Randonner en Suisse romande • Suisse Rando

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A travers l’histoire N° 0702
Orbe — Yverdon-les-Bains • VD

A travers l’histoire

Temps modernes, Moyen Age, ère romaine ou préhistoire: les biens culturels de cette randonnée nous emmènent dans les époques les plus diverses. Malheureusement, la majeure partie de l’itinéraire se fait sur le bitume; trois tronçons en forêt permettent toutefois au randonneur de respirer à pleins poumons. On arrivera à Orbe par le chemin de fer ou le bus. Pour commencer, il vaut la peine de faire un tour dans le centre historique afin de visiter l’hôtel de ville* du XVIIIe siècle, l’église réformée Notre‑Dame*, de style gothique tardif, ainsi que les ruines du château médiéval*. De l’ancienne terrasse du château, on embrasse du regard la large pleine de l’Orbe et l’on voit bien, en arrière‑plan, le château de Champvent*, un imposant fort carré doté de quatre tours rondes. Au cours des deux heures suivantes, ce point fixe à l’horizon servira de repère. La visite des mosaïques romaines de Boscéaz, datant du IIIe siècle après J.‑C., constitue un temps fort de l’excursion. Les mosaïques, qui sont conservées dans un pavillon protégé, font partie du plus grand domaine romain découvert en Suisse jusqu’ici. Nous nous rendons ensuite à Mathod pour admirer, à la sortie du village, le château* avec son grand parc. La splendeur qu’avait autrefois ce domaine est encore palpable. Juste en face, le chemin tourne à gauche. Après 500 m, on veillera à ne pas manquer la bifurcation: le chemin monte sur la droite à la lisière de la forêt, nous faisant passer par Treycovagnes et Chamblon pour rejoindre Yverdon‑les‑Bains. En guise de bouquet final, le «Stonehenge suisse»: au total 45 menhirs, des pierres de 30 cm à 4,5 m de haut, au bord du lac, à Clendy, que l’on atteint en 30 min environ à partir de la gare d’Yverdon‑les‑Bains.
Lacs et tours en bateau N° 0666
Château de Chillon — Bouveret • VD

Lacs et tours en bateau

Du château de Chillon au Bouveret Tel un imposant navire, le château de Chillon paraît échoué sur son petit éperon rocheux, à l’extrémité est du lac Léman. Victor Hugo, Jean‑Jacques Rousseau et Alexandre Dumas ont rendu un hommage littéraire à cette bâtisse fortifiée du XIe siècle. Mais l’oeuvre la plus connue reste le poème de Lord Byron, «Le Prisonnier de Chillon», inspirée de l’histoire de François Bonivard, prieur de Genève. Bonivard, défenseur de l’indépendance genevoise, passa six ans à Chillon. Une visite du château, agrémentée de moyens de communication modernes, permet de plonger dans le Moyen Age. Les caves en voûte, ancienne prison de Bonivard, donnent volontiers la chair de poule. On quitte les caves sombres pour retrouver l’air pur et longer le lac jusqu’à Villeneuve. Le bruit du trafic de l’autoroute toute proche s’éloigne comme par magie: le sentier pédestre pénètre dans la réserve naturelle des Grangettes. En marchant, on profite de vues superbes sur le lac Léman, vers Montreux et, plus haut, sur les Rochers de Naye. Prairies marécageuses, groupes d’arbres et un sentier qui reste constamment proche de la rive et permet ainsi d’observer des oiseaux d’eau indigènes.Le Grand Canal coupe en ligne droite le delta du Rhône, des bateaux de pêcheurs sortent sur le lac. Le chemin traverse le Vieux Rhône, puis rejoint bientôt le Rhône, dont les eaux laiteuses et troubles entrent dans le lac. On traverse le large fleuve par un pont en métal stable, la Passerelle des Grangettes, pour rejoindre Le Bouveret, sur une petite route asphaltée qui longe le Rhône.
Le pays genevois N° 0650
Lully • GE

