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Côté nature et côté ville N° 2311
Russin — Genève • GE

Côté nature et côté ville

Cette randonnée permet de découvrir la région genevoise dans toute sa diversité: nature, transports, rivières, sentiers forestiers enchantés et, enfin, le joyeux tumulte de la ville. Mais une chose après l’autre. C’est à Russin que l’on emprunte le chemin de randonnée. Il quitte la gare, traverse des vignes puis passe par le mur du barrage de Verbois. On entend parfois les avions au-dessus de soi et on s’arrête peut-être pour en apercevoir un. À Aire-la Ville se trouve l’excellent Café du Levant. On s’approche ensuite du pont de l’autoroute qu’il faut traverser. Dans la réserve naturelle du Bois des Mouilles, une passerelle en bois permet de rejoindre un étang très photogénique. La région se dévoile ici sous un jour charmant et le vert des feuilles printanières brille dans les parcelles boisées. La forêt d’Onex et ses sentiers sinueux ont un aspect féérique. On retrouve ici le Rhône, que l’on suit sur le sentier du même nom en direction de Genève. À côté du cimetière Saint-Georges, le plus grand de la ville depuis 1880, un petit parc aux animaux et le sympathique Café de la Tour permettent de faire une halte. Après les derniers escaliers, voici soudain le cœur de la cité, ses cafés, son offre culturelle et son histoire.
Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz N° 2327
Ferreyres, village — Eclépens, gare • VD

Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz

Au Mormont, deux mondes s’entrelacent: une nature impressionnante côtoie l’histoire industrielle contemporaine. Au pied de la colline, on extrait en effet de la roche qui servira ensuite à fabriquer du ciment. Depuis l’arrêt de bus «Ferreyres, village», l’itinéraire descend en pente douce. On traverse ensuite la Venoge. En arrivant à une jonction avec la route, il faut longer celle-ci sur quelques dizaines de mètres avant d’accéder à un parking. Des panneaux indiquent la Tine de Conflens, un ensemble de cascades très impressionnantes au printemps. Le site est couru: mieux vaut y aller un jour de semaine, ou tôt le matin. Après avoir suivi l’itinéraire forestier, on tombe sur la friche industrielle de la Filature, une ancienne fabrique en activité de 1871 à 1977, reconvertie aujourd’hui en centre artisanal et culturel. Il faut ensuite traverser la commune de La Sarraz en direction de la gare ferroviaire. Puis on emprunte le chemin des Vignes jusqu’au village d’Eclépens. Après une petite demi-heure, on atteint la carrière exploitée par Holcim pour produire du ciment. Plusieurs cabanes sont destinées aux randonneuses et randonneurs en cas de tir de mines, une action qui permet d’extraire la roche. Un service gratuit d’information par SMS alerte 15 minutes avant chaque tir. Il faut contourner la carrière pour rejoindre la forêt et arpenter le reste de la colline. Le parcours mène ensuite au canal d’Entreroches, creusé au XVIIe siècle pour relier un réseau de canaux entre la mer du Nord et la Méditerranée, un projet resté inabouti. Au début du printemps, on peut encore aller voir le parc naturel des Jonquilles, à 400 mètres du canal en direction de l’est, qui est mentionné sur Google Maps. On rejoint ensuite aisément la gare d’Eclépens.
Valle di Campo, sauvage et romantique N° 2320
Campo (VMaggia), Paese — Linescio, Paese • TI

Valle di Campo, sauvage et romantique

Cette belle randonnée dans la charmante Valle di Campo s’accompagne du murmure constant de la rivière Rovana di Campo. Elle part de Campo (Vallemaggia), village connu pour ses rustici typiques. Au début, petites routes et chemins forestiers alternent. À Piano di Campo, le chemin descend à droite par un escalier vers l’Alpe d’Arnàu. Le grondement d’une cascade se fait de plus en plus présent et bientôt, la voici, impressionnante, devant soi. Le chemin traverse ensuite des villages historiques, des forêts de feuillus et des châtaigneraies ombragées. On voit régulièrement les gorges profondes, presque effrayantes, de la vallée. À Niva, on accède à une route goudronnée par un vieux pont en pierre. Un bon kilomètre plus loin, le chemin passe d’abord par un petit pont, puis bifurque à gauche dans la forêt. Une fois de beaux paysages en terrasses dépassés, on atteint Collinasca après une forte montée. Un bref rafraîchissement à la fontaine du village, puis la descente se poursuit dans la vallée par des prairies et des forêts. Encore une pente raide le long de murs et de vieux jardins avant la destination, le village de Linescio, connu pour ses paysages en terrasses et ses plus de 25 km de murs de pierres sèches.
Villages de montagne de la Surselva N° 2319
Andiast, vitg — Ruschein • GR

