Randonner en été

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Entre agitation et calme au col du Grimsel N° 2019
Handegg, Gelmerbahn — Grimselpass • BE

Entre agitation et calme au col du Grimsel

Dans la réserve naturelle du Grimsel règne actuellement une grande agitation. Des poids lourds transportent des matériaux de construction, des motos foncent dans les virages en vrombissant. En dessous du barrage du lac Räterichsbodensee, pelleteuses et convoyeurs sont à l’œuvre, triant le gravier par taille. Plus haut, au barrage de Spitallamm, deux énormes grues de chantier coulent du béton dans un coffrage à longueur de journée. La randonnée de Handegg au col du Grimsel n’est pas très idyllique en ce moment. Elle réserve néanmoins quelques surprises et rappelle de manière remarquable les sujets qui préoccupent fortement l’humanité à l’heure actuelle: protection de la nature, énergie et transports. Tout cela se déroule dans un magnifique paysage alpin et, durant la randonnée, on trouve aussi régulièrement des coins tranquilles et isolés. Depuis Handegg, le chemin monte légèrement sur des éboulis et à travers une forêt clairsemée jusqu’au premier pont en arc de pierre. Il traverse ensuite l’Aar, encore petite, une deuxième fois, avant de grimper pour arriver au lac Räterichsbodensee. Avec les lacs de Gelmer, de Grimsel, de l’Oberaar et Totesee, il fournit de l’eau servant à la précieuse production d’électricité depuis des décennies, été comme hiver. On entend parfois des appels de grimpeurs escaladant les pentes de granit polies par le glacier. Une autre montée mène au lac de Grimsel, où un hospice trône sur le majestueux Spittelnollen. Un nouveau barrage sera construit d’ici 2025 directement devant l’actuel mur, car une rénovation aurait été trop coûteuse. Le chemin de randonnée se poursuit entre le lac et la route du col avant d’atteindre, en quelques virages, la ligne de partage des eaux au col du Grimsel, à 2164 mètres d’altitude. À cet endroit, la pluie décide si elle se jettera dans la mer Méditerranée ou la mer du Nord.
Vue au sommet dans le Diemtigtal N° 2023
Achseten, Kirche — Grimmialp • BE

Vue au sommet dans le Diemtigtal

«Vue à couper le souffle», «panorama saisissant», «point d’observation de première catégorie»: nombreuses sont les montagnes qui, dans le cœur des randonneurs et sur les réseaux sociaux, se disputent la médaille d’or du meilleur endroit pour admirer le paysage environnant. Puisqu’il n’existe aucun critère parfaitement objectif pour sélectionner le sommet le plus attractif d’une région, pourquoi ne pas choisir le plus élevé? Avec ses 2652 mètres, le Männliflue domine le parc naturel Diemtigtal, dans le canton de Berne. Mais attention, pour profiter de ce panorama somptueux, il faut avoir les mollets bien accrochés: l’itinéraire reliant Achseten à Grimmialp comporte pas moins de 1700 mètres de dénivelé positif. Pas sûr d’être suffisamment en forme? Aucun problème: en se «contentant» de gravir l’Otterepass, les randonneurs s’épargnent près de 400 mètres de montée et autant de descente. La randonnée débute à Achseten. On s’élève rapidement au-dessus de la vallée d’Entschlige, d’abord sur la route puis sur un sentier partiellement forestier. Au niveau de l'Otternalp, il est temps de quitter les dernières traces de civilisation et de continuer à monter dans un paysage de plus en plus sauvage. Au moment de franchir l’Otterepass, un coup d’œil vers le haut en direction du Männliflue suffit à prendre sa décision: monter encore, sur un petit chemin escarpé – et glissant par temps pluvieux – pour conquérir le sommet, ou attaquer directement la descente vers l’alpage de Mittelberg. Seule ombre au tableau? La dernière partie de l’itinéraire vers Grimmialp fait la part belle au revêtement dur. De quoi achever des jambes déjà bien mises à contribution.
Sentier panoramique vers la Grande Scheidegg N° 2103
Schwarzwaldalp — Grosse Scheidegg • BE

Sentier panoramique vers la Grande Scheidegg

La route qui mène au point de départ est déjà une splendeur: depuis Meiringen, le car postal suit d’étroits lacets vertigineux et passe devant l’hôtel Belle Epoque Rosenlaui et les imposantes parois rocheuses des Engelhörner pour gagner Schwarzwaldalp en faisant retentir son cor au son pénétrant. Au Chalet-Hotel Schwarzwaldalp, où débute la randonnée, il est possible de s’offrir un petit remontant, par exemple le célèbre millefeuille maison, avant de s’engager sur le chemin Romantikweg en direction de Hornseewli et de la Grande Scheidegg. Après un bref tronçon sur la route du col, le chemin bifurque vers la Brochhütte CAS et se met à grimper. Sur les alpages se dressent des érables majestueux, qui en automne se parent de teintes spectaculaires, allant jusqu’au jaune scintillant. Plus l’on progresse sur la petite route qui escalade ces flancs sud, plus la vue sur les montagnes géantes et les glaciers qui se trouvent en face est belle. Ici, on ne ressent presque rien de l’agitation touristique qui règne à Grindelwald, située non loin. Pour un petit détour par Hornseewli, il faut quitter le Romantikweg à Pfanni et gravir encore quelques centaines de mètres de dénivelé. Mais l’effort est largement récompensé par la halte au bord de ce petit lac isolé. On redescend ensuite vers l’alpage de Scheidegg Oberläger avant de franchir une colline qui mène à Gratschärem. A cet endroit, on aperçoit enfin la Petite Scheidegg et, au loin, la paroi nord de l’Eiger, sombre et menaçante, ainsi que Grindelwald et ses nombreux chalets. Le chemin qui mène au col de la Grande Scheidegg, où les cyclistes en sueur se félicitent mutuellement de leur exploit, n’est plus très long, et le retour en car postal jusqu’à Gletscherdorf est lui aussi spectaculaire.
Randonnée familiale bâloise N° 2102
Basel, Schifflände — Basel, Lange Erlen • BS