Le pays genevois

La rivière franco‑genevoise de l'Aire avait autre~ fois mauvaise réputation. Au cours des années 1930, elle avait été enfermée dans un corset de béton de Saint‑Julien‑en‑Genevois jusqu'à sa jonction avec l'Arve à Genève dans le but de lutter contre les inondations récurrentes de la plaine cultivée de l'Aire, se transformant en un cloaque nauséabond. Un programme de renaturation des rivières du canton de Genève, mené en collaboration avec la France voisine, est en train de restituer à l'Aire sa vitalité. Départ à Lully, village de la commune genevoise de Bernex; cheminement le long de l'Aire jusqu'à Thairy de la commune haut‑savoyarde de Saint~ Julien; retour en Suisse à Soral, traversée de Laconnex et par Sézenove arrivée au coteau de Bernex pour le quitter en empruntant un raidillon sur Lully. Loisible aux randonneurs courageux de continuer leur cheminement jusqu'à Lancy aux portes de Genève, le long de l'Aire qui ménage quelques surprises florales au printemps naissant. Cette randonnée balisée est praticable en toutes saisons et peut être abrégée sur le parcours suisse dans n'importe quel village, tous accessibles par les transports publics. Place à la contemplation d'un paysage naturel extrêmement diversifié aux portes d'une ville étouffant sous la circulation automobile. La rivière de l'Aire coule en liberté à quelques exceptions près. Chaque village a son charme particulier. Au printemps, c'est le réveil de la nature et la multiplication des fleurs qui confère à cette promenade son charme particulier.
Le Pic Chaussy N° 0677
Col des Mosses • VD

Le Pic Chaussy

Le plateau des Mosses, situé au beau milieu des Alpes vaudoises, présente un attrait particulier. C’est, au plus tard, en sortant du car postal au col des Mosses que l’envie de se mettre en route se fait sentir. On débute la randonnée entre la poste et Le Relais Alpin pour suivre les panneaux indiquant la direction du lac Lioson et du Pic Chaussy. Le chemin gravit la pente, traverse le village et longe en montant la forêt, à gauche. Après le premier plat, il traverse un pâturage pour rejoindre Lioson d’en Bas où se trouve une fromagerie artisanale. Si vous souhaitez la visiter ou y acheter des produits d’alpage, annoncez-vous au préalable. Nous reprenons la route en empruntant, jusqu’au virage, un chemin asphalté ascendant. A partir de là, un sentier nous conduit à Lioson d’en Haut où on y trouve un restaurant de montagne et le fameux lac de Lioson, appelé aussi la «Perle des lacs alpestres». L’ascension se poursuit en direction du Pic Chaussy sur de petits chemins escarpés qui permettent, à chaque pas, d’affiner la vue sur les Salaires. Après la corniche et avant le dernier raidillon menant sur la crête, il convient d’être attentif, car, malgré le balisage, le chemin n’est pas facile à trouver. Le versant sud est habité par un troupeau de bouquetins qui se laisse approcher, habitué qu’il est aux randonneurs. Une fois le sommet atteint, on jouira d’une splendide vue sur les Diablerets. Un endroit idéal pour sortir son sandwich et son thé. La descente passe par la gauche, vers Lioson d’en Bas, puis regagne le col des Mosses. Si vous n’êtes pas pressé de rentrer, vous pouvez, par exemple, passer la nuit à l’Hôtel Le Relais Alpin ou, au moins, déguster une bonne tarte aux fruits.
Barrière de rösti N° 0624
Giffers • FR

