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Sur les traces des frères noirs dans le Val Verzasca N° 2282
Sonogno — Lavertezzo • TI

Sur les traces des frères noirs dans le Val Verzasca

Le livre «Les frères noirs» de Lisa Tetzner raconte l’histoire de Giorgio, originaire de Sonogno dans le Val Verzasca, et se fonde sur des faits véridiques. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, des enfants de familles très pauvres des vallées tessinoises étaient vendus à Milan pour y travailler comme enfants-ramoneurs, et c’est le sort que connut Giorgio. Il parvint par chance à fuir son triste destin et à revenir au Tessin, des années plus tard, en tant qu’instituteur. La randonnée qui part de Sonogno et longe la Verzasca suit les chemins empruntés par ces enfants-ramoneurs qui partaient à Milan. D’imposants blocs de roches lissés par l’eau sur la rive et dans le lit du torrent n’ont pas bougé depuis cette époque. Certains passages caillouteux recouverts de feuilles mortes exigent un pied sûr et de l’attention. Près de Lavertezzo, le but de la randonnée, le sentier passe sur le fameux pont en arc de pierre. Ses murs latéraux sont inhabituellement bas. Ils ont été volontairement construits à hauteur de genoux pour que les sacs de bât des ânes aient suffisamment de place. L’eau limpide sous le pont et les formations rocheuses spectaculaires sont des sujets de photo très appréciés.
Randonnée près de lacs et mélèzes lumineux N° 2281
Pontresina — Sils/Segl Maria • GR

Randonnée près de lacs et mélèzes lumineux

En 1929, Annemarie Schwarzenbach, alors âgée de 21 ans, décrivait ses sentiments pour une autre femme, dont elle était tombée amoureuse lors de ses vacances dans un hôtel de Saint-Moritz. Cette révélation sous forme littéraire, pour laquelle l’écrivaine faisait fi des normes sociales, n’a été publiée qu’en 2008, bien après sa mort, sous le titre «Voir une femme». Après de nombreux voyages, Annemarie Schwarzenbach s’établit en Engadine, à Sils-Baselgia, où elle mourut à l’âge de 34 ans des suites d’un accident de vélo. De la gare de Pontresina, la randonnée mène à travers le Stazwald jusqu’au Lej da Staz, d’une beauté presque irréelle. Les mélèzes colorés et les sommets environnants se reflètent dans ses eaux calmes. Chemin faisant, des mésanges noires et des mésanges huppées attirent l’attention et espèrent recevoir des noisettes. Elles ont l’habitude, depuis des générations, d’être nourries par l’homme dans cette région. En longeant des paysages marécageux aux couleurs automnales, tout près de Saint-Moritz, la randonnée se poursuit sur des chemins qu’Annemarie Schwarzenbach a certainement connus. Depuis les rives du Lej da Champfèr et du Lej da Silvaplauna, on aperçoit déjà Sils au loin.
Une zone de détente proche de Zurich N° 2280
Zollikerberg — Stettbach • ZH

Une zone de détente proche de Zurich

«Fremde Hände», le premier roman de Petra Ivanov, est le début d’une série mettant en scène le couple d’enquêteurs Flint et Cavalli. Dans le premier volume, l’enquête se déroule dans le milieu de la prostitution à Zurich, la relation complexe entre l’avocate de district et l’inspecteur de la police judiciaire venant s’ajouter à l’intrigue. La promenade commence au Zollikerberg, à la périphérie de Zurich. Après quelques pas seulement dans le quartier, en descendant vers le Wehrenbach, la ville semble déjà bien loin. La rencontre avec un éléphant dans le Stöckentobel est tout à fait inattendue. À la fin du XIXe siècle, la société d’embellissement de Zurich fit ériger cette sculpture dans le lit du ruisseau. Sur la rive, un foyer avec des sièges à l’abri des intempéries invite à la détente. Le chemin de randonnée monte au Lorenchopf en passant devant les installations sportives de Witikon. On doit à la même société d’embellissement la tour panoramique d’où l’on voit les Alpes, les Vosges et la Forêt-Noire. Il y a ici aussi des places accueillantes pour faire des grillades et des pique-niques. La descente passe par la forêt jusqu’à Gockhausen, lieu où se retire le couple d’enquêteurs Flint et Cavalli, et se termine à Stettbach.
De la région du Napf à l’Entlebuch N° 2279
Trub, Löwenplatz — Escholzmatt • BE

De la région du Napf à l’Entlebuch

«Giftnapf», écrit par Paul Wittwer et non traduit, se déroule dans les collines du Napf. C’est à la fois un roman policier et un roman du terroir. Lorsque le médecin du village de Trub meurt soudainement, un médecin assistant de Berne vient le remplacer. Il aspire à un peu de calme dans l’Emmental après quelques années de travail éprouvantes. Mais des événements étranges et des décès mystérieux le rendent méfiant et curieux, et le voilà bientôt lui-même en danger. La randonnée débute sur la place du village de Trub. Les lieux rappelleront quelque chose à celles et ceux qui ont vu «L’enfance volée» et «Les mamies ne font pas dans la dentelle», deux films tournés dans les environs. L’itinéraire longe brièvement la Trueb, puis monte par le Risiseggchnubel vers une large crête offrant une belle vue. Les fermes sont ici très éloignées les unes des autres, ce qui était un avantage pendant la persécution des anabaptistes. Sur le territoire de la commune de Trub, des paysans furent en effet nombreux à cacher des adeptes de ce mouvement. Peu avant Bock, le point culminant de la randonnée, le chemin passe du canton de Berne à celui de Lucerne. La descente vers Escholzmatt offre une belle vue sur les Alpes et sur le sommet Beichle tout proche.
Ambiance mystique en passant par la Homberglücke N° 2278
Hauenstein, Löwen — Olten • SO

