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Circuit du lac de montagne à la cascade N° 2391
Lauenensee • BE

Circuit du lac de montagne à la cascade

Le circuit de randonnée aller-retour du lac de Lauenen à la cabane Geltenhütte CAS comprend un petit lac tranquille, des cascades tonitruantes et un paysage alpin impressionnant. Depuis l’arrêt de bus Lauenensee, il faut d’abord suivre le chemin de randonnée balisé en jaune en direction du lac de Lauenen. Le petit détour au début de la randonnée en vaut la peine: niché entre les marais et les prairies, le lac limpide reflète les sommets des environs. L’itinéraire 307 de SuisseMobile vers le sud-ouest est alors emprunté sur un court tronçon. On le quitte dès que la montée commence, en restant à gauche à l’orée de la forêt. Un chemin non balisé retourne quelques mètres en arrière, au ruisseau Gältebach, où il débouche sur un chemin de randonnée de montagne balisé en blanc-rouge-blanc. Il faut maintenant suivre la signalisation en direction de Geltenhütte CAS. Le chemin monte dans la vallée, en restant toujours à portée de vue et d’ouïe du Gältebach. À Im Ture, une première cascade donne un avant-goût de ce qui attend les randonneuses et randonneurs. Enfin, l’un des points culminants de la randonnée se révèle: la cascade Gälteschutz. D’énormes masses d’eau se précipitent ici dans le vide, sur une hauteur de 180 mètres. Entouré de prairies en fleurs multicolores et d’imposantes parois rocheuses, un décor spectaculaire se déploie. Il est d’autant plus frappant après la fonte des neiges. Sur le flanc de montagne adjacent à la Gälteschutz, le chemin se fait plus raide et plus rocheux. Il faut donc avoir le pied sûr. À 2002 mètres d’altitude, la Geltenhütte CAS se présente enfin et invite à faire une halte au cœur de la réserve naturelle de Gelten-Iffigen. La cabane est située au pied du Hahneschritthore, avec vue sur le Wildhorn, le Geltenhorn et l’Arpelihore. Le chemin du retour est varié et longe l’autre côté de la vallée. Il passe par Gältetrittli et Tungeltrittli jusqu’à Vorschess, où un virage serré débouche sur un chemin de randonnée balisé en jaune qui ramène au lac de Lauenen. La randonnée peut se clore en admirant encore une fois la deuxième grande cascade de ce circuit, la Tungelschutz. Elle capte les eaux des zones du Stieretungel et du Chüetungel et se jette sur des falaises abruptes dans le ruisseau Tungelbach.
Le sommet du Gibel: Du spectacle sans difficulté N° 2292
Käserstatt • BE

Le sommet du Gibel: Du spectacle sans difficulté

Grâce aux remontées mécaniques de Meiringen-Hasliberg, cette petite randonnée à 2000 m d’altitude est facilement accessible à une très grande majorité de randonneurs. Le chemin est principalement balisé en blanc-rouge-blanc, mais il ne présente vraiment aucune difficulté. A partir de l’arrivée du téléphérique, la balade commence par une légère descente en direction de Vordere Staffel. Au point 1777, attention à ne pas suivre la route, mais à bien prendre le joli sentier qui part à gauche pour traverser une zone naturelle. Grâce à l’aménagement de passerelles en bois, les passages marécageux ne présentent pas le moindre problème. On peut pleinement apprécier la vue sur les sommets bernois culminant à plus de 4000 mètres et sur le lac de Brienz. Après la traversée du petit hameau de Vordere Staffel, on attaque tranquillement la montée, d’une heure environ. Peu avant le sommet, au point 1976, on peut, en s’éloignant de quelques mètres sur la gauche, rejoindre une aire aménagée avec deux bancs et qui offre une magnifique vue plongeante sur le lac de Brienz. Pour continuer, ne pas prendre la direction « Käserstatt 1h », mais « Gibel Pt. 2036 15 min ». Ainsi, en faisant un détour de quelques centaines de mètres dans le canton d’Obwald, on peut découvrir le somptueux lac de Lungern, puis accéder au sommet du Gibel. Là, des bancs sont à nouveau proposés, face aux sommets (Eiger, Mönch, Wetterhorn, …) et aux glaciers (Hengsteren, Rosenlouwi, ...). Pour le retour, il n’y a plus qu’à se laisser descendre. Le sentier est agréable et traverse notamment des pâturages dans lesquels poussent de très nombreuses fleurs. A l’arrivée, la terrasse du restaurant de montagne de Käserstatt nous tend les bras !
La crête du Scheidegg depuis Isenthal N° 2291
Isenthal, Dorf • UR

