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Entre village abbatial et Titlis N° 1388
Engelberg — Gerschni • OW

Entre village abbatial et Titlis

Engelberg a beaucoup à offrir aux sportifs en hiver. Sur cette randonnée menant du village à Untertrübsee, on rencontre des fondeurs, des sauteurs à ski, des snowboarders, des skieurs et des randonneurs en raquettes. L’itinéraire est donc tout sauf paisible. Il n’est pas fait non plus pour les inconditionnels du soleil, du moins en décembre et en janvier, car cette partie de la vallée est alors majoritairement à l’ombre. La randonnée débute à la gare et mène, par une belle allée longeant le centre de sport, au pont de Bänklialpbrücke. C’est ici que commence l’ascension à travers la forêt. En dépassant l’hôtel-restaurant Bänklialp, on commence par monter doucement sur la route damée. Peu avant le quatrième virage, un embranchement mène au tremplin de saut à ski. Et même s’il n’y a pas de compétition à ce moment-là, un petit détour par l’installation s’impose. Bientôt, on atteint la fin de la route et l’on poursuit par un sentier étroit et un peu plus raide. Après l’orée de la forêt, le terrain s’aplanit et l’on gagne le domaine skiable de Gerschnialp où skieurs, fondeurs et randonneurs d’hiver se partagent les pistes peu pentues. Au «Laub», le versant imposant et raide derrière lequel apparaît le Titlis, les freeriders tracent leur route dans la neige, donnant naissance à une immense toile abstraite. Après avoir repris des forces au café Ritz, on continue en direction d’Untertrübsee. Le sentier de randonnée d’hiver y est parallèle aux pistes de ski de fond et de raquette, et il faut rester très attentif à la signalisation. Après Schlegi, l’itinéraire grimpe une dernière fois jusqu’au restaurant de montagne Untertrübsee. On redescend jusqu’à Schlegi par le même chemin et, de là, jusqu’à la station de Gerschnialp. Le funiculaire ramène finalement les marcheurs au village.
Route fermée dans la vallée d’Urseren N° 1395
Realp • UR

Route fermée dans la vallée d’Urseren

Les randonneurs n’apprécient guère les routes des cols, même lorsqu’un sentier voisin permet d’éviter l’asphalte. Ceux qui, par un beau dimanche d’été, aimeraient profiter du calme de la montagne au Grimsel ou au Nufenen n’ont droit qu’à l’insupportable grondement continu des moteurs. Sur les sept premiers kilomètres de la route du col entre la vallée d’Urseren et la Furka, les marcheurs amateurs de silence seront ravis, tout au moins en hiver, puisque le trajet est fermé aux voitures et aux motos, mais pas aux randonneurs ou aux lugeurs. La randonnée commence près de l’église de Realp. Il suffit de longer la route du village jusqu’au grand parking situé à son extrémité. Un panneau interdit aux voitures de poursuivre leur route. Aucun problème, par contre, si l’on est à pied, à moins que le trajet ne soit exceptionnellement fermé en cas de danger d’avalanche. Depuis là, la marche se fait carrément sur la route du col, certes sur une pente, mais qui reste paisible et constante. Le tracé damé est exceptionnellement large pour un chemin de randonnée d’hiver. Quant à la vue sur le fond de la vallée d’Urseren, elle est elle aussi des plus généreuses. La route du col s’élève en plusieurs contours. Dans le dernier tournant, on voit l’alpage de Galenstock. La dénivellation, sur le dernier kilomètre et demi, est très faible, et c’est à plat, ou presque, que l’on rejoint la vallée de la toute jeune Furkareuss. Le point le plus élevé de la randonnée se situe dans le hameau de Tiefenbach, composé d’un hôtel de montagne, d’une jolie chapelle et de quelques chalets. Le retour dans la vallée s’effectue par le même itinéraire, mais pas forcément à pied. Ceux qui veulent goûter aux plaisirs de la luge peuvent en louer une à l’hôtel et se laisser glisser vers la vallée.
Dans l’ouest sauvage de Lucerne N° 1192
Gfellen — Flühli LU • LU

Dans l’ouest sauvage de Lucerne

Le car postal qui relie Entlebuch à Gfellen passe par Finsterwald. À une certaine époque, on a recherché du pétrole, ici. Et trouvé du gaz naturel, que l’on a extrait en petites quantités entre 1985 et 1994. Aujourd’hui, le rêve d’une nation pétrolière est enterré à quelque 5000 m de profondeur et le car postal passe au coeur de la biosphère de l’Unesco et du parc naturel d’Entlebuch. Au départ, le chemin qui part de Gfellen monte légèrement jusqu’à Oberbrüedermättli puis rejoint, en descendant à peine, la route principale. Ce petit détour en vaut la peine, car ce n’est pas une bonne idée de marcher le long de la route, très fréquentée durant les beaux jours par des voitures et des motos qui se dirigent vers le col du Glaubenberg. Il n’est pas possible d’éviter complètement la route, mais une fois quittée, elle laisse bel et bien place à la nature. En contemplant les vastes paysages alpins et marécageux, on n’a pas de mal à comprendre que le parc naturel a été surnommé «l’ouest sauvage de Lucerne». Le chemin de randonnée monte tranquillement à travers la vallée parcourue par la Grosse Entle, jusqu’à ce que l’on se retrouve sur le Wasserfallenegg. Le col, situé presque exactement à mi-chemin, est le point culminant de cette randonnée. On descend dans la vallée du Grönbach, devant un panorama qui s’étend jusqu’aux Alpes bernoises, et la randonnée se poursuit d’alpage en alpage jusqu’au restaurant d’alpage de Stäldeli. Il est possible de rallonger en allant admirer les chutes d’eau de la rivière Seebenbach dans les gorges du Chessiloch. Ce spectacle demandera dix petites minutes de marche supplémentaires. À Flühli, entre restaurant, boulangerie et épicerie du village, on espèrerait presque que le prochain car postal se fasse attendre davantage.
Surplomber l’Entlebuch N° 1342
Marbachegg — Sörenberg, Hirsegg • LU