Villages de montagne de la Surselva

La Surselva ne manque pas d’activités de loisirs, dont la randonnée. L’une d’entre elles relie Andiast à Ruschein, d’abord sur des routes forestières qui deviennent par endroits des sentiers plus étroits et traversent des zones ombragées où coulent de petits cours d’eau. En montant en pente douce, on passe près de l’aire de grillades de Plaun Asch puis, peu après, on change de versant par un pont en bois surplombant le Schmuér tumultueux. Après une brève montée, on suit la route vers Pigniu. On peut faire une halte à l’Ustria Alpina et profiter de la vue tandis que les cloches de vaches et des chapelles résonnent dans la vallée. On bifurque ensuite dans la forêt pour monter au point culminant de l’itinéraire. La forêt s’éclaircit, offrant une vue splendide sur les Alpes de l’Adula. On rejoint Siat par des routes de gravier. À l’entrée du village se dressent les ruines du château de Friberg. Un jardin d’escalade, une place de jeux et un foyer y sont installés. Autres lieux d’intérêt: l’Ustria Steila de l’architecte Gion A. Caminada, l’église Sogn Glieci et le magasin bio Termun. Avant d’achever la randonnée à Ruschein, on a encore droit à de belles vues sur la vallée, où coule le Rhin sauvage.
Sommet panoramique en Appenzell N° 2318
Urnäsch — Bächli, Dorf • AR

Sommet panoramique en Appenzell

Un vaste panorama et une auberge de montagne pour récompenser les efforts d’une ascension même pas trop difficile? C’est ce qu’offre cette randonnée. On quitte Urnäsch et ses maisons peintes de motifs traditionnels pour monter lentement, mais sûrement, le long de l’itinéraire 44, l’Appenzellerweg, de «La Suisse à pied», d’abord dans le village puis près de belles fermes et par des tronçons de forêt ombragés. Voici déjà le panorama qui, par temps dégagé, s’étend de l’Alpstein au Rigi en passant par les Churfirsten. On voit aussi le Pilate et le lac de Constance. Les sommets se dressent majestueusement au-dessus des chaînes de collines de l’Appenzell et du Toggenburg. Depuis Tüfenberg, on suit les indicateurs vers le Hochhamm, où l’on va grimper. En haut, de petits bancs invitent à une halte que l’on peut aussi faire, quelques mètres plus bas, à l’auberge de montagne surtout ouverte les week-ends de beau temps. Sur sa place de jeu, un siège qui faisait autrefois partie du télésiège entre Schönengrund et le Hochhamm est devenue une balançoire qui promet de bons moments. On redescend ensuite vers le hameau de Bächli, où circule un bus, mais pas très souvent. Il faut donc bien planifier le retour.
Au printemps près du canal de Sankt Alban N° 2316
Münchenstein — Basel, Kunstmuseum • BS

Au printemps près du canal de Sankt Alban

De Münchenstein, le chemin longe la Birse. Peu après, l’eau est retenue pour la production d’électricité et l’alimentation du canal de Sankt Alban. En suivant celui-ci, nommé «Dalbedyych» en dialecte bâlois, sur un sentier non balisé comme chemin de randonnée, on arrive au domaine historique de Brüglinger-hof en passant entre les petits lacs du Park im Grünen. Le sentier entre ensuite dans les jardins Merian, où l’on admire la plus grande collection historique d’iris d’Europe. Les fleurs y brillent de toutes les couleurs. Peu après, on rejoint le canal artificiel. Créé il y a près de 900 ans, son eau permettait d’actionner les moulins de Bâle. Son énergie hydraulique servait à la fabrication de papier et fit de la ville, au XVe siècle, le centre de l’imprimerie et de l’humanisme. Des murs couverts de mousse et des arbres cente-naires bordent le chemin, en cours de réaménagement pour regagner un aspect plus naturel. Après le Schwarzpark et ses daims, voici le quartier historique bâlois de Sankt Alban. Entre les vieux murs de molasse, l’eau disparaît dans la roue du moulin qui cliquette. Ici s’achève la randonnée, le long du Rhin, après une promenade urbaine variée, riche en couleurs, en parfums et en histoire.
Le long de la Reuss sauvage N° 2317
Mellingen Heitersberg — Birmenstorf AG, Strählgass • AG

Le long de la Reuss sauvage

Cette randonnée convient à tous les âges et traverse l’un des paysages fluviaux les plus attrayants et préservés du Plateau suisse. Peut-être verra-t-on des cormorans sécher leurs ailes ou des traces laissées par une famille de castors très active. De la gare de Mellingen Heitersberg, on rejoint vite la Reuss et ses belles rives. En été, des bateaux pneumatiques descendent la rivière et de nombreuses petites plages de sable et des sites de grillades invitent à la baignade et à la détente. On traverse la réserve naturelle des rives de la Reuss sur un étroit chemin, accompagné par le doux bruit de l’eau. Dans cette nature intacte, on se sent bien loin de la civilisation. Le parcours passe par des zones humides où poussent des bosquets de prêles, près de bancs de gravier et dans la réserve de bois de chênes de Mellingen. Il offre ici et là de nouvelles perspectives sur le paysage laissé à l’état sauvage qui se modifie sans cesse. À mi-chemin, peu avant le Chlusgrabe, qui se franchit par une passerelle, on rejoint une route forestière et la forêt s’éclaircit. Voici bientôt la Lindmüli et sa réserve naturelle où des mesures de revitalisation sont visibles. Le but de la randonnée, Birmenstorf, est proche.
Agréable randonnée le long du Doubs N° 2315
St-Ursanne, gare — Soubey, village • JU

