Propositions de randonnées • Suisse Rando Home

1746 entrées ont été trouvées
Le plein d’énergie au-dessus de Cademario N° 2332
Cademario, Lisone — Castelrotto, Ospedale • TI

Le plein d’énergie au-dessus de Cademario

Cademario est un lieu particulier. Après la route de montagne sinueuse, la vue s’ouvre sur un paysage vaste et magnifique. Claudio Andretta, auteur d’un livre sur les lieux énergétiques tessinois, écrit: «J’ai trouvé plusieurs lieux énergétiques sur les collines et dans les forêts autour de l’établissement de cure, qui sont parfaits pour donner de la vitalité et aider à faire le plein d’énergie.» L’une de ces collines est couronnée d’une chapelle. Depuis l’arrêt de car postal «Cademario, Lisone», il faut prendre la direction du sud. Au parking, l’itinéraire s’enfonce dans la forêt et passe sous d’imposants châtaigniers jusqu’à la colline de San Bernardo. La vue sur Cademario et le Pizzo di Claro est magnifique, tout comme celle dans l’autre sens, au-delà des maisons de Novaggio, jusqu’au bastion de glace du Mont Rose. La descente mène à la clairière au-dessus d’Iseo. Au niveau de la bifurcation du Ristoro ai Gelsi, le détour par l’église Santa Maria, qui offre une vue exceptionnelle, est vivement conseillé. Au village d’Iseo, l’itinéraire prend la direction de l’Ur Ciòss. Il suit la direction du nord-ouest, passe à côté de «rustici», descend dans le paisible Val di Pre Murasca, puis remonte jusqu’à Aranno. Un ancien chemin muletier descend vers l’ouest jusqu’à la rivière Magliasina. Sur l’autre rive, le chemin monte à nouveau et, à la bifurcation, tourne à gauche pour contourner une colline menant à Curio et à son Museo del Malcantone. De Curio, le chemin de randonnée traverse une prairie en cuvette pour rejoindre Feredino, puis Biogno. Sur la Piazza, l’itinéraire tourne à gauche sur un sentier de pré. Peu avant la route, un portail sur la gauche permet d’entrer dans le domaine viticole de Vallombrosa, qui abrite une exposition d’art en plein air. Après avoir dépassé l’exploitation d’agritourisme et traversé la route, l’itinéraire arrive à Castelrotto.
Leçon d’histoire entre Miglieglia et Breno N° 2329
Miglieglia, Paese • TI

Leçon d’histoire entre Miglieglia et Breno

Cette randonnée dans la nature du Malcantone offre en prime une petite leçon d’histoire. Les villages de Breno et Miglieglia se sont livrés pendant des siècles à une querelle pour un lopin de terre appelé Tortoglio. Par chance, les différends purent être réglés au début du XXe siècle. Des statues sur les fontaines des deux villages, l’Asino di Breno et le Mulo di Miglieglia, évoquent cette époque. Les habitantes et habitants se taquinent encore avec ces surnoms: ceux de Breno sont des «ânes», ceux de Miglieglia des «mulets». La randonnée débute à Miglieglia et se poursuit vers le sud en direction de Novaggio, d’où l’on descend vers la Magliasina par un chemin de randonnée de montagne. Une forêt dense, riche en fougères et en mousse, offre un bel écrin de verdure. Le chemin monte et descend dans le paysage vallonné puis rejoint Maglio, à nouveau le long de la petite rivière, par une forêt alluviale peuplée d’aulnes blancs. Une belle cascade et des bassins profonds invitent à se rafraîchir. A côté se trouve une forge restaurée datant de 1860, qui était actionnée par une roue à eau. Elle se visite d’avril à octobre. Il y a un petit kiosque à proximité. Au bord de la Magliasina, le chemin continue jusqu’à Renscé, où commence la montée vers Breno. Ici, pourquoi ne pas flâner un peu dans les ruelles étroites pavées de pierres naturelles? La fontaine de l’âne se trouve sur le chemin de randonnée qui mène ensuite dans les forêts de châtaigniers. A Tortoglio, dans une petite chapelle, une plaque commémore la réconciliation des deux villages en 1907. La dernière partie du chemin serpente dans la forêt puis passe par la colline où se trouve l’église et le beau village, pour se terminer près de la fontaine à l’arrêt de bus «Miglieglia, Paese». Là, un mulet en bronze fait une ruade en direction de Breno.
Sur le flanc du «Rigi des Grisons» N° 2328
Ilanz — Morissen, center communal • GR

Sur le flanc du «Rigi des Grisons»

Côté vue, le «Rigi des Grisons» (surnom affectueux donné au Piz Mundaun) n’a rien à envier à son homonyme de Suisse centrale. Cette randonnée printanière ne mène toutefois qu’à l’auberge du même nom, sur le flanc de la montagne. Elle offre un impressionnant panorama à 180 degrés sur la Surselva et de nombreux sommets s’y montrent sous leur plus beau jour. Mais cette vue se mérite, au prix de 900 mètres de dénivelé positif. Celui-ci commence dans la petite ville d’Ilanz, qui vaut à elle seule le détour. L’itinéraire reste autant que possible sur des chemins naturels, mais il comprend deux tronçons un peu plus longs sur le bitume. L’auberge de montagne Bündner Rigi, installée à 1600 m d’altitude, se repère de loin. Pour y parvenir, il faut d’abord traverser la forêt jusqu’à Luven. Il est recommandé de s’arrêter à la fontaine historique du joli village, où les blanchisseuses venaient autrefois laver leur linge. Aujourd’hui, c’est une aire de pique-nique couverte. Le chemin longe ensuite la forêt et emprunte une petite route jusqu’à Crest. Des traces de sentiers mènent à travers des prairies fleuries. Enfin, l’auberge de montagne est en vue. Construite en 1902, elle a été l’une des premières auberges de la Surselva et est ouverte en haute saison. Le reste du temps, elle est utilisée pour des projets artistiques. Le chemin reste maintenant sur les hauteurs jusqu’à l’Uaul da Sogn Carli. Cette forêt a été reboisée en 1874 par une fondation du géologue suisse Arnold Escher von der Linth. Ce dernier est considéré comme le père de la géologie alpine suisse, car il a participé à la publication de la première carte géologique du pays. En allemand, la forêt porte son nom: Escherwald. Dernier arrêt de cette randonnée, la chapelle Sogn Carli se dresse dans une petite clairière. L’itinéraire descend ensuite jusqu’au village de Morissen, d’abord par un tronçon ensoleillé, puis par un passage en forêt.
Sur les traces du sel entre Diessenhofen et Schaffhouse N° 2326
Diessenhofen — Schaffhausen • TG