Ambiance mystique en passant par la Homberglücke

Dans son recueil de nouvelles, «Le roi d’Olten», Alex Capus fait une déclaration d’amour à sa ville. Son ouvrage décrivant les jolis coins, les odeurs de chocolat, la population attachante mais lunatique de la petite cité, sans oublier le roi d’Olten, un chat noir, a été un vrai succès de librairie. L’itinéraire pédestre part de Hauenstein et suit une courbe panoramique en passant par les hauteurs de Challhöchi, Homberglücke et Rumpelhöchi, avant de descendre à Olten, où se déroulent les histoires de Capus. Il est impératif de vérifier avant la randonnée si le chemin est praticable près de la place de tir de Spittelberg. La descente par la forêt requiert un pied sûr et de la prudence, le sol étant jonché de feuilles mortes. Le chemin de randonnée traverse des quartiers verdoyants puis rejoint la vieille ville d’Olten, où le roi se faisait courtiser, fréquentait les restaurants et s’offrait des siestes réparatrices dans les librairies et des bureaux. Ses sujets ont érigé un monument à la mémoire du chat aujourd’hui décédé. Pour l’admirer, le parcours dévie brièvement du chemin officiel. On rejoint ensuite la gare en quelques minutes en franchissant un vieux pont en bois.
Forêts colorées et roches de molasse N° 2277
Hindelbank, Post — Schönbühl • BE

Forêts colorées et roches de molasse

Dans le roman en allemand de Christine Brand «Kalte Seelen», une journaliste se fait enfermer dans l’établissement pénitentiaire de Hindelbank pour un reportage. Lors de ses recherches, elle découvre de sombres secrets qui sont aussi liés à son propre passé. Peu après le début du parcours à Hindelbank, le chemin passe devant les clôtures de l’unique prison pour femmes de Suisse alémanique. Chaque année, la cour du château baroque accueille le vendredi et le samedi précédant le premier dimanche de l’Avent un marché de Noël ouvert au public. Par des champs puis dans la forêt, l’itinéraire mène à la colline de Mooshubel. Devant les sommets alpins visibles au loin se dresse sur l’autre versant de la vallée l’établissement pénitentiaire de Thorberg, destiné aux hommes. Près de Krauchthal, joliment situé dans la vallée du Chrouchtalbach, se dressent de remarquables falaises. Le matériau de construction de la collégiale de Berne a été extrait de carrières de molasse de la région. Si l’on a assez marché sur un revêtement dur, on peut terminer la randonnée à Krauchthal ou à Hub, ou poursuivre par de petites vallées marquées par l'ère glaciaire, le long de forêt colorées, jusqu’à Schönbühl.
Les gorges de Douanne, près du lac de Bienne N° 2276
Twann, Bahnhof — Twann • BE

Les gorges de Douanne, près du lac de Bienne

Pour son premier roman policier, «Le juge et son bourreau», Friedrich Dürrenmatt trouva les lieux parfaits dans la région dans laquelle il vivait, au bord du lac de Bienne. Des scènes dramatiques se déroulent à Douanne, Lamboing et Gléresse entre le commissaire Bärlacher et son adversaire Gastmann. Les frontières entre le bien et le mal s’estompent alors. La randonnée débute à Douanne et traverse les charmantes gorges du même nom et ses formations rocheuses impressionnantes. On y voit de petites cascades et des arbres recouverts de mousse. La commune prélève la modeste somme de deux francs à l’entrée des gorges, qu’elle consacre à l’entretien du chemin de randonnée. Après la montée, on voit sur le plateau au pied du Mont Sujet le village de Lamboing, où le commissaire, lors de ses recherches, est mordu par un chien de garde. Après Prêles, le chemin pénètre à nouveau dans la forêt, passe près de la Fontaine de Velou, entourée de légendes, puis descend vers La Neuveville. Le parcours suit le Chemin de Saint-Jacques et offre de belles vues sur le lac de Bienne, jusqu’aux Alpes. Il passe par le vignoble aux teintes dorées, puis près de l’église de Gléresse, appréciée comme lieu de mariage, avant de rejoindre Douanne.
Sur les hauteurs du Saanenland N° 2275
Abländschen, Mittelberg — Saanen • BE

Sur les hauteurs du Saanenland

Dans «Eurotrash», une histoire autofictionnelle de Christian Kracht, un fils entreprend un dernier voyage avec sa mère démente et en fin de vie à travers la Suisse et notamment dans le Saanenland, ou Pays de Gessenay, où l’auteur a grandi. Des relations familiales compliquées rendent cette sortie conflictuelle, parsemée de moments de honte et d’aspects comiques. De mai à fin octobre, le car postal circule entre Saanen et Jaun et mène au point de départ de la randonnée, à Mittelberg. Le parcours offre de belles vues sur un dénivelé agréable au pied du Schneitgrat et le long du Planihubel et passe par les larges crêtes du Hugeligrat et du Rellerligrat. Tout autour s’élèvent des sommets peu élevés mais aux formes originales. En automne, l’herbe des pâturages a été broutée, les bêtes ont quitté les alpages pour redescendre dans la vallée. On affine dans les caves le fromage de la saison d’alpage précédente. Lors de la descente, raide par endroits, du Rellerli vers Saanen, on voit d’en haut l’aérodrome de Saanen, où le narrateur et sa mère se font voler quelques centaines de milliers de francs. Le chemin passe ensuite devant l’église et par le beau centre du village de Saanen pour rejoindre la gare.
Étendue inspirante du lac Léman N° 2274
Pully, Chenaulaz — Cully • VD

