Randonner sur le Plateau

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Randonnée enchantée sur le Plateau N° 2137
Gondiswil, Gemeindehaus — l • BE

Randonnée enchantée sur le Plateau

Plusieurs foyers bien aménagés, deux ruines de châteaux forts et une tour d’observation. Mieux vaut prévoir assez de temps pour effectuer cette randonnée qui compte plusieurs lieux où s’arrêter. De Gondiswil, on traverse des prairies dégagées avant d’emprunter un joli chemin forestier jusqu’au premier foyer, le Babeliplatz. La randonnée se poursuit à travers la forêt avec une courte montée jusqu’aux ruines des châteaux de Langenstein et Grünenberg, que l’on peut découvrir depuis l’extérieur. Les vestiges du mur d’enceinte des ruines de Grünenberg donnent une idée des dimensions du château d’antan. Dans la cour se trouve un ouvrage qui protège le sol en dalles découvert lors des fouilles de 1949. Ces ruines sont aussi une place de jeux idéale pour les petits randonneurs. D’ici, on emprunte un autre chemin dans la forêt en passant par Melchnau et par une autre aire de repos, baptisée «Pauli», jusqu’au point culminant de la randonnée, qui est la tour d’observation de Hohwacht. De son sommet, à 20 mètres de haut, on admire un panorama grandiose s’étendant du Jura aux Alpes. Sur le tableau panoramique de la tour, 150 sommets sont répertoriés. Enfin, on rejoint le but de la randonnée, le joli village de Madiswil, par des pâturages et un chemin forestier.
Dans les gorges de la Schwarzwasser N° 2110
Mittelhäusern — f • BE

Dans les gorges de la Schwarzwasser

La descente vers les gorges de la Schwarzwasser donne l’impression de quitter la civilisation. Le point de départ de la randonnée est la gare RER de Mittelhäusern. L’itinéraire passe devant deux fermes puis arrive à un escalier descendant à Heitibüffel, une imposante falaise au bord de la Singine. Le chemin remonte la rivière jusqu’au confluent avec la Schwarzwasser, qu’il longe, passant sous le pont ferroviaire, jusqu’au vieux pont enjambant la Schwarzwasser. Il vaut la peine de jeter un œil au-dessus de la balustrade: l’eau a creusé d’impressionnants sillons dans le grès. Le large chemin mène ensuite le long des méandres de la Schwarzwasser dans la vallée de plus en plus étroite. Lorsque les températures sont négatives, de jolies formations de glace décorent les parois rocheuses. Plus le fond de la vallée approche, plus l’isolement est grand. Il est fréquent d’apercevoir un héron ou de laisser les toutes premières traces de pas dans la neige. A Bütschelbachstäg, les choses se corsent: le chemin devient étroit et escarpé. Comme il se trouve en forêt, la montée est aussi praticable en hiver, mais plus aisée sans neige. Il faut de bonnes chaussures et, éventuellement, des crampons. Quand le Plateau est sous le brouillard, celui-ci s’accumule souvent au bord des gorges. Ainsi, il n’est pas rare que le soleil brille à Borisried, un petit hameau doté d’une fromagerie et dont la solide activité économique, aujourd’hui réduite à néant, en faisait la renommée. Le reste du chemin via Oberflüh, qui monte à Balmberg puis descend à Oberbalm, suit en grande partie la route bitumée. En hiver, ce désavantage est vite compensé: après la rude montée, le panorama sur la chaîne des Alpes et du Gantrisch devant soi et le Chasseral derrière soi est superbe.
Quiétude hivernale près du lac de Hallwil N° 2116
Boniswil — n • AG

Quiétude hivernale près du lac de Hallwil

En hiver, tout est calme près du lac de Hallwil. La plupart des restaurants et des hôtels ont fermé leurs portes, les bateaux sont installés dans les locaux du chantier naval. Quant au château d’Hallwyl, il fait lui aussi une pause hivernale. Pas la moindre âme qui vive. Mais le lac, loin d’avoir perdu son charme, se prête à merveille à une randonnée de trois heures. Celle-ci débute à Boniswil. On traverse le village et on rejoint assez vite le marais de Boniswil, près duquel se trouve le château de Hallwyl. Depuis là, la randonnée remonte la rive droite du lac, en direction du soleil. On voit d’autres marais, puis des vignobles qui bénéficient de la douceur du climat du bord de l’eau... et toujours des cabines de bain. Mais en hiver, elles sont occupées par les mouettes. Les canards, eux, nagent le long de la rive sans être dérangés. Peu après l’hôtel de bien-être Seerose, le chemin quitte la rive du lac pendant un bon moment. La vue s’élargit alors et s’étend jusqu’aux Alpes. Après Unteraesch, le chemin redescend au bord du lac et traverse l’Altmoos pour rejoindre Mosen et son camping, situé en face de la gare.
Randonnée familiale bernoise N° 2101
Bern, Elfenau — n • BE