Surplomber l’Entlebuch

En automne, lorsque les ombres s’étendent sur la montagne et que les paysans ont rejoint la plaine avec bétail et fromages, le calme ne règne pas pour autant en altitude, car c’est la saison de la cueillette des baies et des champignons qui commence. Les forêts situées sous la Marbachegg sont alors très fréquentées. Cette randonnée délaisse quant à elle les fruits automnaux et mène vers les hauts lieux de la réserve de biosphère de l’Entlebuch: le paysage karstique de la Schratteflue et la vue incomparable qu’elle offre au loin sur les montagnes. La randonnée commence sur la Marbachegg. Elle passe près de pâturages et du hameau de Kadhus, puis rejoint l’Alp Imbrig au pied de la Schratteflue. L’été, la buvette de l’alpage est ouverte et l’on y vend du fromage. Le chemin se transforme en sentier de montagne. Il s’élève en pente raide sur le flanc ouest de la Schratteflue, la Schafflue, puis, en contrebas du Hängst, passe à l’est de la Schratteflue. C’est le moment de rejoindre le sommet. Depuis le Hängst, le chemin descend vers Heideloch. Le paysage calcaire qu’il faut traverser lors de la descente vers l’Alp Silwängen est impressionnant. Attention aux faux pas! La route qui mène à l’Alp Schlund est plus large. D’ici, un sentier traverse des marais, toujours vers le nord-ouest, par Stächelegg. Encore plus bas, les marais cèdent la place aux alpages et, une demi-heure plus tard, les marcheurs rejoignent la halte de bus «Sörenberg, Hirsegg».
De Chlisterli au Ranft N° 1194
Stöckalp — St. Niklausen OW, Alpenblick • OW

De Chlisterli au Ranft

Frère Nicolas, ou Nicolas de Flue (1417-1487), était un paysan de montagne, soldat, homme politique, ermite, ascète et mystique suisse. Quand le dernier de ses dix enfants atteignit l’âge de 20 ans et fut en mesure de reprendre l’exploitation agricole, Nicolas de Flue quitta sa famille avec le consentement de sa femme Dorothée et partit en pèlerinage à destination du Rhin supérieur. En chemin, il eut une vision. Il fit alors demi-tour et décida d’élire domicile au fond d’un ravin, le Ranft, pour y vivre en ermite. Jusqu’à sa mort, il se consacra intensément à la prière et eut d’autres visions. Il resta toujours en contact avec le monde profane, prodiguant des conseils sur des questions politiques. La randonnée sur les traces de Frère Nicolas débute près de la station inférieure de la télécabine de Stöckalp et fait un crochet par l’alpage de Chlisterli. De là, le panorama sur les montagnes d’Obwald est à couper le souffle et la tentation est grande de s’attarder. Mais le chemin est encore long. Le prochain tronçon longe la rivière Melchaa jusqu’à Mur. La place de pique-nique dotée d’une aire pour barbecue offre en outre des possibilités de baignade. On continue ensuite sur l’ancien chemin de la vallée de Melchtal jusqu’à Flüeli, où se trouvent la maison de naissance de Frère Nicolas et celle où il a vécu. De là, il faut grimper jusqu’au Ranft. Il est conseillé de prévoir suffisamment de temps sur place, car l’ermitage et l’église sont des lieux intéressants et enrichissants pour tout un chacun, que ce soit d’un point de vue spirituel ou historique. En haut des gorges, la randonnée se poursuit sur le sentier remis en état en 2016 et le pont détruit par les inondations de 2005. Ce projet a pu être mené à bien grâce au large soutien des communes voisines de Sachseln et Kerns et des organisations intéressées, ainsi qu’au soutien financier complémentaire octroyé par le fonds de projets Chemins de randonnée pédestre de l’organisation faîtière Suisse Rando et de l’Association des Amis du Chemin de Saint-Jacques.
Du Bleikechopf au Chessiloch N° 1376
Sörenberg — Flühli LU • LU

Du Bleikechopf au Chessiloch

Un bruit dans les buissons. Entend-on coqueliner ou glousser? Un panneau nous informe que le tétras-lyre roucoule. Hélas, il est invisible. Cet oiseau au plumage d’un noir bleuté, au lobe rouge au-dessus des yeux, dresse ses plumes blanches, bat des ailes, danse et fait de petits sauts lors de la parade nuptiale. Même si on ne le voit pas, la zone marécageuse située entre le Dählebode et le Bleikechopf reste riche en sons, images et odeurs. Entre les pins, le bois mort forme des sculptures grises, le chant des oiseaux résonne dans le silence et des senteurs de terre humide et de résineux parviennent à nos narines. De Sörenberg, nous sommes montés sur la crête en admirant la vue grandiose sur le Rothorn de Brienz et la Schrattenflue. Vers l’est, toute la chaîne des Alpes autour du Titlis se dévoile. Au bout de la zone marécageuse, une sorte de terrasse panoramique, où sont installés une table et des bancs, se prête à merveille au pique-nique. Vient ensuite la descente dans la vallée reculée: après avoir traversé le Rotbach au lieu-dit Gitziloch, nous suivons ses affluents vers le Chessiloch. Même s’il faut marcher dix minutes dans chaque sens, le détour en vaut largement la peine. L’eau se précipite dans l’étroite vallée depuis des hauteurs toujours plus importantes. Au fond de la vallée, voici le «Chessi», où l’eau a rongé la roche sur un demi-cercle de 60 mètres environ. Des gouttelettes de la cascade nous aspergent tandis que nous l’admirons depuis le pont suspendu. Pour terminer, une autre expérience aquatique nous attend, celle du site de cure Kneipp de l’étang de Schwandalp. Quel bonheur de se déchausser et de marcher pieds nus sur des copeaux de bois, des pierres et même des morceaux de verre. Au milieu du parcours, l’eau de l’étang aux reflets turquoise est parfaitement claire. Les 5 francs de l’entrée se justifient pleinement.
Les virages du Piz Tagliola N° 1335
Oberalppass — Andermatt • UR