Étendue inspirante du lac Léman

Dans le roman «Sa préférée» de Sarah Jollien-Fardel, la région proche de Lausanne joue un rôle important. Jeanne, le personnage principal, s’y sent libre et heureuse et peut presque se défaire de ce qu’elle a vécu par le passé dans un village de montagne valaisan. Cette randonnée passe dans le Bois de la Chenaula, aux couleurs d’automne, parsemé d’impressionnants blocs rocheux dus à un éboulement, puis par des quartiers verdoyants de villas, d’où l’on descend au bord du lac Léman. En cas de fortes vagues, l’eau gicle par endroits jusque sur le chemin proche de l’eau. Après Lutry, le chemin quitte le bord du lac et monte dans le vignoble. Le tronçon suivant passe surtout sur un revêtement dur. Chemin faisant, on sent bien la douce chaleur des «trois soleils» qui font mûrir le raisin dans la région de Lavaux. Il s’agit des rayons directs du soleil, de sa réverbération sur l’eau du lac et de la chaleur accumulée sur les murets de vignes. En automne, de grandes nuées d’étourneaux survolent les vignobles à la recherche des derniers grains de raisin. La vue sur les Alpes savoyardes et valaisannes, les vignes scintillantes, la douce lumière automnale et l’étendue du Léman permettent de faire le plein d’énergie pour affronter les journées de brouillard.
Des vignes et un pont suspendu N° 2273
Chamoson-St-Pierre-de-Clages — Saillon, Collombeyres • VS

Des vignes et un pont suspendu

Au XIXe siècle, Joseph-Samuel Farinet répandit de fausses pièces de 20 centimes et d’autres valeurs en Valais. Le faux-monnayeur était aimé de la population locale car il distribuait l’argent à des personnes dans le besoin. En 1880, la police l’arrêta à Saillon et il mourut dans des circonstances mystérieuses dans les gorges de la Salentze. Dans «Farinet ou la fausse monnaie», Charles Ferdinand Ramuz raconte l’histoire aventureuse de cet homme qui jouit encore du statut de héros populaire. La randonnée vers les lieux du roman passe par le village viticole de St-Pierre-de-Clages et se poursuit par des vignobles dorés, derrière lesquels se dressent les étonnantes parois rocheuses du Haut de Cry. Avant Leytron, on voit au loin la colline du château de Saillon. Après une montée courte et raide par Produit et Montagnon, la randonnée passe par la Passerelle à Farinet, qui enjambe les impressionnantes gorges de la Salentze. La Via Farinetta, une via ferrata, grimpe sur les parois rocheuses. De loin, celles et ceux qui l’escaladent ressemblent à des fourmis. Après la descente par Saillon, l’une des plus anciennes villes médiévales de Suisse, des bains thermaux en plaine invitent à retarder le retour à la maison.
Le Mont Rouge, le grand sommet des petits marcheurs N° 2211
Thyon • VS

Le Mont Rouge, le grand sommet des petits marcheurs

Ce moment, les parents randonneurs en vacances l’attendaient avec impatience. Lassé par des années de balades sans dénivelé, leur enfant leur assène d’un ton déterminé: «La marche à plat, c’est pour les bébés. Moi, je veux de la montée, des sommets et des crêtes.» Le projet d’excursion au bord d’un bisse est jeté aux oubliettes; l’ascension du Mont Rouge s’impose rapidement comme alternative. En effet, cet itinéraire répond non seulement à toutes les exigences du bambin mais offre en bonus d’autres plaisirs: un sentier panoramique faisant face aux 4000 valaisans et à l’impressionnant barrage de la Grande Dixence, des «gouilles» dans lesquelles tremper ses pieds et admirer des amphibiens, ainsi que plusieurs terrasses conviviales où déguster une glace à l’arrivée. Sans oublier bien sûr la présence de la télécabine, qui permet de s’épargner – à la montée comme à la descente – près de 800 mètres de dénivelé entre Veysonnaz et Thyon. Bref, une randonnée familiale idéale pour autant que les enfants aient déjà le pied sûr. L’itinéraire débute à la sortie de la télécabine. Il faut alors suivre les panneaux indicateurs en direction des Gouilles d’Essertze. Après un premier tronçon peu attractif au milieu des infrastructures de sports d’hiver, on s’engage sur le très beau sentier panoramique menant jusqu’aux petits lacs. Aussi bien la flore que la vue valent le détour. Revers de la médaille: peu de chances d’être seul sur cette partie de la randonnée. Il vaut la peine d’arriver aux «gouilles», plusieurs plans d’eau en enfilade, à l’heure du pique-nique, car ce site se prête particulièrement bien à une pause prolongée. Tritons et petites grenouilles, présents par dizaines, se disputent la vedette. Après le réconfort vient l’effort, en l’occurrence la montée, brève mais à pic, au sommet du Mont Rouge. Ce tronçon de chemin n'est pas indiqué sur la carte comme sentier de randonnée balisé, mais il est marqué sur le terrain. Un petit selfie familial puis on s’engage sur l’attractive mais étroite crête ramenant au sommet de la télécabine, en passant par le Mont Carré et la Tsermetta. La dernière descente, qui plonge droit sur les deux restaurants de Thyon, est malheureusement peu confortable.
Chemin des falaises vers la Glecksteinhütte N° 2214
Grindelwald, Abzw. Gleckstein • BE