Randonnée familiale bernoise

Le point de départ de cette randonnée est «Elfenau», terminus d’une ligne de bus bernoise. Bientôt, les dernières maisons de Berne et Muri disparaissent, et une allée mène à la forêt. L’itinéraire est adapté aux familles et aux poussettes. Lors de la descente vers le bac du Bodenacker, le chemin franchit quelques racines au sol. Ensuite, il est généralement plat et facilement praticable le long de l’Aar. Théoriquement, la randonnée de 4,5 km peut se faire en une bonne heure. Avec des enfants en bas âge, entre la pause au petit restaurant, l’attente du bac, les animaux de la zone alluviale, le goûter, les jeux au bord de l’eau et l’observation des avions à Belpmoos, il faut compter un après-midi entier. Le point fort de la randonnée est la traversée de l’Aar en bac: cinq personnes à temps partiel font traverser quelque 40 000 personnes chaque année. Le bac est en service toute l’année, sauf une semaine en février lorsqu’il est en maintenance. Il est actuellement le dernier des quatre bacs à traille entre Thoune et Berne. La deuxième partie de la randonnée mène à travers le site protégé «Selhofenzopfen» en direction de l’aéroport de Berne-Belp. Nombre de personnes promènent leurs chiens; des oiseaux aquatiques et des insectes peuvent être observés. Le chemin passe sur une digue entre la Giesse et l’Aar: le vert de l’eau, combiné aux roseaux et aux bancs de galets, est d’une beauté majestueuse. A Belpmoos, la plaine s’étend à perte de vue. De temps en temps, un avion s’approche de la piste d’atterrissage.
D’Olten à Hauenstein N° 2045
Olten — t • SO

D’Olten à Hauenstein

La promenade de la vieille ville d’Olten à l’Amthausquai, au bord de l’Aar, est une agréable mise en bouche. Après le pont de la gare, on tourne à gauche dans la Belchenstrasse et on traverse le parc. Le chemin devient bientôt plus raide et plus rude, tantôt boisé, tantôt à découvert, avec parfois des paysages typiques du Jura, et d’autres d’un lieu de culte exotique. Toujours varié, ce circuit réussi mélange nature et culture. Le sentier didactique de Bannwald bifurque au-dessus de l’EMS Pflegeheim Stadtpark. On passe devant les fortifications préhistoriques du Dickenbännli puis on s’engage sur le chemin de crête, un peu exposé. Au point 634 (Felstürli), on retrouve le chemin de randonnée et on suit le sentier forestier jusqu’au col de Rumpelhöchi. En route, une bifurcation mène au restaurant Rumpel, actuellement fermé. Le Naturfreundehaus est une alternative. On y accède en prenant le chemin de droite au panneau du Rumpelhöchi, qui indique aussi les horaires. On monte ensuite du Naturfreundehaus jusqu’au col de Homberglücke. Si un drapeau y flotte, des exercices de tir sont en cours au Spittelberg. Une personne de l’armée informe alors quand il est possible de passer. L’itinéraire passe devant la cabane General-Wille-Haus avant d’arriver au col de Challhöchi et sa barrière antichar datant de la Première Guerre mondiale. Après Ifenthal, on monte jusqu’à la fontaine Rankbrünneli puis on bifurque sur un chemin forestier qui longe la rivière Grabenbach et la voie ferrée, passant devant le Cheibenloch, le tunnel ferroviaire du Hauenstein et le temple hindou Sri Manonmani Ampal. A Meierhof, l’itinéraire tourne à gauche, traverse la voie ferrée et rejoint la route au restaurant Isebähnli. Après une petite descente, on suit à gauche le sentier didactique ferroviaire vers Trimbach. Depuis la gare, on descend au sud-est jusqu’à l’Aar avant d’arriver à Olten.
Jusqu’au lac de Burgäschi N° 2046
Etziken, Dorf — e • SO

Jusqu’au lac de Burgäschi

Cette randonnée débute à Etziken, où l’on se rend en bus. Sur le chemin, le château d’eau situé dans une petite forêt attire l’attention. Il se trouve sur le plus haut point des environs, le Gütsch, à 526 mètres d’altitude. Construit en 1931 avec deux chambres de captage, il assure l’approvisionnement en eau du district de Wasseramt. Il est possible de le visiter sur rendez-vous. On y accède par une petite route qui quitte le chemin de randonnée après 400 mètres et se transforme en un sentier naturel près du château d’eau. En le suivant, on arrive à une cabane dotée d’une place de jeux et d’une aire de grillades avant de rejoindre le chemin de randonnée. Des chemins forestiers et agricoles mènent jusqu’au lac de Burgäschi, où des pontons permettent d’observer la faune et la flore aquatique. Cette randonnée longe la moitié du lac dans le sens des aiguilles d’une montre. Il est agréable de s’asseoir sur la berge ou de pique-niquer à l’aire de grillades. On y trouve aussi des bateaux à louer, une plage avec buvette sur la rive et, plus loin, même un espace de baignade, où l’on peut piquer une tête. La randonnée se poursuit à travers bois ou le long de lisières jusqu’à Steinhof, une exclave soleuroise. A la sortie du village, un peu à l’écart du chemin de randonnée, se trouve un énorme bloc erratique nommé Grossi Flue. Le glacier l’a transporté du val de Bagnes jusqu’ici. Les enfants adorent grimper dessus. Depuis Steinhof, le chemin mène à travers une forêt ensoleillée parsemée de houx jusqu’à l’arrêt de bus à Sunnhalde.
Sur le chemin panoramique du Gürbetal N° 2052
Kehrsatz — f • BE

