Propositions de randonnées • Suisse Rando

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Valle di Campo, sauvage et romantique N° 2320
Campo (VMaggia), Paese — Linescio, Paese • TI

Valle di Campo, sauvage et romantique

Cette belle randonnée dans la charmante Valle di Campo s’accompagne du murmure constant de la rivière Rovana di Campo. Elle part de Campo (Vallemaggia), village connu pour ses rustici typiques. Au début, petites routes et chemins forestiers alternent. À Piano di Campo, le chemin descend à droite par un escalier vers l’Alpe d’Arnàu. Le grondement d’une cascade se fait de plus en plus présent et bientôt, la voici, impressionnante, devant soi. Le chemin traverse ensuite des villages historiques, des forêts de feuillus et des châtaigneraies ombragées. On voit régulièrement les gorges profondes, presque effrayantes, de la vallée. À Niva, on accède à une route goudronnée par un vieux pont en pierre. Un bon kilomètre plus loin, le chemin passe d’abord par un petit pont, puis bifurque à gauche dans la forêt. Une fois de beaux paysages en terrasses dépassés, on atteint Collinasca après une forte montée. Un bref rafraîchissement à la fontaine du village, puis la descente se poursuit dans la vallée par des prairies et des forêts. Encore une pente raide le long de murs et de vieux jardins avant la destination, le village de Linescio, connu pour ses paysages en terrasses et ses plus de 25 km de murs de pierres sèches.
De château en château sur La Côte N° 2354
Rolle — Prangins, Musée national • VD

De château en château sur La Côte

Les Romains cultivaient déjà la vigne le long de la moraine formée par le glacier du Rhône au bord du lac Léman. Du château de Rolle, le chemin grimpe à flanc de coteau jusqu’au vignoble de La Côte, l’un des plus vastes de Suisse avec près de 2000 hectares. Jusqu’à Bugnaux, point culminant du parcours, on passe devant les châteaux Le Rosey et de Chatagneréaz, sur des chemins largement asphaltés comme souvent dans les vignobles vaudois. La vue sur les vignes, le lac et les Alpes savoyardes, avec le Mont Blanc en toile de fond, récompense les efforts. Le chemin passe par le château de Vincy à Gilly pour rejoindre Bursins, village du conseiller fédéral Guy Parmelin, où l’on trouve deux châteaux et deux auberges de campagne typiques où déguster un verre de chasselas. Le parcours se poursuit dans les vignes vers l’ouest et par les deux châteaux de Vinzel jusqu’à Luins. Un petit détour derrière le mur du château donnant sur la route est conseillé, surtout lorsque la salle de dégustation est ouverte. Le chemin monte légèrement vers Begnins, le village à la plus forte concentration de châteaux. Le manoir de Cottens, situé au cœur du village, à la façade représentative, est bien visible depuis le chemin comme de la route. Le château de Menthon et le château de Martheray, eux, se dissimulent aux regards. De Begnins, on descend vers la rivière de la Serine puis on passe sur des chemins naturels, à l’abri d’étroites bandes boisées. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée construisit ici une ligne de défense. Des «Toblerones» en béton et un sentier didactique sont présents le long du chemin menant au Léman. Sur la gauche, un terrain de golf est aménagé sur le domaine des villas des descendants de Napoléon. Une pause à la buvette de la plage de Promenthoux s’impose avant la dernière montée jusqu’à la dépendance romande du Musée national, au château de Prangins.
Villages de montagne de la Surselva N° 2319
Andiast, vitg — Ruschein • GR

Villages de montagne de la Surselva

La Surselva ne manque pas d’activités de loisirs, dont la randonnée. L’une d’entre elles relie Andiast à Ruschein, d’abord sur des routes forestières qui deviennent par endroits des sentiers plus étroits et traversent des zones ombragées où coulent de petits cours d’eau. En montant en pente douce, on passe près de l’aire de grillades de Plaun Asch puis, peu après, on change de versant par un pont en bois surplombant le Schmuér tumultueux. Après une brève montée, on suit la route vers Pigniu. On peut faire une halte à l’Ustria Alpina et profiter de la vue tandis que les cloches de vaches et des chapelles résonnent dans la vallée. On bifurque ensuite dans la forêt pour monter au point culminant de l’itinéraire. La forêt s’éclaircit, offrant une vue splendide sur les Alpes de l’Adula. On rejoint Siat par des routes de gravier. À l’entrée du village se dressent les ruines du château de Friberg. Un jardin d’escalade, une place de jeux et un foyer y sont installés. Autres lieux d’intérêt: l’Ustria Steila de l’architecte Gion A. Caminada, l’église Sogn Glieci et le magasin bio Termun. Avant d’achever la randonnée à Ruschein, on a encore droit à de belles vues sur la vallée, où coule le Rhin sauvage.
Sommet panoramique en Appenzell N° 2318
Urnäsch — Bächli, Dorf • AR