Sur les traces du sel entre Diessenhofen et Schaffhouse

La Via Rhenana, l’un des douze itinéraires culturels principaux en Suisse, permet de découvrir l’une des voies navigables les plus importantes de l’ancienne Confédération: le Rhin supérieur, entre Kreuzlingen et Bâle. Longue de 195 kilomètres, elle traverse un paysage marqué par le fleuve, son histoire et le commerce du sel qui animait le Rhin supérieur. Le tronçon entre Diessenhofen et Schaffhouse présente une grande diversité, entre nature luxuriante et vie urbaine mouvementée. Diessenhofen possède la plus grande vieille ville médiévale de Thurgovie. Le chemin pédestre reliant la gare au Rhin suit les remparts de la ville et passe devant le château Unterhof, avec sa tour caractéristique. Il amène bientôt devant les murs de l’ancien couvent St. Katharinental, un imposant complexe qui abrite aujourd’hui une clinique de réadaptation. L’église baroque du couvent invite à faire un détour. Le prochain tronçon de l’itinéraire traverse la réserve forestière de Schaare. Il révèle des zones alluviales, des marais, des étangs, une faune et une flore riches en espèces et une forteresse historique. L’étroit sentier serpente tantôt le long des rives du Rhin, tantôt dans la forêt. A Altparadies, au deuxième ancien monastère de la journée, on traverse le fleuve. Une cloche sur la passerelle appelle le bac, pour un court trajet jusqu’à l’autre rive près de Büsingen. Le lieu appartient politiquement à l’Allemagne, mais est entièrement encerclé par la Suisse. Plusieurs tentatives de rattachement à la Confédération ont échoué. Il est plus facile de changer d’Etat à pied. L’itinéraire arrive rapidement au Lindli Rheinuferpark, un espace vert très prisé de Schaffhouse. La ville a atteint son apogée avec le commerce du sel, ce dont les imposantes maisons parfaitement conservées et les encorbellements témoignent encore aujourd’hui. La journée de randonnée s’achève sur une balade dans la vieille ville.
Diverses nuances de vert au bord de l’Aar N° 2325
Bern Felsenau • BE

Diverses nuances de vert au bord de l’Aar

A la gare RBS de Felsenau, le point de départ de cet agréable circuit est encore au cœur de la civilisation urbaine. Le viaduc d’autoroute au-dessus de la tête, la rue principale devant les yeux et la ville de Berne dans le dos. Il suffit pourtant de quelques pas dans une sorte de passage souterrain pour deviner ce qui fait la beauté de cette randonnée – par ailleurs praticable toute l’année – au printemps: l’alternance des nuances de vert entre l’Aar et la forêt de Bremgarten. Le chemin descend d’abord jusqu’à l’Aar, puis passe par l’étroite passerelle Seftasteg pour rejoindre l’autre rive. Ce n’est qu’en 2025 que cette partie de la rive a été renaturée. Bientôt, en aval, l’imposant pont Halen qui enjambe la rivière à 40 mètres d’altitude se dessine. Le chemin se poursuit sur un large chemin naturel à travers une zone non bâtie. Il faut un peu moins d’une heure pour atteindre des lotissements verdoyants. Les complexes résidentiels Aumatt et Schlossmatt, construits à partir des années 1980, comptent parmi les premiers quartiers bernois à avoir déplacé le mode de vie urbain et communautaire dans l’agglomération. En revenant sur l’autre rive par la passerelle Lochmattsteg, les tours résidentielles de Kappelenring à l’horizon évoquent une métropole, tandis qu’en contrebas, l’Aar s’écoule lentement vers le paradis naturel du lac de Wohlen. Au retour, le chemin remonte l’Aar, en pente légère et à l’ombre. Soudain, une grande clairière panoramique s’ouvre en direction de la rivière. C’est ici que se trouve la station éthologique de l’Université de Berne, où des expériences sur le comportement social sont menées sur des rats bruns. Mais la forêt reprend vite ses droits. Après une courte montée, le chemin traverse le Glasgrabe, étonnamment raide. Bientôt, il atteint la station d’épuration de Neubrück et, avec elle, la civilisation. Le point de départ est retrouvé quelques minutes plus tard.
Au soleil le long de la Reuss N° 2324
Hünenberg, Dorf — Maschwanden, Dorf • ZG