Sur le chemin panoramique du Gürbetal

Cette randonnée facile aux portes de Berne offre une vue dégagée sur la chaîne du Gantrisch et les Alpes bernoises. Elle traverse des paysages variés aux prairies verdoyantes, champs bruns et fermes massives, et passe par des routes non goudronnées, entrecoupées de tronçons bitumés. Après une courte montée depuis la gare de Kehrsatz, le chemin panoramique du Gürbetal progresse sur le Längenberg dans une douce succession de montées et de descentes. À l’orée de la forêt, près de Winzenried, se trouve la «Pierre du Diable» (Teufelstein), un bloc erratique qui a été transporté ici sur 75 km par le glacier de l’Aar il y a environ 20 000 ans et qui y a été laissé lors de son retrait. Ce glacier a également formé le Gürbetal et le Längenberg lors de la dernière ère glaciaire. Après Oberfeld, la descente est courte et raide sur un sentier étroit à travers la forêt. Avant Guetebrünne, un panneau rappelle l’histoire des deux moines qui, il y a 900 ans, habitaient dans le Pfaffenloch, une grotte aujourd’hui inaccessible creusée dans la paroi rocheuse abrupte. Après Guetebrünne, le chemin bifurque vers la destination, Kaufdorf. La randonnée peut être prolongée d’une heure sur le chemin panoramique du Gürbetal jusqu’à Thurnen.
Cap sur le Ruedertal N° 2043
Schiltwald, Wendeplatz — t • AG

Cap sur le Ruedertal

Au point de départ du circuit, à Schiltwald, trône la majestueuse et solitaire école du village, construite en 1912. Ce bâtiment et sa tourelle ont servi de décor au roman Schilten, de l’écrivain germanophone Hermann Burger (1942–1989), malheureusement un peu tombé dans l’oubli. Dans ce récit sombre à l’humour noir, publié en 1976, un jeune enseignant rédige un rapport sur le fonctionnement de l’école pour la conférence des inspecteurs. Cette randonnée, qui explore la partie supérieure de la vallée du Ruedertal, démarre au terminus du car postal à Schiltwald. Elle commence tout de suite par une montée raide sur la colline qui ferme la vallée à l’ouest. A partir de la fin mars, il vaut la peine de faire un petit détour juste après Schiltwald, en direction de Kröschhof, pour aller écouter les crapauds accoucheurs des étangs de Wolfgrueben. Le chemin de randonnée passe, lui, sur un haut plateau avec des gravières et suit la crête pour arriver au hameau de Nütziweid. C’est là que débute la descente dans la vallée, vers Schmiedrued, en traversant les jolis hameaux de Hochrüti et Löhren. Une nouvelle montée s’amorce alors au Birchtobel, vers les hauteurs du fond oriental de la vallée. Derrière la clinique Hasel, le chemin bifurque à droite en direction de Bründlichrüz. Peu après, on pénètre dans la forêt pour en ressortir de l’autre côté, à droite, et poursuivre la descente dans la vallée vers Schiltwald, le point de départ. La randonnée sur les hauteurs offre de nombreuses vues sur les crêtes du Jura et les Alpes, la vallée de la Suhr, la vallée de la Wyna et, bien entendu, la vallée du Ruedertal en contrebas. Elle est praticable toute l’année. En hiver, les courtes montées et descentes, parfois étonnamment raides, peuvent être glissantes. Par temps dégagé, on sera toutefois récompensé par un superbe panorama.
De la Schwarzwasser à la Singine N° 2012
Hinterfultigen, Post — f • BE

De la Schwarzwasser à la Singine

Même si les températures grimpent sur le Plateau, la Schwarzwasser permet de se rafraîchir à coup sûr. Depuis pentes de la chaîne du Gantrisch, la petite rivière achemine l’eau fraîche jusqu’à la région vallonnée de Schwarzenburg. Là, elle s’est enfoncée profondément dans le grès et a formé une gorge impressionnante. La gorge de la Schwarzwasser est certes une réserve naturelle, mais il est permis de s’y baigner. Partout, des sentiers étroits descendent jusqu’à ses berges. La partie autour de l’ancien pont Schwarzwasserbrücke et le lit plus élargi de la Singine après le confluent des deux cours d’eau sont particulièrement populaires à cet égard. Mais attention, en été aussi, le niveau de l’eau peut augmenter rapidement après des intempéries en montagne. La randonnée au bord de l’eau démarre à Hinterfultigen et traverse d’abord champs et prairies avant de descendre à pic dans le ravin du ruisseau Bütschelbach. On traverse le ruisseau, qui se jette un peu plus loin dans la Schwarzwasser, par une passerelle en bois couverte. Désormais, le chemin suit les méandres de la rivière jusqu’au vieux pont sur la Schwarzwasser. Ici, l’eau a creusé des canaux parallèles dans le grès, offrant un beau sujet de photo. Après l’ancien pont en pierre, on marche sous le nouveau pont ferroviaire et routier, immense, jusqu’au confluent avec la Singine. Cet endroit est idéal pour une baignade dans les piscines naturelles, mais aussi pour faire de l’escalade sur les parois abruptes. Offrant des vues variées sur la rivière, le chemin suit la frontière entre les cantons de Berne et de Fribourg jusqu’à Thörishaus.
Vers les châteaux de Wartburg N° 1998
Aarburg-Oftringen — n • AG