Barrière de rösti

C’est au coeur du canton de Fribourg, dans un paysage calme, qu’est tracée l’invisible frontière linguistique entre le français et l’allemand (ou plutôt le dialecte singinois). Autour de cette ligne de séparation culturelle volontiers nommée «barrière de rösti», une belle boucle au départ de Giffers/Chevrilles permet de découvrir un terrain souvent dégagé, très agréable par beau temps. Ici, près des Préalpes et sa chaîne de La Berra, des noms de lieux‑dits, de hameaux et de villages évoquent l’histoire de l’implantation de deux groupes de population qui ont toujours vécu paisiblement les uns avec les autres, ou à côté des autres. L’itinéraire aux dénivellations peu accentuées, agréablement réparties, traverse non seulement la barrière de rösti à deux reprises, mais aussi la petite rivière Ärgera/La Gérine, un cours d’eau impétueux en provenance du Plasselbschlund, qui, en hiver, ne fait passer que peu d’eau dans son large lit formé de blocs de pierres. Elle semble avoir été faite pour la saison hivernale, cette randonnée qui traverse plusieurs localités, permet de se réchauffer dans un restaurant ou de monter dans un bus de la société de transports régionaux fribourgeois tpf pour rejoindre Fribourg. Ceux qui parcourent la totalité de l’itinéraire font un large arc de cercle dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre et rejoignent Giffers, après avoir fait le plein de belles vues et traversé les villages de Bonnefontaine, St. Silvester, Plasselb et Rechthalten.
Grande Cariçaie N° 0599
Cudrefin, La Sauge — Estavayer-le-Lac • VD

Grande Cariçaie

La randonnée à travers la Grande Cariçaie, le plus grand marais bordant un lac de Suisse, commence au centre-nature de La Sauge, au bord du canal de la Broye. On y parvient en bateau, en bus (sur appel) ou en vélo de location à partir de la gare d’Anet. On se rend à La Sauge pour effectuer de petits circuits de randonnée, mais ceux qui optent pour l’itinéraire complet peuvent prévoir deux jours de marche et dormir par exemple à Portalban. On peut aussi passer la nuit à l’Auberge de La Sauge. En partant assez tôt le matin, la randonnée s’effectue en un jour. On s’arrêtera à La Sauge le temps de visiter les expositions et d’observer les oiseaux sur les étangs. Avec un peu de chance, on verra peutêtre un magnifique martin-pêcheur d’un beau bleu. La randonnée suit ensuite le Chemin des Trois-Lacs (itinéraire national no 71 de «La Suisse à pied»). Elle mène en droite ligne à travers la forêt riveraine touffue ou à sa lisière, vers Cudrefin, puis jusqu’à Portalban en faisant de petits détours et en quittant la rive. Une heure à peine après avoir quitté Portalban, on parvient au village lacustre de Gletterens, où l’on peut visiter une reconstitution du site néolithique et suivre des cours sur l’artisanat et les techniques de l’époque. Par Chevroux, Forel et Autavaux, on rejoint ensuite Estavayer-le-Lac, le but intéressant de cette randonnée. Le château de Chenaux, du XIIIe siècle, la vieille ville, ses nombreuses arcades et ses bistrots font de cette localité un lieu très agréable.
Petites centrales électriques N° 0578
Bahnhof Vernier-Meyrin — Genève • GE

Petites centrales électriques

A partir de Genève, on atteint la station de bus «Vernier, Ecole» ou celle de Vernier‑Meyrin par train en 10 minutes. Depuis la gare, les randonneurs suivront la route principale en direction de Vernier‑Genève, puis ils prendront à droite par l’av. Louis‑Pictet et ensuite encore à droite après 300 mètres dans la route de Vernier où se trouve la station de bus «Ecole». Il suffit de suivre alors le poteau indicateur «Voie verte» le long du cimetière, soit par le ch. de Sales, soit par le ch. de l’Esplanade/ch. de Poussy, jusqu’à l’église. Le chemin de randonnée balisé part directement d’en face et il descend vers le Rhône par le ch. de la Grille. Cette promenade de près de 3 heures en remontant le fleuve parcourt, en suivant de légères montées et descentes, la zone idyllique de protection de la nature «Rade et Rhône genevois», qui a une importance internationale en termes de réserve d’oiseaux migrateurs. Au‑dessous du Lignon, la route traverse le fleuve et suit le sentier du Rhône. Vers la fin de la randonnée, la route croise le Pont Butin, elle remonte et aboutit au cimetière ainsi qu’au centre de jardin de banlieue le long de la Jonction, où l’Arve et le Rhône se rejoignent. La route traverse les deux fleuves à la rue des Deux Ponts, elle prend à droite sur le quai du Seujet où l’on aperçoit déjà la station de pompage, le Bâtiment des Forces Motrices. Entre 1885 et 1892, l’ingénieur Turettini a construit cette centrale électrique qui a également servi de contrôle du niveau des eaux du lac de Genève. C’est en 1992 que la station de pompage a été arrêtée et convertie. A l’heure actuelle, ce sont des concerts et des pièces de théâtres qui se déroulent dans cette construction artistique.
Petites centrales électriques N° 0580
Aigle — Leysin-Village • VD