Chemin des falaises vers la Glecksteinhütte

La randonnée jusqu’à la cabane CAS Glecksteinhütte, à 2317 mètres d’altitude, met les jambes à rude épreuve. L’effort en vaut toutefois largement la peine. De Grindelwald, un bus mène à l’embranchement «Gleckstein», d’où démarre la randonnée. Le chemin exposé au soleil commence par monter à travers les alpages. Il atteint ensuite une paroi rocheuse abrupte. Ici, il n’est pas impossible de trouver encore des champs de neige en août. Il faut alors suivre l’Ischpfad, un sentier étroit le long de la paroi, qui est en partie sécurisé par des chaînes. L’absence de vertige est impérative, car la pente tombe à pic sur la droite, dans des gorges profondes dont le fond reste invisible. Les montagnes de l’Oberland bernois se rapprochent toujours un peu plus, la vue est spectaculaire. Soudain, bien au-dessus du chemin, une cascade dévale de la falaise et peut éclabousser les randonneuses et randonneurs lorsque son débit est important. Une fois presque arrivé au bout des gorges, le chemin grimpe encore une fois. L’ascension est raide et progresse en zigzag. Le glacier supérieur de Grindelwald apparaît d’un coup, la vue dégagée renforçant l’impression de proximité et son caractère imposant. Des cascades déferlent de la glace en grondant, emportant parfois des blocs de glace. Tout semble être en mouvement. Un regard dans l’autre direction révèle presque simultanément la Glecksteinhütte, encore bien plus haut. La montée finale à travers un alpage est un peu moins abrupte. La pause est méritée, l’accueil chaleureux. Les personnes qui le souhaitent peuvent passer la nuit à la cabane. Dans le cas contraire, il vaut malgré tout la peine de s’arrêter pour savourer la bonne cuisine et une boisson rafraîchissante. La terrasse ensoleillée offre une vue splendide sur le glacier ou sur la vallée en direction de Grindelwald. Après le ravitaillement et la pause, le retour se fait tranquillement sur le même chemin.
Cinq lacs et le Cervin en vue N° 2215
Blauherd — Riffelalp • VS

Cinq lacs et le Cervin en vue

La région des cinq lacs, au-dessus de Zermatt, est l’une des destinations de randonnée les plus appréciées de Suisse. Il suffira toutefois de s’éloigner un peu des itinéraires les plus connus pour y trouver des coins isolés. Notre variante démarre à la station supérieure Blauherd. Au lieu d’emprunter le chemin classique des cinq lacs, il faut prendre à gauche derrière la station. L’ascension abrupte commence aussitôt. Les efforts sont néanmoins récompensés par une belle vue sur les lacs et le glacier de Findelen. Un regard en arrière permet de voir le Cervin. Ce chemin de randonnée de montagne est moins fréquenté que l’itinéraire classique. Il permet de randonner à son rythme, tout en ayant toujours les lacs et le paysage de montagne spectaculaire en vue. Il est toutefois impératif de bien se protéger du soleil, car la randonnée évolue entièrement au-dessus de la limite forestière. Il est possible de descendre au lac Stellisee en bifurquant à droite. C’en est alors fini de la solitude: l’agitation touristique bat son plein. Le lac est une attraction, à juste titre. Le Cervin se reflète à sa surface et offre un sujet photographique prisé. En dépit du monde, l’ambiance reste bonne. Beaucoup de gens voient le Cervin pour la première fois, se réjouissent, sont excités. La randonnée se poursuit en direction de l’alpage Riffelalp. Le chemin longe d’abord un ruisseau avant de franchir une forêt clairsemée. Il est bien aménagé et, régulièrement, le Cervin se dévoile sous un nouveau jour au détour d’un virage. L’accès au lac Grüensee se fait par une réserve naturelle riche en fleurs alpines. Le petit lac, moins couru que le Stellisee, est un bel endroit pour s’octroyer une pause. L’itinéraire continue ensuite à travers une forêt de mélèzes, sur un charmant sentier sinueux. Rares sont les personnes croisées sur cette partie, jusqu’à l’arrivée à la station de Riffelalp. Il est alors possible de monter encore en train jusqu’au Gornergrat, ou de redescendre dans la vallée.
Circuit de randonnée sur le Rinerhorn N° 2217
Jatzmeder • GR