La crête du Scheidegg depuis Isenthal

Isenthal est un petit village uranais de 500 habitants, posé à 771 mètres d’altitude entre des montagnes spectaculaires. Ce sera le point de départ et d’arrivée de notre balade sur le Scheidegg, cette petite chaîne de rochers qui offre des points de vue exceptionnels. En direction de l’ouest, les premiers pas se font sur la route qui quitte le village en direction du Grosstal. Mais rapidement un sentier permet de s’élever sur la droite. D’abord assez douce, la pente devient ensuite plus raide. En regardant sur la gauche, on aperçoit la chaîne de montagnes qui fait frontière entre les cantons d’Uri et de Nidwald, avec notamment le Chaiserstuel et le Hoh Brisen. Après un peu plus d’une heure de marche, on arrive sur un replat : l’Oberre Furggelen, sorte de petit col à partir duquel on découvre pour la première fois le lac d’Uri. On se remet à monter, dans une forêt d’épineux assez dense. Toujours plus caillouteux, le sentier attaque alors la crête du Scheidegg, se faufilant entre de nombreux pins qui nous plongent dans une ambiance méditerranéenne. Environ deux heures après avoir quitté Isenthal, on atteint le point le plus haut à 1413 mètres. Entre les arbres, on admire au sud ces magnifiques sommets que sont le Brunnistock, l’Urirotstock ou le Schlieren. Pour la deuxième moitié de notre randonnée, on longe la crête en direction de l’est, ce qui nous permet de découvrir, toujours mieux, le lac d’Uri (extrémité du lac des Quatre-Cantons). Entre le bleu de l’eau, le vert des pins et le blanc des montagnes avoisinantes, le spectacle est total. Au loin, on aperçoit Altdorf, le chef-lieu du canton d’Uri. Enfin, à partir d’Oberbärchi, on redescend dans la vallée, en appréciant encore la magnifique vue sur le village d’Isenthal dans son écrin de montagnes. Le sentier est bien balisé, pas dangereux, pas vertigineux, mais quand même assez exigeant. Ne pas oublier d’emporter assez d’eau, car il n’y en a pas sur les hauteurs.
Les reptiles de la vallée de Schenkenberg N° 2334
Schinznach Dorf, Oberdorf — Thalheim AG, Dorfplatz • AG

Les reptiles de la vallée de Schenkenberg

Discrète, la vallée argovienne de Schenkenberg se trouve derrière la première chaîne du Jura, entre Aarau et Brugg. Malgré sa proximité avec le Plateau, elle semble déjà loin de l’agitation du monde. A basse altitude, les champs, les prairies et les vignobles se déploient, tandis que les collines les plus escarpées sont boisées, offrant ainsi un circuit de randonnée varié. Depuis Schinznach Dorf, le circuit historique inauguré en 2022 monte à travers la montagne, entre la forêt et les vastes vignobles. Cette partie de la randonnée est aussi le tronçon le plus propice à l’observation de lézards. Par beau temps, les lézards des murailles aiment se prélasser sur les longs murs en pierres sèches, parfois érigés récemment, tandis que les lézards des souches préfèrent rester dans la végétation. Ces derniers, en particulier, sont tributaires de la création de tels habitats par l’être humain, car les effectifs de nombreuses populations ont largement chuté en raison de l’agriculture intensive. Sur les hauteurs de Buechmatt, les premières belles vues dégagées s’offrent sur toute la vallée de Schenkenberg. La randonnée traverse ensuite la forêt sur quelques kilomètres, en direction du sud-ouest. Un peu avant le col de Staffelegg, qui fait le lien entre Aarau et Frick, la randonnée retourne vers l’est. Elle évolue la plupart du temps sur d’agréables routes de gravier à travers champs et à l’orée de forêts en direction de Thalheim. Les impressionnantes ruines du château de Schenkenberg trônent sur une colline boisée au milieu de la vallée. Construit au XIIIe siècle par les Habsbourg, il est tombé en ruine au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il est classé monument historique d’importance nationale. Pour le retour, il suffit de prendre le bus près de la grande fontaine, sur la place du village de Thalheim.
Côté nature et côté ville N° 2311
Russin — Genève • GE

Côté nature et côté ville

Cette randonnée permet de découvrir la région genevoise dans toute sa diversité: nature, transports, rivières, sentiers forestiers enchantés et, enfin, le joyeux tumulte de la ville. Mais une chose après l’autre. C’est à Russin que l’on emprunte le chemin de randonnée. Il quitte la gare, traverse des vignes puis passe par le mur du barrage de Verbois. On entend parfois les avions au-dessus de soi et on s’arrête peut-être pour en apercevoir un. À Aire-la Ville se trouve l’excellent Café du Levant. On s’approche ensuite du pont de l’autoroute qu’il faut traverser. Dans la réserve naturelle du Bois des Mouilles, une passerelle en bois permet de rejoindre un étang très photogénique. La région se dévoile ici sous un jour charmant et le vert des feuilles printanières brille dans les parcelles boisées. La forêt d’Onex et ses sentiers sinueux ont un aspect féérique. On retrouve ici le Rhône, que l’on suit sur le sentier du même nom en direction de Genève. À côté du cimetière Saint-Georges, le plus grand de la ville depuis 1880, un petit parc aux animaux et le sympathique Café de la Tour permettent de faire une halte. Après les derniers escaliers, voici soudain le cœur de la cité, ses cafés, son offre culturelle et son histoire.
Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz N° 2327
Ferreyres, village — Eclépens, gare • VD

Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz

Au Mormont, deux mondes s’entrelacent: une nature impressionnante côtoie l’histoire industrielle contemporaine. Au pied de la colline, on extrait en effet de la roche qui servira ensuite à fabriquer du ciment. Depuis l’arrêt de bus «Ferreyres, village», l’itinéraire descend en pente douce. On traverse ensuite la Venoge. En arrivant à une jonction avec la route, il faut longer celle-ci sur quelques dizaines de mètres avant d’accéder à un parking. Des panneaux indiquent la Tine de Conflens, un ensemble de cascades très impressionnantes au printemps. Le site est couru: mieux vaut y aller un jour de semaine, ou tôt le matin. Après avoir suivi l’itinéraire forestier, on tombe sur la friche industrielle de la Filature, une ancienne fabrique en activité de 1871 à 1977, reconvertie aujourd’hui en centre artisanal et culturel. Il faut ensuite traverser la commune de La Sarraz en direction de la gare ferroviaire. Puis on emprunte le chemin des Vignes jusqu’au village d’Eclépens. Après une petite demi-heure, on atteint la carrière exploitée par Holcim pour produire du ciment. Plusieurs cabanes sont destinées aux randonneuses et randonneurs en cas de tir de mines, une action qui permet d’extraire la roche. Un service gratuit d’information par SMS alerte 15 minutes avant chaque tir. Il faut contourner la carrière pour rejoindre la forêt et arpenter le reste de la colline. Le parcours passe ensuite par un chemin non balisé et non entretenu jusqu'au canal d’Entreroches, creusé au XVIIe siècle pour relier un réseau de canaux entre la mer du Nord et la Méditerranée, un projet resté inabouti. Au début du printemps, on peut encore aller voir le parc naturel des Jonquilles, à 400 mètres du canal en direction de l’est, qui est mentionné sur Google Maps. On rejoint ensuite aisément la gare d’Eclépens.
Valle di Campo, sauvage et romantique N° 2320
Campo (VMaggia), Paese — Linescio, Paese • TI

Valle di Campo, sauvage et romantique

Cette belle randonnée dans la charmante Valle di Campo s’accompagne du murmure constant de la rivière Rovana di Campo. Elle part de Campo (Vallemaggia), village connu pour ses rustici typiques. Au début, petites routes et chemins forestiers alternent. À Piano di Campo, le chemin descend à droite par un escalier vers l’Alpe d’Arnàu. Le grondement d’une cascade se fait de plus en plus présent et bientôt, la voici, impressionnante, devant soi. Le chemin traverse ensuite des villages historiques, des forêts de feuillus et des châtaigneraies ombragées. On voit régulièrement les gorges profondes, presque effrayantes, de la vallée. À Niva, on accède à une route goudronnée par un vieux pont en pierre. Un bon kilomètre plus loin, le chemin passe d’abord par un petit pont, puis bifurque à gauche dans la forêt. Une fois de beaux paysages en terrasses dépassés, on atteint Collinasca après une forte montée. Un bref rafraîchissement à la fontaine du village, puis la descente se poursuit dans la vallée par des prairies et des forêts. Encore une pente raide le long de murs et de vieux jardins avant la destination, le village de Linescio, connu pour ses paysages en terrasses et ses plus de 25 km de murs de pierres sèches.
Villages de montagne de la Surselva N° 2319
Andiast, vitg — Ruschein • GR

Villages de montagne de la Surselva

La Surselva ne manque pas d’activités de loisirs, dont la randonnée. L’une d’entre elles relie Andiast à Ruschein, d’abord sur des routes forestières qui deviennent par endroits des sentiers plus étroits et traversent des zones ombragées où coulent de petits cours d’eau. En montant en pente douce, on passe près de l’aire de grillades de Plaun Asch puis, peu après, on change de versant par un pont en bois surplombant le Schmuér tumultueux. Après une brève montée, on suit la route vers Pigniu. On peut faire une halte à l’Ustria Alpina et profiter de la vue tandis que les cloches de vaches et des chapelles résonnent dans la vallée. On bifurque ensuite dans la forêt pour monter au point culminant de l’itinéraire. La forêt s’éclaircit, offrant une vue splendide sur les Alpes de l’Adula. On rejoint Siat par des routes de gravier. À l’entrée du village se dressent les ruines du château de Friberg. Un jardin d’escalade, une place de jeux et un foyer y sont installés. Autres lieux d’intérêt: l’Ustria Steila de l’architecte Gion A. Caminada, l’église Sogn Glieci et le magasin bio Termun. Avant d’achever la randonnée à Ruschein, on a encore droit à de belles vues sur la vallée, où coule le Rhin sauvage.
Sommet panoramique en Appenzell N° 2318
Urnäsch — Bächli, Dorf • AR

Sommet panoramique en Appenzell

Un vaste panorama et une auberge de montagne pour récompenser les efforts d’une ascension même pas trop difficile? C’est ce qu’offre cette randonnée. On quitte Urnäsch et ses maisons peintes de motifs traditionnels pour monter lentement, mais sûrement, le long de l’itinéraire 44, l’Appenzellerweg, de «La Suisse à pied», d’abord dans le village puis près de belles fermes et par des tronçons de forêt ombragés. Voici déjà le panorama qui, par temps dégagé, s’étend de l’Alpstein au Rigi en passant par les Churfirsten. On voit aussi le Pilate et le lac de Constance. Les sommets se dressent majestueusement au-dessus des chaînes de collines de l’Appenzell et du Toggenburg. Depuis Tüfenberg, on suit les indicateurs vers le Hochhamm, où l’on va grimper. En haut, de petits bancs invitent à une halte que l’on peut aussi faire, quelques mètres plus bas, à l’auberge de montagne surtout ouverte les week-ends de beau temps. Sur sa place de jeu, un siège qui faisait autrefois partie du télésiège entre Schönengrund et le Hochhamm est devenue une balançoire qui promet de bons moments. On redescend ensuite vers le hameau de Bächli, où circule un bus, mais pas très souvent. Il faut donc bien planifier le retour.
Sur les traces des Romains à Bâle N° 2352
Basel Dreispitz — Basel SBB • BS