Sommet panoramique en Appenzell

Un vaste panorama et une auberge de montagne pour récompenser les efforts d’une ascension même pas trop difficile? C’est ce qu’offre cette randonnée. On quitte Urnäsch et ses maisons peintes de motifs traditionnels pour monter lentement, mais sûrement, le long de l’itinéraire 44, l’Appenzellerweg, de «La Suisse à pied», d’abord dans le village puis près de belles fermes et par des tronçons de forêt ombragés. Voici déjà le panorama qui, par temps dégagé, s’étend de l’Alpstein au Rigi en passant par les Churfirsten. On voit aussi le Pilate et le lac de Constance. Les sommets se dressent majestueusement au-dessus des chaînes de collines de l’Appenzell et du Toggenburg. Depuis Tüfenberg, on suit les indicateurs vers le Hochhamm, où l’on va grimper. En haut, de petits bancs invitent à une halte que l’on peut aussi faire, quelques mètres plus bas, à l’auberge de montagne surtout ouverte les week-ends de beau temps. Sur sa place de jeu, un siège qui faisait autrefois partie du télésiège entre Schönengrund et le Hochhamm est devenue une balançoire qui promet de bons moments. On redescend ensuite vers le hameau de Bächli, où circule un bus, mais pas très souvent. Il faut donc bien planifier le retour.
Sur les traces des Romains à Bâle N° 2352
Basel Dreispitz — Basel SBB • BS

Sur les traces des Romains à Bâle

Le nom Basilia apparaît pour la première fois en 374 apr. J.-C. Dans la vieille ville du Petit-Bâle actuel, l’empereur romain Valentinien a fait ériger un munimentum, un ouvrage de défense pour sécuriser la frontière. Autour de la Rheingasse, des objets datant de cette époque ont été découverts, notamment de la vaisselle en céramique. De l’autre côté du Rhin, sur la colline de la cathédrale, se trouvait un camp romain protégé par un mur d’enceinte. La randonnée qui explore les racines romaines de Bâle traverse la ville et commence par les jardins Merian, un immense parc avec différents espaces verts. Après cette oasis colorée, la vie bat son plein au Parc Saint-Jacques, plus grand stade de football de Suisse et antre du FC Bâle. Sur les murs en béton qui longent la Birse, plus d’une personne a immortalisé son amour pour le club de football. La rivière sépare Bâle de Birsfelden, et le canton de Bâle-Ville de Bâle-Campagne. Ses rives semblent étonnamment sauvages. Au niveau du parc Birsköpfli, la Birse rencontre le Rhin, qu’il faut suivre jusqu’au pont Wettsteinbrücke. Avec une vue imprenable sur la cathédrale, l’itinéraire traverse le fleuve pour rejoindre le Petit-Bâle et la Rheingasse. Le Mittlere Rheinbrücke ramène au Grand-Bâle jusqu’à Schifflände. Non loin de la cathédrale, l’emblème du Grand-Bâle, on peut admirer les vestiges de l’enceinte romaine avant de traverser le centre animé en passant par la Marktplatz, la Barfüsserplatz, la Heuwaage et le zoo jusqu’aux portes de la Markthalle historique. Dans cette ancienne halle de marché, des stands de restauration du monde entier invitent à une conclusion culinaire du circuit. La gare CFF n’est alors plus très loin. Durant cette randonnée, il est conseillé d’afficher l’itinéraire dans l’application Swisstopo grâce au code QR au verso et de l’utiliser pour la navigation. Dans l’océan de couleurs de la grande ville, on a vite fait de rater les indicateurs de direction.
Au printemps près du canal de Sankt Alban N° 2316
Münchenstein — Basel, Kunstmuseum • BS

Au printemps près du canal de Sankt Alban

De Münchenstein, le chemin longe la Birse. Peu après, l’eau est retenue pour la production d’électricité et l’alimentation du canal de Sankt Alban. En suivant celui-ci, nommé «Dalbedyych» en dialecte bâlois, sur un sentier non balisé comme chemin de randonnée, on arrive au domaine historique de Brüglinger-hof en passant entre les petits lacs du Park im Grünen. Le sentier entre ensuite dans les jardins Merian, où l’on admire la plus grande collection historique d’iris d’Europe. Les fleurs y brillent de toutes les couleurs. Peu après, on rejoint le canal artificiel. Créé il y a près de 900 ans, son eau permettait d’actionner les moulins de Bâle. Son énergie hydraulique servait à la fabrication de papier et fit de la ville, au XVe siècle, le centre de l’imprimerie et de l’humanisme. Des murs couverts de mousse et des arbres cente-naires bordent le chemin, en cours de réaménagement pour regagner un aspect plus naturel. Après le Schwarzpark et ses daims, voici le quartier historique bâlois de Sankt Alban. Entre les vieux murs de molasse, l’eau disparaît dans la roue du moulin qui cliquette. Ici s’achève la randonnée, le long du Rhin, après une promenade urbaine variée, riche en couleurs, en parfums et en histoire.
Le sentier muletier du Susten N° 2351
Gadmen, Saageli — Steingletscher • BE

Le sentier muletier du Susten

Dans l’histoire, le col du Susten n’est jamais devenu un axe commercial important, même si de tels projets existaient. Au début du XIXe siècle, les cantons d’Uri et de Berne voulaient construire une route de communication pour promouvoir le commerce du fromage. Mais le projet n’a jamais été achevé, car la priorité a soudain été donnée au Grimsel et au Gothard. Aujourd’hui, l’ancien chemin muletier permet de randonner jusqu’au col du Susten, bien protégé de la route du col. Depuis l’arrêt de bus «Gadmen, Saageli», l’itinéraire mène au barrage et longe la rivière Steiwasser jusqu’à un pont et un pâturage. De là, il suit le cours d’eau Gadmerwasser et gravit le premier palier escarpé jusqu’à Wyssemad. Derrière, les imposants sommets de la Gadmerflüö s’élèvent dans le ciel, recouverts de forêts des deux côtés. Celles-ci se font toujours plus clairsemées et, bientôt, on franchit le deuxième palier majeur en empruntant des chemins stabilisés par des murs en pierre, au bout desquels se trouve un coin grillades. On arrive ensuite à In Miseren, un haut marais d’importance nationale. L’endroit a été façonné par le glacier, comme en témoignent les roches moutonnées. De petits lacs intacts entourés de zones d’alluvionnement sauvages, de grands blocs de roche et un peuplement d’aroles épars forment un paysage paisible. Le chemin est constitué de grandes dalles de pierre qui s’étendent joliment à travers les zones humides. On atteint bientôt la limite des arbres et, avec elle, le but de la randonnée à l’alpage Steingletscher et sa fromagerie. Le lieu offre une bonne vue sur la route du col inaugurée en 1946: construite pour répondre à l’émergence du tourisme automobile, son concept esthétique visait à ce qu’elle forme «une unité avec le majestueux paysage de montagne», comme l’écrivait alors l’ingénieur en chef. Avec succès: le jour de l’inauguration, 15 000 voitures empruntaient déjà la route du col.
Lichens et téléphériques nidwaldiens N° 2350
Schmiedsboden — Niederrickenbach • NW