Vers les châteaux de Wartburg

Lors de la conquête de l’Argovie par les Confédérés en 1415, les troupes bernoises pillèrent et incendièrent les deux châteaux de Wartburg. L’Alt-Wartburg tomba en ruines. Une chance pour les enfants, car ses murs invitent aujourd’hui à l’escalade. Deux cents mètres plus au nord trône le Neu-Wartburg, plus connu sous le nom de Sälischlössli. Cette ancienne tour de garde transformée au milieu du XIXe siècle, au style kitsch et historisant, abrite aujourd’hui un restaurant. Princesses et chevaliers y dégustent une glace et leur suite se régale du magnifique panorama à 360 degrés. La randonnée, qui débute à la gare d’Aarburg, mène en quelques minutes à la lisière de la forêt. D’ici, la vue s’étend sur l’imposante forteresse d’Aarburg, jusqu’aux sommets jurassiens. Une montée en pente douce permet de rejoindre le foyer à grillades du Wartburgwäldli. A mi-chemin de la randonnée, à la frontière entre Argovie et Soleure, apparaissent l’Alt-Wartburg et le Neu-Wartburg. La descente en contours vers le Müliloch se poursuit jusqu’au parc animalier de Mühletäli, domicile de cerfs, chèvres, moutons roux du Valais et adorables ratons laveurs. Il reste 30 minutes à pied par des zones d’habitation jusqu’à la gare d’Olten, mais on peut aussi monter dans un bus.
Du Wynental au lac de Sempach N° 1962
Beromünster, Flecken — h • LU

Du Wynental au lac de Sempach

Cette randonnée, riche en paysages contrastés, passe de surfaces agricoles et de vergers à des réserves naturelles avec des étangs et un terrain de golf. Peu après le départ de Beromünster, un sentier naturel mène dans la paisible vallée de la rivière Wyna. La randonnée se poursuit par une montée en pente douce à travers des vergers fleuris, jusqu’à la chaîne de collines des Erlosen avec vue sur le lac de Baldegg. Le tronçon suivant passe par la forêt ombragée de Chüewald, où des refuges et leurs foyers invitent à la pause de midi. Le point fort de ce passage en forêt est la réserve naturelle de Vogelmoos et ses étangs abritant de nombreuses espèces d’oiseaux. A partir du hameau de Bromen, on laisse la forêt derrière soi. La vue panoramique sur les Alpes est présente jusqu’à la fin de la randonnée. Cette deuxième étape se déroule surtout sur un revêtement dur, mais offre des paysages variés lors de la traversée de surfaces agricoles vallonnées et du terrain de golf de Hildisrieden, niché dans le Gormundermoos. Avant de clore l’itinéraire par un bain de pieds dans le lac de Sempach ou une visite de la station ornithologique, les randonneurs longent un autre lieu paradisiaque pour les oiseaux, le Steinibüelweiher.
Dans le haut-marais de Rothenthurm N° 1934
Rothenthurm — t • SZ

Dans le haut-marais de Rothenthurm

Rothenthurm, dans le canton de Schwyz, ne se situe qu’à 900 mètres d’altitude, et pourtant, les hivers y sont glaciaux. La Biber, la petite rivière qui serpente dans le haut-plateau entre Rothenthurm et Biberbrugg, gèle elle aussi. Sur cette plaine si plate s’étend le plus grand haut-marais d’un seul tenant de Suisse. Un paysage d’une grande valeur, caractérisé par une pauvreté extrême en espèces. Le haut-marais n’est pas en contact avec la nappe phréatique et ne reçoit donc aucun nutriment. Les sphaignes, l’une des rares plantes à y prospérer, ne pourrissent pas mais meurent. C’est ainsi que le haut-marais croît, de 1 millimètre par an environ. Il produit de la tourbe, un matériau de chauffage et d’isolation autrefois très recherché. C’est grâce au haut-marais de Rothenthurm que les paysages marécageux de Suisse sont aujourd’hui protégés. L’armée voulait construire ici une place d’armes, mais tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille. Le conflit a tenu en haleine tout le pays et a pris fin en 1987 avec l’acceptation par le peuple de l’initiative dite de Rothenthurm, qui a placé les marais suisses sous protection. Albert Marty connaît le haut-marais comme sa poche. Depuis de nombreuses années, il fait découvrir aux personnes intéressées ce paysage primitif et les sensibilise à ses interconnexions et à sa beauté. Il aime les différentes saisons du marais. En hiver, il apprécie le silence et la tranquillité. Et le froid, qui peut être plutôt mordant au cours de la brève randonnée hivernale entre la gare de Rothenthurm et le Steinstoss Stübli. Le parcours passe devant d’anciennes cabanes en bois de l’époque de l’extraction de la tourbe, les Turpehüttli, et traverse la Biber à mi-chemin. Il ne faut pas quitter le chemin balisé. Le marais reste un paysage sensible, même en hiver.
Paysages alluviaux soleurois et argovien N° 1927
Olten — u • SO