Agréable randonnée le long du Doubs

Si l’on s’est déjà rendu au bord du Doubs, on comprend pourquoi cette rivière a inspiré des peintres comme Charles L’Eplattenier ou Émile Isenbart. La randonnée suit le cours sinueux de l’eau vers l’amont, passe par des forêts denses, près de falaises calcaires abruptes et de prairies en pente douce. Le départ dans la petite ville de St-Ursanne aux ruelles médiévales ressemble à un voyage dans le temps. La traversée du pont en pierre permet de rejoindre la rive opposée du Doubs. Le chemin en direction de Tariche serpente au bord de la rive ou un peu plus loin, parfois à l’ombre des hêtres et sapins, parfois à découvert, et l’on admire alors l’eau de couleur émeraude et les prairies d’un beau vert. On découvre en plusieurs endroits des criques paisibles où l’eau semble presque immobile. La suite de la randonnée vers Chervilliers s’accompagne du doux bruit méditatif de la rivière. Peu avant Chervilliers, un pont en acier permet de passer de la rive droite à la rive gauche du Doubs. La randonnée se termine à Soubey, un village au caractère jurassien typique où il fait bon s’attarder, par exemple en dégustant une truite fraîche au restaurant du Cerf.
Belles collines de l'Entlebuch N° 2314
Flühli LU, Post — Escholzmatt • LU

Belles collines de l'Entlebuch

Cette randonnée passe dans la réserve de biosphère de l’UNESCO de l’Entlebuch et se prête à merveille à la découverte de ce paysage fait de marais, de forêts et de pâturages. L’itinéraire débute à Flühli, où l’on ne manquera pas d’admirer un hôtel historique au toit particulier. En 1899, le maître verrier Leo Enzmann avait déjà reconnu l’importance du tourisme et transformé sa modeste auberge en un imposant établissement de cure, un témoin prestigieux de la Belle Époque de style helvétique. L’extérieur n’a presque pas changé et rappelle l’époque à laquelle les hôtes se rendaient ici en diligence. De Flühli, le chemin suit le cours de la rivière Petite Emme avant de bifurquer vers l’ouest à Schintmoos et de gagner peu à peu de l’altitude. Le parcours offre de belles vues sur les collines environnantes et des prairies caractérisées par un habit dispersé. Une dernière montée raide mène enfin au point 1680. Ici, on peut descendre directement vers Escholzmatt et gagner 40 minutes, mais pourquoi ne pas continuer à profiter de la vue sur les sommets en passant par la crête de Beichle et en admirant au loin les Alpes bernoises et de Suisse centrale, mais aussi le Chasseral, au-delà des collines de l’Emmental?
La fraîcheur des gorges de Choleren N° 2313
Hünibach, Seematte — Steffisburg, Bösbach • BE

La fraîcheur des gorges de Choleren

Cette randonnée très variée débute à Hünibach. D’ici, le chemin traverse d’abord un petit bois en direction des gorges de Choleren. À peine est-on entré dans celles-ci qu’un léger courant d’air apporte de la fraîcheur, ce qui peut être très agréable en été, les jours de forte chaleur. Ces gorges offrent un beau spectacle de cascades et de ruisseaux et un décor qui semble presque exotique. La montée, raide par endroits, semble plus facile grâce à la température clémente et au spectacle de la nature. Chemin faisant, plusieurs endroits sont prévus pour une halte, lors de laquelle on peut s’imprégner de l’atmosphère particulière. Après la montée, il suffit de traverser une route pour arriver au charmant village de Goldiwil, où commence la descente vers Steffisburg. L’itinéraire passe par différents lieux – prairies vertes, fermes traditionnelles et parties de forêts ombragées – avant de descendre directement par des chemins bétonnés à l’arrêt de bus de Steffisburg. L’itinéraire se parcourt avec grand plaisir en plein été. L’agréable brise dans les gorges de Choleren et le paysage varié conviennent et plaisent à toutes les générations.
Bisse et vue panoramique au Foggenhorn N° 2312
Belalp • VS

Bisse et vue panoramique au Foggenhorn

La randonnée menant au Foggenhorn plaira autant à celles et ceux qui aiment les bisses qu’aux adeptes d’ascension vers les sommets. Après avoir dépassé les chalets, les cabanes et les remontées mécaniques de la Belalp, on rejoint le bisse de Nessjeri au bout de deux kilomètres environ. Construit au XVe siècle, il culmine à plus de 2000 mètres d’altitude et il est encore souvent alimenté en eau aujourd’hui. Tandis que l’eau du bisse clapote par endroits et disparaît en gargouillant en d’autres lieux, la vallée s’ouvre un peu plus à chaque pas. La vue s’étend du col de la Furka au Cervin et du Monte Leone au Geisshorn. Après une heure et demie environ, le chemin de randonnée de montagne bifurque à droite et traverse le bisse pour monter de manière plus abrupte vers le Foggenhorn. Par des virages serrés, le chemin, agréable et bien aménagé, mène au sommet sur une bonne pente. Ici, le cœur bat plus fort. Est-ce dû à l’ascension ou à la vue? Après une brève descente, une autre petite montée se présente le long du Bälgrat, puis la descente vers la Belalp devient plus raide. Avec un peu de chance, on l’effectuera en compagnie de l’animal héraldique de la Belalp, la chèvre à col noir.
Sur les traces du sel entre Diessenhofen et Schaffhouse N° 2326
Diessenhofen — Schaffhausen • TG

