourvue de glace, même par grand froid. Une petite route enneigée continue jusqu’au hameau d’Ey et traverse la réserve naturelle du Chlöpflisbergmoos jusqu’à la Simme. Le sentier longe l’eau et mène à l’auberge Simmenfälle, où se termine l’itinéraire damé. Les chutes d’eau, qui ont donné son nom à l’hôtel, sont certes beaucoup plus imposantes en été, quand elles sont alimentées par l’eau de fonte, mais n’en demeurent pas moins charmantes en hiver. Outre en bus, le retour au village peut se faire par un autre chemin de randonnée hivernale tracé de l’autre côté de la vallée. Il traverse le terrain dégagé du Grossi Zälg jusqu’au hameau d’Oberried, puis rejoint la station inférieure Metschstand. Après Rohrbrügg, l’itinéraire emprunte une petite route qui longe directement la Simme pour revenir au point de départ du circuit, près de la Kronenplatz. La particularité de cette boucle est qu’en raison de sa topographie, la partie arrière reste à l’ombre pendant plusieurs semaines en hiver. Ce qui peut sembler désagréable au premier abord s’avère en fait être une aubaine. Grâce au froid constant, la couche de neige perdure longtemps dans ce coin. La sortie sur le sentier le long de la Simme pourrait même être confondue avec une excursion captivante dans l’Arctique.
Courte randonnée au col du Simplon N° 2308
Simplon, Monte Leone — Simplon Dorf, Hospiz-Niederalp • VS

Courte randonnée au col du Simplon

Même quand l’hiver s’installe au col du Simplon, la route reste praticable. Chaque nuit, une patrouille du service de piquet veille à ce qu’il en soit ainsi, en recourant au besoin à des fraises à neige et des saleuses. Ainsi, lorsque le beau temps revient après une nuit de tempête, on passe en bus devant des murs de neige de plusieurs mètres de haut et on arrive rapidement au col pour emprunter le court itinéraire de randonnée hivernale qui mène de l’hôtel Monte Leone au Vieux Spittel. Le chemin suit la route de montagne préparée. Le bruit de la route du col vite oublié, on plonge dans un paysage aride offrant une vue imprenable sur les nombreux sommets environnants. Le chemin serpente à travers la vallée en auge créée par le glacier du Rhône, où dominent les forêts clairsemées de mélèzes. La descente vers les hameaux de Blattu et Bielti est agréable et ensoleillée, puis le terrain s’aplanit. Bientôt, on aperçoit la Maison Barral et le Vieux Spittel. La première est un bâtiment imposant que l’on ne peut manquer avec ses 120 mètres de long et son plan étroit. Construit au début du XXe siècle, il a servi de maison de vacances à une société missionnaire. L’Alte Spittel – ou vieil hospice – était depuis le XVIIe siècle un refuge pour muletiers et marchands. Il fut temporairement la résidence d’été de Kaspar Stockalper, qui fit du Simplon la principale route commerciale entre le nord de l’Italie et l’Europe centrale au XVIIe siècle. Aujourd’hui, les deux bâtiments servent de dortoirs à l’armée suisse. Une fois à destination, on peut prendre le bus jusqu’à «Simplon Dorf, Post», où la boulangerie Arnold propose de douces gourmandises: du pain de seigle traditionnel au gâteau aux myrtilles en passant par les Simpilär Härzjini, des biscuits préparés selon une recette locale ancestrale.
Neige et meringues sur la Lombachalp N° 2307
Habkern, Lombachalp-Roteschwand — Kemmeriboden • BE

Neige et meringues sur la Lombachalp

Le regard se perd dans les forêts de conifères et les montagnes enneigées. Rares sont les régions aussi parfaites pour les randonnées en raquettes que l’alpage Lombachalp (BE), avec sa vaste cuvette et les douces ondulations de ses collines. Définie zone de tranquillité pour la faune, elle permet une observation idéale des animaux. Il est toutefois impératif de rester sur les itinéraires balisés. Le mieux est de prendre l’un des plans mis à disposition au point de départ de Lägerstutz, sur la Lombachalp. La zone protégée et les deux itinéraires pour raquettes à neige y sont clairement indiqués. Le Jägerstübli est un bon endroit pour un dernier café avant le départ. L’itinéraire suit les piquets de signalisation roses vers le nord-ouest, en montée, pour la version longue qui mène au Winterröscht. Il longe ensuite tranquillement la crête jusqu’au Bolberg. Là, il faut rester à droite pour passer sous la crête par Wydegg et Spychre, et continuer vers le nord-est jusqu’à la source de l’Emme, puis grimper à la cabane Hohganthütte par l’alpage Ällgäuli. L’itinéraire monte et descend en douceur en direction du nord-est, avant une descente abrupte à travers la forêt. Au Scherpfeberg, la «voie romaine», comme on l’appelle communément, part sur la gauche vers Kemmeribodenbad. Cet angle isolé engendre souvent un trou à froid. En hiver, les températures y sont glaciales. Avec ses pics de glace, le dernier tronçon à travers les gorges de l’Emme ressemble presque à une grotte de stalactites. La vénérable auberge Kemmeriboden-Bad, qui propose de grandes meringues avec beaucoup de crème, est l’endroit idéal pour se réchauffer à l’arrivée.
Sortie aisée sur la pittoresque Mettmenalp N° 2306
Mettmen • GL