Au soleil le long de la Reuss

Le fait qu’il y ait aujourd’hui quelque 5000 castors sur le Plateau suisse et dans les larges vallées alpines ne va pas de soi: au début du XIXe siècle, ce rongeur avait totalement disparu du pays. Ce n’est qu’au XXe siècle que le castor a été réintroduit. Dès lors, il n’a cessé d’étendre son territoire. Depuis 2010, il vit aussi dans le canton de Zoug, en particulier dans la région Ennetsee, entre la Reuss et le lac de Zoug, où se déroule cette randonnée. De l’arrêt de bus «Hünenberg, Dorf», le chemin pédestre traverse le quartier, puis mène aux ruines du château ouvertes au public, le berceau historique de Hünenberg. Après avoir traversé une forêt ombragée le long du ruisseau Drälikerbach, il emprunte un chemin agricole qui traverse la plaine de la Reuss en direction de la rivière. La silhouette du Pilate se dresse au loin. Une fois sur les rives de la Reuss, le chemin suit le cours d’eau, soit sur la digue, soit près de la rive. En raison de la chaleur, il est conseillé de partir le matin ou en fin de journée. La rive est caractérisée par des pâturages, des aulnes, des argousiers et des fleurs des champs. Un œil attentif pourra apercevoir des troncs d’arbres rongés: des traces du castor. A hauteur de Zollweid, le restaurant Zollhuus permet de faire une halte près du pont historique sur la Reuss. Sur la digue, les cyclistes circulent aussi. Le chemin de randonnée pédestre balisé continue donc au plus près de la rive. Régulièrement, de charmants endroits invitent à s’attarder ou à se tremper les pieds. A la fin, l’itinéraire traverse la réserve naturelle de Maschwander Allmend. Il est alors possible de continuer jusqu’au Rüssspitz, au confluent de la Reuss et de la Lorze. Le chemin de randonnée officiel va directement à Maschwanden, en passant devant une piscine naturelle idyllique et en entrant dans le paisible village du côté zurichois.
Histoire industrielle zougoise N° 2323
Zug, Brüggli — Hagendorn, Lorzenmatt • ZG

Histoire industrielle zougoise

Au milieu du XIXe siècle déjà, Zoug faisait partie des régions les plus industrialisées du pays. Ce petit canton de Suisse centrale a vu naître des filatures, des papeteries et des usines de machines, ainsi que de grandes laiteries. La rivière Lorze, qui se jette dans le lac de Zoug en périphérie de la capitale cantonale, puis le quitte à Cham, servait de source d’énergie. Le sentier industriel de la Lorze, long de 30 kilomètres, permet de suivre l’évolution de Zoug, devenu l’un des cantons les plus riches de Suisse. L’arrêt de bus «Zug, Brüggli» se trouve pratiquement à l’embouchure de la Lorze. Le sentier longe ici la rive du lac vers l’ouest pour aller à Cham et passe à côté d’un terrain herbeux servant de plage et d’un camping. Près du moulin Chollermühle, l’ancienne Lorze a creusé un grand delta, aujourd’hui populaire pour la baignade et les grillades. Le chemin suit ensuite la ligne de chemin de fer jusqu’au Hirsgarten, un parc au bord du lac près de Cham. La randonnée suit maintenant la Lorze en aval et traverse la commune de Cham, en pleine croissance. Après l’ancienne forge, qui est aujourd’hui une imposante demeure, l’excursion devient moins urbaine. L’idyllique paysage fluvial est régulièrement ponctué d’installations de production d’électricité. A Rumentikon, le chemin quitte la rive et passe par le village et les prairies jusqu’au couvent de cisterciennes de Frauenthal. Encore actif, il est le plus ancien de ce genre en Suisse et peut être visité. Depuis Hagendorn et l’arrêt de bus «Lorzenmatt», l’itinéraire emprunte l’autre côté de la Lorze et longe en partie la route de campagne peu fréquentée. L’un des premiers témoins de l’utilisation de l’énergie hydraulique se dresse peu avant d’arriver à destination: la reconstruction d’une roue à eau romaine, qui servait ici à broyer le grain il y a près de 2000 ans.
Des orchidées sur le chemin du Wildspitz N° 2322
Goldau, Sportplatz — Unterägeri, Chlösterli • SZ

Des orchidées sur le chemin du Wildspitz

Avec leurs fleurs aux formes souvent extravagantes, les orchidées comptent parmi les plus belles découvertes au bord du chemin. A cela s’ajoute le fait qu’il est rare d’observer un grand nombre des 70 espèces suisses. Le sabot de Vénus est l’une des plus belles orchidées. Son grand «sabot» d’un jaune intense et ses trois pétales étroits d’un brun pourpre forment un contraste saisissant. La zone d’éboulement au-dessus de Goldau (SZ) mérite le détour pour admirer ce sabot de Vénus si rare. Selon les années, la période de floraison a lieu de mi-mai à fin juin. Après l’effondrement des masses rocheuses en 1806, une forêt clairsemée a pu se former par endroits et offre de bonnes conditions à la précieuse fleur. Pour que les plantes puissent survivre et se multiplier, il est important de les observer à distance, afin de ne pas tasser le sol qui les entoure. Au total, une trentaine d’espèces d’orchidées se développent dans la zone, ainsi que des papillons rares comme la bacchante et des oiseaux comme le bruant fou et le faucon pèlerin. La randonnée commence près du parc naturel et animalier de Goldau. De là, l’itinéraire de La Suisse à pied no 828, «Goldauer Bergsturzspur», grimpe à travers la forêt. A un peu plus de 900 mètres d’altitude, un sentier circulaire permet d’apercevoir quelques jolis spécimens de sabots de Vénus. Le chemin longe ensuite une crête jusqu’au Gnipen et au Wildspitz, dont le sommet à 1580 mètres d’altitude est le point culminant du canton de Zoug. Juste en dessous du sommet, l’auberge de montagne Wildspitz dispose d’une grande terrasse panoramique et offre une vue magnifique sur le lac Lauerzersee et les Alpes de Suisse centrale. Les personnes qui y passent la nuit pourront admirer la luminosité unique et variée au coucher et au lever du soleil. Du Wildspitz, l’itinéraire descend jusqu’à Unterägeri, Chlösterli en passant par le point 1282, Alpli, Buschenchappeli et Zittenbuech.
Excursion printanière dans un paysage de moraines N° 2321
Menzingen, Dorf — Sihlbrugg, Dorf • ZG