Sur les traces des Romains à Bâle

Le nom Basilia apparaît pour la première fois en 374 apr. J.-C. Dans la vieille ville du Petit-Bâle actuel, l’empereur romain Valentinien a fait ériger un munimentum, un ouvrage de défense pour sécuriser la frontière. Autour de la Rheingasse, des objets datant de cette époque ont été découverts, notamment de la vaisselle en céramique. De l’autre côté du Rhin, sur la colline de la cathédrale, se trouvait un camp romain protégé par un mur d’enceinte. La randonnée qui explore les racines romaines de Bâle traverse la ville et commence par les jardins Merian, un immense parc avec différents espaces verts. Après cette oasis colorée, la vie bat son plein au Parc Saint-Jacques, plus grand stade de football de Suisse et antre du FC Bâle. Sur les murs en béton qui longent la Birse, plus d’une personne a immortalisé son amour pour le club de football. La rivière sépare Bâle de Birsfelden, et le canton de Bâle-Ville de Bâle-Campagne. Ses rives semblent étonnamment sauvages. Au niveau du parc Birsköpfli, la Birse rencontre le Rhin, qu’il faut suivre jusqu’au pont Wettsteinbrücke. Avec une vue imprenable sur la cathédrale, l’itinéraire traverse le fleuve pour rejoindre le Petit-Bâle et la Rheingasse. Le Mittlere Rheinbrücke ramène au Grand-Bâle jusqu’à Schifflände. Non loin de la cathédrale, l’emblème du Grand-Bâle, on peut admirer les vestiges de l’enceinte romaine avant de traverser le centre animé en passant par la Marktplatz, la Barfüsserplatz, la Heuwaage et le zoo jusqu’aux portes de la Markthalle historique. Dans cette ancienne halle de marché, des stands de restauration du monde entier invitent à une conclusion culinaire du circuit. La gare CFF n’est alors plus très loin. Durant cette randonnée, il est conseillé d’afficher l’itinéraire dans l’application Swisstopo grâce au code QR au verso et de l’utiliser pour la navigation. Dans l’océan de couleurs de la grande ville, on a vite fait de rater les indicateurs de direction.
Au printemps près du canal de Sankt Alban N° 2316
Münchenstein — Basel, Kunstmuseum • BS

Au printemps près du canal de Sankt Alban

De Münchenstein, le chemin longe la Birse. Peu après, l’eau est retenue pour la production d’électricité et l’alimentation du canal de Sankt Alban. En suivant celui-ci, nommé «Dalbedyych» en dialecte bâlois, sur un sentier non balisé comme chemin de randonnée, on arrive au domaine historique de Brüglinger-hof en passant entre les petits lacs du Park im Grünen. Le sentier entre ensuite dans les jardins Merian, où l’on admire la plus grande collection historique d’iris d’Europe. Les fleurs y brillent de toutes les couleurs. Peu après, on rejoint le canal artificiel. Créé il y a près de 900 ans, son eau permettait d’actionner les moulins de Bâle. Son énergie hydraulique servait à la fabrication de papier et fit de la ville, au XVe siècle, le centre de l’imprimerie et de l’humanisme. Des murs couverts de mousse et des arbres cente-naires bordent le chemin, en cours de réaménagement pour regagner un aspect plus naturel. Après le Schwarzpark et ses daims, voici le quartier historique bâlois de Sankt Alban. Entre les vieux murs de molasse, l’eau disparaît dans la roue du moulin qui cliquette. Ici s’achève la randonnée, le long du Rhin, après une promenade urbaine variée, riche en couleurs, en parfums et en histoire.
Le sentier muletier du Susten N° 2351
Gadmen, Saageli — Steingletscher • BE

Le sentier muletier du Susten

Dans l’histoire, le col du Susten n’est jamais devenu un axe commercial important, même si de tels projets existaient. Au début du XIXe siècle, les cantons d’Uri et de Berne voulaient construire une route de communication pour promouvoir le commerce du fromage. Mais le projet n’a jamais été achevé, car la priorité a soudain été donnée au Grimsel et au Gothard. Aujourd’hui, l’ancien chemin muletier permet de randonner jusqu’au col du Susten, bien protégé de la route du col. Depuis l’arrêt de bus «Gadmen, Saageli», l’itinéraire mène au barrage et longe la rivière Steiwasser jusqu’à un pont et un pâturage. De là, il suit le cours d’eau Gadmerwasser et gravit le premier palier escarpé jusqu’à Wyssemad. Derrière, les imposants sommets de la Gadmerflüö s’élèvent dans le ciel, recouverts de forêts des deux côtés. Celles-ci se font toujours plus clairsemées et, bientôt, on franchit le deuxième palier majeur en empruntant des chemins stabilisés par des murs en pierre, au bout desquels se trouve un coin grillades. On arrive ensuite à In Miseren, un haut marais d’importance nationale. L’endroit a été façonné par le glacier, comme en témoignent les roches moutonnées. De petits lacs intacts entourés de zones d’alluvionnement sauvages, de grands blocs de roche et un peuplement d’aroles épars forment un paysage paisible. Le chemin est constitué de grandes dalles de pierre qui s’étendent joliment à travers les zones humides. On atteint bientôt la limite des arbres et, avec elle, le but de la randonnée à l’alpage Steingletscher et sa fromagerie. Le lieu offre une bonne vue sur la route du col inaugurée en 1946: construite pour répondre à l’émergence du tourisme automobile, son concept esthétique visait à ce qu’elle forme «une unité avec le majestueux paysage de montagne», comme l’écrivait alors l’ingénieur en chef. Avec succès: le jour de l’inauguration, 15 000 voitures empruntaient déjà la route du col.
Lichens et téléphériques nidwaldiens N° 2350
Schmiedsboden — Niederrickenbach • NW