Paysages alluviaux soleurois et argovien

Le dense trafic routier et ferroviaire du Plateau suisse ne s’entend que de loin sur le parcours longeant l’Aar. Par bonheur, la randonnée traverse surtout des paysages alluviaux paisibles et charmants. La plus longue rivière suisse est un but de randonnée agréable en hiver également. Entre Olten et Aarau, des sentiers riverains la bordent presque sans interruption des deux côtés. En combinant des sections des deux rives, on obtient un itinéraire intéressant qui traverse une nature largement préservée, réservant quelques surprises. L’un des plus beaux tronçons se trouve près d’une structure plutôt oppressante. C’est au pied de la centrale nucléaire de Gösgen que l’Aar clapote gaiement comme un jeune ruisseau de montagne avant de se transformer un peu plus loin en un véritable fleuve. Le parc Bally à Schönenwerd mérite le détour, avec ses chemins et zones boisées aménagés de manière géométrique et ses éléments de jardin anglais. Une partie de l’itinéraire passe sur le «Solothurner Waldwanderweg». Des panneaux informent sur les liens existant entre l’exploitation forestière, la protection de la nature, le fonctionnement des centrales électriques et la protection contre les crues.
Dans la forêt de Grauholz, près de Berne N° 1919
Habstetten, Rössli — t • BE

Dans la forêt de Grauholz, près de Berne

Amanite épaisse, collybie savonneuse ou paxille enroulé, des noms étranges… Les couleurs et les formes des champignons sont elles aussi étonnantes. Leur partie visible est en fait leur appareil fructifère et c’est sous terre que se passent des choses surprenantes. Là, le mycélium forme de vrais réseaux qui relient les arbres entre eux, protègent leurs racines et renforcent le sol. Dès la fin de l’été, les champignons sont très nombreux. Ce circuit de découverte mène au Grauholz, une zone de détente proche de la ville de Berne. Le point de départ est Habstetten, un hameau au nord de Bolligen. De l’arrêt de bus de Rössli, on emprunte brièvement le chemin de randonnée en direction de Forsthaus sur une étroite route asphaltée jusqu’à la lisière de la forêt. Outre les champignons, le Grauholz réserve une autre surprise: depuis le Schwarzchopf, la vue sur le lac Moossee et le Jura est magnifique. Il est vrai qu’ici et là, on entend aussi le grondement de l’autoroute voisine. Le Schwarzchopf est le point culminant d’une crête boisée qui serpente en un arc de cercle du sud à l’est. Derrière la crête, seul règne le silence. Du Schwarzchopf, on descend vers Sädelbachhüttli. Pas moins de cinq sentiers se rejoignent à ce croisement où l’on trouve des tables de pique-nique, des foyers et un refuge forestier. Le chemin monte à nouveau vers Habstetten puis retourne au point de départ à plat ou en légère descente. La randonnée est courte, mais l’observation des champignons prend du temps. Il faut en prévoir encore plus pour remplir un panier de champignons comestibles. Le Canton de Berne autorise une cueillette maximale de 2 kilos et il n’existe aucune période dite de protection.
Le Jura argovien à pied N° 1898
Effingen, Dorf — f • AG

Le Jura argovien à pied

Bözberg: un nom que l’on entend parfois à la radio, lors du flash infotrafic. Cette randonnée mène à pied, sans bouchon ni circulation bloquée, sur le Bözberg via la voie romaine. L’ancienne route du col témoigne du passage important que constituait le col du Bözberg dans l’Antiquité déjà, reliant stratégiquement Augusta Raurica et Vindonissa, entre Bâle et Windisch. Au départ d’Effingen, on se dirige direction Altstalden, entouré des paysages d’abord plats du Jura argovien, puis d’une forêt, avant de gravir un sentier escarpé parcouru de marches et de racines. On atteint soudain un chemin en pierre: l’ancienne voie romaine, parfois directement taillée dans la roche calcaire, une pratique courante à l’époque des Romains. La découverte de fers à cheval et de clous à ferrer, qui n’existaient pas encore dans la Rome antique, indique que le col a aussi été passablement emprunté au Moyen Age. Autour du XIIIe siècle, selon les archéologues. Altstalden est le point culminant de la randonnée. D’ici, on redescend gentiment le long de prés et de forêts jusqu’à Kirchbözberg. Vers l’église, on quitte le chemin de randonnée pédestre officiel et on tourne à gauche juste avant le ruisseau Ithalenbach pour arriver au vieux moulin. Au premier pont, on traverse le ruisseau, à l’ombre de la forêt. On suit la berge droite. Après la forêt, on traverse la route principale, on suit le chemin agricole et on prend la première bifurcation à gauche. On y retrouve le chemin balisé qui rejoint Rüfenach. Les coteaux de vignes de Remigen tapissent le paysage. Les Romains y produisaient déjà du vin. L’auberge Zum Blauen Engel invite à trinquer à cette culture viticole séculaire avant de reprendre le chemin du retour.
Vue dégagée sur les sommets des Préalpes N° 1351
Linden, Dorf — h • BE