Les virages du Piz Tagliola

L’unique phare des Alpes culmine à 2046 m d’altitude, au col de l’Oberalp. L’original se trouvait autrefois à l’embouchure du Rhin, près de Rotterdam, à plus de 1300 km de là. Aujourd’hui, il signale l’endroit où le fleuve prend sa source, à côté de celles du Rhône, de la Reuss et du Tessin, qui partent dans diverses directions. Le sens du cours de l’eau se décide quelques mètres plus haut, au Piz Tagliola. On y trouve le Chemin des quatre sources, qui longe les sources en cinq étapes, de refuge en refuge. Si l’on ne veut pas tout faire, on rejoint Andermatt, dans la vallée d’Unteralp, depuis le col de l’Oberalp en passant par le refuge de Maighels et le Piz Tagliola. Le chemin mène au phare, puis il descend sur quelques centaines de mètres. A la première intersection, on prend le chemin, bien signalisé, du refuge Maighels. En dessous du refuge, un panneau indique la direction du Piz Tagliola. On marche sur quelques mètres sans chemin. On peut tomber, même en été, sur des champs de neige ancienne qu’il vaut mieux contourner. Au Piz Tagliola, les moutons accueillent bruyamment les marcheurs. Et ça devient très raide! L’armée a autrefois aménagé un sentier muletier ici, qui rend praticables les 500 mètres de dénivelé entre le Piz Tagliola et la vallée d’Unteralp, grâce à 44 virages en épingle sur un espace réduit. Pour finir, le chemin suit l’Unteralpreuss jusqu’à Andermatt en alternant route naturelle et revêtement dur. A noter que la seconde partie de la randonnée, qui va du Piz Tagliola à Andermatt, dans la vallée, est très difficile.
Sentiers solitaires vers Uri N° 1332
Val Russein, Alp Cavrein Sut — Tal (Bristen) • GR

Sentiers solitaires vers Uri

Il n’est pas toujours aisé de comprendre les dialectes montagnards. Que diable veut dire un Uranais par «Dr Feen, wo nit ghiraatet hett», et pourquoi cherche-t-il son «Fazenetli»? Les patois créent l’identité. Felix Aschwanden, dialectologue, a réuni plus de 50 000 mots de patois uranais dans un ouvrage pesant plus de 1 kilo. Pas question donc de l’emporter dans son sac à dos! L’«Urner Mundartwörterbuch» est à la fois une aide à la traduction et une histoire sociale courant sur plusieurs générations. Le chemin qui mène aux habitants de la vallée de Maderan, lesquels semblent parler quelque secret idiome, débute à Disentis en passant par Fuorcla da Cavardiras. Un joli dénivelé. Pour l’éviter partiellement, on peut prendre le TaxiAlpin qui mène jusqu’à l’alpage Cavrein Sut. L’itinéraire se poursuit en montant à l’alpage Cavrein Sura. Ici, les marcheurs empruntent la vallée de gauche, le val Cavardiras. Un passage escarpé les mène d’abord à l’alpage du même nom, puis à la Capanna da Cavardiras. Le deuxième jour est consacré à la descente, tout d’abord jusqu’au glacier Brunnifirn, puis à la cabane de Hinterbalm, en passant par l’alpage Brunni. On atteint la vallée de Maderan à la hauteur de Blindensee. D’ici, on marche vers l’aval jusqu’à l’arrêt d’autobus situé près de la station inférieure du téléphérique Golzern. Au fait: le «Feen» est un fœhn encore jeune qui souffle avec véhémence et impétuosité. Quant au mot «Fazenetli», il a été emprunté par les Uranais à l’italien «fazzoletto» – qui signifie le mouchoir – au moment de la construction du premier tunnel ferroviaire, quand de nombreux saisonniers italiens ont séjourné à Uri.
Souvenirs d’Isenthal N° 1333
Ristis — Isenthal, Seilbahn St. Jakob • OW

Souvenirs d’Isenthal

La vallée d’Isenthal est la vallée la plus au nord du canton d’Uri. Elle est un peu à l’écart, isolée, perchée au-dessus du lac des Quatre-Cantons. Jusqu’en 1951, la liaison avec le reste du canton d’Uri se faisait uniquement par bateau et c’est peut-être cette longue solitude qui lie les gens d’ici entre eux. Car les habitants d’Isenthal sont restés fiers de leur village et de leur vallée. Mais comment vivaient-ils près de 100 ans plus tôt? Des photos ont été publiées sur le site Internet de la commission culturelle d’Isenthal et montrent les habitudes de travail et de loisirs des habitants, ainsi que les fêtes qu’ils organisaient. Ces photos dressent un portrait social impressionnant de ces 100 dernières années et forment à elles seules une étude de la vie des individus et des familles. La randonnée d’Isenthal commence sur le Ristis, au terminus du téléphérique de Brunni. De là, on accède à un chemin de montagne blanc-rouge-blanc qui mène au refuge Rugghubelhütte, puis au Rot Grätli, le point culminant de la randonnée, qui est aussi le point de passage dans le canton d’Uri. On passe devant le petit glacier Schöntaler Firn, puis on traverse l’Unter Engelberger Egg et la vallée de Schöntal, balisés blanc-bleu-blanc, jusqu’à Grossalp. On aperçoit l’Uri Rotstock, la plus haute montagne alentour, avec son chapeau de roche rouge. Et l’on ressent toute l’étendue et la générosité de la vallée d’Isenthal. Au bout de la grande vallée, on arrive à la station inférieure du téléphérique de St. Jakob.
La nature à l’état pur N° 1334
Meien, Gorezmettlen • UR