Lichens et téléphériques nidwaldiens

Le canton de Nidwald est un eldorado des téléphériques. Il compte près d’une vingtaine de petits téléphériques publics. Pour les paysans de montagne, ils sont souvent le seul moyen de transporter des marchandises et des produits agricoles jusqu’aux fermes ou alpages. Mais les randonneuses, les randonneurs et les touristes les empruntent aussi volontiers. La randonnée débute par un court trajet en téléphérique à quatre places d’Oberrickenbach à la ferme Schmiedsboden. De là, le chemin monte d’abord à travers des prairies alpines jusqu’à la forêt Haldiwald. Il grimpe ensuite en pente légère jusqu’à Ober Sack, où la vue sur la vallée d’Engelberg est impressionnante. Le chemin longe alors une arête à l’orée de la forêt et se fait parfois un peu plus raide. Après 300 mètres de dénivelé, on atteint le point culminant de la randonnée à l’alpe Gigi. Ici, une bifurcation en direction de Haldigrat permet au besoin d’arriver au télésiège qui mène jusqu’à Alpboden, peu avant Niederrickenbach. Car la descente suivante n’est pas une mince affaire: le sentier escarpé traverse de magnifiques prairies de montagne en fleurs jusqu’à Wasserboden, puis emprunte un chemin de terre jusqu’à Oberst Hütti, une ferme. Après une autre descente vers Mittlist Hütti, le chemin s’enfonce dans la forêt de Steinalper. Cette réserve forestière est un paradis pour les lichens: plus de 150 espèces y ont déjà été recensées. En y regardant de plus près, ces végétaux à la croisée du champignon et de l’algue se révèlent à chaque pas. Ils ornent les troncs et les branches de motifs originaux aux tons blancs, gris, bruns, voire jaunâtres. La forêt prend fin à Alpboden, la station inférieure du télésiège d’Haldigrat. De là, un chemin bitumé traverse les pâturages, où quelques majestueux érables offrent de l’ombre au bétail en été. A Niederrickenbach, l’église de pèlerinage attend les randonneuses et randonneurs et, juste derrière elle, la maison de pèlerinage et son délicieux buffet de gâteaux.
Le lac d’Uri, un tableau à ciel ouvert N° 2349
Sisikon — Flüelen, Gruonbach • UR

Le lac d’Uri, un tableau à ciel ouvert

Le lac d’Uri a beaucoup inspiré les artistes, dont les peintres paysagistes du XIXe siècle comme le Genevois Alexandre Calame ou le Britannique William Turner. Durant la randonnée, on admire d’abord de très près, puis depuis les hauteurs, ce bassin aux eaux turquoise enserré entre des flancs de montagne escarpés. Le circuit débute à la gare de Sisikon et exige d’abord un peu de tolérance. Le chemin de randonnée en revêtement dur longe sur quelques mètres l’«Axenstrasse», où les véhicules passent à toute vitesse. Alors que les voitures disparaissent dans le tunnel de Buggital, l’itinéraire contourne la montagne par la droite. Grâce aux tunnels piétonniers creusés dans la roche et à la vue sur l’Oberbauenstock et le Niderbauen Chulm, cette partie est pleine de charme. Après le tunnel de Buggital, le sentier descend en lacets vers la rive du lac. Là se succèdent de petits coins tranquilles et de belles vues sur le lac bleu turquoise et le Gitschen, l’Uri Rotstock et le Schlieren en arrière-plan. Voici enfin le restaurant Seebeizli, près du débarcadère de Tellsplatte. A quelques mètres se dresse la chapelle où Guillaume Tell se serait autrefois réfugié pour échapper au bailli Gessler. Après avoir dépassé le carillon, qui sonne tous les jours à partir de 9 h pendant les dix premières minutes de chaque heure, on rejoint la Tellsplatte. Le début du chemin de randonnée de montagne vers Unteraxen est un peu caché derrière un bâtiment. Ce sentier escarpé et ombragé traverse un sol forestier meuble. Le but de la randonnée est le restaurant Ober Axen, qui sert des plats copieux. Le petit téléphérique pour quatre personnes (réservation conseillée) est parfait pour le retour. Lors de la descente vers «Flüelen, Gruonbach», le regard se pose à nouveau sur le lac d’Uri, où voiles et planches de surf dansent maintenant à contre-jour. Une conclusion pleine d’ambiance pour ce circuit varié.
Le long de la Reuss sauvage N° 2317
Mellingen Heitersberg — Birmenstorf AG, Strählgass • AG

Le long de la Reuss sauvage

Cette randonnée convient à tous les âges et traverse l’un des paysages fluviaux les plus attrayants et préservés du Plateau suisse. Peut-être verra-t-on des cormorans sécher leurs ailes ou des traces laissées par une famille de castors très active. De la gare de Mellingen Heitersberg, on rejoint vite la Reuss et ses belles rives. En été, des bateaux pneumatiques descendent la rivière et de nombreuses petites plages de sable et des sites de grillades invitent à la baignade et à la détente. On traverse la réserve naturelle des rives de la Reuss sur un étroit chemin, accompagné par le doux bruit de l’eau. Dans cette nature intacte, on se sent bien loin de la civilisation. Le parcours passe par des zones humides où poussent des bosquets de prêles, près de bancs de gravier et dans la réserve de bois de chênes de Mellingen. Il offre ici et là de nouvelles perspectives sur le paysage laissé à l’état sauvage qui se modifie sans cesse. À mi-chemin, peu avant le Chlusgrabe, qui se franchit par une passerelle, on rejoint une route forestière et la forêt s’éclaircit. Voici bientôt la Lindmüli et sa réserve naturelle où des mesures de revitalisation sont visibles. Le but de la randonnée, Birmenstorf, est proche.
Au fil du Tabeillon dans les Franches Montagnes N° 2348
Glovelier — Pré-Petitjean • JU