Excursion printanière dans un paysage de moraines

On dit des paysans de Menzingen, qui voulaient davantage de terres, qu’ils avaient conclu un pacte avec le diable. Des diablotins avaient formé pendant la nuit les nombreuses collines qui caractérisent aujourd’hui le paysage entre Menzingen et Sihlsprung. Mais les paysans s’étaient vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée et que les pentes raides étaient difficiles à cultiver. Pour contrarier le Malin, ils plantèrent un tilleul sur chaque sommet, un arbre que Lucifer n’aimait guère. Telle est la légende. En réalité, ce sont les glaciers de la Reuss et de la Linth qui, en se retirant, modelèrent ce paysage morainique unique d’importance nationale. Quant aux tilleuls, plusieurs fois centenaires, ils étaient plantés lorsqu’un héritier naissait dans une ferme. Depuis Menzingen, le chemin de randonnée serpente de manière pittoresque entre les bosses de moraines, parfois même au-dessus, ce qui exige des efforts. De magnifiques arbres fruitiers à haute tige et d’imposantes fermes bien entretenues caractérisent le paysage, tandis que le panorama s’étend du Säntis au Rigi en passant par les Churfirsten. Chemin faisant, Holzhäusern, Winzwilen et Schwand sont les points de repère. Ensuite, une descente raide passe devant le restaurant de poissons Sihlmatt jusqu’au Sihlsprung. La Sihl rugit ici avec fracas à travers l’étroite gorge. Un court tunnel protège le chemin pédestre des chutes de pierres. Depuis le petit pont qui mène de l’autre côté de la rivière, la vue sur les eaux bouillonnantes est magnifique. Le chemin serpente calmement le long de la rivière presque jusqu’à la fin du parcours. De petites criques invitent ici et là à la baignade et au repos. Peu avant Sihlbrugg, changement d’ambiance: des routes très fréquentées, des bâtiments industriels, des garages automobiles et des stations-service prennent le relais. On y trouve l’arrêt de bus pour rejoindre la gare de Baar.
Eaux sauvages sur la Via Albula N° 2339
Preda — Spinas • GR

Eaux sauvages sur la Via Albula

Sur son étape reine de Preda à Spinas, la Via Albula/Bernina mène au Val Bever (GR). Le paysage de lacs alpins se fait particulièrement impressionnant au Crap Alv. Avant la descente abrupte, la vue sur le Val Bever est grandiose. La randonnée démarre à Preda, sept kilomètres au-dessus de Bergün. L’accès se fait en train depuis Coire. La ligne de chemin de fer étant inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, le trajet est déjà une expérience en soi. De la gare de Preda, l’itinéraire s’enfonce rapidement dans la forêt. La montée au col de l’Albula se fait à l’ombre et passe à côté du joli lac de Palpuegna, dont les ravissantes places de pique-nique invitent à faire une première pause. Le chemin emprunte ensuite des passerelles en bois pour traverser les nombreux ruisseaux et traverse les alpages. Les arbres deviennent plus clairsemés au fil de l’ascension. Le chemin croise deux fois la route du col avant de bifurquer à droite dans une vallée adjacente juste avant ce dernier. Le regard s’ouvre un peu plus à chaque pas sur une vue fantastique du Lajets digl Crap Alv. Le lac de montagne est niché au pied d’un versant raide, dans un paysage alpin vallonné et escarpé. C’est ici que démarre l’ascension finale jusqu’au Fuorcla Crap Alv, constante, sur un chemin bien aménagé. Une fois au col, à 2466 mètres d’altitude, la vue sur l’Engadine est absolument spectaculaire. La Beverin sauvage serpente dans les deux sens du Val Bever, aussi loin que l’œil puisse voir. Les pentes abruptes et les sommets majestueux viennent parfaire cette image imposante. Rapidement, la concentration est toutefois requise: la descente dans la vallée ne doit pas être sous-estimée. Raide, glissante et exposée, elle présente une dénivellation de 700 mètres qui met les jambes à rude épreuve. L’effort est récompensé par l’idyllique paysage fluvial du fond de vallée, qui invite à pique-niquer et à se rafraîchir les pieds dans la rivière. La randonnée s’achève à Spinas, pour reprendre la ligne de l’Albula.
Sur le Domleschg enneigé N° 2310
Mutta • GR

Sur le Domleschg enneigé

Son nom annonce la couleur: le sentier panoramique Feldis, au Domleschg, offre une vue magnifique dans toutes les directions. Le chemin de randonnée hivernale damé et balisé est une boucle. Avec de légères montées et descentes, mais sans grand dénivelé, il traverse principalement des pâturages enneigés, parfois aussi de petites zones boisées. Le point de départ est la station supérieure du télésiège de Feldis à Mutta. Effectué dans le sens des aiguilles d’une montre, l’itinéraire arrive d’abord au Leg Palus. De ce lac de montagne gelé, la vue s’étend jusqu’aux imposantes parois rocheuses de la Drusenfluh, dans le Prättigau. Le tronçon suivant permet de savourer le silence de la montagne. Le chemin descend en douceur jusqu’à la cabane de ski Term Bel, puis se poursuit à plat jusqu’à l’alpage dil Plaun, où le panorama change. L’horizon est alors dominé par le Heinzenberg et le Piz Beverin. Un banc près du chalet d’alpage offre l’occasion de profiter de la vue magnifique sur le Domleschg. S’il est déjà occupé, pas de quoi se décourager: de nombreux autres bancs bordent le chemin menant à la cabane de ski Feldis. La cabane de montagne de l’alpage Raguta se trouve peu avant le point de départ et d’arrivée du circuit. La plus haute patinoire naturelle d’Europe s’étend devant la terrasse du restaurant en libre-service. Bien que la randonnée dure moins de deux heures, elle permet de profiter d’une multitude de vues grandioses. Les personnes qui trouvent encore l’itinéraire trop long peuvent opter pour une alternative simple: un circuit plus court mène de Mutta au Leg Palus, puis directement à la cabane de ski Feldis en passant par Plaun Panaglia. Pour redescendre dans la vallée, il est possible de prendre soit le télésiège, soit l’une des deux pistes de luge aménagées de Mutta à Feldis. Le magasin de sport situé à la station inférieure propose des luges en location.
Randonnée à plat jusqu’aux chutes de la Simme N° 2309
Lenk im Simmental • BE