Sur les traces du sel entre Diessenhofen et Schaffhouse

La Via Rhenana, l’un des douze itinéraires culturels principaux en Suisse, permet de découvrir l’une des voies navigables les plus importantes de l’ancienne Confédération: le Rhin supérieur, entre Kreuzlingen et Bâle. Longue de 195 kilomètres, elle traverse un paysage marqué par le fleuve, son histoire et le commerce du sel qui animait le Rhin supérieur. Le tronçon entre Diessenhofen et Schaffhouse présente une grande diversité, entre nature luxuriante et vie urbaine mouvementée. Diessenhofen possède la plus grande vieille ville médiévale de Thurgovie. Le chemin pédestre reliant la gare au Rhin suit les remparts de la ville et passe devant le château Unterhof, avec sa tour caractéristique. Il amène bientôt devant les murs de l’ancien couvent St. Katharinental, un imposant complexe qui abrite aujourd’hui une clinique de réadaptation. L’église baroque du couvent invite à faire un détour. Le prochain tronçon de l’itinéraire traverse la réserve forestière de Schaare. Il révèle des zones alluviales, des marais, des étangs, une faune et une flore riches en espèces et une forteresse historique. L’étroit sentier serpente tantôt le long des rives du Rhin, tantôt dans la forêt. A Altparadies, au deuxième ancien monastère de la journée, on traverse le fleuve. Une cloche sur la passerelle appelle le bac, pour un court trajet jusqu’à l’autre rive près de Büsingen. Le lieu appartient politiquement à l’Allemagne, mais est entièrement encerclé par la Suisse. Plusieurs tentatives de rattachement à la Confédération ont échoué. Il est plus facile de changer d’Etat à pied. L’itinéraire arrive rapidement au Lindli Rheinuferpark, un espace vert très prisé de Schaffhouse. La ville a atteint son apogée avec le commerce du sel, ce dont les imposantes maisons parfaitement conservées et les encorbellements témoignent encore aujourd’hui. La journée de randonnée s’achève sur une balade dans la vieille ville.
Diverses nuances de vert au bord de l’Aar N° 2325
Bern Felsenau • BE

Diverses nuances de vert au bord de l’Aar

A la gare RBS de Felsenau, le point de départ de cet agréable circuit est encore au cœur de la civilisation urbaine. Le viaduc d’autoroute au-dessus de la tête, la rue principale devant les yeux et la ville de Berne dans le dos. Il suffit pourtant de quelques pas dans une sorte de passage souterrain pour deviner ce qui fait la beauté de cette randonnée – par ailleurs praticable toute l’année – au printemps: l’alternance des nuances de vert entre l’Aar et la forêt de Bremgarten. Le chemin descend d’abord jusqu’à l’Aar, puis passe par l’étroite passerelle Seftasteg pour rejoindre l’autre rive. Ce n’est qu’en 2025 que cette partie de la rive a été renaturée. Bientôt, en aval, l’imposant pont Halen qui enjambe la rivière à 40 mètres d’altitude se dessine. Le chemin se poursuit sur un large chemin naturel à travers une zone non bâtie. Il faut un peu moins d’une heure pour atteindre des lotissements verdoyants. Les complexes résidentiels Aumatt et Schlossmatt, construits à partir des années 1980, comptent parmi les premiers quartiers bernois à avoir déplacé le mode de vie urbain et communautaire dans l’agglomération. En revenant sur l’autre rive par la passerelle Lochmattsteg, les tours résidentielles de Kappelenring à l’horizon évoquent une métropole, tandis qu’en contrebas, l’Aar s’écoule lentement vers le paradis naturel du lac de Wohlen. Au retour, le chemin remonte l’Aar, en pente légère et à l’ombre. Soudain, une grande clairière panoramique s’ouvre en direction de la rivière. C’est ici que se trouve la station éthologique de l’Université de Berne, où des expériences sur le comportement social sont menées sur des rats bruns. Mais la forêt reprend vite ses droits. Après une courte montée, le chemin traverse le Glasgrabe, étonnamment raide. Bientôt, il atteint la station d’épuration de Neubrück et, avec elle, la civilisation. Le point de départ est retrouvé quelques minutes plus tard.
Au soleil le long de la Reuss N° 2324
Hünenberg, Dorf — Maschwanden, Dorf • ZG

Au soleil le long de la Reuss

Le fait qu’il y ait aujourd’hui quelque 5000 castors sur le Plateau suisse et dans les larges vallées alpines ne va pas de soi: au début du XIXe siècle, ce rongeur avait totalement disparu du pays. Ce n’est qu’au XXe siècle que le castor a été réintroduit. Dès lors, il n’a cessé d’étendre son territoire. Depuis 2010, il vit aussi dans le canton de Zoug, en particulier dans la région Ennetsee, entre la Reuss et le lac de Zoug, où se déroule cette randonnée. De l’arrêt de bus «Hünenberg, Dorf», le chemin pédestre traverse le quartier, puis mène aux ruines du château ouvertes au public, le berceau historique de Hünenberg. Après avoir traversé une forêt ombragée le long du ruisseau Drälikerbach, il emprunte un chemin agricole qui traverse la plaine de la Reuss en direction de la rivière. La silhouette du Pilate se dresse au loin. Une fois sur les rives de la Reuss, le chemin suit le cours d’eau, soit sur la digue, soit près de la rive. En raison de la chaleur, il est conseillé de partir le matin ou en fin de journée. La rive est caractérisée par des pâturages, des aulnes, des argousiers et des fleurs des champs. Un œil attentif pourra apercevoir des troncs d’arbres rongés: des traces du castor. A hauteur de Zollweid, le restaurant Zollhuus permet de faire une halte près du pont historique sur la Reuss. Sur la digue, les cyclistes circulent aussi. Le chemin de randonnée pédestre balisé continue donc au plus près de la rive. Régulièrement, de charmants endroits invitent à s’attarder ou à se tremper les pieds. A la fin, l’itinéraire traverse la réserve naturelle de Maschwander Allmend. Il est alors possible de continuer jusqu’au Rüssspitz, au confluent de la Reuss et de la Lorze. Le chemin de randonnée officiel va directement à Maschwanden, en passant devant une piscine naturelle idyllique et en entrant dans le paisible village du côté zurichois.
Histoire industrielle zougoise N° 2323
Zug, Brüggli — Hagendorn, Lorzenmatt • ZG