Petites centrales électriques

D’Aigle, dans la vallée du Rhône, la route marquée tout du long mène au début vers le château (avec le Musée de la vigne et du vin) au travers des vignobles au pied du flanc boisé dans les profondeurs duquel le ruisseau sauvage Grande Eau alimente la vallée d’Ormont. La ligne de chemin de fer à voies étroites en direction des Diablerets court en parallèle au chemin de randonnée. Celui qui veut préserver ses forces sur une partie de la montée pourra donc prendre le train. Plambuit, Exergillod et Les Fontanelles sont les noms des stations intermédiaires qui sont desservies chaque heure, toutes avec un arrêt sur demande. La journée de randonnée décomposée en trois sections est divertissante. Tout d’abord, on passe en partie dans une ruelle, ensuite on franchit un chemin forestier non pavé et enfin, on suit un chemin étroit en montée permanente vers la ligne d’altitude des 900 mètres près de l’arrêt de train Les Fontanelles. Ici, la route plonge vers le pont de la Tine où les eaux de la Grande Eau disparaissent dans la gorge en tourbillonnant. Quelques centaines de mètres plus loin de cet endroit impressionnant se trouve la centrale hydraulique du Pont de la Tine. En dépit du design aux relents futuristes, l’installation se fond parfaitement dans le paysage. Les conduites de refoulement et les générateurs utilisent une pente de 253 mètres afin de produire une énergie Star naturelle respec~ tueuse de l’environnement avec une puissance maximale de 5,6 mégawatts. Une halte près de la centrale avec une petite restauration tirée du sac à dos (car il n’y a aucun restaurant tout au long du parcours) procure l’énergie requise aux muscles des jambes pour la montée qui va suivre en direction de l’objectif du jour, Leysin, le lieu touristique situé au‑dessus d’Aigle.
De Morat à Avenches N° 0532
Murten — Avenches, Théâtre romain • FR

De Morat à Avenches

Cela vaut la peine, avant le début de la randonnée, de faire une promenade dans la petite ville médiévale et bien conservée de Morat, et de déambuler parmi les arcades de la rue principale, qui abritent de nombreuses boutiques et restaurants. L'imposant mur d'enceinte et ses douze tours qui protègent les lieux sont considérés comme étant les fortifications les mieux préservées de Suisse. La randonnée commence par une descente vers le lac de Morat. Après les dernières villas, on débouche sur une langue de terre boisée. Plusieurs chemins de terre battue mènent au port sablonneux du lac de Morat, qui recèle de nombreux coins de baignade cosy en été. Mais pour l'heure, seuls les colverts se mettent à l'eau. Le lac de Morat atteint une profondeur de 45 mètres par endroits. Une goutte d'eau passe théoriquement 1,6 an dans l'eau du lac avant d'être entraînée vers le lac de Neuchâtel par le canal de la Broye. Sur l'autre rive, en direction du lac de Neuchâtel, s'élève le charmant Mont Vully. L'itinéraire nous fait découvrir les quartiers soignés et la gare de Faoug. Ceux qui aiment respirer l'air du port n'ont que quelques pas à faire. Le chemin de randonnée côtoie plusieurs campings avant de tourner à gauche et de traverser la rue principale en passant près de plantations d'arbres et de vastes champs. On distingue alors de loin la petite ville d'Avenches, qui trône au sommet d'une colline. On dépasse la station d'épuration, on passe sous l'autoroute, puis on est dirigé vers la gare. Plutôt que de grimper directement dans le train, une petite montée dans la ville vaut la peine.
Les Pléiades N° 0507
Fayaux — Lally • VD