Randonnée familiale bâloise

Une randonnée familiale en ville? C’est possible à Bâle. Cet itinéraire regorge de points forts. Dès le début, les randonneuses et randonneurs montent à bord du bac Vogel Gryff et se dirigent vers le Petit-Bâle. Il s'en passe des choses sur le Rhin: les bateaux de plaisance côtoient de gigantesques cargos. Une fois sur l’autre rive, la randonnée se poursuit en aval du Rhin. Le bateau-phare – qui fait office de centre culturel – ainsi que la buvette située sous l’imposante grue portuaire invitent à faire une pause, de même que les nombreux stands créatifs du quai Klybeck. Les enfants peuvent marcher sur d’anciens rails ou sur le bitume pour plus de confort. De somptueux bateaux fluviaux et de petits navires de croisière bordent le chemin. Bientôt, on atteint la presqu’île, et au fond, la région des Trois Pays. Une grande stèle commémore la collaboration paisible entre la France, l’Allemagne et la Suisse. Le chemin fait demi-tour et passe près du bassin portuaire no 1: dur d’imaginer la majestueuse zone alluviale qui se trouvait là avant la construction du bassin en 1922. A partir d’ici, l’itinéraire de randonnée longe le lit de la rivière Wiese. La promenade le long du barrage passe sous de nombreux ponts autoroutiers et ferroviaires. Puis débute le tronçon idyllique de la Lange Erlen. La famille entre dans le parc zoologique Lange Erlen par le côté. L’entrée est gratuite et il est possible de s’y restaurer. La randonnée est adaptée aux poussettes.
Impressions jurassiennes N° 2099
Montfaucon, poste — St-Brais, village • JU

Impressions jurassiennes

Rivière emblématique partiellement franco-suisse, le Doubs serpente entre les plis d’un relief tourmenté, riche en paysages variés et surprenants. La randonnée qui conduit de Montfaucon à St-Brais permet d’apprécier les humeurs topographiques de ces lieux. Le premier tronçon – asphalté – traverse Les Enfers, un nom terrible, mais derrière lequel se cache un joli village agricole jurassien. Après une marche entre les champs, la descente jusqu’au Doubs se fait par un large sentier qui coupe la forêt et qui débouche dans une clairière située entre deux monts. On continue à descendre – dans les pâturages cette fois-ci – pour gagner Soubey, relié par un pont qui enjambe le Doubs. On ne le traverse pas, car la randonnée se poursuit par une route en dur qui longe la rivière, direction est, et qui passe près d’un moulin du 16e siècle ouvert au public. Un peu plus loin, à main droite, un chemin forestier au revêtement naturel invite les randonneuses et randonneurs à reprendre de la hauteur. Après 1 kilomètre environ, il faut le quitter pour emprunter, toujours à droite, un sentier assez raide afin d’atteindre le village de Montfavergier, perché à mi-côte. Ce dernier passé, un autre sentier, assez plat, permet d’admirer une fois encore les combes et les collines qui font le charme et l’identité du Clos du Doubs. Le dernier effort se fait depuis le hameau de Césai d’où un tracé pentu, dessiné entre les buissons, conduit à St-Brais, dont les éoliennes controversées ont marqué l’actualité.
Boucle sur la Corbetta N° 2100
Les Paccots, Les Rosalys — Les Paccots, Ermitage • FR