Histoire industrielle zougoise

Au milieu du XIXe siècle déjà, Zoug faisait partie des régions les plus industrialisées du pays. Ce petit canton de Suisse centrale a vu naître des filatures, des papeteries et des usines de machines, ainsi que de grandes laiteries. La rivière Lorze, qui se jette dans le lac de Zoug en périphérie de la capitale cantonale, puis le quitte à Cham, servait de source d’énergie. Le sentier industriel de la Lorze, long de 30 kilomètres, permet de suivre l’évolution de Zoug, devenu l’un des cantons les plus riches de Suisse. L’arrêt de bus «Zug, Brüggli» se trouve pratiquement à l’embouchure de la Lorze. Le sentier longe ici la rive du lac vers l’ouest pour aller à Cham et passe à côté d’un terrain herbeux servant de plage et d’un camping. Près du moulin Chollermühle, l’ancienne Lorze a creusé un grand delta, aujourd’hui populaire pour la baignade et les grillades. Le chemin suit ensuite la ligne de chemin de fer jusqu’au Hirsgarten, un parc au bord du lac près de Cham. La randonnée suit maintenant la Lorze en aval et traverse la commune de Cham, en pleine croissance. Après l’ancienne forge, qui est aujourd’hui une imposante demeure, l’excursion devient moins urbaine. L’idyllique paysage fluvial est régulièrement ponctué d’installations de production d’électricité. A Rumentikon, le chemin quitte la rive et passe par le village et les prairies jusqu’au couvent de cisterciennes de Frauenthal. Encore actif, il est le plus ancien de ce genre en Suisse et peut être visité. Depuis Hagendorn et l’arrêt de bus «Lorzenmatt», l’itinéraire emprunte l’autre côté de la Lorze et longe en partie la route de campagne peu fréquentée. L’un des premiers témoins de l’utilisation de l’énergie hydraulique se dresse peu avant d’arriver à destination: la reconstruction d’une roue à eau romaine, qui servait ici à broyer le grain il y a près de 2000 ans.
Des orchidées sur le chemin du Wildspitz N° 2322
Goldau, Sportplatz — Unterägeri, Chlösterli • SZ

Des orchidées sur le chemin du Wildspitz

Avec leurs fleurs aux formes souvent extravagantes, les orchidées comptent parmi les plus belles découvertes au bord du chemin. A cela s’ajoute le fait qu’il est rare d’observer un grand nombre des 70 espèces suisses. Le sabot de Vénus est l’une des plus belles orchidées. Son grand «sabot» d’un jaune intense et ses trois pétales étroits d’un brun pourpre forment un contraste saisissant. La zone d’éboulement au-dessus de Goldau (SZ) mérite le détour pour admirer ce sabot de Vénus si rare. Selon les années, la période de floraison a lieu de mi-mai à fin juin. Après l’effondrement des masses rocheuses en 1806, une forêt clairsemée a pu se former par endroits et offre de bonnes conditions à la précieuse fleur. Pour que les plantes puissent survivre et se multiplier, il est important de les observer à distance, afin de ne pas tasser le sol qui les entoure. Au total, une trentaine d’espèces d’orchidées se développent dans la zone, ainsi que des papillons rares comme la bacchante et des oiseaux comme le bruant fou et le faucon pèlerin. La randonnée commence près du parc naturel et animalier de Goldau. De là, l’itinéraire de La Suisse à pied no 828, «Goldauer Bergsturzspur», grimpe à travers la forêt. A un peu plus de 900 mètres d’altitude, un sentier circulaire permet d’apercevoir quelques jolis spécimens de sabots de Vénus. Le chemin longe ensuite une crête jusqu’au Gnipen et au Wildspitz, dont le sommet à 1580 mètres d’altitude est le point culminant du canton de Zoug. Juste en dessous du sommet, l’auberge de montagne Wildspitz dispose d’une grande terrasse panoramique et offre une vue magnifique sur le lac Lauerzersee et les Alpes de Suisse centrale. Les personnes qui y passent la nuit pourront admirer la luminosité unique et variée au coucher et au lever du soleil. Du Wildspitz, l’itinéraire descend jusqu’à Unterägeri, Chlösterli en passant par le point 1282, Alpli, Buschenchappeli et Zittenbuech.
Excursion printanière dans un paysage de moraines N° 2321
Menzingen, Dorf — Sihlbrugg, Dorf • ZG