Lichens et téléphériques nidwaldiens

Le canton de Nidwald est un eldorado des téléphériques. Il compte près d’une vingtaine de petits téléphériques publics. Pour les paysans de montagne, ils sont souvent le seul moyen de transporter des marchandises et des produits agricoles jusqu’aux fermes ou alpages. Mais les randonneuses, les randonneurs et les touristes les empruntent aussi volontiers. La randonnée débute par un court trajet en téléphérique à quatre places d’Oberrickenbach à la ferme Schmiedsboden. De là, le chemin monte d’abord à travers des prairies alpines jusqu’à la forêt Haldiwald. Il grimpe ensuite en pente légère jusqu’à Ober Sack, où la vue sur la vallée d’Engelberg est impressionnante. Le chemin longe alors une arête à l’orée de la forêt et se fait parfois un peu plus raide. Après 300 mètres de dénivelé, on atteint le point culminant de la randonnée à l’alpe Gigi. Ici, une bifurcation en direction de Haldigrat permet au besoin d’arriver au télésiège qui mène jusqu’à Alpboden, peu avant Niederrickenbach. Car la descente suivante n’est pas une mince affaire: le sentier escarpé traverse de magnifiques prairies de montagne en fleurs jusqu’à Wasserboden, puis emprunte un chemin de terre jusqu’à Oberst Hütti, une ferme. Après une autre descente vers Mittlist Hütti, le chemin s’enfonce dans la forêt de Steinalper. Cette réserve forestière est un paradis pour les lichens: plus de 150 espèces y ont déjà été recensées. En y regardant de plus près, ces végétaux à la croisée du champignon et de l’algue se révèlent à chaque pas. Ils ornent les troncs et les branches de motifs originaux aux tons blancs, gris, bruns, voire jaunâtres. La forêt prend fin à Alpboden, la station inférieure du télésiège d’Haldigrat. De là, un chemin bitumé traverse les pâturages, où quelques majestueux érables offrent de l’ombre au bétail en été. A Niederrickenbach, l’église de pèlerinage attend les randonneuses et randonneurs et, juste derrière elle, la maison de pèlerinage et son délicieux buffet de gâteaux.
Le lac d’Uri, un tableau à ciel ouvert N° 2349
Sisikon — Flüelen, Gruonbach • UR

Le lac d’Uri, un tableau à ciel ouvert

Le lac d’Uri a beaucoup inspiré les artistes, dont les peintres paysagistes du XIXe siècle comme le Genevois Alexandre Calame ou le Britannique William Turner. Durant la randonnée, on admire d’abord de très près, puis depuis les hauteurs, ce bassin aux eaux turquoise enserré entre des flancs de montagne escarpés. Le circuit débute à la gare de Sisikon et exige d’abord un peu de tolérance. Le chemin de randonnée en revêtement dur longe sur quelques mètres l’«Axenstrasse», où les véhicules passent à toute vitesse. Alors que les voitures disparaissent dans le tunnel de Buggital, l’itinéraire contourne la montagne par la droite. Grâce aux tunnels piétonniers creusés dans la roche et à la vue sur l’Oberbauenstock et le Niderbauen Chulm, cette partie est pleine de charme. Après le tunnel de Buggital, le sentier descend en lacets vers la rive du lac. Là se succèdent de petits coins tranquilles et de belles vues sur le lac bleu turquoise et le Gitschen, l’Uri Rotstock et le Schlieren en arrière-plan. Voici enfin le restaurant Seebeizli, près du débarcadère de Tellsplatte. A quelques mètres se dresse la chapelle où Guillaume Tell se serait autrefois réfugié pour échapper au bailli Gessler. Après avoir dépassé le carillon, qui sonne tous les jours à partir de 9 h pendant les dix premières minutes de chaque heure, on rejoint la Tellsplatte. Le début du chemin de randonnée de montagne vers Unteraxen est un peu caché derrière un bâtiment. Ce sentier escarpé et ombragé traverse un sol forestier meuble. Le but de la randonnée est le restaurant Ober Axen, qui sert des plats copieux. Le petit téléphérique pour quatre personnes (réservation conseillée) est parfait pour le retour. Lors de la descente vers «Flüelen, Gruonbach», le regard se pose à nouveau sur le lac d’Uri, où voiles et planches de surf dansent maintenant à contre-jour. Une conclusion pleine d’ambiance pour ce circuit varié.
Le long de la Reuss sauvage N° 2317
Mellingen Heitersberg — Birmenstorf AG, Strählgass • AG