Boucle sur la Corbetta

Courte mais riche en bons moments! Cette randonnée dans les Préalpes fribourgeoises présente un excellent rapport performance/rendement: une bonne heure de montée, une deuxième de descente. Entre les deux, de belles vues et un petit lac de montagne vieux de 5000 ans. A l’arrivée, le restaurant traditionnel Le Tsalè sert une fondue moitié-moitié ou des meringues à la crème double. Celles et ceux qui viennent ici le dimanche de la Bénichon en octobre auront droit au traditionnel repas de fête. La randonnée débute à l’arrêt de bus Les Rosalys aux Paccots. Ce village de vacances se situe près de Châtel-Saint-Denis, entre Bulle et Vevey. Pendant la première demi-heure, on passe à proximité de chalets et de l’hôtel Les Rosalys pour s’enfoncer dans la forêt et monter aux Joncs par des racines en forme d’escalier. Depuis le parking de la petite station de ski, on rejoint en quelques minutes le lac de montagne des Joncs. A droite du lac commence la randonnée circulaire vers le sommet de la Corbetta (circuit par les crêtes). La montée raide traverse une prairie. Tout autour trônent les sommets du Teysachaux, du Moléson ou de la Dent de Lys. Une fois en haut, de l’autre côté, c’est un décor différent qui se dévoile, celui du paysage situé entre les lacs Léman et de Neuchâtel. A 1400 mètres d’altitude, le point culminant de la Corbetta, une place de pique-nique invite à une pause. La descente passe ensuite par des prairies et le lac des Joncs jusqu’au parking des Joncs. La dernière partie de la descente vers l’arrêt de bus «Les Paccots, Ermitage» se fait sur l’asphalte, mais on peut aussi emprunter le chemin en copeaux de bois à la hauteur de la grande place de jeux, qui mène directement au restaurant Le Tsalè.
Randonnée familiale bernoise N° 2101
Bern, Elfenau — Bern Flughafen • BE

Randonnée familiale bernoise

Le point de départ de cette randonnée est «Elfenau», terminus d’une ligne de bus bernoise. Bientôt, les dernières maisons de Berne et Muri disparaissent, et une allée mène à la forêt. L’itinéraire est adapté aux familles et aux poussettes. Lors de la descente vers le bac du Bodenacker, le chemin franchit quelques racines au sol. Ensuite, il est généralement plat et facilement praticable le long de l’Aar. Théoriquement, la randonnée de 4,5 km peut se faire en une bonne heure. Avec des enfants en bas âge, entre la pause au petit restaurant, l’attente du bac, les animaux de la zone alluviale, le goûter, les jeux au bord de l’eau et l’observation des avions à Belpmoos, il faut compter un après-midi entier. Le point fort de la randonnée est la traversée de l’Aar en bac: cinq personnes à temps partiel font traverser quelque 40 000 personnes chaque année. Le bac est en service toute l’année, sauf une semaine en février lorsqu’il est en maintenance. Il est actuellement le dernier des quatre bacs à traille entre Thoune et Berne. La deuxième partie de la randonnée mène à travers le site protégé «Selhofenzopfen» en direction de l’aéroport de Berne-Belp. Nombre de personnes promènent leurs chiens; des oiseaux aquatiques et des insectes peuvent être observés. Le chemin passe sur une digue entre la Giesse et l’Aar: le vert de l’eau, combiné aux roseaux et aux bancs de galets, est d’une beauté majestueuse. A Belpmoos, la plaine s’étend à perte de vue. De temps en temps, un avion s’approche de la piste d’atterrissage.
Dans les Préalpes fribourgeoises N° 2097
Jaun, Dorf — Riggisalp • FR

Dans les Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée dans les Préalpes fribourgeoises franchit un sommet et une frontière culturelle. Elle passe par le Gros Brun, Schopfenspitz en allemand, et mène du haut du district francophone de la Gruyère à celui de la Singine germanophone. Point de départ: Jaun, ou Bellegarde, dans la vallée de la Jogne. Peuplé il y a des centaines d’années par des gens venus du Diemtigtal, ce village proche du col est une enclave germanophone. De l’arrêt de bus, la montée est raide entre les chalets en bois qui évoquent le Diemtigtal. Peu après la fin du village, le chemin bifurque à gauche et monte vers l’alpe Untere Jansegg. Les Préalpes fribourgeoises sont abruptes et recouvertes de tapis herbeux. Les parties supérieures, presque verticales, sont rocheuses et dénudées. Le chemin est d’ailleurs balisé en blanc-bleu-blanc à partir du point 1476. Il s’élève vers la haute vallée rocailleuse de Maischüpfen. On se croirait ici dans un monde à l’arrêt s’il n’y avait de temps en temps le ruissellement des cailloux. Un passage sécurisé par des cordes permet d’atteindre un pâturage à moutons et, peu après, le sommet du Gros Brun. L’arc alpin du Mont Blanc au Tödi s’étend devant soi, magnifique, tout simplement. A la descente, la randonnée traverse le Breccaschlund (vallée des Cerniets). Le parcours est raide et plein d’éboulis jusqu’à l’Alp Combi puis, au pied de la Fochsenflue et de la Spitzflue, passe par le Breccaschlund jusqu’à l’Alp Stierenberg. Le paysage se fait plus doux. D’ici, on passe par l’Alp Untere Euschels jusqu’à la Riggisalp, de l’autre côté. Du Bärghuus Riggisalp, un télésiège descend au lac Noir, ce qui permet de s’épargner 400 mètres de descente.
Vues grandioses à l’alpe Wiesner N° 2098
Davos Wiesen, Kirche — Schmitten (Albula), Innerdorf • GR