Les Pléiades

Le «Train des Étoiles» emmène les randonneurs de Vevey au point de départ de cette excursion, la station de Fayaux. Et pour se mettre en jambes, ça commence par une bonne montée. En restant dans le train jusqu'à la station suivante, on évite toutefois ce premier raidillon. Très vite, les marcheurs aperçoivent au loin les premiers narcisses blancs. À proximité de l'Aplayau, le chemin traverse une petite prairie avec des maisons de vacances où ils abondent et embaument l'air. On ne tarde pas à déboucher sur une petite route qu'il faut suivre en direction de la station de Lally, avant de tourner à gauche et de monter vers la forêt. En pleine période de floraison, une fois passé la forêt, les marcheurs se retrouvent au milieu d'un champ de narcisses étincelants. L'expression «neige de mai» pour décrire les étendues de narcisses en fleurs prend alors tout son sens. Une fois parvenu sur le plateau du sommet, des bancs de pique-nique invitent à faire une halte. Le splendide panorama sur le Léman et les chaînes de montagnes environnantes s'apprécie encore mieux en position assise. On ne peut pas rater l'Astro-Pléiades, un intéressant chemin-découverte dont les diverses installations permettent de se familiariser avec le système solaire et l'univers. Après une courte montée dans la direction opposée, le chemin longe la crête vers le nord avant de bifurquer vers le sud près de la ferme de Prantin. L'occasion se présente alors d'aller voir le haut-marais des Tenasses: tourner à gauche au panneau indicateur. Un long chemin en planches y mène à travers la forêt et au-dessus d'une prairie humide avant de regagner la route. L'excursion se poursuit sur l'asphalte. Une courte montée permet de rejoindre la station de Lally, où l'on peut tranquillement attendre le «Train des Étoiles» au buffet de la gare Les Sapins.
Pays-d'Enhaut N° 0525
L'Etivaz — Bergstation Gondelbahn • VD

Pays-d'Enhaut

Le paysage ouvert, baigné de lumière et charmant situé à la frontière des Alpes vaudoises et de l'Oberland bernois invite à une randonnée de montagne dont on ne doit pas sous-estimer la longueur et le dénivelé. Cette excursion exigeante mais très gratifiante part de L'Etivaz, au pied du col des Mosses, en direction de la Fenêtre d'Arnon et du lac d'Arnon (Arnensee), pour ensuite attaquer une deuxième ascension vers le Col de Voré et enfin redescendre jusqu'à la station supérieure de la télécabine Isenau-Les Diablerets. L'étape intermédiaire est le lac d'Arnon, une perle touristique utilisée pour la production d'électricité et ourlée de sapins sombres sous les «deux mille» verdoyants et peu rocheux. Au lac d?Arnon, on peut se rafraîchir lors d?une baignade, mais aussi passer la nuit sur place, ou alors rentrer prématurément avec le bus à la gare ferroviaire de Gstaad. Il serait dommage de n?effectuer que la première partie de cette excursion fortement marquée par l'exploitation des alpages, car la deuxième étape propose des vues spectaculaires vers les «montagnes du diable», en direction des versants raides du massif Oldernhorn (la Becca d'Audon)-Diablerets. Les chemins ne présentent pas de passages exposés ou problématiques, ils sont toutefois parfois un peu grossiers et humides par endroits après une averse. Il est intéressant de remarquer que, au col de la Fenêtre d'Arnon et au Col de Voré, les frontières cantonales et linguistiques coïncident avec la frontière culturelle, du moins en ce qui concerne les techniques de randonnée: dans l'Oberland bernois, les signalisations sont meilleures qu?en Pays de Vaud.
Sur le chemin des sculptures N° 0529
Bulle — Marsens • FR