Le long de la Reuss sauvage

Cette randonnée convient à tous les âges et traverse l’un des paysages fluviaux les plus attrayants et préservés du Plateau suisse. Peut-être verra-t-on des cormorans sécher leurs ailes ou des traces laissées par une famille de castors très active. De la gare de Mellingen Heitersberg, on rejoint vite la Reuss et ses belles rives. En été, des bateaux pneumatiques descendent la rivière et de nombreuses petites plages de sable et des sites de grillades invitent à la baignade et à la détente. On traverse la réserve naturelle des rives de la Reuss sur un étroit chemin, accompagné par le doux bruit de l’eau. Dans cette nature intacte, on se sent bien loin de la civilisation. Le parcours passe par des zones humides où poussent des bosquets de prêles, près de bancs de gravier et dans la réserve de bois de chênes de Mellingen. Il offre ici et là de nouvelles perspectives sur le paysage laissé à l’état sauvage qui se modifie sans cesse. À mi-chemin, peu avant le Chlusgrabe, qui se franchit par une passerelle, on rejoint une route forestière et la forêt s’éclaircit. Voici bientôt la Lindmüli et sa réserve naturelle où des mesures de revitalisation sont visibles. Le but de la randonnée, Birmenstorf, est proche.
Au fil du Tabeillon dans les Franches Montagnes N° 2348
Glovelier — Pré-Petitjean • JU

Au fil du Tabeillon dans les Franches Montagnes

C’est une balade jurassienne bercée par le doux murmure d’un ruisseau. Entre Glovelier et Le Prépetitjean, l’itinéraire suit le fil du Tabeillon. Dès la sortie du village, on quitte le bitume pour un large chemin blanc, souvent ombragé par les forêts traversées. La montée est douce, à peine perceptible. Durant la première moitié de l’excursion – accessible à toutes et tous – règnent le calme et les senteurs sauvages. On y admire les campanules et parfois on cueille quelques fraises des bois. La suite du parcours devient plus spectaculaire. Entre la Côte du Droit et l’Envers de Bollement, le chemin s’enfonce dans une gorge gardée par un ancien moulin. Pourquoi un moulin ici? La réponse apparaît quelques centaines de mètres plus loin, lorsque l’on découvre une ancienne roue à aubes et, surtout, le somptueux étang de Bollement. Des panneaux didactiques expliquent que ce plan d’eau artificiel, créé au XVIe siècle, servait à produire l’énergie hydraulique nécessaire au travail du bois et des céréales. En aval de l’étang, des roues à aubes faisaient fonctionner des scieries et des moulins. Un peu plus loin, l’étang du Plain de Saigne raconte une histoire similaire. Si l’usage industriel de l’eau a disparu, ces plans d’eau nichés dans un écrin naturel enchanteur conservent aujourd’hui une grande valeur écologique. Les derniers kilomètres, à travers les pâturages boisés typiques des Franches Montagnes, offrent un final apaisant. La petite gare du Pré-Petitjean permet de regagner Glovelier en train, pour clore cette belle boucle dans la nature.
Agréable randonnée le long du Doubs N° 2315
St-Ursanne, gare — Soubey, village • JU

Agréable randonnée le long du Doubs

Si l’on s’est déjà rendu au bord du Doubs, on comprend pourquoi cette rivière a inspiré des peintres comme Charles L’Eplattenier ou Émile Isenbart. La randonnée suit le cours sinueux de l’eau vers l’amont, passe par des forêts denses, près de falaises calcaires abruptes et de prairies en pente douce. Le départ dans la petite ville de St-Ursanne aux ruelles médiévales ressemble à un voyage dans le temps. La traversée du pont en pierre permet de rejoindre la rive opposée du Doubs. Le chemin en direction de Tariche serpente au bord de la rive ou un peu plus loin, parfois à l’ombre des hêtres et sapins, parfois à découvert, et l’on admire alors l’eau de couleur émeraude et les prairies d’un beau vert. On découvre en plusieurs endroits des criques paisibles où l’eau semble presque immobile. La suite de la randonnée vers Chervilliers s’accompagne du doux bruit méditatif de la rivière. Peu avant Chervilliers, un pont en acier permet de passer de la rive droite à la rive gauche du Doubs. La randonnée se termine à Soubey, un village au caractère jurassien typique où il fait bon s’attarder, par exemple en dégustant un délicieux plat végétalien au restaurant du Cerf.
Quatre univers différents au Grand Bisse de Lens N° 2347
Icogne, Les Vernasses — Chermignon, Diogne • VS

Quatre univers différents au Grand Bisse de Lens

Le Valais compte quelque 300 bisses encore en activité. Bon nombre de ces canaux d’irrigation traditionnels ont été construits au Moyen Age, dont le Grand Bisse de Lens. Ce cours d’eau constitue un bon exemple des différentes fonctions jouées par les bisses à l’ère contemporaine, notamment des fonctions agricole, patrimoniale et touristique. En termes de randonnée aussi, le Grand Bisse de Lens offre une palette étonnamment variée d’expériences. L’excursion démarre à l’arrêt de bus «Icogne, Les Vernasses». La première partie de l’itinéraire emprunte un chemin idyllique tatoué de racines, qui serpente dans une végétation luxuriante. Attention à ne pas se tordre les chevilles, surtout si l’on est concentré sur un concours de petits bateaux! Après une demi-heure de marche environ, on atteint la partie la plus technique – et la plus spectaculaire – de la randonnée: l’aqueduc, littéralement accroché à la falaise, est flanqué d’un sentier escarpé et aérien, balisé en blanc-rouge-blanc. Certes sécurisé par des barrières et des cordes, ce passage exige néanmoins d’avoir le pied sûr. Les personnes pour qui ce qui précède a constitué un défi sont récompensées pour leur courage lorsqu’elles parviennent au point 1029, là où le bisse marque un coude. Des bancs invitent à faire une pause prolongée et à admirer la vue panoramique sur la vallée du Rhône. A noter que des jumelles fixes égrenant les noms des sommets environnants ont été installées à cet endroit. L’itinéraire se poursuit et s’achève de façon plus paisible en direction de Chermignon-d’en-Bas. On évolue tantôt à découvert, tantôt à l’ombre des arbres. A plusieurs reprises, le sentier offre de belles vues sur la plaine en contrebas, où le Rhône ressemble à une version géante du bisse que l’on est en train de suivre. C’est un peu à contrecœur que l’on quitte le calme cours d’eau pour rejoindre l’arrêt de bus «Chermignon, Diogne», planté au bord de la bruyante route cantonale.
Belles collines de l'Entlebuch N° 2314
Flühli LU, Post — Escholzmatt • LU