Vues grandioses à l’alpe Wiesner

Dans la vallée de Landwasser, au-dessus de Tiefencastel, les villages de Brienz, Alvaneu, Schmitten et Wiesen trônent tous sur des petites terrasses ensoleillées et presque plates. Leurs mayens, eux, se trouvent quelques centaines de mètres plus haut. Entre les deux se succèdent les contreforts des montagnes, avec une vaste couverture boisée en dessous et une série de têtes rocheuses au-dessus. Cette randonnée, qui forme un grand arc en passant par les alpes Wiesner et Schmittner, est aussi une belle excursion dans l’histoire de cette région de montagne. Sur la berge du Brüggentobel, à l’est de Wiesen, le point de départ, se tient aujourd’hui encore l’ancien moulin. Les vieilles meules se trouvent non loin de là, sur une aire de pique-nique. On atteint l’alpe Wiesner, située à un peu plus de 1900 mètres d’altitude, environ deux heures après le départ. L’alpage et ses quelque trois douzaines de maisons en bois se trouvent sur un merveilleux petit haut plateau. A l’automne, le panorama sur les mélèzes dorés, les versants alpins aux nuances rougeâtres et le massif des Bergüner Stöcke, enneigé depuis peu, forme un arrière-plan presque inégalable. En 2007, un feu de cheminée s’est transformé en un gros incendie et a ravagé 14 bâtiments. Il faut environ 30 minutes de plus pour rejoindre l’alpe Schmittner, par un chemin assez plat. Installé sur une terrasse légèrement inclinée, l’alpage est un peu plus petit, mais tout aussi pittoresque. La descente vers Schmitten passe par le point de vue Hirtastock. Plus bas, à Schmitten, l’église Allerheiligen, dotée d’un intérieur baroque et d’un clocher gothique, se distingue immédiatement, perchée sur sa colline.
Surfaces d’arbres déracinés dans la Surselva N° 2095
Sedrun — Disentis/Mustér • GR

Surfaces d’arbres déracinés dans la Surselva

C’est dans la Surselva, autour de Sedrun, Disentis et Curaglia, que la tempête Vivian, survenue en 1990, a détruit le plus de forêts en Suisse. Les traces de cet ouragan datant d’il y a plus de 30 ans sont omniprésentes sur ce parcours. À l’époque, les arbres alors déracinés avaient été débarrassés et la forêt protectrice détruite avait été reboisée. La jeune forêt de montagne qui a repoussé se distingue nettement, de loin déjà, de celle qui avait été épargnée à l’époque. En effet, il y pousse davantage de feuillus, elle est plus diversifiée et devrait donc mieux résister aux futures tempêtes. La majeure partie de la randonnée suit la Senda Sursilvana, un itinéraire qui traverse la région en cinq étapes. Au-dessus de Sedrun, le chemin de randonnée fait un détour par le Val Bugnei et s’élève dans la forêt de montagne qui repousse. Dans la partie reboisée se trouvent quelques vieux épicéas qui ont survécu à la tempête. Après être redescendu sur la Senda Sursilvana, on suit le sentier d’altitude qui mène à travers prairies et pâturages, en passant par de petits villages, jusqu’à Disentis et son monastère visible de loin.
De la gare de Bâle aux Mythen N° 2096
Mostelberg — Holzegg • SZ

De la gare de Bâle aux Mythen

Le paysage de la peinture monumentale ornant le hall des guichets de la gare de Bâle est véritablement mythique. Le tableau baptisé «Lac des Quatre-Cantons» représente en effet les sommets des deux Mythen et le Fronalpstock. Réalisé dans les années 1920 par le peintre Ernst Hodel, il vise toujours à célébrer, à l’intention des voyageurs, la beauté des montagnes suisses. En le regardant, on est inévitablement attiré par le paysage représenté et saisi par l’envie de le voir de près. C’est parti! En train jusqu’à Arth-Goldau, puis en RER jusqu’à Sattel et en télécabine au Mostelberg. On emprunte une route goudronnée à travers un beau paysage marécageux jusqu’à la Mostelegg, puis un sentier d’altitude avec vue sur le Lauerzersee, le Rigi et le lac des Quatre-Cantons jusqu’à la Haggenegg. Par Zwüschetmythen, on arrive à la Holzegg, où commence la montée vers le Grand Mythen. Elle mène au sommet en 47 virages, effectivement numérotés. Le chemin ne pose généralement pas de problème, certains passages exposés sont sécurisés par des chaînes ou des balustrades. Le sommet offre une vue panoramique magnifique sur le Säntis, les Alpes glaronnaises et uranaises, les montagnes de l’Oberland bernois et le Plateau. Dans la brume des plaines, on reconnaît aussi la région de Seelisberg, le lieu choisi par Ernst Hodel pour réaliser son tableau panoramique. On est arrivé là où l’envie d’ailleurs, née à la gare de Bâle, nous a entraînés. En empruntant l’itinéraire de la montée, on redescend vers la Holzegg et on prend le téléphérique pour rejoindre Brunni. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent prolonger le tour jusqu’à la Rotenfluebahn et rentrer chez en passant par Rickenbach.
Au-dessus du glacier d’Aletsch N° 2092
Bettmergrat — Riederalp • VS