La nature à l’état pur

Le Meiental est une vallée aride et belle. Il n’y a plus beaucoup d’habitants dans ses quelques hameaux épars, mais ils apprécient le calme et la nature intacte. Ils acceptent aussi qu’en hiver, des avalanches les coupent du monde durant plusieurs semaines. En été, un circuit passant par la cabane Sewen constitue une excursion familiale idéale. L’ascension coûte quelques efforts aux parents et enfants, mais elle est tout à fait faisable en prévoyant assez de temps. On peut se détendre en cueillant des myrtilles au début de la montée. Le chemin raide monte longtemps à travers la forêt. Les sapins se font plus rares à la hauteur de Sellflue, tout comme les myrtilliers un peu plus loin. Une flèche non officielle pointe peu après à droite vers le lac, mais il s’agit d’un sentier non entretenu. On peut aussi continuer de monter et tourner plus loin au panneau jaune en direction du lac. Un tour en barque est une alternative bienvenue pour tout randonneur qui n’ose pas entrer dans l’eau glacée. La cabane, où l’on peut se restaurer ou passer la nuit, ne se trouve plus très loin. Il ne faut pas passer à côté de la tyrolienne, même si elle peut être intimidante pour les enfants. La descente, plus raide que l’ascension, commence directement devant la cabane. Elle ne pose généralement pas problème aux enfants, mais les adultes qui ne sont pas à l’aise peuvent choisir un autre chemin vers le village de Meien pour leur famille. Dans tous les cas, il convient de prévoir suffisamment de temps, le car postal ne circulant pas souvent dans la vallée.
Caméra fictive au poing N° 1315
Parkplatz, Pt. 1374 — Pragelpass • SZ

Caméra fictive au poing

Quels sont les points communs entre science-fiction et randonnée? RANDONNER.CH a consulté Simon Spiegel, spécialiste du cinéma et chercheur dans le domaine de la science-fiction à l’Université de Zurich. Projet fictif: un film de randonnée et de science-fiction. Région de tournage de ce film virtuel: la forêt de Bödmeren et la Silberen, des paysages de la vallée du Muotatal figurant à l’Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d’importance nationale (IFP). La randonnée mène sur les différents lieux de tournage, de l’alpage de Mittenwald à la forêt de Bödmeren et au pied du Roggenstöckli. De là, on poursuit par l’alpage de Bödmeren jusqu’au Torstöckli avant de gravir le vallon du Gross Mälchtal jusqu’au Schwarz Nossen. Nous voici déjà sur les champs de karst de la Silberen. A partir d’Oberist Twärenen, suivre scrupuleusement la signalisation. Le terrain est marqué par de nombreuses failles, il faut rester sur le chemin balisé. Depuis le sommet plat de la Silberen, l’itinéraire descend vers l’alpage de Butzen, puis passe par Ruch Tritt avant de franchir le col du Pragel. La réponse de l’expert à notre question est étonnante: le cinéma et la randonnée ont bien plus en commun que ce qu’on s’imaginerait. Pour un décor de science-fiction, le film devrait toutefois faire appel à plusieurs effets spéciaux dans le domaine du son et des couleurs.
En route avec les pèlerins N° 1319
Treib — Flüeli-Ranft • UR

En route avec les pèlerins

250 000 personnes accomplissent chaque an le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, parcourant des milliers de kilomètres à travers l’Europe à pied. Le Ranft de Frère Nicolas, à Flüeli au-dessus de Sachseln, se trouve sur leur chemin. Le saint y a passé les 20 dernières années de sa vie, recevant des hommes d’Etat de la moitié de l’Europe venant lui demander conseil. 100 000 personnes viennent le visiter chaque année. Bon nombre d’entre elles arrivent à pied par le «Bruder-Klausen-Weg», comme les pèlerins de Saint-Jacques. Cette randonnée se fait par la Via Jacobi de Treib à Beckenriend, puis à Stans, où les deux chemins de pèlerinage se rencontrent pour mener au Ranft. On atteint Treib en bateau depuis Brunnen. On emprunte l’itinéraire n° 2 en direction de Beckenried, avec un petit bain rafraîchissant à Rütenen entre les deux. On arrive à Stans, où le Bruder-Klausen-Weg débute, en passant par Buochs, Ennerberg et Waltersberg. Le chemin gravit la Knirigasse, et mène tout droit à St. Jakob par Meierskählen, Hubel et Murmatt, puis à la chapelle Maichäppeli, sur les hauteurs de Kerns. A partir de là, on suivra l’itinéraire n° 4, la Via Jacobi. Peu avant le Ranft, le chemin monte en direction de l’église St. Niklausen, puis redescend vers la chapelle Müsli. De là, les marcheurs rejoignent la rivière Melchaa, où un pont les emmène vers le Ranft. De nombreuses églises, chapelles et oratoires bordent le chemin. Une buvette, la Pilgerstübli, invite à faire halte, et des chambres pour les pèlerins offrent un toit pour la nuit.
Une variante du «Schwyzer Höhenweg» N° 1272
Rotenflue — Mostelberg • SZ

Une variante du «Schwyzer Höhenweg»