Sortie aisée sur la pittoresque Mettmenalp

Sur le pittoresque alpage Mettmenalp, à 1600 mètres d’altitude, les animaux vivent en sécurité depuis des siècles. Une réserve de chasse a été créée ici et autour du Kärpf dès 1548. Considérée comme le plus ancien site de protection de la faune d’Europe, cette réserve de 106 kilomètres carrés compte parmi les plus grandes de Suisse. L’accès se fait par le téléphérique Kies-Mettmen. Pour arriver à la station inférieure, il faut réserver au préalable une place assise à bord du Mettmenbus. Il n’est pas possible de venir en voiture. La randonnée en raquettes commence à la station supérieure de Mettmen. De là, le circuit suit les indicateurs roses de l’itinéraire Suisse Mobile 985. Après une quinzaine de minutes et quelques virages raides, il arrive à la bifurcation vers le Naturfründehuus Mettmen. Les personnes qui le souhaitent peuvent faire une première halte ici. Le chemin traverse ensuite un haut marais enneigé féérique. En hiver, l’endroit peut encore être dans l’ombre le matin. Il est donc recommandé de ne pas partir trop tôt. Dans la neige, diverses traces d’animaux sont visibles. Comme il s’agit d’une réserve naturelle, il faut rester sur l’itinéraire balisé. Avec un peu de chance, il est néanmoins possible d’observer des chamois, des bouquetins, des renards ou des lièvres variables. Quand la plaine s’achève, une courte montée raide s’ensuit, puis le chemin traverse une forêt de sapins et de pins et passe à côté de stalactites scintillantes. Enfin, le barrage escarpé de Garichti apparaît sur la droite. Il retient le lac éponyme, ouvert à la pêche sur glace de mi-janvier à fin février. Les plongeons huards s’amusent eux aussi dans l’eau froide. Avec une vue sur l’imposant Glärnisch, l’itinéraire reprend la direction du téléphérique. Une visite au restaurant de l’hôtel de montagne Mettmen est un bon moyen de clore cette sortie.
Circuit simple dans la vallée de la Sernf N° 2305
Weissenberge • GL

Circuit simple dans la vallée de la Sernf

Les Weissenberge, dans la vallée glaronnaise de la Sernf, ont tout pour faire rêver en hiver: un téléphérique grimpe du village de Matt à plus de 1200 mètres d’altitude en trois minutes. En haut se trouvent un itinéraire pour raquettes à neige balisé en rose, un chemin de randonnée hivernale damé, une piste de luge pentue ainsi qu’une auberge de montagne. Et le surnom des Weissenberge, la «terrasse ensoleillée du pays de Glaris», est de bon augure pour une journée de randonnée hivernale parfaite. La randonnée en raquettes 991 de SuisseMobile, le «Stäfeli Trail», fait une grande boucle depuis la station supérieure du téléphérique et parcourt le vaste paysage au-dessus des Weissenberge, majoritairement en pente douce. Le premier quart se déroule en terrain dégagé, les trois quarts suivants traversent tour à tour des forêts, des clairières et des terrains ouverts. Des vues superbes s’offrent presque tout au long du circuit, sur le massif du Vorab au sud et sur la chaîne du Charenstock et le Glärnisch à l’ouest. Le point culminant de la randonnée se trouve près du club de ski Stäfeli, à 1760 mètres d’altitude. Le chemin redescend ensuite vers les Weissenberge, tantôt en douceur, tantôt en pente un peu plus raide. Au bas de cette descente, la piste est bordée de quelques vieilles maisons et étables tannées par le soleil. Leur architecture en madriers de bois se retrouve de la sorte ou dans un style similaire dans tout l’espace alpin. L’auberge de montagne Edelwyss, avec sa belle terrasse ensoleillée, se trouve juste avant la station supérieure du téléphérique. Ici, comme à la station supérieure, il est possible de louer des luges pour filer à toute allure jusqu’à la station inférieure.
Géologie et belles vues au-dessus d’Elm N° 2304
Empächli • GL