Belles collines de l'Entlebuch

Cette randonnée passe dans la réserve de biosphère de l’UNESCO de l’Entlebuch et se prête à merveille à la découverte de ce paysage fait de marais, de forêts et de pâturages. L’itinéraire débute à Flühli, où l’on ne manquera pas d’admirer un hôtel historique au toit particulier. En 1899, le maître verrier Leo Enzmann avait déjà reconnu l’importance du tourisme et transformé sa modeste auberge en un imposant établissement de cure, un témoin prestigieux de la Belle Époque de style helvétique. L’extérieur n’a presque pas changé et rappelle l’époque à laquelle les hôtes se rendaient ici en diligence. De Flühli, le chemin suit le cours de la rivière Petite Emme avant de bifurquer vers l’ouest à Schintmoos et de gagner peu à peu de l’altitude. Le parcours offre de belles vues sur les collines environnantes et des prairies caractérisées par un habit dispersé. Une dernière montée raide mène enfin au point 1680. Ici, on peut descendre directement vers Escholzmatt et gagner 40 minutes, mais pourquoi ne pas continuer à profiter de la vue sur les sommets en passant par la crête de Beichle et en admirant au loin les Alpes bernoises et de Suisse centrale, mais aussi le Chasseral, au-delà des collines de l’Emmental?
Vers les eaux turquoise du Lago Vago N° 2346
Forcola di Livigno • GR

Vers les eaux turquoise du Lago Vago

Où que l’œil se pose, c’est un vrai bonheur, et l’itinéraire est varié et passionnant. C’est ce que promet ce circuit, surtout par une journée ensoleillée qui met en valeur les couleurs du lac et de la roche. La randonnée de montagne jusqu’au Lago Vago est facile, comme le trajet jusqu’au pied de la crête. Pour continuer, mieux vaut avoir le pied sûr et ne pas souffrir du vertige. Sur la crête sommitale, le terrain est praticable, mais assez exposé et il faut parfois se servir des mains. L’excursion débute au col de la Forcola di Livigno et suit la frontière entre l’Engadine et la Valteline. Près de la borne frontière sur le col, on gravit le sentier vers le sud-est en passant devant la Madonna delle Acque pour rejoindre le Val dell’Orsera. Au point 2461, en Italie, le chemin bifurque et on prend à gauche. Les panneaux indiquent «Al Vach» et «Lach dal Vach» («Monte Vago» et «Lago Vago» en dialecte local). «Vach», du latin «vacuum», à savoir «vide», désigne le terrain désertique non cultivé propre à la région. Le nom italianisé «Vago» signifie «instable», à l’image d’une grande partie des pentes. Après une montée raide, le sentier serpente vers le nord-est jusqu’au cirque du Monte Vago, où se niche le lac. Le sentier battu descendant vers la rive prouve que beaucoup veulent s’approcher de cette perle scintillante. Le chemin officiel passe au-dessus du lac, par des éboulis, jusqu’au pied de la crête du Monte Vago, au point 2906. On suit alors la crête rocheuse sur la droite et les balisages rouge-blanc-rouge jusqu’au sommet, où l’on peut laisser une trace de son passage dans le livre. La vue panoramique est fantastique: massif de la Bernina, haute vallée de Livigno, Ortler et Königsspitze. On revient par le même chemin. On pouvait autrefois passer la nuit à la Forcola di Livigno, mais ce n’est hélas plus le cas depuis quelques années.
La fraîcheur des gorges de Choleren N° 2313
Hünibach, Seematte — Steffisburg, Bösbach • BE

La fraîcheur des gorges de Choleren

Cette randonnée très variée débute à Hünibach. D’ici, le chemin traverse d’abord un petit bois en direction des gorges de Choleren. À peine est-on entré dans celles-ci qu’un léger courant d’air apporte de la fraîcheur, ce qui peut être très agréable en été, les jours de forte chaleur. Ces gorges offrent un beau spectacle de cascades et de ruisseaux et un décor qui semble presque exotique. La montée, raide par endroits, semble plus facile grâce à la température clémente et au spectacle de la nature. Chemin faisant, plusieurs endroits sont prévus pour une halte, lors de laquelle on peut s’imprégner de l’atmosphère particulière. Après la montée, il suffit de traverser une route pour arriver au charmant village de Goldiwil, où commence la descente vers Steffisburg. L’itinéraire passe par différents lieux – prairies vertes, fermes traditionnelles et parties de forêts ombragées – avant de descendre directement par des chemins bétonnés à l’arrêt de bus de Steffisburg. L’itinéraire se parcourt avec grand plaisir en plein été. L’agréable brise dans les gorges de Choleren et le paysage varié conviennent et plaisent à toutes les générations.
Partage des eaux au Gothard N° 2345
Furka Passhöhe — Realp • UR