C’est au début de l’itinéraire, à la station supérieure de la nouvelle télécabine de Rotenflue, que l’on prendra la plus belle photo de la fière pyramide du Grand Mythen. Cette randonnée tout sauf monotone nous mène à travers prairies et forêt sur de jolies routes alpestres et d’étroits sentiers et passe près d’auberges accueillantes. Par exemple la buvette Zwüschet Mythen, qui sert des produits de l’alpage. Un détour de 15 minutes par le point de vue homonyme permet d’admirer une vue splendide sur le fond de la vallée de Schwyz et jusqu’au Pilate. On peut souvent observer ici des chamois et d’autres animaux. Peu après la Haggenegg, on peut opter pour la variante décrite ici, qui quitte le «Schwyzer Höhenweg», en suivant le panneau «Hochstuckli». Le chemin de montagne traverse des alpages derrière le Hochstuckli jusqu’à la Banegg et, d’ici, rejoint le but en descendant par le Lungenstutz à travers la forêt. Attention, si le terrain est mouillé, on empruntera le sentier panoramique depuis la Haggenegg pour rejoindre Mostelberg en passant par Mostelegg. La région du Hochstuckli est en effet une zone marécageuse et Mostel signifie «Moostal», vallée des marais. Au Mostelberg, tandis que leurs parents se reposent sur la terrasse ensoleillée, les petits marcheurs découvriront de superbes possibilités de jeux. Lors de la descente vers Sattel, on peut admirer une dernière fois le panorama tandis que la télécabine tourne lentement sur son axe.
Les ponts de la Via Gottardo N° 1310
Erstfeld — Göschenen • UR

Les ponts de la Via Gottardo

Les parties uranaises de la Via Gottardo montrent, en clair-obscur, le trafic de transit au col du Gothard. De longs tronçons de chemin longent la voie de chemin de fer, l’autoroute et la route cantonale. Mais il y a aussi de nombreux bouts qui ont pour théâtre un beau paysage naturel. Les plaines sont rares et précieuses au pays d’Uri. Seule la vallée entre Flüelen et Erstfeld offre de longues portions plates. Tout autour, on monte et on descend, parfois sur un terrain très raide. Plus la vallée se rétrécit, plus les parties animées se font présentes: agglomérations, routes et voies de chemin de fer surgissent et encerclent le randonneur de toutes parts. Il reste alors peu de place pour les chemins de randonnée. Ainsi, la Via Gottardo se rapproche par moments très près de l’autoroute A2 entre Amsteg et Gurtnellen; on voit, on entend et on sent parfois aussi le trafic. Les parties peu esthétiques ne sont cependant pas une raison de renoncer à la randonnée qui va d’Erstfeld à Göschenen. On traverse aussi des prairies fleuries et des forêts de montagne tranquilles sur des chemins vicinaux. De jolis passages accompagnent le chemin des rives de la jeune Reuss, qui gronde et qui bouillonne entre les rochers à cet endroit. On découvre aussi des choses très intéressantes le long du chemin, par exemple la magnifique paroisse de St-Albin, à Silenen, ou les ruines de Zwing Uri non loin de là. Il y a aussi le sentier didactique du chemin de fer «Sentier Gottardo», qui suit la même direction que la Via Gottardo. Le chemin thématique permet de découvrir la technique de construction et l’histoire du chemin du fer du Gothard.
Paysage enneigé idyllique N° 1123
Ruogig — Biel • UR

Paysage enneigé idyllique

La vue qui se déploie devant nous lorsque notre télécabine émerge de la purée de pois à Bürglen est tout bonnement époustouflante: on n’est pas encore remis de l’irruption de ce bleu profond et de cette éblouissante lumière qu’un océan de sommets s’étend à perte de vue en direction des Alpes uranaises et du col du Klausen. La tranquille randonnée d’hiver qui traverse la vallée du Schächental entre Ruogig et Bienne se distingue par le panorama grandiose qu’elle offre sur les montagnes. De la terrasse ensoleillée du Biel partent différentes randonnées d’hiver préparées et notamment celle qui relie la station supérieure du téléphérique de Brügg-Eierschwand-Ruogig et celle du téléphérique Biel-Kinzig AG. La télécabine nous amène en quelques minutes de Brügg, qui se trouve dans la commune de Bürglen, à Ruogig, juché à 1730 m d’altitude. La randonnée dure environ une heure et traverse un paysage hivernal vallonné splendide, passant devant des chalets d’alpage pittoresques faits de bardeaux et de petits groupes de sapins. De nombreux bancs invitent à s’arrêter quelques instants le long du chemin. Celui-ci est préparé et praticable avec de simples chaussures de randonnée. Il est plat sur de longues distances. Ce n’est qu’à la fin, lorsqu’on arrive à la cabane-restaurant Edelweiss, qu’il descend légèrement, sur 100 m environ, jusqu’à la station supérieure de Biel-Kinzig, juchée à 1630 m d’altitude. On y découvre l’auberge de montagne Biel et sa terrasse ensoleillée. C’est le lieu idéal pour étancher sa soif après la promenade, tout en continuant de profiter du panorama et de faire le plein de soleil, avant de reprendre la télécabine qui nous ramènera dans le brouillard.
Randonnée d’automne sur le Muetegg N° 1146
Äussere Altmatt — Unterägeri • SZ

Randonnée d’automne sur le Muetegg

Le randonneur atteint Dritte Altmatt au bord du haut marais de Rothenthurm en bus ou en train. Le chemin de randonnée mène directement au-dessus de la splendide tourbière, rendue célèbre dans toute la Suisse en 1987 lorsqu’une initiative pour la protection de la nature a empêché la réalisation de la place d’armes prévue par l’armée sur ce site. Après Bibersteg, le chemin monte vers le Schönenboden. Après un dernier coup d'oeuil sur la tourbière et le point de départ de la randonnée, le marcheur poursuit sa route à travers la forêt en direction de Saint-Jost. La chapelle et le petit bistrot ouvert le week-end invitent à s’attarder. La marche se poursuit agréablement jusqu’au col du Raten. La vue dégagée sur les Alpes et les environs est somptueuse. Nombreux sont les excursionnistes profitant de cette magnifique région pour se promener, par exemple jusqu’au Gottschalkenberg, que l’on peut atteindre en une demi-heure environ. Les randonneurs poursuivent sur le chemin panoramique de la vallée d’Ägeri en direction d’Abschwändi. Ici, il faut d’abord gravir une montée raide, puis le chemin conduisant au Muetegg redevient plat. La désignation de «chemin panoramique» ne semble pas tout à fait adaptée, car même à la fin de l’automne, la forêt ne permet d’admirer le paysage unique que de manière occasionnelle. En revanche, les couleurs de la forêt révélées par les rayons du soleil sont magnifiques. À la sortie de la forêt, après le col de Mangelhöhe, la vue sur le Rigi et le mont Pilate est superbe. Le chemin redescend ensuite jusqu’à la cabane Wanderhütte Grümel où un dernier arrêt s’impose. Plus bas, on arrive ensuite à la ferme Hintertann et, en suivant la route goudronnée, on atteint finalement Hinterschneit. Ici, le randonneur peut marcher directement jusqu’à Oberägeri, ou alors prendre le chemin à droite et gravir la brève montée pour atteindre Unterägeri en passant par Hinterwiden. De là, il prendra le bus Oberägeri - Sattel pour revenir à Rothenthurm ou celui en direction de Zoug.
Sommet aérien, arêtes saillantes et ciel infini N° 1138
Innerthal — Innerthal, Post • SZ