Géologie et belles vues au-dessus d’Elm

L’itinéraire en raquettes de Bischofalp, au-dessus d’Elm, prouve que l’on peut voir et vivre beaucoup de choses même sur un parcours assez bref. Durant près de deux heures et demie de marche, le circuit de 5 kilomètres offre des vues merveilleuses. La télécabine monte en quelques minutes d’Elm à la station supérieure d’Ämpächli. Dès le début, on découvre quatre phénomènes géologiques impressionnants de l’autre côté de la vallée. Tout d’abord, le chevauchement principal de Glaris mondialement connu, une ligne claire dans la roche sous les Tschingelhörner. Un peu plus haut, voici le Martinsloch, un trou de 19 mètres sur 22, et plus haut encore, l’endroit où une grande partie du flanc est du Tschingelhorn s’est effondré en octobre 2024. Enfin, au-dessus d’Elm, on voit le site du grand éboulement qui, le 11 septembre 1881, emporta le Plattenberg – comme on l’appelait alors – en raison d’une extraction inappropriée de l’ardoise, causant la mort de 114 personnes. Le premier kilomètre et demi du parcours en raquettes emprunte un large chemin de randonnée hivernale bien préparé et traverse tantôt la forêt, tantôt des clairières. On arrive au Hängstboden, un ensemble pittoresque de simples chalets et étables. Autrefois, les paysans, lorsqu’ils étaient à l’alpage, dormaient dans ces «Ghaltigen» et y stockaient le foin. On atteint rapidement le terrain dégagé au-dessus de la limite de la forêt, d’où l’on admire tout le panorama, du Piz Segnas au Hausstock en passant par le Vorab. Une tour d’observation de la faune sauvage en bois est installée en bordure de forêt. Au point culminant, à 1770 mètres d’altitude, une petite cabane permet de faire une pause agréable en profitant de la vue. Le chemin passe ensuite par l’auberge animée de Bischofalp, à côté de la piste de ski, puis par le Hängstboden, avant de revenir à Ämpächli.
Entre Alpes et Préalpes glaronnaises N° 2303
Morgenholz • GL

Entre Alpes et Préalpes glaronnaises

La randonnée en raquettes dans la vallée glaronnaise de Niederurnen a lieu à la limite entre les Alpes et les Préalpes, ce que révèle bien la géologie de la vallée. Depuis l’est, on voit que sur le versant nord, exposé au soleil, avec la chaîne du Hirzli et du Planggenstock, les pentes sont beaucoup plus douces qu’en face, où des flancs rocheux escarpés s’élèvent vers le ciel. Il y a une raison à cela. Le fond de la vallée marque la limite entre les roches molassiques des Préalpes et les fronts calcaires des Alpes. Pendant des millions d’années, l’érosion a fait son œuvre, attaquant beaucoup plus la molasse que le calcaire du fait de sa composition. Ce n’est pas seulement pour sa douceur qu’une grande partie de cette randonnée se déroule sur le versant nord de la vallée, mais aussi parce qu’il y a plus de soleil, un soleil qui se mérite. Après l’arrivée en téléphérique à Morgenholz – la station inférieure est à quelques minutes en bus de Ziegelbrücke – on marche une bonne heure à l’ombre. Si l’on a froid, on se réchauffera au restaurant Hirzli, mais le week-end seulement. Le parcours se poursuit dans la vallée puis monte vers Mälchterli par Bloossenhöchi. Un peu exigeant, il est aussi ensoleillé et traverse une forêt de pins clairsemée. La dernière montée est très raide. Au sommet, une vue panoramique compense les efforts. Les Alpes schwytzoises et glaronnaises ainsi que la chaîne des Churfirsten et de l’Alvier se dressent au-dessus de la mer de brouillard. Et sans brouillard, on admire toute la plaine de la Linth et le lac de Zurich. Un banc invite à pique-niquer au sommet. Le retour a lieu par le même chemin. On peut aussi bifurquer à Mättmen sur le Niderurnertäli Trail et quitter la vallée par Planggböden. Là encore, la vue sur la chaîne de l’Alvier et le lac de Walenstadt est impressionnante.
Par la route historique du Monte Ceneri N° 2302
Rivera-Bironico — Contone, Posta • TI

Par la route historique du Monte Ceneri

Le Monte Ceneri est la voie la plus rapide pour aller du nord au sud. C’est un col plutôt qu’une montagne, que les Romains empruntaient déjà. Récemment encore, c’était un point névralgique du réseau routier suisse. Mais avec l’autoroute et le tunnel de base, le calme est revenu dans les villages du Ceneri. On quitte rapidement Rivera en direction du hameau de Soresina. On y trouve la mulattiera, un beau sentier muletier qui traverse la forêt, où chênes, hêtres et châtaigniers prédominent. Ici et là, on voit des arbres pionniers comme le bouleau. Ils poussent en groupe, signe que la forêt est jeune. De la clairière d’In Túmba, on distingue les constructions militaires imposantes du Monte Ceneri. Au col, la randonnée suit l’indicateur vers la strada romana pour rejoindre peu après cette route chargée d’histoire. Elle est impressionnante, mais pas facile à parcourir. Des panneaux au bord du chemin expliquent son histoire et les importants travaux de restauration qui ont été effectués. Au niveau du virage en épingle à cheveux qui mène à la Via San Giorgio, cette randonnée quitte la route historique et suit le chemin forestier sur la droite vers Contone, l’un des villages situés en bordure de la plaine de Magadino.