Vue dégagée sur les sommets des Préalpes

L’attrait de cette randonnée aux portes de l’Emmental n’est pas le sommet de la Falkenfluh, caché dans la forêt, mais le chemin des crêtes de Schafegg, qui offre des points de vue variés sur le Jura et les Alpes. Linden, le point de départ, est bien connu des fans de moto puisque c’est ici que vit le champion de Moto2 Tom Lüthi. Après l’église, le chemin sort du village en direction de Heimenschwand. Une fois le téléski en vue, une petite route escarpée monte jusqu’au hameau de Schöntalmatt, puis au-delà. À la croisée des chemins, au point 987, on prend la route à gauche, qui entre ensuite dans le bois ombragé de Chrüzholz. Entre les troncs des sapins, on aperçoit la caserne de Jassbach. Au croisement, au point 1041, on poursuit l’ascension dans la forêt, à droite. À Farnere, la vue sur les Alpes bernoises enneigées est grandiose. Après un quart d’heure, l’itinéraire continue sur un chemin panoramique, en contrebas de la maison aux multiples statues de bois. Le point le plus élevé de la randonnée se trouve sur la longue crête de Schafegg. On y voit les crêtes du Jura par-delà le Plateau, les vertes collines de l’Emmental et les sommets rocheux des Alpes. Sur l’alpage Aeschlenalp s’élèvent plusieurs arbres solitaires ou en groupe qui, en été, prodigueront une ombre bienvenue aux troupeaux. Le chemin de randonnée suit les formes du terrain, passe devant le domaine de Barichti et atteint la Falkenfluh et le hameau du même nom. Du sommet, le précipice semble recouvert d’arbres. Le chemin redescend vers Oberdiessbach par une forêt clairsemée et des champs verdoyants. Ce n’est qu’ici que le sommet rocheux boisé se montre dans toute son austérité.
La Gürbe vue d’en haut N° 1874
Rüeggisberg, Post — t • BE

La Gürbe vue d’en haut

Rösti et saucisse, cordon-bleu de porc ... et curry tamoul. Sur le Längenberg, la rangée de collines au sud de Berne, on trouve une auberge de campagne un peu particulière. Le restaurant Bütschelegg, géré par Seevaratnam Thekalolibawam, un ancien requérant d’asile sri-lankais, est une destination de randonnée idéale. Au début de l’excursion, la visite des ruines du cloître de Rüeggisberg, à cinq minutes de l’arrêt de car postal, vaut le détour. Il ne reste plus qu’une petite partie de l’ancien prieuré clunisien qui, au Moyen Age, comptait parmi les cloîtres les plus importants de Suisse et constituait une étape importante du chemin de Compostelle. Façades en bois foncé, géraniums et petit magasin: après une courte traversée du village de Rüeggisberg, un chemin agricole se dirige vers Riggisberg avant de traverser la route principale à Mättiwil et de monter vers la forêt. Un pic martèle un tronc, le chemin est bordé de mûriers et de sorbiers. Ici, les sentiers et croisements sont nombreux: mieux vaut garder l’œil ouvert et observer les panneaux de randonnée jaunes. Après une bonne demi-heure, on sort de la forêt, on traverse la route principale et l’on monte encore une fois, avant de pouvoir s’octroyer une pause sur la terrasse. A cinq minutes du restaurant s’élève encore l’emblème de Bütschelegg: un grand triangle de mesure offrant une vue à 360 degrés, de l’Oberland bernois jusqu’au lac de Neuchâtel. Pour redescendre, on longe le bord de la forêt en direction de Buchweid, avant de rejoindre l’arrêt de car postal «Bütschel, Gschneit».
Balade urbaine à Bienne N° 1867
Biel / Bienne — t • BE

Balade urbaine à Bienne

Par ses diverses facettes, Bienne est engageante. Principale ville bilingue du pays, elle est une cité industrielle avec un fort penchant pour l’horlogerie. Son architecture est particulièrement riche et variée. Les belles maisons de la vieille ville transportent le marcheur plusieurs siècles en arrière. Témoins d’une période plus récente, plusieurs bâtiments rappellent que le style Bauhaus a fortement inspiré les architectes biennois. Au centre-ville ou à proximité immédiate, de nouveaux quartiers ont récemment vu le jour. Cette randonnée urbaine, qui débute et se termine à la gare, propose un bon aperçu de cette architecture. Quelle meilleure entrée en matière que le Pavillon? Accroché à la pente, ce kiosque à colonnades surplombe le port de Bienne et une partie de la ville. L’itinéraire suit alors la clairière avant de redescendre jusqu’à la ville, en passant par l’église du Pasquart, presque un sosie du Sacré-Cœur parisien. Quelques pas vers l’est et l’on pénètre dans la vieille ville, un vrai bijou. On met alors le cap au sud pour découvrir le surprenant bâtiment en forme de serpent, nouveau siège d’Omega et de Swatch, ainsi que l’Ile-de-la-Suze, oasis enchanteresse maintes fois primée pour son aménagement. Plus au sud encore, la forêt du Längholz est connue pour ses blocs erratiques, une cinquantaine dûment répertoriés. Et c’est le retour en ville. Une belle fin de randonnée, puisqu’on peut encore y voir l’audacieux Palais des Congrès, la place Centrale enjolivée par l’une des 72 fontaines de la ville, et, enfin, la rue très commerçante et animée de la Gare.
Flânerie dans le Seeland N° 1868
Aarberg — e • BE