Sommet aérien, arêtes saillantes et ciel infini

Des chemins escarpés et des arêtes étroites mènent au sommet du Zindlenspitz. Les randonneurs qui n’ont pas le vertige et ont le pied sûr peuvent jouir ici d’une atmosphère alpine avec une vaste vue et un ciel infini. Si l’on choisit d’arriver en car postal, il faut commencer l’itinéraire à pied dès Innerthal. Il faut admettre que ce n’est pas optimal, car il faut parcourir près de trois kilomètres sur un chemin goudronné avant de pouvoir obliquer sur le chemin de randonnée. Si l’on vient en voiture, on peut rouler jusqu’à Vorderbruch. Après le virage en épingle par-dessus le Ziggenbach, il y a un parking (au pt. 923); le chemin de randonnée commence juste en face. Un sentier parfois pierreux monte sur l’alpe Zindlen. Une fière aiguille rocheuse se dresse dans le ciel et c’est là-haut qu’il faudrait grimper? Le randonneur à qui cela donne soif est à sa place sur l’alpe Zindlen. Derrière une petite porte avec l’inscription «Selbstbedienung» (libre-service) se trouvent des boissons et une tirelire. Les promeneurs y trouveront aussi un panneau indicateur qui pointe clairement dans la direction du Zindlenspitz. Et on continue à monter le long des virages escarpés. Il faut même grimper quelques mètres dans les rochers et le sommet est plutôt aérien. Mais quelle récompense d’arriver là-haut! Le sentiment grandiose de se tenir au-dessus de l’univers quotidien, la vue sur la moitié de l’Arc alpin et, en cette période automnale, la lumière douce et le calme. Le randonneur qui n’a pas encore atteint ses limites peut redescendre par l’itinéraire balisé blanc-bleu-blanc, qui commence à peu près en dessous du sommet et mène sur le côté nord du Zindlenspitz. Une première partie le long de l’arête est assez exposée et équipée de quelques chaînes. La randonnée se poursuit sur une pente raide qui descend vers Hohfläschenmatt. On profitera de se détendre dans la dernière descente avec une pause à la petite auberge Hohfläsch-Hütte. Peu après, le chemin se sépare pour soit retourner à Innerthal, soit continuer vers Vorderbruch en passant par Aberliboden.
Randonnée spectaculaire 2 N° 1256
Giswil • OW

Randonnée spectaculaire 2

En hiver, des formations de glace féériques apparaissent parfois sur les parois escarpées. La vallée de la Kleine Melchaa, derrière Giswil en Obwald, réunit toutes les conditions pour que ce spectacle soit possible: Il y fait assez froid, les rayons du soleil ne percent pas et l’eau de fonte ruisselle. Même durant les hivers plus doux, d’innombrables stalactites se forment sur les roches parfois verticales. Lorsqu’il fait très froid, le tout devient compact et semble glisser dans les profondeurs telles des cascades gelées. La partie inférieure de la gorge est si étroite qu’aucun chemin n’y passe au bord de l’eau. On doit donc faire un petit détour vers Zollhaus si l’on vient de Giswil. De là, une route forestière mène à la gorge. Plus haut, la vallée est toute aussi étroite et l’on a dû faire sauter la roche pour créer un tracé. Le chemin de randonnée n’est pas balisé en hiver. Sa largeur permet cependant de bien avancer. Et on peut toujours emporter une paire de raquettes en cas de doute. Lors du dégel, mieux vaut éviter la gorge. Des stalactites se détachent subitement, entraînant pierres ou blocs de pierre dans leur chute. Le long du chemin, des panneaux renseignent sur les lieux-dits, qui tirent leur nom de la sylviculture d’autrefois ou décrivent les passages les plus impressionnants. Ainsi, on découvre le refuge de Cholplatz, ou «place du charbon», à l’endroit où se trouvait autrefois une charbonnière, et le Bettlernest, ou «nid des mendiants», où les troncs d’arbres acheminés sur la rivière se retrouvaient coincés. Plus loin, il y a le Dom, une paroi rocheuse imposante sur laquelle se forment d’énormes cascades de stalactites. Un peu plus haut, les formations de glace sur le Böse Stieg et le Loch-Chäller ne sont pas moins impressionnantes.
Fraîcheur estivale et lieux de pouvoir N° 1137
Stockhütte — Niederrickenbach • NW