Circuit de randonnée sur le Rinerhorn

La randonnée commence tranquillement avec la montée en télécabine de Davos Glaris à la station supérieure Jatzmeder. Les personnes qui souhaitent manger un morceau avant de marcher trouveront une salle spacieuse et une grande terrasse au restaurant de montagne Jatzmeder, point de départ du chemin de randonnée pédestre du Rinerhorn. Un sentier étroit traverse les alpages jusqu’au restaurant de montagne Hubelhütte. Cela vaut la peine de s’y arrêter: la terrasse joliment décorée offre une vue magnifique sur la vallée en contrebas et sur les montagnes environnantes. Attaquer la montée abrupte qui suit sera aussi un peu plus facile après avoir repris des forces. Le chemin grimpe en zigzag jusqu’au sommet du Rinerhorn. Là, un livre d’or raconte qui en a déjà fait l’ascension. L’itinéraire continue sur un étroit chemin de crête qui monte légèrement en direction du Marchhüreli, avec une vue constante sur ce paysage sauvage où la météo change rapidement et où les nuages filent à côté des sommets. La descente de l’arête est certes étroite, mais peu technique et bien aménagée, de même que le chemin qui traverse ensuite un pierrier et qui est parfaitement balisé. La végétation se fait plus luxuriante à chaque mètre de descente: une fois les superbes rhododendrons des alpes dépassés, le circuit de randonnée touche lentement à sa fin. Un ruisseau clapote. L’itinéraire le franchit, passe sous des arbres offrant un peu d’ombre et revient déjà à la station supérieure Jatzmeder. Le restaurant est un bon endroit pour clore la journée avec un café et un morceau de gâteau avant de redescendre dans la vallée en télécabine.
Sur la crête de la Schratteflue N° 2228
Kemmeribodenbad • BE

Sur la crête de la Schratteflue

Le départ de cette aventure se situe dans le charmant hameau de Kemmeribodenbad, dans le canton de Berne, facilement accessible en voiture ou en transports publics. Dès les premiers pas, on franchit la frontière du canton de Lucerne et on emprunte un large chemin blanc, qui s'élève doucement au pied de la Schratteflue. Depuis la ferme de Schneeberg, la pente se fait plus marquée et le sentier contourne le Böli pour mener au point d’altitude 1762. Là, un choix s’impose pour grimper sur le Schibegütsch : continuer tout droit par un chemin de montagne balisé en rouge et blanc, ou opter, sur la gauche, pour un sentier alpin plus sportif, marqué en bleu et blanc. Ce dernier, réservé aux randonneurs aguerris, serpente entre les rochers et nous fait traverser une ancienne forteresse militaire par une impressionnante série d’échelles. Au-delà de la forteresse, à environ 1900 mètres, le sentier se faufile entre des rochers plus petits, et la vue devient spectaculaire, notamment sur le massif du Hohgant. Quand on arrive au sommet du Schibegütsch, le panorama s’ouvre sur la chaîne du Brienzer Rothorn et sur les Alpes suisses. Une récompense mémorable pour l’effort fourni. Le parcours continue ensuite sur la crête de la Schratteflue, passant par le Türstehäuptli jusqu'au point d’altitude 2033. Sur la droite, la descente par Mattestal en direction de la Chlushütte est rocailleuse, serpentant entre des lapiats. Puis, à partir du point d'altitude 1762, on reprend le chemin de l'aller, mais avec toutefois un raccourci via Under Imbärgli (entre les points 1602 et 1242). En plus de ses panoramas grandioses, cette randonnée permet d’admirer des gentianes des Alpes et, parfois, de surprendre quelques salamandres noires.
Une vue qui se mérite au Niderbauen Chulm N° 2272
Seelisberg, Geissweg — Niederbauen • UR

Une vue qui se mérite au Niderbauen Chulm

Quel est le plus beau point de vue sur le lac des Quatre-Cantons? Le Pilate est le plus haut et le Rigi le plus visité. Mais le Niderbauen Chulm possède lui aussi quelques atouts qui en font un excellent candidat. De son sommet, la vue s’étend de l’extrémité montagneuse du lac, près de Flüelen, à son autre extrémité, près de Lucerne. De plus, l’ambiance y est beaucoup plus calme que sur ses deux illustres voisins. L’ascension depuis Seelisberg, du côté uranais, n’est pas une mince affaire avec ses 1200 mètres de dénivelé. Les personnes qui le souhaitent peuvent d’abord prendre des forces avec un café au camping nature Seelisberg, au bord du lac idyllique, non loin de l’itinéraire officiel. Une deuxième pause s’impose au petit château de Beroldingen, ancienne résidence d’une famille de la noblesse uranaise. Près de l’auberge d’alpage Weid, à environ 1300 mètres d’altitude, la moitié de l’ascension est quasiment réalisée. A l’alpe Lauweli, le terrain se fait à nouveau plus plat. Viennent ensuite les choses sérieuses. Après avoir vaincu un éboulis et quelques virages en épingle escarpés, il est temps de grimper un peu – escaliers et chaînes aident à gravir la corniche. Le point d’orgue de ce passage est une échelle d’une dizaine de mètres de long, qui passe à l’intérieur de la montagne dans une galerie inclinée. Il reste ensuite une vingtaine de virages en épingle avant d’arriver au petit col entre le Gütsch et le Niderbauen Chulm. Le sommet n’est plus qu’à quelques minutes. La randonnée se termine en douceur. L’été, il est possible de se restaurer à l’alpe Tritt et d’y acheter du fromage, puis d’observer les parapentistes qui décollent. On prend alors le téléphérique à l’auberge de montagne Niederbauen pour redescendre dans la vallée.
Sur l’arête du Cousimbert N° 2271
Plasselb, Dorf — La Berra • FR