Partage des eaux au Gothard

A l’échelle mondiale, rares sont les lieux d’où l’eau coule vers trois mers différentes. L’un d’entre eux se situe dans le massif du Gothard, à 3025 mètres d’altitude, bien au-dessus de la cabane Rotondo, à la frontière entre les cantons d’Uri, du Valais et du Tessin. Lorsque la pluie tombe ici, elle finit sa course dans l’Adriatique, la Méditerranée ou la mer du Nord. En jargon technique, cet endroit est une «triple ligne continentale de partage des eaux». Une randonnée de deux jours permet d’explorer ce lieu particulier. Elle débute au col de la Furka. De l’arrêt de car postal, le chemin mène vers le sud-est et la cabane Rotondo. Le long du parcours, les points de repère ne sont pas nombreux. Jusqu’à la cabane du CAS, à 2573 mètres, le sentier monte et descend constamment dans un paysage aride parsemé de nombreux ruisseaux et de petits lacs, ainsi que de quelques alpages escarpés où paissent yaks et bovins. Le deuxième jour, une ascension raide passe par les lacs du glacier de Witenwasseren jusqu’au Hüenderstock. L’endroit est magique. Après l’ombre, la glace et la roche, voici la lumière chaude du sud et la vue sur le Val Bedretto. A partir d’ici, même si le chemin jusqu’à la ligne de partage des eaux est balisé en blanc et bleu, il est bien aménagé et praticable pour les randonneuses et randonneurs au pied sûr, ne souffrant pas de vertige. A l’arrivée au Witenwasserenstock se dresse une pyramide métallique. Le retour passe à nouveau par le Hüenderstock le long de la crête jusqu’au col du Hüendersattel. Vient alors une descente jusqu’à l’immense plaine alluviale d’Im Tälli, en dessous de la cabane Rotondo. Si l’on dispose d’une journée supplémentaire, pourquoi ne pas passer une nuit de plus à la cabane? Sinon, on descend vers l’Alp Oberstafel, où le chemin débouche dans la vallée de la Witenwasserenreuss. On poursuit jusqu’à Realp, d’où un train part vers la vallée de Conches ou Andermatt.
Bisse et vue panoramique au Foggenhorn N° 2312
Belalp • VS

Bisse et vue panoramique au Foggenhorn

La randonnée menant au Foggenhorn plaira autant à celles et ceux qui aiment les bisses qu’aux adeptes d’ascension vers les sommets. Après avoir dépassé les chalets, les cabanes et les remontées mécaniques de la Belalp, on rejoint le bisse de Nessjeri au bout de deux kilomètres environ. Construit au XVe siècle, il culmine à plus de 2000 mètres d’altitude et il est encore souvent alimenté en eau aujourd’hui. Tandis que l’eau du bisse clapote par endroits et disparaît en gargouillant en d’autres lieux, la vallée s’ouvre un peu plus à chaque pas. La vue s’étend du col de la Furka au Cervin et du Monte Leone au Geisshorn. Après une heure et demie environ, le chemin de randonnée de montagne bifurque à droite et traverse le bisse pour monter de manière plus abrupte vers le Foggenhorn. Par des virages serrés, le chemin, agréable et bien aménagé, mène au sommet sur une bonne pente. Ici, le cœur bat plus fort. Est-ce dû à l’ascension ou à la vue? Après une brève descente, une autre petite montée se présente le long du Bälgrat, puis la descente vers la Belalp devient plus raide. Avec un peu de chance, on l’effectuera en compagnie de l’animal héraldique de la Belalp, la chèvre à col noir.
Bain de quiétude au-dessus de St-Ursanne N° 2344
St-Ursanne, gare • JU

Bain de quiétude au-dessus de St-Ursanne

St-Ursanne, petite cité médiévale sur les rives du Doubs, dans le canton du Jura, séduit par sa vieille ville bien conservée et son emplacement paisible entre rivière et falaises. Cette façade idyllique cache toutefois un chapitre sombre: comme bien d’autres endroits en Europe, cette vallée reculée du Jura a connu d’impitoyables chasses aux sorcières aux XVIe et XVIIe siècles. Peu après le départ de la gare, en direction de l’ouest, le chemin de randonnée bifurque à droite et monte sur un sentier boisé parsemé de sculptures. L’air est frais, les oiseaux gazouillent et les papillons virevoltent. S’ensuit une raide ascension jusqu’à la ferme d’Outremont, dont le magasin permet de s’approvisionner en spécialités. Une nouvelle montée mène à la butte qui surplombe Outremont. Sur une crête, le chemin traverse une forêt clairsemée et idyllique en direction du nord-est. A gauche, la vue porte sur l’Ajoie verdoyante, la France voisine et les Vosges. A droite, un panorama fantastique se déploie sur le Clos du Doubs, le Chasseral et les Alpes bernoises. Le chemin de randonnée bifurque ensuite à angle droit et descend à travers un pâturage jurassien jusqu’à la ferme de Montgremay. La bifurcation est balisée, mais le tracé est difficile à voir. Aux Malettes, le chemin longe brièvement la route du col, ce qui exige de la prudence en raison de la circulation. Un peu plus tard, à La Caquerelle, il est conseillé de faire une halte au restaurant avant de descendre doucement la colline à travers prairies et pâturages. De retour dans la vallée, l’itinéraire débouche soudainement en face de l’entrée d’autoroute de St-Ursanne. Après ce court tronçon bruyant, la randonnée offre encore quelques atouts: l’imposant viaduc ferroviaire de Combe Maran, le charmant paysage fluvial et la vieille ville située un peu plus en aval.
Randonnée alpine au cœur du canton de Glaris N° 2343
Mettmen • GL