Excursion printanière dans un paysage de moraines

On dit des paysans de Menzingen, qui voulaient davantage de terres, qu’ils avaient conclu un pacte avec le diable. Des diablotins avaient formé pendant la nuit les nombreuses collines qui caractérisent aujourd’hui le paysage entre Menzingen et Sihlsprung. Mais les paysans s’étaient vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée et que les pentes raides étaient difficiles à cultiver. Pour contrarier le Malin, ils plantèrent un tilleul sur chaque sommet, un arbre que Lucifer n’aimait guère. Telle est la légende. En réalité, ce sont les glaciers de la Reuss et de la Linth qui, en se retirant, modelèrent ce paysage morainique unique d’importance nationale. Quant aux tilleuls, plusieurs fois centenaires, ils étaient plantés lorsqu’un héritier naissait dans une ferme. Depuis Menzingen, le chemin de randonnée serpente de manière pittoresque entre les bosses de moraines, parfois même au-dessus, ce qui exige des efforts. De magnifiques arbres fruitiers à haute tige et d’imposantes fermes bien entretenues caractérisent le paysage, tandis que le panorama s’étend du Säntis au Rigi en passant par les Churfirsten. Chemin faisant, Holzhäusern, Winzwilen et Schwand sont les points de repère. Ensuite, une descente raide passe devant le restaurant de poissons Sihlmatt jusqu’au Sihlsprung. La Sihl rugit ici avec fracas à travers l’étroite gorge. Un court tunnel protège le chemin pédestre des chutes de pierres. Depuis le petit pont qui mène de l’autre côté de la rivière, la vue sur les eaux bouillonnantes est magnifique. Le chemin serpente calmement le long de la rivière presque jusqu’à la fin du parcours. De petites criques invitent ici et là à la baignade et au repos. Peu avant Sihlbrugg, changement d’ambiance: des routes très fréquentées, des bâtiments industriels, des garages automobiles et des stations-service prennent le relais. On y trouve l’arrêt de bus pour rejoindre la gare de Baar.
Sur le Domleschg enneigé N° 2310
Mutta • GR

Sur le Domleschg enneigé

Son nom annonce la couleur: le sentier panoramique Feldis, au Domleschg, offre une vue magnifique dans toutes les directions. Le chemin de randonnée hivernale damé et balisé est une boucle. Avec de légères montées et descentes, mais sans grand dénivelé, il traverse principalement des pâturages enneigés, parfois aussi de petites zones boisées. Le point de départ est la station supérieure du télésiège de Feldis à Mutta. Effectué dans le sens des aiguilles d’une montre, l’itinéraire arrive d’abord au Leg Palus. De ce lac de montagne gelé, la vue s’étend jusqu’aux imposantes parois rocheuses de la Drusenfluh, dans le Prättigau. Le tronçon suivant permet de savourer le silence de la montagne. Le chemin descend en douceur jusqu’à la cabane de ski Term Bel, puis se poursuit à plat jusqu’à l’alpage dil Plaun, où le panorama change. L’horizon est alors dominé par le Heinzenberg et le Piz Beverin. Un banc près du chalet d’alpage offre l’occasion de profiter de la vue magnifique sur le Domleschg. S’il est déjà occupé, pas de quoi se décourager: de nombreux autres bancs bordent le chemin menant à la cabane de ski Feldis. La cabane de montagne de l’alpage Raguta se trouve peu avant le point de départ et d’arrivée du circuit. La plus haute patinoire naturelle d’Europe s’étend devant la terrasse du restaurant en libre-service. Bien que la randonnée dure moins de deux heures, elle permet de profiter d’une multitude de vues grandioses. Les personnes qui trouvent encore l’itinéraire trop long peuvent opter pour une alternative simple: un circuit plus court mène de Mutta au Leg Palus, puis directement à la cabane de ski Feldis en passant par Plaun Panaglia. Pour redescendre dans la vallée, il est possible de prendre soit le télésiège, soit l’une des deux pistes de luge aménagées de Mutta à Feldis. Le magasin de sport situé à la station inférieure propose des luges en location.
Randonnée à plat jusqu’aux chutes de la Simme N° 2309
Lenk im Simmental • BE

Randonnée à plat jusqu’aux chutes de la Simme

La Lenk possède l’un des plus beaux bouts de vallées des Alpes. L’imposant massif du Wildstrubel délimite le vaste fond de la vallée à son extrémité sud. La randonnée hivernale qui mène du village aux chutes de la Simme dévoile sans cesse ce décor grandiose. Le point de départ du chemin de randonnée hivernale se trouve sur la Kronenplatz, au centre du village, près de l’église. Le chemin damé traverse la Lischmatte jusqu’au lac Lenkersee, signalé sur la carte sous le nom de Rohresee. De nombreux canards et autres oiseaux aquatiques profitent du fait qu’une partie de la surface de l’eau reste dépourvue de glace, même par grand froid. Une petite route enneigée continue jusqu’au hameau d’Ey et traverse la réserve naturelle du Chlöpflisbergmoos jusqu’à la Simme. Le sentier longe l’eau et mène à l’auberge Simmenfälle, où se termine l’itinéraire damé. Les chutes d’eau, qui ont donné son nom à l’hôtel, sont certes beaucoup plus imposantes en été, quand elles sont alimentées par l’eau de fonte, mais n’en demeurent pas moins charmantes en hiver. Outre en bus, le retour au village peut se faire par un autre chemin de randonnée hivernale tracé de l’autre côté de la vallée. Il traverse le terrain dégagé du Grossi Zälg jusqu’au hameau d’Oberried, puis rejoint la station inférieure Metschstand. Après Rohrbrügg, l’itinéraire emprunte une petite route qui longe directement la Simme pour revenir au point de départ du circuit, près de la Kronenplatz. La particularité de cette boucle est qu’en raison de sa topographie, la partie arrière reste à l’ombre pendant plusieurs semaines en hiver. Ce qui peut sembler désagréable au premier abord s’avère en fait être une aubaine. Grâce au froid constant, la couche de neige perdure longtemps dans ce coin. La sortie sur le sentier le long de la Simme pourrait même être confondue avec une excursion captivante dans l’Arctique.
Courte randonnée au col du Simplon N° 2308
Simplon, Monte Leone — Simplon Dorf, Hospiz-Niederalp • VS