Sur l’arête du Cousimbert

«On ne devrait jamais travailler le lendemain d’un jour de congé», déclare un petit panneau en bois à côté du coin joliment aménagé pour s’asseoir au Muschenegg. Les personnes désireuses de suivre ce conseil n’ont qu’à préparer une tente légère et à s’enregistrer en ligne auprès de Norbert Bächler, via Nomady. L’hôte de l’alpage Cousimbert des Particuliers propose trois emplacements dans la prairie devant son chalet. La randonnée variée, qui démarre au cœur du village de Plasselb, descend d’abord sur la rive de l’Ärgera. Après les deux premiers kilomètres de plat pour se mettre en jambe, le moment est venu de s’attaquer à la partie la plus difficile de l’itinéraire: la traversée des prairies du Gross-Schwand est suivie par celle de la forêt du Burgerwald, puis par un chemin abrupt en zigzag pour gravir le Muschenegg. La suite de l’itinéraire est alors visible: Le Cousimbert et La Berra, destination de la randonnée, se dressent dans le paysage. Le prochain point de vue à la Chrüzflue est rapidement atteint. Le chemin continue agréablement en traversant des tronçons boisés jusqu’à la buvette du Gros Cousimbert. Ce lieu d’excursion apprécié séduit par la vue dégagée qu’il offre sur sept lacs. Pour les personnes souhaitant camper, il s’agit de faire attention: après la bifurcation vers le sommet du Cousimbert, il faut guetter une grosse flèche en bois. Elle est placée à gauche sur la large crête en direction de La Berra et pointe vers le Cousimbert des Particuliers. Les randonneuses et randonneurs qui effectuent cette sortie sur une journée suivent pour leur part le chemin officiel vers La Berra, d’où ils rejoignent la vallée en télésiège ou en télécabine (télémixte).
Explosion de couleurs au Lukmanier N° 2270
Acquacalda • TI

Explosion de couleurs au Lukmanier

Les personnes qui aiment combiner la randonnée et le camping très nature sont à l’endroit parfait dans ce merveilleux petit coin entre le col du Lukmanier et le Val Blenio. Le circuit de randonnée démarre directement au panneau indicateur sur la route principale, devant le Centre Pro Natura Lucomagno d’Acquacalda, qui dispose d’un camping. Il suit d’abord le sentier didactique numéro 5 en direction de Croce Portera. La première demi-heure se déroule en montée constante. Il n’est pas rare de croiser un papillon qui volette dans de légers battements d’ailes. Rapidement, la beauté de l’endroit opère pleinement son charme. Un banc en bois attend les randonneuses et randonneurs à l’arrivée à Croce Portera. Il n’a pas été placé là par hasard: la vue et l’horizon infini remplissent d’une joie dont on a envie de se délecter. Ce panorama reste visible encore un moment sur le chemin vers Dötra, qui descend doucement à travers les prairies alpines verdoyantes et fleuries du haut plateau. La Capanna Dötra assure le ravitaillement en produits locaux. La randonnée se poursuit en descente dans une gorge ombragée, en direction de Campra. Ce paysage de haut marais est l’habitat d’espèces particulières, comme le droséra à feuilles rondes, une plante carnivore, ou la très rare cordulie arctique. Le dernier tronçon grimpe abruptement dans une gorge vers Pian Segno, pour revenir enfin au camping. La clientèle s’y offre volontiers un rafraîchissement à la terrasse du restaurant dans l’après-midi, par exemple une gelato artigianale du Val Blenio.
Pause panoramique à l’alpe Bordstafel N° 2269
Ritzingen • VS

Pause panoramique à l’alpe Bordstafel

Le chemin de randonnée traverse le camping: des camping-cars et des tentes sont installés le long du jeune Rhône, près de Ritzingen. A la buvette, juste à côté du pont Ritzibrigge, des campeuses et campeurs encore ensommeillés viennent chercher leurs petits pains pour déjeuner, tandis que les randonneuses et randonneurs prennent déjà de la hauteur avec joie. Près de 600 mètres de dénivelé épuisant séparent le fond de la vallée à l’alpe Bordstafel. L’ascension sportive est récompensée par une vue sur la vallée de Conches et les Alpes valaisannes, bernoises et uranaises. Du Ritzibrigge, l’itinéraire remonte brièvement la rivière avant de bifurquer à droite en direction de Mannlibode et Grathorn. Le chemin s’élève constamment à travers des forêts de mélèzes clairsemées et des pâturages. De l’autre côté de la vallée, la chapelle de pèlerinage de Ritzingen apparaît régulièrement. La randonnée se poursuit au-dessus du Ritzibach, jusqu’à ce que le chemin traverse le ruisseau. Dans cette gorge ombragée, il reste parfois de la neige jusque tard dans l’été. Mais la montée sur la terrasse ensoleillée de l’alpe Bordstafel fait rapidement oublier le souvenir de l’hiver. Les anciens chalets d’alpage sont aujourd’hui des résidences de chasse ou de vacances, mais sans fioritures. Le vrai luxe, ici, est le panorama alpin, qui s’étend du Bettmerhorn au Galenstock, en passant par le Finsteraarhorn. La descente en direction de Selkingen commence par un sentier étroit et raide, puis décrit de larges virages sur une petite route forestière. Quelques vieux mélèzes très impressionnants bordent le chemin. A Zeit, au sud de Selkingen, l’itinéraire retrouve la rive du Rhône. Il remonte alors le fleuve, en passant devant une pisciculture et son restaurant, avant de revenir au point de départ à Ritzingen.
Une baignade qui réveille au Wannisbortsee N° 2268
Furi — Innertkirchen, Innere Urweid • BE