Sur le chemin des sculptures

Il y a quelques années, les tronçonneuses hurlaient toute la journée. Aujourd'hui, il règne un silence religieux: le chemin des sculptures à la tronçonneuse du Gibloux, dans le canton de Fribourg, est un lieu de recueillement... plein de surprises. On se demande comment il est possible de créer des figures aussi fines à l'aide d'un outil aussi encombrant et brutal que la tronçonneuse et à partir d'un morceau de bois qui se confond avec le sol. La tempête du siècle, Lothar, frappa la forêt fin décembre 1999, peu après l'ouverture du chemin des sculptures situé en amont de Sorens et long de trois kilomètres, en comptant la boucle. Elle endommagea gravement les sculptures, qui ont été restaurées depuis et qui, avec d'autres plus récentes, s'alignent désormais le long du chemin signalé par les panneaux culturels marron. Outre les mondes animalier, humain et abstrait, les sculptures ont différentes significations artistiques et, avec leur taille et leur technique variées, elles enrichissent le paysage déjà pittoresque de la région du lac de Gruyère. L'exposition en plein air, gratuite, est accessible toute l'année sans problème, même actuellement pendant la saison froide. Le chemin de Bulle jusqu'ici peut toutefois être éprouvant en cas de neige fraîche. L'itinéraire se fait tout d'abord à ciel ouvert, vers le nord-ouest, puis il traverse une forêt de sapins dense et tourne en direction du nord-est au début du chemin des sculptures, dans la forêt de Derbali. Ce chemin, dans cette forêt qui constitue un prolongement du sommet du Mont Gibloux, est le point culminant, tant géographique que touristique, des randonnées de l'hiver naissant; il mène au camping de Sorens et à son restaurant bienvenu. La descente au village de Marsens aboutit à un arrêt des tpf de la ligne Fribourg - Bulle.
Refuge de Taveyanne N° 0492
Col de Bretaye — Les Chaux • VD

Refuge de Taveyanne

Pour gagner le point de départ de cette randonnée, deux possibilités s'offrent à vous de Villars-sur-Ollon: le train rouge qui monte au col de Bretaye, avec un départ toutes les heures de mi-juin à septembre, et la télécabine qui emmène les visiteurs au Roc d'Orsay, à 1976 m, toute l'année. De là, il faut un bon quart d'heure pour gagner le col de Bretaye. Le «Fels», comme les Valaisans nomment le Roc d'Orsay, constitue également un point de départ idéal pour partir en randonnée sur le Chamossaire. Le panorama, qui s'étend des Diablerets jusqu'au Mont-Blanc, y est somptueux. Sur les sentiers de randonnée, de nombreux et sympathiques restaurants de montagne accueillent les marcheurs qui ne souhaitent pas emporter leur casse-croûte. Parmi les spécialités régionales proposées: des délices aux champignons et la charbonnade, des grillades sur un réchaud de table à charbon de bois. Du col de Bretaye, le chemin monte sur la Chaux Ronde et, en suivant le sommet arrondi, jusqu'au col de la Croix. Du col, situé à 1800 m, une vue magnifique sur les Diablerets et leurs sommets enneigés s'offre au randonneur. Après un passage à travers la forêt, le chemin débouche sur des alpages luxuriants, qui servent d'écrin au refuge de Taveyanne, l'un des plus beaux du canton de Vaud. Le jambon à l'os accompagné de salade de pommes de terre, la raclette, la fondue au fromage des Alpes et la charbonnade font la fierté de la maison, tenue par de sympathiques jeunes gens. La dernière étape descend sur Les Chaux, d'où une télécabine ramène les randonneurs dans la vallée, à la station Gryon-La Barboleuse (de juin à octobre; à partir du 20 septembre, la télécabine n'est pas en service le mercredi et le jeudi).
Les Terrasses de Lavaux N° 0559
St-Saphorin — Lutry • VD