Randonnée à plat jusqu’aux chutes de la Simme

La Lenk possède l’un des plus beaux bouts de vallées des Alpes. L’imposant massif du Wildstrubel délimite le vaste fond de la vallée à son extrémité sud. La randonnée hivernale qui mène du village aux chutes de la Simme dévoile sans cesse ce décor grandiose. Le point de départ du chemin de randonnée hivernale se trouve sur la Kronenplatz, au centre du village, près de l’église. Le chemin damé traverse la Lischmatte jusqu’au lac Lenkersee, signalé sur la carte sous le nom de Rohresee. De nombreux canards et autres oiseaux aquatiques profitent du fait qu’une partie de la surface de l’eau reste dépourvue de glace, même par grand froid. Une petite route enneigée continue jusqu’au hameau d’Ey et traverse la réserve naturelle du Chlöpflisbergmoos jusqu’à la Simme. Le sentier longe l’eau et mène à l’auberge Simmenfälle, où se termine l’itinéraire damé. Les chutes d’eau, qui ont donné son nom à l’hôtel, sont certes beaucoup plus imposantes en été, quand elles sont alimentées par l’eau de fonte, mais n’en demeurent pas moins charmantes en hiver. Outre en bus, le retour au village peut se faire par un autre chemin de randonnée hivernale tracé de l’autre côté de la vallée. Il traverse le terrain dégagé du Grossi Zälg jusqu’au hameau d’Oberried, puis rejoint la station inférieure Metschstand. Après Rohrbrügg, l’itinéraire emprunte une petite route qui longe directement la Simme pour revenir au point de départ du circuit, près de la Kronenplatz. La particularité de cette boucle est qu’en raison de sa topographie, la partie arrière reste à l’ombre pendant plusieurs semaines en hiver. Ce qui peut sembler désagréable au premier abord s’avère en fait être une aubaine. Grâce au froid constant, la couche de neige perdure longtemps dans ce coin. La sortie sur le sentier le long de la Simme pourrait même être confondue avec une excursion captivante dans l’Arctique.
Courte randonnée au col du Simplon N° 2308
Simplon, Monte Leone — Simplon Dorf, Hospiz-Niederalp • VS

Courte randonnée au col du Simplon

Même quand l’hiver s’installe au col du Simplon, la route reste praticable. Chaque nuit, une patrouille du service de piquet veille à ce qu’il en soit ainsi, en recourant au besoin à des fraises à neige et des saleuses. Ainsi, lorsque le beau temps revient après une nuit de tempête, on passe en bus devant des murs de neige de plusieurs mètres de haut et on arrive rapidement au col pour emprunter le court itinéraire de randonnée hivernale qui mène de l’hôtel Monte Leone au Vieux Spittel. Le chemin suit la route de montagne préparée. Le bruit de la route du col vite oublié, on plonge dans un paysage aride offrant une vue imprenable sur les nombreux sommets environnants. Le chemin serpente à travers la vallée en auge créée par le glacier du Rhône, où dominent les forêts clairsemées de mélèzes. La descente vers les hameaux de Blattu et Bielti est agréable et ensoleillée, puis le terrain s’aplanit. Bientôt, on aperçoit la Maison Barral et le Vieux Spittel. La première est un bâtiment imposant que l’on ne peut manquer avec ses 120 mètres de long et son plan étroit. Construit au début du XXe siècle, il a servi de maison de vacances à une société missionnaire. L’Alte Spittel – ou vieil hospice – était depuis le XVIIe siècle un refuge pour muletiers et marchands. Il fut temporairement la résidence d’été de Kaspar Stockalper, qui fit du Simplon la principale route commerciale entre le nord de l’Italie et l’Europe centrale au XVIIe siècle. Aujourd’hui, les deux bâtiments servent de dortoirs à l’armée suisse. Une fois à destination, on peut prendre le bus jusqu’à «Simplon Dorf, Post», où la boulangerie Arnold propose de douces gourmandises: du pain de seigle traditionnel au gâteau aux myrtilles en passant par les Simpilär Härzjini, des biscuits préparés selon une recette locale ancestrale.
Neige et meringues sur la Lombachalp N° 2307
Habkern, Lombachalp-Roteschwand — Kemmeriboden • BE

Neige et meringues sur la Lombachalp

Le regard se perd dans les forêts de conifères et les montagnes enneigées. Rares sont les régions aussi parfaites pour les randonnées en raquettes que l’alpage Lombachalp (BE), avec sa vaste cuvette et les douces ondulations de ses collines. Définie zone de tranquillité pour la faune, elle permet une observation idéale des animaux. Il est toutefois impératif de rester sur les itinéraires balisés. Le mieux est de prendre l’un des plans mis à disposition au point de départ de Lägerstutz, sur la Lombachalp. La zone protégée et les deux itinéraires pour raquettes à neige y sont clairement indiqués. Le Jägerstübli est un bon endroit pour un dernier café avant le départ. L’itinéraire suit les piquets de signalisation roses vers le nord-ouest, en montée, pour la version longue qui mène au Winterröscht. Il longe ensuite tranquillement la crête jusqu’au Bolberg. Là, il faut rester à droite pour passer sous la crête par Wydegg et Spychre, et continuer vers le nord-est jusqu’à la source de l’Emme, puis grimper à la cabane Hohganthütte par l’alpage Ällgäuli. L’itinéraire monte et descend en douceur en direction du nord-est, avant une descente abrupte à travers la forêt. Au Scherpfeberg, la «voie romaine», comme on l’appelle communément, part sur la gauche vers Kemmeribodenbad. Cet angle isolé engendre souvent un trou à froid. En hiver, les températures y sont glaciales. Avec ses pics de glace, le dernier tronçon à travers les gorges de l’Emme ressemble presque à une grotte de stalactites. La vénérable auberge Kemmeriboden-Bad, qui propose de grandes meringues avec beaucoup de crème, est l’endroit idéal pour se réchauffer à l’arrivée.
Sortie aisée sur la pittoresque Mettmenalp N° 2306
Mettmen • GL