Courte randonnée au col du Simplon

Même quand l’hiver s’installe au col du Simplon, la route reste praticable. Chaque nuit, une patrouille du service de piquet veille à ce qu’il en soit ainsi, en recourant au besoin à des fraises à neige et des saleuses. Ainsi, lorsque le beau temps revient après une nuit de tempête, on passe en bus devant des murs de neige de plusieurs mètres de haut et on arrive rapidement au col pour emprunter le court itinéraire de randonnée hivernale qui mène de l’hôtel Monte Leone au Vieux Spittel. Le chemin suit la route de montagne préparée. Le bruit de la route du col vite oublié, on plonge dans un paysage aride offrant une vue imprenable sur les nombreux sommets environnants. Le chemin serpente à travers la vallée en auge créée par le glacier du Rhône, où dominent les forêts clairsemées de mélèzes. La descente vers les hameaux de Blattu et Bielti est agréable et ensoleillée, puis le terrain s’aplanit. Bientôt, on aperçoit la Maison Barral et le Vieux Spittel. La première est un bâtiment imposant que l’on ne peut manquer avec ses 120 mètres de long et son plan étroit. Construit au début du XXe siècle, il a servi de maison de vacances à une société missionnaire. L’Alte Spittel – ou vieil hospice – était depuis le XVIIe siècle un refuge pour muletiers et marchands. Il fut temporairement la résidence d’été de Kaspar Stockalper, qui fit du Simplon la principale route commerciale entre le nord de l’Italie et l’Europe centrale au XVIIe siècle. Aujourd’hui, les deux bâtiments servent de dortoirs à l’armée suisse. Une fois à destination, on peut prendre le bus jusqu’à «Simplon Dorf, Post», où la boulangerie Arnold propose de douces gourmandises: du pain de seigle traditionnel au gâteau aux myrtilles en passant par les Simpilär Härzjini, des biscuits préparés selon une recette locale ancestrale.
Neige et meringues sur la Lombachalp N° 2307
Habkern, Lombachalp-Roteschwand — Kemmeriboden • BE

Neige et meringues sur la Lombachalp

Le regard se perd dans les forêts de conifères et les montagnes enneigées. Rares sont les régions aussi parfaites pour les randonnées en raquettes que l’alpage Lombachalp (BE), avec sa vaste cuvette et les douces ondulations de ses collines. Définie zone de tranquillité pour la faune, elle permet une observation idéale des animaux. Il est toutefois impératif de rester sur les itinéraires balisés. Le mieux est de prendre l’un des plans mis à disposition au point de départ de Lägerstutz, sur la Lombachalp. La zone protégée et les deux itinéraires pour raquettes à neige y sont clairement indiqués. Le Jägerstübli est un bon endroit pour un dernier café avant le départ. L’itinéraire suit les piquets de signalisation roses vers le nord-ouest, en montée, pour la version longue qui mène au Winterröscht. Il longe ensuite tranquillement la crête jusqu’au Bolberg. Là, il faut rester à droite pour passer sous la crête par Wydegg et Spychre, et continuer vers le nord-est jusqu’à la source de l’Emme, puis grimper à la cabane Hohganthütte par l’alpage Ällgäuli. L’itinéraire monte et descend en douceur en direction du nord-est, avant une descente abrupte à travers la forêt. Au Scherpfeberg, la «voie romaine», comme on l’appelle communément, part sur la gauche vers Kemmeribodenbad. Cet angle isolé engendre souvent un trou à froid. En hiver, les températures y sont glaciales. Avec ses pics de glace, le dernier tronçon à travers les gorges de l’Emme ressemble presque à une grotte de stalactites. La vénérable auberge Kemmeriboden-Bad, qui propose de grandes meringues avec beaucoup de crème, est l’endroit idéal pour se réchauffer à l’arrivée.
Sortie aisée sur la pittoresque Mettmenalp N° 2306
Mettmen • GL