Au fil du Tabeillon dans les Franches Montagnes

C’est une balade jurassienne bercée par le doux murmure d’un ruisseau. Entre Glovelier et Le Prépetitjean, l’itinéraire suit le fil du Tabeillon. Dès la sortie du village, on quitte le bitume pour un large chemin blanc, souvent ombragé par les forêts traversées. La montée est douce, à peine perceptible. Durant la première moitié de l’excursion – accessible à toutes et tous – règnent le calme et les senteurs sauvages. On y admire les campanules et parfois on cueille quelques fraises des bois. La suite du parcours devient plus spectaculaire. Entre la Côte du Droit et l’Envers de Bollement, le chemin s’enfonce dans une gorge gardée par un ancien moulin. Pourquoi un moulin ici? La réponse apparaît quelques centaines de mètres plus loin, lorsque l’on découvre une ancienne roue à aubes et, surtout, le somptueux étang de Bollement. Des panneaux didactiques expliquent que ce plan d’eau artificiel, créé au XVIe siècle, servait à produire l’énergie hydraulique nécessaire au travail du bois et des céréales. En aval de l’étang, des roues à aubes faisaient fonctionner des scieries et des moulins. Un peu plus loin, l’étang du Plain de Saigne raconte une histoire similaire. Si l’usage industriel de l’eau a disparu, ces plans d’eau nichés dans un écrin naturel enchanteur conservent aujourd’hui une grande valeur écologique. Les derniers kilomètres, à travers les pâturages boisés typiques des Franches Montagnes, offrent un final apaisant. La petite gare du Pré-Petitjean permet de regagner Glovelier en train, pour clore cette belle boucle dans la nature.
Agréable randonnée le long du Doubs N° 2315
St-Ursanne, gare — Soubey, village • JU

Agréable randonnée le long du Doubs

Si l’on s’est déjà rendu au bord du Doubs, on comprend pourquoi cette rivière a inspiré des peintres comme Charles L’Eplattenier ou Émile Isenbart. La randonnée suit le cours sinueux de l’eau vers l’amont, passe par des forêts denses, près de falaises calcaires abruptes et de prairies en pente douce. Le départ dans la petite ville de St-Ursanne aux ruelles médiévales ressemble à un voyage dans le temps. La traversée du pont en pierre permet de rejoindre la rive opposée du Doubs. Le chemin en direction de Tariche serpente au bord de la rive ou un peu plus loin, parfois à l’ombre des hêtres et sapins, parfois à découvert, et l’on admire alors l’eau de couleur émeraude et les prairies d’un beau vert. On découvre en plusieurs endroits des criques paisibles où l’eau semble presque immobile. La suite de la randonnée vers Chervilliers s’accompagne du doux bruit méditatif de la rivière. Peu avant Chervilliers, un pont en acier permet de passer de la rive droite à la rive gauche du Doubs. La randonnée se termine à Soubey, un village au caractère jurassien typique où il fait bon s’attarder, par exemple en dégustant un délicieux plat végétalien au restaurant du Cerf.
Quatre univers différents au Grand Bisse de Lens N° 2347
Icogne, Les Vernasses — Chermignon, Diogne • VS

Quatre univers différents au Grand Bisse de Lens

Le Valais compte quelque 300 bisses encore en activité. Bon nombre de ces canaux d’irrigation traditionnels ont été construits au Moyen Age, dont le Grand Bisse de Lens. Ce cours d’eau constitue un bon exemple des différentes fonctions jouées par les bisses à l’ère contemporaine, notamment des fonctions agricole, patrimoniale et touristique. En termes de randonnée aussi, le Grand Bisse de Lens offre une palette étonnamment variée d’expériences. L’excursion démarre à l’arrêt de bus «Icogne, Les Vernasses». La première partie de l’itinéraire emprunte un chemin idyllique tatoué de racines, qui serpente dans une végétation luxuriante. Attention à ne pas se tordre les chevilles, surtout si l’on est concentré sur un concours de petits bateaux! Après une demi-heure de marche environ, on atteint la partie la plus technique – et la plus spectaculaire – de la randonnée: l’aqueduc, littéralement accroché à la falaise, est flanqué d’un sentier escarpé et aérien, balisé en blanc-rouge-blanc. Certes sécurisé par des barrières et des cordes, ce passage exige néanmoins d’avoir le pied sûr. Les personnes pour qui ce qui précède a constitué un défi sont récompensées pour leur courage lorsqu’elles parviennent au point 1029, là où le bisse marque un coude. Des bancs invitent à faire une pause prolongée et à admirer la vue panoramique sur la vallée du Rhône. A noter que des jumelles fixes égrenant les noms des sommets environnants ont été installées à cet endroit. L’itinéraire se poursuit et s’achève de façon plus paisible en direction de Chermignon-d’en-Bas. On évolue tantôt à découvert, tantôt à l’ombre des arbres. A plusieurs reprises, le sentier offre de belles vues sur la plaine en contrebas, où le Rhône ressemble à une version géante du bisse que l’on est en train de suivre. C’est un peu à contrecœur que l’on quitte le calme cours d’eau pour rejoindre l’arrêt de bus «Chermignon, Diogne», planté au bord de la bruyante route cantonale.
Belles collines de l'Entlebuch N° 2314
Flühli LU, Post — Escholzmatt • LU