Randonnée alpine au cœur du canton de Glaris

Entre les deux vallées principales glaronnaises, qui s’étendent en direction de Linthal et d’Elm depuis Schwanden, se trouve un paysage montagneux finement ciselé dont le Gross Kärpf (2794 m) est le point culminant. Les chaînes du Matzlenstock et du Gandstock, au cœur de la région, forment un chapelet de sommets en U autour du lac de barrage de Garichti. Ce site de protection de la faune, le plus ancien d’Europe, a été spécialement créé pour protéger les chamois, les cerfs élaphes et les bouquetins. Ce qui est moins connu, c’est qu’il prodigue aussi de bons habitats à la vipère péliade. Celle-ci apprécie les trous et les crevasses pour se cacher, ainsi qu’une bonne offre de petits rongeurs comme proies. Les endroits où les pierres sont nombreuses et la strate herbacée et arbustive abondante sont donc optimaux. Un fascinant circuit de randonnée d’environ trois heures et demie conduit de la station supérieure de Mettmen au Seebödeli, passe sous le Gandstock, puis revient au point de départ. L’itinéraire traverse des alpages parsemés d’arbres ou de petites forêts et, dans les zones plus élevées, des prairies et des pâturages. Il permet de jouir quasi en continu d’une vue magnifique sur le Glärnisch ou, au sud, sur la région du Kärpf et, plus loin, sur les Alpes glaronnaises jusqu’au Tödi. Le Seebödeli, point le plus septentrional de la randonnée, est un endroit merveilleux pour faire une pause. La vue s’ouvre ici brièvement au nord et à l’est, en direction du Schilt et du Spitzmeilen. Le tronçon sous le Gandstock est un itinéraire alpin balisé blanc-bleu-blanc. Le chemin est parfois invisible et, dans la zone du Breitrus, il traverse des pentes abruptes. L’itinéraire ne doit être emprunté que par temps sec. Une tour d’observation de la faune en bois se dresse peu avant Widerstein. Le chemin redescend ensuite jusqu’au lac de barrage de Garichti et revient à la station supérieure du téléphérique.
Tous les trésors de la Schweibenalp N° 2342
Brienzerberg, Bramisegg — Iseltwald, Dorfplatz • BE

Tous les trésors de la Schweibenalp

Un alpage que les druides vénéraient déjà comme site énergétique. Une cascade magique que l’on suit de près, jusqu’à passer derrière son rideau. Un hôtel qui ressemble à un château de conte de fées. Un sentier enchanteur qui longe l’eau et traverse l’une des dernières forêts à l’état naturel de Suisse. Des lieux de baignade isolés au bord du lac de Brienz. Cette randonnée regorge de points forts. Mais elle se frotte parfois aussi au surtourisme, comme au niveau du Grandhotel Giessbach, du funiculaire et du débarcadère d’Iseltwald. Heureusement, la solitude est généralement de mise sur les sentiers. Depuis l’arrêt de car postal Bramisegg, une petite route d’accès taillée dans la roche traverse les gorges du Giessbach au sud-ouest. En un quart d’heure, elle mène à l’alpe Schweibenalp et à son passionnant sentier de découverte de la permaculture. Le biotope des abeilles sauvages, qui a vu le jour récemment, est également fascinant. De nombreuses plantes sauvages et utiles ont besoin de la visite d’insectes pollinisateurs pour pouvoir produire des graines et des fruits. Parmi eux, les abeilles mellifères et sauvages jouent un rôle crucial. Difficile d’imaginer qu’il en existerait quelque 700 espèces différentes rien qu’en Suisse, à condition de ne pas les priver de leurs moyens de subsistance. Une fois par mois, des visites guidées sont organisées à la Schweibenalp et permettent d’acquérir de nombreuses connaissances de base. Près du bâtiment principal, un indicateur jaune montre la direction à suivre. Un sentier raide serpente le long des niveaux de la cascade à travers les gorges du Giessbach jusqu’au Grandhotel. On peut rallier ce dernier soit par le funiculaire historique, soit par le chemin de randonnée du lac de Brienz. L’itinéraire se poursuit ensuite sur le sentier lacustre jusqu’à Iseltwald.
Les cantines du Plateau de Barme N° 2341
Champéry, Grand-Paradis — Champéry, Barme • VS