Au-dessus du glacier d’Aletsch

Cette randonnée permet de constater les effets de la disparition de la glace de glacier. La fonte des masses de glace de soutien associée au dégel du permafrost entraînent l’instabilité des pentes de part et d’autre du glacier d’Aletsch. Des éboulements surviennent, des crevasses profondes se forment dans le sol du fait de l’affaissement de pans entiers de roche. Le téléphérique entre Betten et Bettmeralp franchit un dénivelé de 1000 mètres, comparable à l’épaisseur de la glace de l’impressionnant glacier d’Aletsch qui, près de la Konkordiaplatz, mesure 23 kilomètres de long. Lors des dernières périodes glaciaires, il s’étendait même jusqu’au Bettmergrat, point de départ de la randonnée. Aujourd’hui, le glacier se trouve bien plus bas et sa masse diminue d’année en année. Depuis la large arête, sur le site du patrimoine naturel mondial de l’Unesco Jungfrau-Aletsch, la vue sur la glace, le Cervin, le Weisshorn et d’autres 4000 mètres reste impressionnante. À la station supérieure de Moosfluh, d’imposantes crevasses bordent le chemin. Près de la Rieder Furka se trouve la Villa Cassel, construite en style victorien. Elle abrite aussi le centre Pro Natura d’Aletsch, qui informe sur la nature dans cette région.
De belles vues dans les Préalpes fribourgeoises N° 2093
St. Silvester, Dorf — Plasselb, Dorf • FR

De belles vues dans les Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée permet de constater que même dans les Préalpes, des phénomènes extrêmes, tels les tempêtes et les fortes précipitations, peuvent causer des dégâts. Peu après St. Silvester, le chemin traverse un grand pâturage avec des vaches allaitantes, qui continuent à brouter calmement. Une fois Gross Schwand dépassé, un sentier plus ou moins visible mène par des pâturages dans la forêt au pied de la Chrüzflue. Des arbres tombés témoignent des tempêtes passées. Des marches aménagées dans la pente abrupte et des câbles installés aux endroits exposés mènent en toute sécurité sur la large crête de la Chrüzflue. D’anciennes traces montrent que le chemin, à l’ouest, a été déplacé plusieurs fois de l’arête de rupture exposée aux intempéries et sujette à l’érosion. À l’est, sur un versant opposé, on voit le grand glissement de terrain de Falli-Hölli, qui a détruit tout un village de vacances en 1994. En haut, à la Chrüzflue, on peut s’asseoir, faire du feu et admirer la vue. Ici et là, la descente vers l’Ärgera est un peu raide et cahoteuse. Le chemin est aménagé à une distance sûre du lit du ruisseau. Les éboulis et les débris sur les rives montrent à quel point les masses d’eau de l’Ärgera se déchaînent lors de fortes précipitations.
Sur les pentes ensoleillées des Centovalli N° 2094
Palagnedra — Intragna • TI

Sur les pentes ensoleillées des Centovalli

Un feu de camp mal éteint a provoqué un incendie de forêt en 2022 au-dessus de Verdasio. Une randonnée au cœur de la zone touchée permet de constater la renaissance rapide de la végétation. De la gare de Palagnedra, le chemin monte à la Via del Mercato, un sentier muletier par lequel les paysans transportaient leurs marchandises vers Locarno. Là où la forêt poussait autrefois au-dessus du village, des squelettes d’arbres noirs se dressent sur la pente abrupte. Un an plus tard, la surface incendiée montre de nouveaux signes de vie. Entre les troncs d’arbres brûlés brille le vert tendre des fougères et des herbes et on voit que des arbres ont survécu à l’incendie malgré leur écorce carbonisée. Des souches bordent le chemin presque jusqu’à l’Alp Monte di Comino. Avant la descente raide et un peu difficile, l’accueillant restaurant Alla Capanna et sa belle terrasse panoramique avec vue sur le lac Majeur invitent à un arrêt. Le chemin pavé, tout en lacets, descend dans la forêt et on ne s’intéresse plus à la vue, mais à ses pieds. En bas, sur le plat, l’itinéraire passe sur une petite route qui mène à Intragna. On aperçoit au loin le clocher – le plus haut du Tessin – de l’église de cette petite cité qui mérite une visite.
Loge sur le glacier inférieur de Grindelwald N° 2089
Pfingstegg • BE

Loge sur le glacier inférieur de Grindelwald

En 2005, une moraine se détacha en dessous de la cabane de Stieregg à Grindelwald. Une grande partie du plateau alpin glissa sur le glacier inférieur de Grindelwald et il fallut abandonner l’auberge, qui se retrouvait tout au bord de l’arête. Comme les masses de glace qui les soutenaient avaient fondu et que le permafrost avait dégelé, les flancs abrupts de la montagne avaient perdu leur stabilité, entraînant le glissement de paquets entiers de terrain. Difficile d’imaginer que cette vallée rabotée était encore remplie de glace de glacier il y a quelques décennies. À la Pfingstegg, d’où part la randonnée, aucune trace du drame n’est encore visible. À chaque tournant, les Fiescherhörner se font de plus en plus imposants. Vers 1600 mètres, le chemin suit un nouveau tracé, créé après les événements de 2005. Avant, il continuait en pente douce vers la cabane de Stieregg, mais il monte désormais à la nouvelle auberge du Bäregg, qui repose sur un sol rocheux stable. De l’accueillante terrasse ensoleillée, on voit vers le bas la rupture de pente. En observant bien, on distingue les restes des murs de fondement de la cabane de Stieregg sur l’arête. L’alléchante carte du «Bäregg» et la vue invitent à une pause avant la descente.
Sur les traces de Lothar dans le Val de Travers N° 2090
Noiraigue — La Presta Mines d'asphalte • NE