Fraîcheur estivale et lieux de pouvoir

La cabane de Stockhütte est facilement accessible aux touristes montagnards. En sortant de la télécabine, on accède à une grande terrasse ensoleillée. Le divertissement est assuré: une place de jeu se trouve sur la gauche, on peut aussi louer des bikeboards pour descendre à Emmten et la mascotte Goldi, qui indique les offres régionales adaptées aux familles, salue les visiteurs à la lisière de la forêt. Dans cette forêt, on peut faire un safari de tir à l’arc où l’on chasse de faux cerfs qui paraissent presque vrais. On accède à l’alpage de Klewenalp par un chemin adapté aux poussettes et aux fauteuils roulants, qui offre de nombreuses possibilités de s’arrêter: l’auberge de montagne, le village de tipis et son bistro d’alpage, et même des places de pique-nique avec des tables, des bancs et la possibilité de faire un feu. La première place de pique-nique de ce type-là se trouve sur le sentier Twäregg. Après une ascension de 200 m à travers la forêt, on accède à un éperon rocheux saillant. De là-haut, on a une vue imprenable sur le Schwalmis: une paroi rocheuse imposante, escarpée, sauvage et magnifique, la nature à l’état pur. Sur la droite, on reconnaît le «Satteli» (arête) à l’horizon par lequel on passe une heure plus tard. On accède maintenant à l’arrière-pays, plus sauvage et authentique, des montagnes de Suisse centrale. Le chemin s’étend à plat jusqu’à la cabane de Brisenhütte du CAS, un point de départ pour des randonnées riches en aventures sur la crête ou pour l’itinéraire du Brisen. La descente raide se fait par un sentier étroit à travers les pâturages fleuris. On croirait sentir l’énergie que les mystiques modernes disaient avoir mesurée à cet endroit. Depuis l’iconoclasme survenu au XVIe siècle, Niederrickenbach est devenu un lieu de pèlerinage. Une communauté bénédictine de 15 soeurs vit dans le couvent Maria-Rickenbach.
Le lac des Quatre-Cantons à ses pieds N° 1178
Rigi Kulm — Rigi Scheidegg • SZ

Le lac des Quatre-Cantons à ses pieds

En le regardant d’en bas, on peut se demander pourquoi on appelait autrefois le Rigi et sa croupe rocheuse la «reine des montagnes» («mons regina», en latin), mais cela devient une évidence dès que l’on a rejoint le sommet, car la vue est tout simplement majestueuse. En bas, plusieurs lacs aux eaux scintillantes attirent le regard tandis que vers le sud, l’œil se pose sur les imposantes cimes des Alpes glaronnaises, bernoises et de Suisse centrale. Une envie de descente à grande vitesse pour commencer? De Rigi Kulm, on peut rejoindre Rigi Staffel à pied ou en luge, sur un parcours distinct. Il faut ensuite remonter un petit bout et passer par le quai central de la gare pour retrouver le chemin de randonnée d’hiver qui mène au point de vue de Rotstock, au bord de la piste de ski. D’ici, on descend sur une pente peu abrupte vers Rigi First en ayant constamment sous les yeux le panorama alpin. À partir de là, tant le type de chemin que le paysage se modifient. On traverse tout d’abord des versants ombragés et bien enneigés. Le chemin épouse le terrain en de larges contours, sans grand dénivelé. Au XIXe siècle, une ligne ferroviaire avait été construite ici, mais faute de rentabilité, son activité cessa vers 1930. Aujourd’hui, le parcours tient lieu de chemin de randonnée et de piste de ski de fond. Des curiosités comme un viaduc, un court tunnel ou un vieux wagon recyclé en maison de vacances rappellent le but originel du tracé. Des panneaux renseignent sur l’histoire de la ligne ferroviaire panoramique. Au niveau de Hinder Dosse, à la bifurcation des chemins, on peut choisir de monter directement vers Rigi Scheidegg ou de poursuivre sur l’ancienne ligne ferroviaire et rejoindre le but de l’excursion le temps d’une boucle qui offre de belles vues, mais prend plus de temps.
A la sortie du bureau 3 N° 1241
Einsiedeln • SZ

A la sortie du bureau 3

De prime abord, Einsiedeln ressemble à de nombreuses autres bourgades helvétiques d’environ 15 000 habitants: à la sortie du train, trônent un kiosque et, sur la modeste place de la gare, un ou deux bistrots d’aspect ordinaire. Plus loin, dans l’artère commerçante principale, le changement est néanmoins radical. Les vitrines des confiseurs, rutilantes, croulent sous les pâtisseries élaborées alors que les cartes des restaurants chics affichent des menus en plusieurs langues. Mais c’est encore plus loin, dans le grand virage, que le contraste entre Einsiedeln et une petite ville lambda est le plus saisissant. Au sommet d’une vaste place pavée, se dresse un édifice monumental autour duquel fourmillent les touristes. Il s’agit de la célèbre abbaye territoriale, qui abrite la non moins célèbre Vierge noire. Si elle est un lieu propice à la contemplation, l’imposante église n’en invite pas moins au mouvement. Sur le parvis, des panneaux rappellent aux pèlerins qu’Einsiedeln n’est qu’une étape sur le long chemin menant à Compostelle. Que les visiteurs dont l’ambition est seulement de se dégourdir les jambes durant une heure ou deux se rassurent, d’autres options s’offrent à eux. Débutant lui aussi à côté du complexe baroque, le «Panoramaweg Sihlsee» permet de découvrir la localité touristique côté face. S’élevant derrière l’abbaye à travers champs jusqu’au Vogelherd (974 m), le chemin a tôt fait de redescendre vers le Sihlsee et ses rives paisibles. Les promeneurs longent alors le lac avant de remonter vers Einsiedeln. L’itinéraire, agrémenté de neuf panneaux didactiques, offre de nombreux endroits propices aux haltes. Emporter une bouteille de vin dans le sac à dos peut s’avérer utile, notamment pour les amoureux…
Foins sauvages 1 N° 1246
Gitschen — Ober Axen • UR