Belles collines de l'Entlebuch

Cette randonnée passe dans la réserve de biosphère de l’UNESCO de l’Entlebuch et se prête à merveille à la découverte de ce paysage fait de marais, de forêts et de pâturages. L’itinéraire débute à Flühli, où l’on ne manquera pas d’admirer un hôtel historique au toit particulier. En 1899, le maître verrier Leo Enzmann avait déjà reconnu l’importance du tourisme et transformé sa modeste auberge en un imposant établissement de cure, un témoin prestigieux de la Belle Époque de style helvétique. L’extérieur n’a presque pas changé et rappelle l’époque à laquelle les hôtes se rendaient ici en diligence. De Flühli, le chemin suit le cours de la rivière Petite Emme avant de bifurquer vers l’ouest à Schintmoos et de gagner peu à peu de l’altitude. Le parcours offre de belles vues sur les collines environnantes et des prairies caractérisées par un habit dispersé. Une dernière montée raide mène enfin au point 1680. Ici, on peut descendre directement vers Escholzmatt et gagner 40 minutes, mais pourquoi ne pas continuer à profiter de la vue sur les sommets en passant par la crête de Beichle et en admirant au loin les Alpes bernoises et de Suisse centrale, mais aussi le Chasseral, au-delà des collines de l’Emmental?
Vers les eaux turquoise du Lago Vago N° 2346
Forcola di Livigno • GR

Vers les eaux turquoise du Lago Vago

Où que l’œil se pose, c’est un vrai bonheur, et l’itinéraire est varié et passionnant. C’est ce que promet ce circuit, surtout par une journée ensoleillée qui met en valeur les couleurs du lac et de la roche. La randonnée de montagne jusqu’au Lago Vago est facile, comme le trajet jusqu’au pied de la crête. Pour continuer, mieux vaut avoir le pied sûr et ne pas souffrir du vertige. Sur la crête sommitale, le terrain est praticable, mais assez exposé et il faut parfois se servir des mains. L’excursion débute au col de la Forcola di Livigno et suit la frontière entre l’Engadine et la Valteline. Près de la borne frontière sur le col, on gravit le sentier vers le sud-est en passant devant la Madonna delle Acque pour rejoindre le Val dell’Orsera. Au point 2461, en Italie, le chemin bifurque et on prend à gauche. Les panneaux indiquent «Al Vach» et «Lach dal Vach» («Monte Vago» et «Lago Vago» en dialecte local). «Vach», du latin «vacuum», à savoir «vide», désigne le terrain désertique non cultivé propre à la région. Le nom italianisé «Vago» signifie «instable», à l’image d’une grande partie des pentes. Après une montée raide, le sentier serpente vers le nord-est jusqu’au cirque du Monte Vago, où se niche le lac. Le sentier battu descendant vers la rive prouve que beaucoup veulent s’approcher de cette perle scintillante. Le chemin officiel passe au-dessus du lac, par des éboulis, jusqu’au pied de la crête du Monte Vago, au point 2906. On suit alors la crête rocheuse sur la droite et les balisages rouge-blanc-rouge jusqu’au sommet, où l’on peut laisser une trace de son passage dans le livre. La vue panoramique est fantastique: massif de la Bernina, haute vallée de Livigno, Ortler et Königsspitze. On revient par le même chemin. On pouvait autrefois passer la nuit à la Forcola di Livigno, mais ce n’est hélas plus le cas depuis quelques années.
La fraîcheur des gorges de Choleren N° 2313
Hünibach, Seematte — Steffisburg, Bösbach • BE

La fraîcheur des gorges de Choleren

Cette randonnée très variée débute à Hünibach. D’ici, le chemin traverse d’abord un petit bois en direction des gorges de Choleren. À peine est-on entré dans celles-ci qu’un léger courant d’air apporte de la fraîcheur, ce qui peut être très agréable en été, les jours de forte chaleur. Ces gorges offrent un beau spectacle de cascades et de ruisseaux et un décor qui semble presque exotique. La montée, raide par endroits, semble plus facile grâce à la température clémente et au spectacle de la nature. Chemin faisant, plusieurs endroits sont prévus pour une halte, lors de laquelle on peut s’imprégner de l’atmosphère particulière. Après la montée, il suffit de traverser une route pour arriver au charmant village de Goldiwil, où commence la descente vers Steffisburg. L’itinéraire passe par différents lieux – prairies vertes, fermes traditionnelles et parties de forêts ombragées – avant de descendre directement par des chemins bétonnés à l’arrêt de bus de Steffisburg. L’itinéraire se parcourt avec grand plaisir en plein été. L’agréable brise dans les gorges de Choleren et le paysage varié conviennent et plaisent à toutes les générations.
Partage des eaux au Gothard N° 2345
Furka Passhöhe — Realp • UR