Sur les traces de Lothar dans le Val de Travers

Il y a bientôt 25 ans, la tempête Lothar causa d’importants dégâts dans toute la Suisse. Sur le versant nord entre Noiraigue et le Creux du Van, elle a laissé une vraie tranchée. Le Sentier des Quatorze Contours traverse en 14 virages cette zone d’arbres déracinés et passe aussi bien par la forêt de conifères originelle que par la forêt mixte de feuillus qui a repoussé. En haut, depuis le bord des falaises panoramiques, on voit clairement que même sur le côté nord-ouest boisé, dans le cirque rocheux du Creux du Van, les anciennes surfaces endommagées sont à nouveau couvertes d'arbres. Ce sont surtout les feuillus, comme les érables sycomores et les hêtres, qui ont comblé les vides et vont permettre à la forêt de mieux résister aux tempêtes. La descente passe par la Ferme du Soliat et longe d’autres surfaces dites de chablis, dans lesquelles des souches renversées et des parties plus clairsemées témoignent des événements de 1999. Les pâturages jurassiens et les tronçons boisés se succèdent de manière plaisante jusqu’au but de la randonnée, La Presta. Peu avant la gare se trouvent les mines d’asphalte, où l’on a extrait ce minerai pendant 300 ans. Aujourd’hui, les mines désaffectées sont accessibles aux visiteurs.
Ombre et soleil en Appenzell Rhodes-Extérieures N° 2091
Teufen AR — Hundwil, Dorf • AR

Ombre et soleil en Appenzell Rhodes-Extérieures

Ce paysage d’Appenzell est marqué par de profonds ravins. De fortes précipitations entraînent souvent des glissements de terrain qui détruisent parfois chemins, escaliers et passerelles. L’entretien pose un grand défi, notamment dans le ravin du Rotbach près de Teufen. Peu après Teufen, le chemin mène au joli ravin du Hörlibach, dans la forêt. Quel contraste, ensuite, sur quelques centaines de mètres, le long d’une route de contournement! Retour au calme. Avant de passer sous une ligne électrique, on peut faire un détour d’une grosse demi-heure pour rejoindre le bas du ravin du Rotbach et la belle chute d’eau de Höchfall. Le sentier escarpé est bien sécurisé et équipé d’escaliers en acier. Après le couvent des capucines de Wonnenstein et le pénitencier de Gmünden, le chemin raide descend jusqu’au Rotbach, passe par un pont et rejoint le joli lieu de baignade de Strom. On remonte dans la forêt pour affronter le passage le plus difficile: il faut grimper sur une échelle de cinq mètres de haut au-dessus d’une bande rocheuse. La suite de l’itinéraire, par Stein et sa fromagerie de démonstration, puis par la forêt de Högg jusqu’à Hundwil, permet d’admirer de belles vues et de jolies maisons de style appenzellois.
Sentier d’altitude dans la région du Gantrisch N° 2087
Gurnigel, Berghaus — Zollhaus FR • BE

Sentier d’altitude dans la région du Gantrisch

Cette randonnée dans le parc naturel du Gantrisch traverse une surface dite de chablis, une zone d’arbres déracinés, due à l’ouragan Lothar en 1999. Le chemin de randonnée longe une crête d’où l’on voit, côté ouest, le Plateau, le Schwarzenburgerland et le Jura et, côté est, la chaîne du Gantrisch et les 4000 bernois. Après Schwarzenbühl, l’itinéraire mène sur le versant sud du Gägger par la passerelle en bois du même nom. Elle traverse une surface de chablis, parfois à plusieurs mètres de hauteur, près d’arbres tombés et de souches. Peu après la tempête dévastatrice, il régnait ici un fouillis impénétrable d’épicéas déracinés et brisés. Depuis, de petits arbres repoussent entre le bois mort et la surface de chablis est pleine de vie. Des panneaux précisent que le bois mort et le «désordre» sont importants pour la biodiversité, car ils offrent un habitat aux insectes, aux oiseaux et aux mammifères. La forêt en croissance se compose de davantage de feuillus. Elle est plus diversifiée que la forêt d’épicéas d’origine, uniforme, et résistera mieux aux futures tempêtes. Une fois le Pfyffe franchi commence la descente vers Zollhaus. Peu avant ce lieu, on passe la frontière entre les cantons de Berne et de Fribourg.
Dégâts dus aux intempéries dans le Val S-charl N° 2088
Scuol-Tarasp — S-charl • GR