Sortie aisée sur la pittoresque Mettmenalp

Sur le pittoresque alpage Mettmenalp, à 1600 mètres d’altitude, les animaux vivent en sécurité depuis des siècles. Une réserve de chasse a été créée ici et autour du Kärpf dès 1548. Considérée comme le plus ancien site de protection de la faune d’Europe, cette réserve de 106 kilomètres carrés compte parmi les plus grandes de Suisse. L’accès se fait par le téléphérique Kies-Mettmen. Pour arriver à la station inférieure, il faut réserver au préalable une place assise à bord du Mettmenbus. Il n’est pas possible de venir en voiture. La randonnée en raquettes commence à la station supérieure de Mettmen. De là, le circuit suit les indicateurs roses de l’itinéraire Suisse Mobile 985. Après une quinzaine de minutes et quelques virages raides, il arrive à la bifurcation vers le Naturfründehuus Mettmen. Les personnes qui le souhaitent peuvent faire une première halte ici. Le chemin traverse ensuite un haut marais enneigé féérique. En hiver, l’endroit peut encore être dans l’ombre le matin. Il est donc recommandé de ne pas partir trop tôt. Dans la neige, diverses traces d’animaux sont visibles. Comme il s’agit d’une réserve naturelle, il faut rester sur l’itinéraire balisé. Avec un peu de chance, il est néanmoins possible d’observer des chamois, des bouquetins, des renards ou des lièvres variables. Quand la plaine s’achève, une courte montée raide s’ensuit, puis le chemin traverse une forêt de sapins et de pins et passe à côté de stalactites scintillantes. Enfin, le barrage escarpé de Garichti apparaît sur la droite. Il retient le lac éponyme, ouvert à la pêche sur glace de mi-janvier à fin février. Les plongeons huards s’amusent eux aussi dans l’eau froide. Avec une vue sur l’imposant Glärnisch, l’itinéraire reprend la direction du téléphérique. Une visite au restaurant de l’hôtel de montagne Mettmen est un bon moyen de clore cette sortie.
Circuit simple dans la vallée de la Sernf N° 2305
Weissenberge • GL

Circuit simple dans la vallée de la Sernf

Les Weissenberge, dans la vallée glaronnaise de la Sernf, ont tout pour faire rêver en hiver: un téléphérique grimpe du village de Matt à plus de 1200 mètres d’altitude en trois minutes. En haut se trouvent un itinéraire pour raquettes à neige balisé en rose, un chemin de randonnée hivernale damé, une piste de luge pentue ainsi qu’une auberge de montagne. Et le surnom des Weissenberge, la «terrasse ensoleillée du pays de Glaris», est de bon augure pour une journée de randonnée hivernale parfaite. La randonnée en raquettes 991 de SuisseMobile, le «Stäfeli Trail», fait une grande boucle depuis la station supérieure du téléphérique et parcourt le vaste paysage au-dessus des Weissenberge, majoritairement en pente douce. Le premier quart se déroule en terrain dégagé, les trois quarts suivants traversent tour à tour des forêts, des clairières et des terrains ouverts. Des vues superbes s’offrent presque tout au long du circuit, sur le massif du Vorab au sud et sur la chaîne du Charenstock et le Glärnisch à l’ouest. Le point culminant de la randonnée se trouve près du club de ski Stäfeli, à 1760 mètres d’altitude. Le chemin redescend ensuite vers les Weissenberge, tantôt en douceur, tantôt en pente un peu plus raide. Au bas de cette descente, la piste est bordée de quelques vieilles maisons et étables tannées par le soleil. Leur architecture en madriers de bois se retrouve de la sorte ou dans un style similaire dans tout l’espace alpin. L’auberge de montagne Edelwyss, avec sa belle terrasse ensoleillée, se trouve juste avant la station supérieure du téléphérique. Ici, comme à la station supérieure, il est possible de louer des luges pour filer à toute allure jusqu’à la station inférieure.
Géologie et belles vues au-dessus d’Elm N° 2304
Empächli • GL

Géologie et belles vues au-dessus d’Elm

L’itinéraire en raquettes de Bischofalp, au-dessus d’Elm, prouve que l’on peut voir et vivre beaucoup de choses même sur un parcours assez bref. Durant près de deux heures et demie de marche, le circuit de 5 kilomètres offre des vues merveilleuses. La télécabine monte en quelques minutes d’Elm à la station supérieure d’Ämpächli. Dès le début, on découvre quatre phénomènes géologiques impressionnants de l’autre côté de la vallée. Tout d’abord, le chevauchement principal de Glaris mondialement connu, une ligne claire dans la roche sous les Tschingelhörner. Un peu plus haut, voici le Martinsloch, un trou de 19 mètres sur 22, et plus haut encore, l’endroit où une grande partie du flanc est du Tschingelhorn s’est effondré en octobre 2024. Enfin, au-dessus d’Elm, on voit le site du grand éboulement qui, le 11 septembre 1881, emporta le Plattenberg – comme on l’appelait alors – en raison d’une extraction inappropriée de l’ardoise, causant la mort de 114 personnes. Le premier kilomètre et demi du parcours en raquettes emprunte un large chemin de randonnée hivernale bien préparé et traverse tantôt la forêt, tantôt des clairières. On arrive au Hängstboden, un ensemble pittoresque de simples chalets et étables. Autrefois, les paysans, lorsqu’ils étaient à l’alpage, dormaient dans ces «Ghaltigen» et y stockaient le foin. On atteint rapidement le terrain dégagé au-dessus de la limite de la forêt, d’où l’on admire tout le panorama, du Piz Segnas au Hausstock en passant par le Vorab. Une tour d’observation de la faune sauvage en bois est installée en bordure de forêt. Au point culminant, à 1770 mètres d’altitude, une petite cabane permet de faire une pause agréable en profitant de la vue. Le chemin passe ensuite par l’auberge animée de Bischofalp, à côté de la piste de ski, puis par le Hängstboden, avant de revenir à Ämpächli.
Entre Alpes et Préalpes glaronnaises N° 2303
Morgenholz • GL