Partage des eaux au Gothard

A l’échelle mondiale, rares sont les lieux d’où l’eau coule vers trois mers différentes. L’un d’entre eux se situe dans le massif du Gothard, à 3025 mètres d’altitude, bien au-dessus de la cabane Rotondo, à la frontière entre les cantons d’Uri, du Valais et du Tessin. Lorsque la pluie tombe ici, elle finit sa course dans l’Adriatique, la Méditerranée ou la mer du Nord. En jargon technique, cet endroit est une «triple ligne continentale de partage des eaux». Une randonnée de deux jours permet d’explorer ce lieu particulier. Elle débute au col de la Furka. De l’arrêt de car postal, le chemin mène vers le sud-est et la cabane Rotondo. Le long du parcours, les points de repère ne sont pas nombreux. Jusqu’à la cabane du CAS, à 2573 mètres, le sentier monte et descend constamment dans un paysage aride parsemé de nombreux ruisseaux et de petits lacs, ainsi que de quelques alpages escarpés où paissent yaks et bovins. Le deuxième jour, une ascension raide passe par les lacs du glacier de Witenwasseren jusqu’au Hüenderstock. L’endroit est magique. Après l’ombre, la glace et la roche, voici la lumière chaude du sud et la vue sur le Val Bedretto. A partir d’ici, même si le chemin jusqu’à la ligne de partage des eaux est balisé en blanc et bleu, il est bien aménagé et praticable pour les randonneuses et randonneurs au pied sûr, ne souffrant pas de vertige. A l’arrivée au Witenwasserenstock se dresse une pyramide métallique. Le retour passe à nouveau par le Hüenderstock le long de la crête jusqu’au col du Hüendersattel. Vient alors une descente jusqu’à l’immense plaine alluviale d’Im Tälli, en dessous de la cabane Rotondo. Si l’on dispose d’une journée supplémentaire, pourquoi ne pas passer une nuit de plus à la cabane? Sinon, on descend vers l’Alp Oberstafel, où le chemin débouche dans la vallée de la Witenwasserenreuss. On poursuit jusqu’à Realp, d’où un train part vers la vallée de Conches ou Andermatt.
Bisse et vue panoramique au Foggenhorn N° 2312
Belalp • VS

Bisse et vue panoramique au Foggenhorn

La randonnée menant au Foggenhorn plaira autant à celles et ceux qui aiment les bisses qu’aux adeptes d’ascension vers les sommets. Après avoir dépassé les chalets, les cabanes et les remontées mécaniques de la Belalp, on rejoint le bisse de Nessjeri au bout de deux kilomètres environ. Construit au XVe siècle, il culmine à plus de 2000 mètres d’altitude et il est encore souvent alimenté en eau aujourd’hui. Tandis que l’eau du bisse clapote par endroits et disparaît en gargouillant en d’autres lieux, la vallée s’ouvre un peu plus à chaque pas. La vue s’étend du col de la Furka au Cervin et du Monte Leone au Geisshorn. Après une heure et demie environ, le chemin de randonnée de montagne bifurque à droite et traverse le bisse pour monter de manière plus abrupte vers le Foggenhorn. Par des virages serrés, le chemin, agréable et bien aménagé, mène au sommet sur une bonne pente. Ici, le cœur bat plus fort. Est-ce dû à l’ascension ou à la vue? Après une brève descente, une autre petite montée se présente le long du Bälgrat, puis la descente vers la Belalp devient plus raide. Avec un peu de chance, on l’effectuera en compagnie de l’animal héraldique de la Belalp, la chèvre à col noir.
Bain de quiétude au-dessus de St-Ursanne N° 2344
St-Ursanne, gare • JU

Bain de quiétude au-dessus de St-Ursanne

St-Ursanne, petite cité médiévale sur les rives du Doubs, dans le canton du Jura, séduit par sa vieille ville bien conservée et son emplacement paisible entre rivière et falaises. Cette façade idyllique cache toutefois un chapitre sombre: comme bien d’autres endroits en Europe, cette vallée reculée du Jura a connu d’impitoyables chasses aux sorcières aux XVIe et XVIIe siècles. Peu après le départ de la gare, en direction de l’ouest, le chemin de randonnée bifurque à droite et monte sur un sentier boisé parsemé de sculptures. L’air est frais, les oiseaux gazouillent et les papillons virevoltent. S’ensuit une raide ascension jusqu’à la ferme d’Outremont, dont le magasin permet de s’approvisionner en spécialités. Une nouvelle montée mène à la butte qui surplombe Outremont. Sur une crête, le chemin traverse une forêt clairsemée et idyllique en direction du nord-est. A gauche, la vue porte sur l’Ajoie verdoyante, la France voisine et les Vosges. A droite, un panorama fantastique se déploie sur le Clos du Doubs, le Chasseral et les Alpes bernoises. Le chemin de randonnée bifurque ensuite à angle droit et descend à travers un pâturage jurassien jusqu’à la ferme de Montgremay. La bifurcation est balisée, mais le tracé est difficile à voir. Aux Malettes, le chemin longe brièvement la route du col, ce qui exige de la prudence en raison de la circulation. Un peu plus tard, à La Caquerelle, il est conseillé de faire une halte au restaurant avant de descendre doucement la colline à travers prairies et pâturages. De retour dans la vallée, l’itinéraire débouche soudainement en face de l’entrée d’autoroute de St-Ursanne. Après ce court tronçon bruyant, la randonnée offre encore quelques atouts: l’imposant viaduc ferroviaire de Combe Maran, le charmant paysage fluvial et la vieille ville située un peu plus en aval.