Dégâts dus aux intempéries dans le Val S-charl

Cette randonnée mène dans un univers marqué par la force de l’eau et des éboulis qui traversent le Val S-charl. On y voit les conséquences des intempéries et des fortes précipitations. Après les dernières maisons de Scuol et Vulpera, le paysage devient très sauvage. Dans le lit profondément encaissé du ruisseau, le bruit de l’eau domine. D’énormes blocs de pierre, des troncs d’arbres coincés et des berges affouillées témoignent des masses d’eau qui grondent ici en cas d’intempéries. Depuis le sentier étroit, sécurisé ici et là par des chaînes, on ressent de près la force de cet élément. Une montée raide mène du lit du ruisseau à la petite route allant à S-charl, bordée d’impressionnantes bandes d’éboulis. Ces masses sont emportées vers l’aval par les pics dolomitiques friables. Après chaque forte précipitation, il faut à nouveau dégager la route. Près de Pradatsch, l’itinéraire quitte la route et emprunte un petit chemin qui traverse une étonnante forêt de montagne riche en mousses. Le dernier tronçon de la route en gravier passe devant le musée de la mine et de l’ours Schmelzra, qui présente l’extraction du plomb et de l’argent dans la vallée et fait penser à l’ours brun Lumpaz, qui a parcouru la région en 2005.
Zone d’incendie de forêt au-dessus de Loèche N° 2086
Torrentalp — Guttet, Abzw. Umfahrung • VS

Zone d’incendie de forêt au-dessus de Loèche

En 2003, plus de 300 hectares de forêt ont brûlé au-dessus de Loèche, un pyromane y ayant mis le feu. Depuis, 20 ans ont passé et une forêt différente renaît de ses cendres. Depuis la station supérieure de Torrentalp, la randonnée panoramique s’effectue sur un sentier d’altitude qui traverse des forêts de mélèzes et longe des alpages. À l’ouest se dresse l’imposante arène rocheuse de Loèche-les-Bains, au sud s’alignent les 3000 et 4000 mètres alors qu’en bas, dans la vallée du Rhône, les maisons et les routes ont la taille d’un jouet. D’ici, nulle trace encore de l’incendie de forêt. Après une courte montée, on rejoint le bord de la zone d’incendie à l’Obere Guggerhubel. À l’époque, les flammes s’étaient élevées jusqu’ici. Aujourd’hui encore, 20 ans plus tard, de nombreux arbres brûlés se dressent comme des squelettes au-dessus des jeunes arbres qui repoussent. La descente par une forêt intacte avec d’imposants mélèzes, épicéas et pins sylvestres donne une idée de ce que pouvait être autrefois la région incendiée. Plus bas, le chemin de randonnée traverse à nouveau la forêt en pleine croissance, que les trembles, bouleaux et saules parent de couleurs particulièrement vives en automne.
Vue panoramique sur le Sparrhorn N° 2022
Belalp • VS

Vue panoramique sur le Sparrhorn

Bien sûr, ça monte. Bien sûr, il faut fournir un effort important pour se hisser de Belap jusque sur le Sparrhorn (Sparrhoru, en dialecte). Mais si l’on tient compte du fait que ce sommet se situe à plus de 3000 m, on peut franchement qualifier cette randonnée de « plutôt facile ». De la petite station de Belalp, le parcours commence par nous emmener tout gentiment au-dessus du Lüsgersee, joli petit lac retenu dans un pli du relief. Nos pieds foulent un agréable sentier en terre battue qui nous mène au monument de Tyndall (naturaliste irlandais du 19e siècle). À cet endroit, une carte panoramique nous permet de mettre des noms sur toutes les merveilles que l’on peut admirer au sud, du Mont-Blanc au glacier d’Aletsch. La montée continue, pas très raide, en direction de Hohbiel, la station supérieure d’un téléphérique qu’il est possible d’emprunter en juillet et en août. Dans cette zone, il est presque impossible de ne pas apercevoir quelques célèbres moutons nez noir, véritables emblèmes du Haut-Valais. La dernière heure de marche avant le sommet sera la plus exigeante. Cette fois, la pente est raide. Mais le sentier aménagé reste constamment agréable, même dans les passages caillouteux. C’est donc sans inquiétude et sans effort trop violent que l’on se retrouve sur le Sparrhorn, à 3020 m d’altitude, avec une vue circulaire exceptionnelle : large panorama sur les Alpes du sud et, au nord, vue plongeante sur le glacier d’Oberaletsch. Ou plutôt, hélas, sur ce qu’il en reste… Pour la descente, on empruntera le même itinéraire jusqu’au monument de Tyndall, avant de prendre sur la gauche pour aller faire un crochet par l'hôtel historique Belalp et la jolie chapelle qui se dresse en face. Nous sommes alors à moins de deux kilomètres de l’arrivée.
Cabane Britannia et Petit Allalin N° 2018
Saas-Fee Mast 4 — Plattjen • VS