Une baignade qui réveille au Wannisbortsee

Au-dessus du paisible village de Guttannen, dans la vallée bernoise du Haslital, se trouve le lac Wannisbortsee, à 2104 mètres d’altitude. Un lac de haute montagne qui semble sorti d’un livre d’images: glacé, limpide et scintillant dans toutes les nuances de bleu. En été, des rhododendrons des alpes roses fleurissent sur ses rives, tandis que le Ritzlihoren s’élève majestueusement à l’arrière-plan. La randonnée jusqu’au Wannisbortsee dure environ trois heures depuis Guttannen, mais elle peut être raccourcie avec le taxi alpin. Cette variante permet de faire l’impasse sur environ 700 mètres de dénivelé, ce qui est recommandé en cas de poursuite de la randonnée après une baignade rafraîchissante dans le lac, par exemple en direction de l’alpage Bänzlouwialp. Ici aussi, le Rhododendron ferrugineum fleurit de tous les côtés, créant un contraste saisissant avec les montagnes gris-vert. Un haut plateau idyllique s’étend près d’Ober Homad, sur lequel poussent des pins de montagne et des myrtilles. Dans la descente vers Bänzlouwialp, le chemin traverse des massifs de fougères. On atteint l’alpage après la traversée du ruisseau Bänzlouwibach. Le chemin monte et descend ensuite en douceur en direction de l’alpe Blatten, côtoyant moutons, chèvres, vaches et même chevaux. Attention, l’itinéraire traverse une zone avec des chiens de protection des troupeaux, qui est indiquée. La vue sur la chaîne de montagnes est magnifique tout au long de la randonnée. Après avoir quitté l’imposant Ritzlihoren, le regard porte désormais sur le Gallouwisteck et jusqu’au Wetterhorn. L’imposant massif des Engelhörner trône au sud-ouest et Innertkirchen se distingue déjà dans la vallée. La descente depuis l’alpe Blatten est relativement raide. On perd donc rapidement de l’altitude dans les lacets et les virages, près de 900 mètres jusqu’à la vallée du Haslital et à l’arrêt de bus Innertkirchen, Innere Urweid.
Le glacier du Rhône par le Nägelisgrätli N° 2267
Grimsel Passhöhe • BE

Le glacier du Rhône par le Nägelisgrätli

Le col du Grimsel est marqué par le trafic, les centrales électriques et les lignes à haute tension. C’est pourtant un endroit fascinant: modelé par les glaciers pendant des millénaires, exposé aux conditions rudes à 2164 mètres d’altitude, mais doucement éclairé par la chaude lumière du sud. Au niveau du col, motards, randonneuses et promeneurs se retrouvent au lac Totesee autour d’un café matinal. Les personnes motorisées repartent ensuite en descente, tandis que celles à pied peuvent encore aller plus haut. Le panneau indicateur se trouve derrière le restaurant Alpenrösli et pointe vers la crête Nägelisgrätli et le glacier du Rhône. Après un petit lac sans nom près de la route du col, le chemin grimpe déjà à pic. En partie aménagé comme un chemin muletier, il mène jusqu’au Nägelisgrätli en direction du Vorder Gärstenhorn. Les traces des glaciers disparus depuis longtemps sont visibles partout. La crête n’est jamais étroite ou particulièrement escarpée. Le lac Grätlisee est l’un des premiers temps forts de la randonnée. Il est abrité dans une cuvette creusée dans la roche par la glace. Souvent, le Galenstock enneigé et les autres sommets imposants de plus de 3000 mètres se reflètent à la surface de l’eau lisse. Après le lac, le chemin de randonnée continue à travers des éboulis jusqu’à ce que le glacier du Rhône apparaisse dans toute sa splendeur. La coulée de glace de 9 kilomètres peut être admirée comme depuis un balcon. Elle s’étend du bassin versant à la langue et au lac glaciaire toujours plus grand, près de la route du col de la Furka. Le chemin de randonnée officiel s’arrête ici, au point 2651. Les balisages vont toutefois encore plus loin et permettent de descendre en toute sérénité jusqu’à la moraine. Il est ensuite recommandé de revenir au col du Grimsel par le même itinéraire.
Chasse aux cristaux à l’Oberaar N° 2266
Grimsel Passhöhe — Berghaus Oberaar • BE