Flânerie dans le Seeland

Plus de 22 kilomètres et presque aucune pente: le tronçon d’Aarberg à Hagneck, puis à Bienne, est idéal pour flâner tranquillement, sans trop d’efforts. Il n’est pas pour autant ennuyeux. Le chemin borde presque toujours l’eau, où l’on peut observer des oiseaux et, avec beaucoup de chance, des castors. Plusieurs jolies places de repos et de baignade, ainsi que d’agréables bistrots en bord de lac invitent à s’arrêter. Dans les vieilles villes d’Aarberg et de Nidau, on peut suivre la riche histoire de la région. La randonnée commence à la gare d’Aarberg, traverse la vieille ville, puis le pont en bois couvert datant du XVIe siècle. Les panneaux indiquent «Hagneck, Uferweg» et l’on rejoint déjà le canal de Hagneck. Le chemin le suit jusqu’à l’embouchure dans le lac de Bienne. Au loin se dresse le Chasseral et, de part et d’autre du barrage, des paysans sillonnent leurs champs, infatigables. Dans le village de Hagneck, le chemin traverse le canal et mène à travers la forêt jusqu’à la nouvelle centrale hydroélectrique mise en service en 2015. Ici, le détour jusqu’au lac vaut la peine; puis on traverse le pont et on longe la rive du lac en direction de Bienne. Par endroits, les randonneurs doivent cohabiter avec les cyclistes, mais le chemin est souvent délimité le long de la rive. Peu avant la destination finale, l’itinéraire mène, à Ipsach, le long du canal de Nidau-Büren, le franchit au premier pont, retourne près du lac, passe devant la plage, le port de yachts de Nidau et le château, traverse la Thielle et arrive finalement à une centaine de mètres de la gare de Bienne.
Le long de l’ancienne Aar N° 1869
Dotzigen — g • BE

Le long de l’ancienne Aar

En 1687, un tragique événement survint sur l’ancienne Aar entre Aarberg et Lyss. Deux barques surchargées, attachées l’une à l’autre et avec 137 réfugiés à leur bord, sombrèrent dans les remous de la rivière. Quelque 111 personnes périrent dans l’accident. Il s’agissait de huguenots, des protestants contraints de quitter la France en raison des guerres de religion, qui espéraient être accueillis en Suisse. Au centre sportif Grien, à Lyss, un petit monument rappelle aujourd’hui encore la tragédie. Les artistes Gianni Vasari et Umberto Ocaña l’ont créé avec des requérants d’asile pour inaugurer le chemin des huguenots entre Aarberg et Lyss. La randonnée longe l’ancienne Aar presque en continu. Avec une carte en main, il est donc difficile de se perdre. Le charme de cet itinéraire fluvial réside dans l’alternance entre une nature presque intacte et les signes de la civilisation. Ainsi, les réserves naturelles côtoient de larges semi-autoroutes, la piste de karting de Lyss ou encore le zoo Seeteufel, voisin du restaurant tropical Florida. Mais en fin de compte, les sites protégés sont prédominants et ils valent la peine d’être découverts. Pins imposants, mares à roseaux accueillant des grenouilles, bras de rivière pittoresques, d’où émergent de grandes branches de bois mort, troncs grignotés par les castors et plus d’un coin charmant pour se reposer: une telle profusion de nature en pleine agglomération ne laisse pas indifférent. Avec un peu de chance, au début de la randonnée, on entendra même le chant du rossignol ou, plus rare encore, du coucou.
Au sud du lac de Bienne N° 1494
Gerolfingen — n • BE

Au sud du lac de Bienne

Cette randonnée printanière se déroule dans la douce atmosphère de la rive sud du lac de Bienne, un lac que l’on ne verra cependant que furtivement et de loin. Les dernières maisons de Gerolfingen passées, l’itinéraire prend un peu de hauteur pour cheminer sur la colline allongée de l’Oberholz. C’est dans un bois, riche en ruisseaux, que les randonneurs prennent leurs marques. A la sortie de la forêt, ils découvrent la petite agglomération de Belmont. Un lieu d’habitation très apprécié car il surplombe Nidau et Bienne, tout proches. On ne s’y attarde pas, car le meilleur est à venir. Une nouvelle colline, d’une centaine de mètres plus élevée que la précédente, se présente: le Jäissberg ou Jensberg. A son sommet, on y trouve un plateau fortifié, enceint d’un fossé, bien visible. Ce sont les vestiges d’un château, le Chnebelburg, construit en bois et en terre, entre le 10e et le 12e siècle probablement. La randonnée se poursuit sur un sentier qui suit la crête. A son terme, il y a une bifurcation. Alors que le chemin de droite est un raccourci pour Studen, celui de gauche – que l’on suivra ici – permet de découvrir un sympathique lieu de pique-nique et un dégagement sur la chaîne du Jura. Après une descente par un chemin creux, l’itinéraire remonte sur la colline, direction un autre point fort historique de cette randonnée. Entouré d’arbres, le sanctuaire du site archéologique de Petinesca vaut la visite. Sur le sol, on y voit l’emplacement des temples gallo-romains qui l’animaient, ainsi que le mur d’enceinte. Un peu plus bas, à proximité de la gare de Studen, terme de la randonnée, se trouve aussi une porte d’entrée de ce village qui fut durant cinq siècle un centre économique et religieux important de la région.
Montagne chargée d’histoire dans le Jura argovien N° 1804
Wildegg — z • AG