Cabane Britannia et Petit Allalin

C’est une randonnée exigeante, mais pas très technique et qui offre aux « non-alpinistes » la possibilité de jouir des trésors de la haute-montagne. Une balade de rêve au pied de nombreux sommets de plus de 4000 m et de multiples glaciers. De Saas-Fee, on commence par emprunter le téléphérique « Alpin Express » jusqu’à la station intermédiaire de Morenia. En ayant fourni un minimum d’effort, on se retrouve ainsi déjà à près de 3000 m d’altitude. Côté nord, on peut admirer le massif des Mischabels, avec notamment le Dom, le Täschhorn et le glacier de Fee. Côté sud, on découvre le petit plateau que l’on va traverser pour atteindre la cabane Britannia. Une cinquantaine de minutes plus tard, nous voici déjà à la cabane. Que ce soit avant ou après la pause, il serait alors dommage de ne pas fournir un tout petit effort supplémentaire pour grimper sur le proche sommet du Petit Allalin (3070 m). De là, en effet, un somptueux panorama s’offre aux spectateurs : de nouveaux sommets de plus 4000 m (Allalin, Rimpfischhorn, Strahlhorn) se dressent au-dessus des glaciers du Hohlaub et de l’Allalin. En outre, direction sud, l’eau turquoise du lac de Mattmark complète le paysage. Pour le retour, le moins fatiguant est de retourner prendre le téléphérique à Morenia, mais le plus beau est d’emprunter le balcon qui mène à Plattjen. Certains passages sont aériens, mais ils sont équipés de cordes. La vue sur la vallée de Saas et sur les montagnes qui se dressent de l’autre côté vaut assurément le détour. A Plattjen, on peut choisir de continuer la balade jusqu’à Saas-Fee avec une dernière descente entre les mélèzes. Ou alors, on peut renoncer à ce dernier effort en descendant avec le téléphérique.
Alpstein: entre prairies et panorama N° 2020
Brülisau, Kastenbahn — Wasserauen • AI

Alpstein: entre prairies et panorama

Loin de l’agitation de l’Alpstein, cette randonnée panoramique entraîne le marcheur vers un vaste alpage au paysage enchanteur. Il est possible d’écourter la montée en prenant la télécabine de l’Alp Sigel, qui conduit directement à l’arête, mais qui fait l’impasse sur le spectaculaire passage offert par la brèche dans la falaise de Zahme Gocht. Au début de l’été, le randonneur appréciera la magnifique flore alpine. La randonnée démarre au village de Brüsilau, dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures. Cette paroisse, vieille de plus de 650 ans, est nichée au pied du Hoher Kasten, dans l’Alpstein. Depuis le téléphérique du Kastenbahn, le chemin longe la forêt en passant par une prairie marécageuse jusqu’à Obere Leugangen. La suite du sentier en direction de Zahme Gocht est plus difficile. Le passage clé de la brèche, sécurisé par des chaînes, demande une certaine habileté. La vue depuis l’arête est à couper le souffle et balaie le massif du Säntis, le Chrüzberg et le lac de Constance. Une agréable place de pique-nique invite à se détendre et à profiter du panorama. Le randonneur descend ensuite vers l’Alp Sigel en traversant le plateau verdoyant. L’alpage est géré par cinq familles d’agriculteurs et se divise en six droits d’alpage. La cabane «Hasenplatten» est là pour se restaurer et passer la nuit. Avec près de 172 droits bovins, il est probable de rencontrer quelques bêtes à cornes en chemin. Une fois sur l’arête, l’élévation ne varie pas beaucoup jusqu’à Chüeboden. Après avoir changé de direction au détour d’une courbe, le marcheur atteint Obere Mans, d’où il peut apprécier la vue sur la vallée entourant le lac Seealpsee. Longeant arbres, prairies, alpages et forêts, le sentier en zigzag mène enfin à Wasserauen. L’auberge Alpenrose et le restaurant de la gare invitent à conclure cette randonnée agréablement.
Belles vues dans la région des Walenstöcke N° 2021
Chrüzhütte — Brunnihütte • OW

Belles vues dans la région des Walenstöcke

Les splendides panoramas et les fascinantes vues plongeantes qu’il offre, ainsi que la possibilité de se rafraîchir dans les eaux du lac Härzlisee sont autant de temps forts de cette randonnée. Le téléphérique aux cabines bleues mène de Oberrickenbach directement au chalet Chrüzhütte, au lac Bannalpsee, un lieu chargé d’histoire. Après une longue discussion controversée entre les autorités, des experts et la population, le lac de barrage, aussi connu sous le nom «Bannalpwerk», a été achevé en 1937. Aujourd’hui encore, il produit de l’énergie électrique de manière fiable. Le chemin bien aménagé conduit à l’alpage Oberfeld en passant par Urnerstafel, puis continue jusqu’à la crête de Walegg, point culminant de la randonnée d’où la vue est splendide. Le bastion rocheux des Walenstöcke trône majestueusement au-dessus des randonneuses et randonneurs. Quelque 300 mètres plus bas, Walenalp apparaît déjà. Le chemin qui longe Ober Stoffelberg mène à la crête Sädelegg, où la vue change à nouveau et s’ouvre sur le Titlis enneigé lorsque celui-ci n’est pas caché par les nuages. Après une courte traversée, l’objectif est enfin atteint à Brunni. Il est possible de s’y rafraîchir dans le lac Härzlisee. Des aires de grillades sont disponibles, et la cabane Brunnihütte du CAS propose également de quoi se restaurer. Les randonneuses et randonneurs les plus courageux peuvent louer un kit pour via ferrata et démontrer leur habileté sur le Brunnistöckli ou au Zittergrat. Après une journée riche en événements, les marcheuses et marcheurs fatigués empruntent le télésiège ou le téléphérique pour retourner à Engelberg.