Sortie aisée sur la pittoresque Mettmenalp

Sur le pittoresque alpage Mettmenalp, à 1600 mètres d’altitude, les animaux vivent en sécurité depuis des siècles. Une réserve de chasse a été créée ici et autour du Kärpf dès 1548. Considérée comme le plus ancien site de protection de la faune d’Europe, cette réserve de 106 kilomètres carrés compte parmi les plus grandes de Suisse. L’accès se fait par le téléphérique Kies-Mettmen. Pour arriver à la station inférieure, il faut réserver au préalable une place assise à bord du Mettmenbus. Il n’est pas possible de venir en voiture. La randonnée en raquettes commence à la station supérieure de Mettmen. De là, le circuit suit les indicateurs roses de l’itinéraire Suisse Mobile 985. Après une quinzaine de minutes et quelques virages raides, il arrive à la bifurcation vers le Naturfründehuus Mettmen. Les personnes qui le souhaitent peuvent faire une première halte ici. Le chemin traverse ensuite un haut marais enneigé féérique. En hiver, l’endroit peut encore être dans l’ombre le matin. Il est donc recommandé de ne pas partir trop tôt. Dans la neige, diverses traces d’animaux sont visibles. Comme il s’agit d’une réserve naturelle, il faut rester sur l’itinéraire balisé. Avec un peu de chance, il est néanmoins possible d’observer des chamois, des bouquetins, des renards ou des lièvres variables. Quand la plaine s’achève, une courte montée raide s’ensuit, puis le chemin traverse une forêt de sapins et de pins et passe à côté de stalactites scintillantes. Enfin, le barrage escarpé de Garichti apparaît sur la droite. Il retient le lac éponyme, ouvert à la pêche sur glace de mi-janvier à fin février. Les plongeons huards s’amusent eux aussi dans l’eau froide. Avec une vue sur l’imposant Glärnisch, l’itinéraire reprend la direction du téléphérique. Une visite au restaurant de l’hôtel de montagne Mettmen est un bon moyen de clore cette sortie.
Circuit simple dans la vallée de la Sernf N° 2305
Weissenberge • GL

Circuit simple dans la vallée de la Sernf

Les Weissenberge, dans la vallée glaronnaise de la Sernf, ont tout pour faire rêver en hiver: un téléphérique grimpe du village de Matt à plus de 1200 mètres d’altitude en trois minutes. En haut se trouvent un itinéraire pour raquettes à neige balisé en rose, un chemin de randonnée hivernale damé, une piste de luge pentue ainsi qu’une auberge de montagne. Et le surnom des Weissenberge, la «terrasse ensoleillée du pays de Glaris», est de bon augure pour une journée de randonnée hivernale parfaite. La randonnée en raquettes 991 de SuisseMobile, le «Stäfeli Trail», fait une grande boucle depuis la station supérieure du téléphérique et parcourt le vaste paysage au-dessus des Weissenberge, majoritairement en pente douce. Le premier quart se déroule en terrain dégagé, les trois quarts suivants traversent tour à tour des forêts, des clairières et des terrains ouverts. Des vues superbes s’offrent presque tout au long du circuit, sur le massif du Vorab au sud et sur la chaîne du Charenstock et le Glärnisch à l’ouest. Le point culminant de la randonnée se trouve près du club de ski Stäfeli, à 1760 mètres d’altitude. Le chemin redescend ensuite vers les Weissenberge, tantôt en douceur, tantôt en pente un peu plus raide. Au bas de cette descente, la piste est bordée de quelques vieilles maisons et étables tannées par le soleil. Leur architecture en madriers de bois se retrouve de la sorte ou dans un style similaire dans tout l’espace alpin. L’auberge de montagne Edelwyss, avec sa belle terrasse ensoleillée, se trouve juste avant la station supérieure du téléphérique. Ici, comme à la station supérieure, il est possible de louer des luges pour filer à toute allure jusqu’à la station inférieure.
Géologie et belles vues au-dessus d’Elm N° 2304
Empächli • GL

Géologie et belles vues au-dessus d’Elm

L’itinéraire en raquettes de Bischofalp, au-dessus d’Elm, prouve que l’on peut voir et vivre beaucoup de choses même sur un parcours assez bref. Durant près de deux heures et demie de marche, le circuit de 5 kilomètres offre des vues merveilleuses. La télécabine monte en quelques minutes d’Elm à la station supérieure d’Ämpächli. Dès le début, on découvre quatre phénomènes géologiques impressionnants de l’autre côté de la vallée. Tout d’abord, le chevauchement principal de Glaris mondialement connu, une ligne claire dans la roche sous les Tschingelhörner. Un peu plus haut, voici le Martinsloch, un trou de 19 mètres sur 22, et plus haut encore, l’endroit où une grande partie du flanc est du Tschingelhorn s’est effondré en octobre 2024. Enfin, au-dessus d’Elm, on voit le site du grand éboulement qui, le 11 septembre 1881, emporta le Plattenberg – comme on l’appelait alors – en raison d’une extraction inappropriée de l’ardoise, causant la mort de 114 personnes. Le premier kilomètre et demi du parcours en raquettes emprunte un large chemin de randonnée hivernale bien préparé et traverse tantôt la forêt, tantôt des clairières. On arrive au Hängstboden, un ensemble pittoresque de simples chalets et étables. Autrefois, les paysans, lorsqu’ils étaient à l’alpage, dormaient dans ces «Ghaltigen» et y stockaient le foin. On atteint rapidement le terrain dégagé au-dessus de la limite de la forêt, d’où l’on admire tout le panorama, du Piz Segnas au Hausstock en passant par le Vorab. Une tour d’observation de la faune sauvage en bois est installée en bordure de forêt. Au point culminant, à 1770 mètres d’altitude, une petite cabane permet de faire une pause agréable en profitant de la vue. Le chemin passe ensuite par l’auberge animée de Bischofalp, à côté de la piste de ski, puis par le Hängstboden, avant de revenir à Ämpächli.