Montagne chargée d’histoire dans le Jura argovien

Il suffit de monter à 772 mètres d’altitude pour voir la Suisse. Certes, pas en entier, mais presque. L’arc alpin s’étendant du Säntis aux Alpes bernoises, glaronnaises et grisonnes, la Forêt-Noire, le Feldberg, le Jura ainsi qu’une partie du Plateau avec la vallée de l’Aar et les lacs de Hallwil et de Baldegg: la montagne qui offre ce magnifique panorama se nomme Gisliflue. Ce sommet rocheux se trouve au bout d’une longue crête, aux pieds de la ville d’Aarau, en plein cœur de la forêt de hêtres jurassienne, où l’ail des ours est omniprésent. La Gisliflue est aussi bercée de légendes. Elle tient son nom de Sainte Gisula, qui vivait dans les bois. Elle était si pieuse que la porte de l’église de Veltheim s’ouvrait toute seule lorsqu’elle s’y rendait le dimanche. Mais un jour, Gisula mit la main sur les vignes du vignoble voisin. Après un tel sacrilège, les portes restèrent fermées. Aujourd’hui, on peut voir Gisula et ses vignes sur le chemin de sculptures situé juste au-dessous du sommet. Le départ est à Wildegg. On suit d’abord l’Aar jusqu’à Auenstein et son petit château. Le chemin grimpe ensuite à travers la forêt de hêtres et d’ail des ours et passe par Bergmatthof. Une fois la sculpture de Sainte Gisula passée, on approche du sommet étonnamment rocheux; il s’agit d’une vraie montagne. Du col du Gatter jusqu’à Hombergegg, le chemin est tout aussi rocheux, et enjamber les pierres devient fatiguant. Le Hombergegg, lui, est densément boisé. On peut toutefois, si l’on n’a pas le vertige, jeter un œil dans les profondeurs depuis le bord de son arête escarpée. Le reste de l’itinéraire est agréable et passe à travers les bois. On arrive bientôt à Küttigen.
La gorge du Scherligrabe N° 1844
Niederscherli — f • BE

La gorge du Scherligrabe

La randonnée dans la gorge du Scherligrabe est facile et très variée. Ses points forts sont bien entendu les deux tunnels que les enfants exploreront s’ils en ont le courage. Moyennant un peu d’attention, on les trouve facilement à partir du chemin. Alors que le tunnel proche du petit pont est droit et que l’on en voit le bout dès que l’on y pénètre, celui de la Grabenmühle est sombre et se franchit la tête baissée. Mais pas d’inquiétude: les deux tunnels creusés dans le calcaire ne présentent aucun danger. La randonnée commence par la descente de Niederscherli. Un petit détour vers l’amont mène à une jolie chute d’eau, au-dessus de laquelle le train traverse un pont. En poursuivant le chemin dans la gorge, on passe près de plusieurs fermes où l’on peut voir notamment des chèvres et des alpagas. De nombreux amphibiens comme des tritons alpestres, des crapauds communs et des grenouilles rousses se cachent dans les forêts mixtes humides. On dit aussi que la rare salamandre tachetée vit ici et fait son apparition dans les petits ruisseaux et les filets d’eau, surtout les nuits pluvieuses. La peau de cette salamandre est couverte d’un poison particulièrement toxique pour la bouche et les muqueuses de ses ennemis. Si vous la voyez par hasard, n’y touchez pas! Le long du ruisseau Scherlibach, on traverse la forêt où l’on voit ici et là de gros blocs et parois de calcaire couverts de végétation. On rejoint ensuite la Singine. Ceux qui ont du temps devant eux peuvent plonger les pieds (ou plus que les pieds) dans la rivière ou déballer un pique-nique. Ensuite, le chemin longe la Singine jusqu’au village de Thörishaus.
Sur les hauteurs de l’Haute-Argovie N° 1856
Dürrenroth • BE

Sur les hauteurs de l’Haute-Argovie

La randonnée dans ce paysage vallonné enchante par des vues superbes et des coups d’œil en contrebas sur les calmes vallées boisées. Elle passe aussi près de fermes majestueuses. Dürrenroth est un bijou de l’architecture rurale dont le centre historique est d’importance nationale. De la place du village, le chemin descend vers la ligne de chemin de fer et la route, puis s’élève en pente raide. On rejoint assez vite Chabisberg par des versants ensoleillés. Sur les cinq kilomètres suivants, la randonnée en altitude est de toute beauté. Peu après Gansberg, un raccourci est envisageable si l’on passe par Walterswil. L’itinéraire prévu se poursuit sur les hauteurs à travers champs et forêts jusqu’à Gschwend, où commence la descente vers Ursenbach. Son église possède des vitraux exceptionnels datant de 1520 environ, période de l’apogée de cet art. La taverne «Löwen», qui était un important relais de poste, était tout aussi célèbre. C’est ici que l’on changeait de chevaux. Le retour par Egg et Höchi permet d’admirer un fantastique panorama alpin. A Dürrenroth, il est conseillé de visiter l’église, qui abrite dans sa tour l’une des plus anciennes cloches de Suisse datant de 1392.