Foins sauvages 1

Cette randonnée mène chez les paysans uranais et dans leurs foins sauvages. Elle montre ce que cela représente de gagner son pain à la sueur de son front et aussi qu’il faut de l’endurance physique, de même que du bon sens, pour récolter quelque argent. Elle commence sur l’alpe Gitschen, dans la vallée du Riemenstaldnertal, accessible par l’un des petits téléphériques d’Uri. Depuis la station d’altitude, on monte en direction du sud, vers l’alpe Spilau. Plus bas se trouve le lac de Spilau, qui nous invite à plonger dans son eau bleue, avant de nous diriger vers l’ouest jusqu’au col sans nom entre les sommets du Hagelstock et du Siwfass. Puis, le chemin quitte la vallée du côté de Riemenstalden. On a maintenant une vue panoramique sur les montagnes autour du lac des Quatre-Cantons. On descend tout droit jusqu’à l’alpe, plate et vaste, de Schön Chulm. Le chemin fait un virage serré à gauche, vers le sud, puis il descend jusqu’à Chalberweid et enfin Nätschegg. On passe devant les maisons d’Ober Hüttenboden avant de rejoindre la route d’alpage qui mène à Unter Hüttenboden. Le chemin rencontre ici le Wildheuerpfad (sentier des foins sauvages), qui commence à Eggbergen et passe sur le versant ouest du Rophaien. Au milieu du chemin, on tombe sur une cabane et sur un câble qui rappelle la tradition de fenaison manuelle: une faux, un râteau, un câble. On poursuit sa route sur l’escarpement rocheux Unter Ricki. La forêt de pins clairsemée juste avant l’alpe Franzen est d’une beauté hors du commun. Tout en haut, on voit briller la croix au sommet du Rophaien. On passe ensuite devant les maisons d’Ober Frimseli, puis le chemin suit la route jusqu’au restaurant de montagne et la station de téléphérique d’Ober Axen.
Foins sauvages 2 N° 1282
Grafenort — Engelberg • OW

Foins sauvages 2

Cette randonnée est dédiée aux paysans qui font les foins sauvages à Nidwald et à Engelberg. Contrairement au canton d’Uri, ici la fenaison sauvage ne bénéficie pas de subventions. C’est pourquoi les foins de rocher sont devenus rares (5% de ce qu’il y avait autrefois à Engelberg). Mais on trouve encore quelques taches carrées au-dessus des champs clôturés, comme sur l’alpe Lutersee, où mène cette randonnée, ou sur le Hahnen, symbole d’Engelberg. De la gare de Grafenort, on se dirige vers la vallée, jusqu’à la station de téléphérique de Mettlen. Une petite cabine, avec un changement à Rugisbalm, emmène à l’alpe Eggen. On aperçoit les foins de rocher sur les versants abrupts du Steinigberg. Un câble y est tiré pour les faire dévaler dans la vallée. Autrefois, ils s’étendaient du col de Storegg jusqu’au Grüeblenberg. Le chemin mène de l’alpe Eggen jusqu’au pied du Widderfeld Stock, puis à l’alpe Lutersee. Ici, il bifurque à droite pour monter sur l’alpe Bocki et ensuite sur le mont Bockigrat. Les amateurs de sommets trouveront ici une piste qui les mènera sur le Widderfeld. On retourne sur le Bockigrat et on se retrouve sur un ancien site de foins sauvages très pentu, qui nous mène à l’alpe Stafel. D’ici, le terrain devient moins raide jusqu’à l’alpe Halten. Enfin, on arrive au refuge Wanghütte, au plat. De l’autre côté de la route, un sentier descend à travers des prairies, la forêt et la belle et fraîche grotte Arniloch, but de notre randonnée. Le chemin passe devant les fermes d’Eggli et de Mattli et rejoint le fond de la vallée d’Engelberg. On fait une boucle en suivant la rive sud du lac Eugenisee jusqu’à la gare. Un raccourci longe d’abord la route principale, puis une route perpendiculaire et enfin le chemin de fer.
Circuit de randonnée avec vue panoramique N° 1098
Im Ruostel • SZ

Circuit de randonnée avec vue panoramique

Cette randonnée de montagne ravira les enfants qui aiment marcher, car ils rencontreront un lac et bon nombre d’animaux sur leur chemin. Ne passez pas à côté de l’alpe Eselalp (sans oublier d’annoncer votre venue au préalable!) Le circuit de randonnée commence à l’arrêt de bus Euthal, Ruostel, où se trouve également un parking. On choisit d’abord si l’on veut prendre la montée, raide, vers l’alpe Sattelalp (le nom officiel de l’Eselalp) ou si l’on préfère emprunter le chemin, moins raide, mais plus long, avant d’aller saluer les ânes et les chèvres col gris. Si l’on trouve la monté à travers les pâturages trop raide (attention, risque de chute si le temps est humide), on peut passer par la route. Prévoyez suffisamment de temps sur l’Eselalp, car les quelque 50 ânes sont très accueillants et très câlins. Attardez-vous devant la vue qui se déploie, d’un côté, sur le paysage montagneux de Schwytz et d’Uri, et, de l’autre, sur les lacs de Sihl, Greifensee et de Zurich. Mieux encore, offrez-vous une part de gâteau fait maison par le couple de gardiens. La variante «montée brève, mais raide» vous emmènera encore plus haut, sans grande difficulté. On tombe alors sur un chemin magnifique, tantôt plus étroit, tantôt plus large, mais moins raide qu’au départ, qui traverse les régions vallonnées entre le lac Wägitalersee et le lac de Sihl. Pour ceux qui en veulent encore, il est possible de prolonger la randonnée, par exemple en faisant un crochet jusqu’au lieu-dit Sattelegg ou en partant à l’assaut des hauteurs du Chli Aubrig (dans les deux cas, prévoir entre 1h30 et 2h de plus). Ou alors, on reste sur les flancs du Chli Aubrig jusqu’au lieu-dit Wildegg, avant de redescendre à Euthal. Le chemin le plus court jusqu’à la vallée passe par Bärlaui et Chrummflüeli, en traversant des pâturages verdoyants. On aura peut-être même le temps de faire un petit saut dans le lac bleu de Sihl.