Les cantines du Plateau de Barme

Cette randonnée se déroule en grande partie le long d’un imposant cirque rocheux, entre les Dents du Midi et les Dents Blanches. Plusieurs cascades jaillissent majestueusement des parois hautes et escarpées pour tomber vers l’alpe verdoyante. Mais il faut transpirer un peu pour admirer ce spectacle naturel. Depuis la gare de Champéry, l’itinéraire descend jusqu’aux Couailles. Il est aussi possible de prendre le train touristique (navette) jusqu’à Grand Paradis. La montée commence alors. Après quelques mètres de dénivelé, elle est déjà interrompue par la cascade de la Saufla: avant de traverser le ruisseau, un sentier mène à droite jusqu’à la chute d’eau. Un petit détour qui en vaut la peine. La randonnée grimpe ensuite toujours plus haut à travers la forêt jusqu’à atteindre un alpage. C’est ici que débouche le tronçon mentionné précédemment, qui franchit plusieurs gros ruisseaux, dont l’un se traverse par le pont suspendu de la Belle Etoile. A la sortie du cirque rocheux, il est conseillé de faire une halte au refuge de Bonavau, ne serait-ce que pour les tartes aux fruits. Une nouvelle ascension s’annonce. Une fois la crête atteinte, un détour passe par le petit sommet du Signal de Bonavau. La vue s’étend jusqu’à la vallée du Rhône, en passant par les Dents du Midi. A partir de là, il ne reste plus qu’à descendre à travers des pâturages de moutons et des forêts jusqu’au Plateau de Barme, où deux cantines attendent les randonneuses et randonneurs. Ces anciens alpages ont été transformés en buvettes avec l’avènement du tourisme aux XIXe et XXe siècles. Aujourd’hui encore, ces buvettes servent de délicieuses spécialités. Il y a souvent du monde, car une navette fait l’aller-retour entre Champéry et Barme. L’endroit est aussi accessible en voiture. Cela n’enlève toutefois rien à la beauté du lieu.
Balançoire géante au-dessus du tunnel du Ceneri N° 2340
Isone, Paese — S. Antonino, Paese • TI

Balançoire géante au-dessus du tunnel du Ceneri

Quelle sensation incomparable de se balancer sur une grande balançoire, tout en ayant le lac Majeur, le plateau de Magadino et Bellinzone à ses pieds! Cette expérience aérienne spectaculaire est proposée au sommet du Mattro, une montagne en apparence anodine qui surplombe le tunnel de base du Ceneri. Cette montée d’adrénaline exige, outre l’absence de vertige, un pied sûr. La randonnée commence dans le joli village d’Isone. Elle mène à l’alpe Pedrinasco en traversant des forêts de hêtres et de châtaigniers avec une pente modérée. Environ un quart d’heure après l’alpe, une pierre balisée indique le chemin vers le Mattro. On abandonne alors le chemin de randonnée balisé. Attention, il faut ignorer le panneau de bifurcation blanc avec une balançoire près de l’alpe Pedrinasco, car ce chemin ne mène pas à la destination voulue. Une fois sur le Mattro, il faut commencer à descendre vers Sant’Antonino. La vue plongeante sur l’enchevêtrement de routes et de voies ferrées est impressionnante. Derrière Bellinzone, les trains disparaissent dans le tunnel de base du Ceneri tandis que les voitures se suivent sur l’autoroute du col. Après Cima di Dentro, la forêt redevient une fidèle compagne. Le deuxième plaisir de la journée se dévoile au point 576 / Monti dei Bassi. Un détour par la route forestière en direction de Pianaccio mène à l’Arboreto di Copera. La surface forestière expérimentale de Copera, non accessible au public, a été plantée dans les années 1950 avec 71 espèces d’arbres, dont 49 exotiques. Son but était de déterminer quelles espèces pourraient être une alternative au châtaignier, alors atteint du chancre de l’écorce du châtaignier. La maladie fut toutefois moins agressive que prévu et les châtaigniers tessinois survécurent. Un sentier didactique permet de découvrir les arbres issus du projet-pilote. De retour sur le chemin de randonnée, la descente raide se poursuit à travers la forêt. Lorsque le bruit de l’autoroute prend le dessus, la destination n’est plus très loin.
Deux jours entre le Pischahorn et la Basse-Engadine N° 2337
Davos Laret — Lavin • GR

Deux jours entre le Pischahorn et la Basse-Engadine

Le Pischahorn s’élève plus de 1300 mètres au-dessus du tunnel de la Vereina, à mi-chemin environ entre le Weissfluhjoch et le Piz Buin. Il ne franchit juste pas la barre des 3000 mètres, mais sa position dégagée offre une vue superbe sur les sommets autour de Davos et la Basse-Engadine. Par temps clair, on voit même l’Ortles (3905 m) et le Piz Bernina (4048 m) au sud-est et au sud. L’ascension depuis Davos Laret par le Mönchalptal, sur environ 1600 mètres de dénivelé, est exigeante. Mieux vaut partir tôt. La montée est constante mais presque toujours en pente douce. Le lac Pischasee, en forme de cœur et aux eaux turquoise, est à quelques centaines de mètres à droite du chemin, à 2500 mètres d’altitude environ. La montée est entièrement balisée en blanc-rouge-blanc. Sur la crête sommitale, un court tronçon passe sur un sentier taillé dans une paroi rocheuse escarpée, mais il est parfaitement sécurisé par une corde. Depuis le glacier du Hafentälli, sur les versants nord du Pischahorn, il n’y a hélas plus rien à voir. La descente vers Säss et Vereina passe sans difficulté par des éboulis puis par des dalles rocheuses et des alpages. Bâtie sur un petit éperon à la jonction des vallées de la Vereina, de Vernela et de Süs, l’auberge de montagne Vereina jouit d’une superbe situation. Le deuxième jour, il ne reste qu’une ascension de 650 mètres vers le col de la Vereina. Le paysage rocheux et aride du col est très impressionnant. L’imposante pyramide du Piz Linard, le plus haut sommet de la Basse-Engadine qui culmine à 3410 mètres, se reflète dans deux lacs aux eaux cristallines. La descente par le Val Sagliains traverse, dans sa partie supérieure, des alpages parsemés de rochers; plus bas, le chemin est assez cahoteux et accidenté et empêche de progresser aisément. Au-delà de la gare de chargement de Saglians (non accessible aux randonneuses et randonneurs), on rejoint enfin la gare de Lavin.