Entre Alpes et Préalpes glaronnaises

La randonnée en raquettes dans la vallée glaronnaise de Niederurnen a lieu à la limite entre les Alpes et les Préalpes, ce que révèle bien la géologie de la vallée. Depuis l’est, on voit que sur le versant nord, exposé au soleil, avec la chaîne du Hirzli et du Planggenstock, les pentes sont beaucoup plus douces qu’en face, où des flancs rocheux escarpés s’élèvent vers le ciel. Il y a une raison à cela. Le fond de la vallée marque la limite entre les roches molassiques des Préalpes et les fronts calcaires des Alpes. Pendant des millions d’années, l’érosion a fait son œuvre, attaquant beaucoup plus la molasse que le calcaire du fait de sa composition. Ce n’est pas seulement pour sa douceur qu’une grande partie de cette randonnée se déroule sur le versant nord de la vallée, mais aussi parce qu’il y a plus de soleil, un soleil qui se mérite. Après l’arrivée en téléphérique à Morgenholz – la station inférieure est à quelques minutes en bus de Ziegelbrücke – on marche une bonne heure à l’ombre. Si l’on a froid, on se réchauffera au restaurant Hirzli, mais le week-end seulement. Le parcours se poursuit dans la vallée puis monte vers Mälchterli par Bloossenhöchi. Un peu exigeant, il est aussi ensoleillé et traverse une forêt de pins clairsemée. La dernière montée est très raide. Au sommet, une vue panoramique compense les efforts. Les Alpes schwytzoises et glaronnaises ainsi que la chaîne des Churfirsten et de l’Alvier se dressent au-dessus de la mer de brouillard. Et sans brouillard, on admire toute la plaine de la Linth et le lac de Zurich. Un banc invite à pique-niquer au sommet. Le retour a lieu par le même chemin. On peut aussi bifurquer à Mättmen sur le Niderurnertäli Trail et quitter la vallée par Planggböden. Là encore, la vue sur la chaîne de l’Alvier et le lac de Walenstadt est impressionnante.
Par la route historique du Monte Ceneri N° 2302
Rivera-Bironico — Contone, Posta • TI

Par la route historique du Monte Ceneri

Le Monte Ceneri est la voie la plus rapide pour aller du nord au sud. C’est un col plutôt qu’une montagne, que les Romains empruntaient déjà. Récemment encore, c’était un point névralgique du réseau routier suisse. Mais avec l’autoroute et le tunnel de base, le calme est revenu dans les villages du Ceneri. On quitte rapidement Rivera en direction du hameau de Soresina. On y trouve la mulattiera, un beau sentier muletier qui traverse la forêt, où chênes, hêtres et châtaigniers prédominent. Ici et là, on voit des arbres pionniers comme le bouleau. Ils poussent en groupe, signe que la forêt est jeune. De la clairière d’In Túmba, on distingue les constructions militaires imposantes du Monte Ceneri. Au col, la randonnée suit l’indicateur vers la strada romana pour rejoindre peu après cette route chargée d’histoire. Elle est impressionnante, mais pas facile à parcourir. Des panneaux au bord du chemin expliquent son histoire et les importants travaux de restauration qui ont été effectués. Au niveau du virage en épingle à cheveux qui mène à la Via San Giorgio, cette randonnée quitte la route historique et suit le chemin forestier sur la droite vers Contone, l’un des villages situés en bordure de la plaine de Magadino.
Agréable parcours vers l’auberge Alpenrösli N° 2301
Klosters, Hotel Sport • GR

Agréable parcours vers l’auberge Alpenrösli

Klosters et la localité voisine de Davos (GR) ont joué un rôle important dans le développement du tourisme hivernal en Suisse et au-delà de ses frontières. C’est en effet ici que le premier téléski à arbalète du monde a été mis en service à Noël 1934. Cette agréable randonnée hivernale balisée commence à l’arrêt de bus Klosters, Hotel Sport. Elle traverse le paysage enneigé et monte jusqu'à l’auberge de montagne Alpenrösli. Peu après le départ, on passe devant le Mura Beizli, l’ancienne station inférieure du téléski Alpenrösli. Mis en service en 1951, ce téléski a marqué la région pendant des décennies avant d’être désaffecté en 1996. En 2019, son lieu de départ a été transformé en un charmant petit restaurant. La randonnée se poursuit le long du cours d’eau Talbach et passe par Pardels, où des aires de repos avec vue sur le Prättigau invitent à une pause. À 1450 mètres d’altitude, l’auberge Alpenrösli offre une vue imprenable sur les régions de Gotschna et du Parsenn et propose de délicieuses spécialités régionales. Le retour à Klosters se fait par le même chemin. Une luge permet de raccourcir le trajet du retour: il suffit de dévaler la piste à toute vitesse.
Randonnée en raquettes au Mattstogg N° 2300
Amden, Vorderdorf — Amden, Dorf • SG