Chasse aux cristaux à l’Oberaar

En 1719, la découverte d’une grande faille de cristal au pied du Vorder Zinggestock déclencha l’euphorie dans le Haslital. Les années suivantes, des cristalliers purent extraire quelque 50 tonnes de cristaux de cette grotte de 40 mètres de long. Ils vendirent à Milan et à Paris les pierres, transformées en bijoux et en objets d’art. Trois cristaux sont visibles aujourd’hui au Musée d’histoire naturelle de Berne, les cristalliers les ayant cédés au canton de Berne en guise d’impôt. On ne fera pas de grande découverte lors de la randonnée familiale entre le col du Grimsel et l’auberge de montagne Oberaar, mais avec un peu de persévérance, on trouvera ici ou là un petit bout de cristal transparent à poser chez soi sur une table de nuit. Le mieux est d’emporter un marteau, un burin et un tournevis. La seule montée importante est celle du début. Le lac Totesee et le col du Grimsel sous les yeux, on grimpe en virages serrés à la Hüsegghütte, où l’on a bien mérité la collation emportée avec soi. Le sentier de granit suit alors le flanc du Sidelhoren à une altitude constante. On voit bientôt le Vorder Zinggestock et le lac du Grimsel, sur la rive droite duquel se trouve la faille de cristal vide et inaccessible. On apprécie d’autant plus la rudesse des montagnes, d’où les centrales hydroélectriques de l’Oberhasli tirent du courant. Les lacs Triebteseewli et de l’Oberaar ont en effet des barrages. Les remontées mécaniques construites pour les employés sont aujourd’hui publiques. Cette randonnée commence ainsi par le trajet en téléphérique du Sidelhorn, depuis l’hospice du Grimsel, jusqu’au sommet du col (le car postal y mène aussi) et se termine par la descente avec le téléphérique de l’Oberaar. L’auberge Oberaar est là pour conclure la randonnée. On peut y manger, voire y dormir si l’on souhaite, le lendemain, faire une brève randonnée vers la porte du glacier de l’Oberaar.
Deux jours dans le décor du glacier de l’Unteraar N° 2265
Grimsel, Hospiz • BE

Deux jours dans le décor du glacier de l’Unteraar

Peu avant que le car postal n’atteigne le col du Grimsel après un trajet sinueux au départ de Meiringen, une vue impressionnante s’ouvre sur la droite, sur une longue vallée profondément encaissée. Le lac de barrage verdâtre du Grimsel scintille entre les flancs polis de la vallée et, en arrière-plan, le Finsteraarhorn s’élève dans le ciel. Ce paysage ancestral, néanmoins aussi marqué par les humains, peut facilement être exploré et découvert sur une randonnée de deux jours qui va jusqu’à la cabane Lauteraarhütte avant de revenir. Elle commence à l’hôtel Grimsel Hospiz et longe la rive nord du lac de Grimsel. Ce tronçon est certes long, mais il surprend régulièrement avec ses petits marais, ses ruisseaux tumultueux et quelques aroles majestueux. Les traces des glaciers autrefois majestueux sont visibles sur les versants rocheux. La marge proglaciaire du glacier de l’Unteraar commence à l’extrémité ouest du lac de Grimsel: un vaste paysage alluvial riche en gravier et en sable, où serpente le jeune Aar. Arbustes et arbres ont déjà pu s’enraciner à certains endroits, tandis que des mousses recouvrent le jeune sol à d’autres. Sous l’effet du changement climatique, le glacier a considérablement reculé au cours des dernières décennies et perdu une grande partie de son épaisseur. On atteint la Lauteraarhütte du CAS après une montée d’environ une heure, techniquement facile. La construction traditionnelle en pierre repose sur une petite saillie à près de 2400 mètres d’altitude et offre une vue impressionnante sur les sommets de 4000 mètres: Finsteraarhorn, Lauteraarhorn et Schreckhorn. La terrasse, qui fait quasiment le tour du bâtiment, est l’endroit idéal pour se reposer et, avec un peu de chance, apercevoir quelques chamois. Le deuxième jour, il suffit de reprendre le même itinéraire jusqu’au col du Grimsel.
Dans les pas de Robert Walser jusqu’à Saint-Gall N° 2264
Herisau — St. Gallen, Bahnhof • AR

Dans les pas de Robert Walser jusqu’à Saint-Gall

«La promenade m’est indispensable», écrivait Robert Walser il y a plus de 100 ans dans l’une de ses œuvres les plus connues, La Promenade. L’écrivain suisse, également connu comme le «roi des promeneurs», s’est beaucoup déplacé. Durant ses nombreuses années passées à l’institution psychiatrique de Herisau en particulier, il n’a cessé de randonner à travers les collines et vallées d’Appenzell et de Saint-Gall. «Sans la promenade, je serais mort», a écrit Robert Walser dans son récit. Grâce à Carl Seelig, son mécène et protecteur, bon nombre de ses promenades, ou plutôt randonnées, peuvent encore être retracées aujourd’hui. L’une des plus belles relie Herisau à Saint-Gall en passant par le point de vue de Solitüde. Depuis la gare de Herisau, il faut suivre le panneau indicateur en direction de Sturzenegg et passer d’abord devant le cimetière où Robert Walser est enterré. L’itinéraire descend ensuite jusqu’au terrain de sport puis remonte jusqu’à Sturzenegg, où une ravissante auberge de campagne invite à faire une pause. Le chemin mène alors dans le ravin de l’Urnäsch, jusqu’à son embouchure dans la Sitter, où un imposant viaduc ferroviaire et un vieux pont en bois s’étirent au-dessus du cours d’eau. Un peu plus loin en direction de Störgel vient l’impressionnante traversée du pont en treillis d’acier long de 355 mètres et haut de près de 100 mètres jusqu’à Haggen, un quartier résidentiel de Saint-Gall. Le chemin monte ensuite au point de vue de Solitüde, d’où le panorama s’étend du lac de Constance au Säntis. La descente passe par le quartier de Riethüsli avant de remonter vers la forêt de Bernegg et le château et restaurant Falkenburg, fraîchement rénové. Enfin, le funiculaire Mühleggbahn ou le chemin des gorges de Mülenen permettent d’accéder directement à l’abbaye de Saint-Gall, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de sa célèbre bibliothèque, de son couvent et de sa collégiale. La gare n’est alors plus très loin.