Randonnée en raquettes au Mattstogg

À Amden (SG), les activités hivernales ne manquent pas. On peut opter pour la randonnée en raquettes menant à l’Alp Strichbode, en dessous du Mattstogg. L’itinéraire débute à l’arrêt de bus d’Amden, Vorderdorf. Derrière le restaurant Schäfli, il suit le Vorderbergtobel et monte à Hinterstei, qui compte quelques maisons et deux bancs rouges. L’endroit idéal pour une pause! La vue sur les montagnes de la rive sud du lac de Walenstadt, que l’on avait derrière soi, est magnifique. On traverse le Fallenbach par une passerelle et on monte vers le Mattstogg par Teuffebode. L’itinéraire de raquettes passe devant quelques fermes habitées toute l’année et traverse un paysage ouvert. Il est entrecoupé de petits fossés de drainage, signe que l’on passe dans la zone de marécages de Hinder Höhi, qui s’étend sur six kilomètres carrés. À 1300 mètres, le parcours bifurque à gauche vers l’Alp Strichbode et l’on atteint le point culminant de la randonnée. Le chemin mène tout droit à la station supérieure du télésiège de Mattstogg. À droite du restaurant Walau se trouve la piste de raquettes qui descend vers Amden. On a droit à une vue superbe sur l’habitat dispersé d’Amden ainsi que sur les Alpes glaronnaises et saint-galloises.
Douceur près du lac de Baldegg N° 2298
Hitzkirch, Bahnhof — Baldegg Kloster • LU

Douceur près du lac de Baldegg

Il est très agréable de se promener au bord d’un lac en hiver. Le climat est doux, l’eau rend les environs chaleureux et les arbres et arbustes qui bordent les rives protègent du vent, empêchant le froid de vous glacer les os. Cette randonnée au bord du lac de Baldegg bénéficie elle aussi de telles conditions climatiques. Le point de départ est Hitzkirch (LU). Après avoir dépassé l’église baroque Saint-Pancrace et traversé la paisible petite vallée du Dünkelbach, on arrive au château de Heidegg. Mentionné pour la première fois en 1192, le bâtiment est plus récent. La tour, par exemple, date de la fin du XVIIe siècle. Le vignoble est aussi surprenant. Le lac et le climat doux lui sont favorables. Du château, le chemin descend vers Gelfingen et le lac de Baldegg. On marche à une petite distance de la rive en raison d’une ceinture d’arbres, d’arbustes et de roseaux. La randonnée se termine à l’école cantonale Seetal dont on ne peut manquer les imposants bâtiments. Mais avant cela, on peut jeter un coup d’œil au lac et à ses hôtes hivernaux. Une station ornithologique située à l’extrémité du lac en offre la possibilité. D’ici, il reste 200 mètres jusqu’à une impasse menant à l’école et à la gare de Baldegg Kloster.
Deux tours dans la campagne bâloise N° 2297
Häfelfingen, Bad Ramsach — Läufelfingen • BL

Deux tours dans la campagne bâloise

Depuis la tour panoramique du Wiseberg (BL), on a droit à une belle vue sur le Jura bâlois et soleurois vallonné et, plus loin, sur les Alpes: du Bachtel au Speer, des Mythen au Gurnigel en passant par le Hohgant et le Guggisberg. Par temps clair, cette randonnée offre une vue vraiment exceptionnelle. Le point de départ est Bad Ramsach, accessible en bus sur appel depuis Rümlingen. La gare de Rümlingen se situe au-dessus du village, mais l’arrêt de bus sur appel est en bas de la localité, juste en face de l’église. Depuis Bad Ramsach, le chemin monte par un versant montagneux, dans des forêts de hêtres, jusqu’à Hasmatt. Peu après, on atteint le point culminant de la colline de Wiseberg, à 1001 mètres d’altitude, et sa tour panoramique. On ne regrettera pas d’avoir gravi les 128 marches. Des panneaux panoramiques permettent de repérer les sommets. De retour à Bad Ramsach, on pourrait penser que la randonnée est terminée s’il n’y avait, non loin, le château de Homburg, dont les ruines méritent une visite. On marche à peine un kilomètre sur la route en direction de Läufelfingen avant de pénétrer à nouveau dans la forêt. Un beau chemin descend vers les ruines et la tour, la deuxième de cette randonnée. Läufelfingen est à deux pas.
Sous le Chasseral, au-dessus du brouillard N° 2296
Nods, école • BE

Sous le Chasseral, au-dessus du brouillard

L’hiver à Nods (BE) peut être magnifique, surtout lorsque le soleil brille et qu’un épais brouillard recouvre le Plateau. Au pied du Chasseral, une joyeuse animation règne alors parmi celles et ceux qui profitent du beau temps. La randonnée commence à la Route de Chasseral, qui monte tout droit vers le sommet. Après 400 mètres, la route se divise. À gauche, on peut faire de la luge et du ski. À droite, on rejoint le bout de la piste de ski de fond et le chemin de randonnée en raquettes, que l’on suit. Un bon quart d’heure plus tard, on le laisse sur la gauche et on continue tout droit sur la piste damée qui entre dans la forêt. À partir d’ici, le paysage est réservé aux adeptes de la randonnée hivernale. Une éclaircie dans la forêt permet d’admirer la couronne blanche des Alpes. La vue s’étend jusqu’au Mont-Blanc. Là, au bord du chemin, se trouvent des tas de bois couverts de neige. La forêt du Chasseral est exploitée, mais c’est aussi une zone de tranquillité pour la faune sauvage. Il ne faut donc pas quitter les chemins. À mi-chemin, le chemin de randonnée hivernale sort de la forêt et descend en pente douce vers Les Prés Vaillons, un large vallon situé entre le Chasseral et le Mont Suchet, par lequel le chemin retourne à Nods.