Les Terrasses de Lavaux

Dès le 1er siècle apr. J.-C., les Romains dénichèrent l'emplacement exceptionnel de la colline de Lavaux pour y cultiver la vigne. Mille ans plus tard environ, cisterciens et bénédictins s'installèrent dans la région pour y faire fructifier la foi et perpétuer la tradition vinicole. Avec ses 80 000 hectares, le vignoble de Lavaux est aujourd'hui le plus grand de toute la Suisse. Ses terrasses audacieusement disposées à flanc de colline lui ont valu en 2007 d'être inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais si la vue spectaculaire sur la Savoie et les Alpes valaisannes vaut à elle seule le détour, le chemin des terrasses de Lavaux réserve bien d'autres surprises encore. Il part de la bourgade médiévale de Saint-Saphorin, véritable enchantement avec ses ruelles étroites et ses maisons de vignerons traditionnelles (XVIe-XIXe siècles). Son célèbre clocher orne aujourd'hui encore de nombreuses étiquettes de vins. L'Auberge de l'Onde y accueille depuis plusieurs siècles les gourmets de tout poil, qui viennent s'y régaler, sur trois étages, de succulentes spécialités locales, avec animation musicale une fois par semaine. Le vignoble de Lavaux s'étend sur une quarantaine de kilomètres, ponctués de 14 coquets villages et bourgades avec vue panoramique sur le lac Léman et d'un véritable chapelet de bistrots et caves de dégustation. Ne manquez pas d'y faire étape, car le paysage se découvre avec tous les sens, y compris celui du goût: un petit verre de chasselas et le chemin jusqu'à Lutry, qui monte et qui descend, vous paraîtra nettement moins dur! Les moins courageux pourront toujours prendre place à bord du «Lavaux Express», petit train touristique qui, tous les mercredis et samedis, permet de découvrir ce site splendide confortablement assis.
Le Chemin du Gruyère N° 0561
Charmey — Gruyères, Bahnhof • FR

Le Chemin du Gruyère

Marcher fait maigrir, sauf peut‑être sur le Chemin du Gruyère! Commencez donc par brûler quelques calories dès le départ, à Charmey, coquet village où vous attendent des bains thermaux conjuguant plaisir et bien‑être. Le chemin longe ensuite le lac de Montsalvens, avec ses criques encaissées comme des fjords, avant de plonger dans les spectaculaires gorges de la Jogne, juste après le barrage de retenue. Plus loin, passerelles en bois, tunnels et galeries à flanc de roche, petites cascades et falaises érodées font de ce tronçon un véritable concentré d’aventures pour toute la famille, au bout duquel vous attend la plus douce des récompenses! La petite ville de Broc abrite en effet la maison Cailler, grand nom du chocolat suisse, qui vient d’investir CHF sept millions dans un nouveau centre ouvert aux visiteurs (à partir d’avril 2010) pour leur faire découvrir l’exposition «Pur chocolat - pure émotion». La visite d’une vingtaine de minutes se termine là où tout commence: sur la chaîne de production. Essayez d’être raisonnable au moment de la dégustation car un autre grand produit de la gastronomie helvétique vous attend non loin de là! La petite ville médiévale de Gruyères se voit de loin, avec son imposant château du XIIe siècle. Au pied de ses remparts se trouve la Maison du Gruyère, qui vous invite à faire connaissance avec le plus célèbre de tous les fromages suisses à travers un voyage sensoriel dans sa fromagerie de démonstration. Pour refermer ce périple riche en sensations, vous pourrez prendre le téléphérique et terminer la journée en admirant la vue depuis le sommet du Moléson.
Eau minérale N° 0300
Romont (FR) — Lucens • FR

Eau minérale

Notre chemin au départ de Romont, sur la ligne CFF Berne - Fribourg - Lausanne, prend la direction du nord‑ouest. Il traverse bientôt la frontière cantonale qui sépare Vaud de Fribourg et fait des zigzags à travers le paysage harmonieux de champs et de forêts des communes de Dompierre et Seigneux. C'est ici que l'eau des précipitations s'infiltre dans le sous‑sol, à travers le grès à gros grains, pour venir alimenter les sources d'Henniez à peu près sept ans plus tard, après s'être enrichie de minéraux et d'oligo‑éléments, notamment de carbonate de calcium. La bonne réputation de la «Bonne fontaine» a débouché sur la construction d'un premier établissement de restauration en 1688 et, plus tard, du monumental Hôtel des Bains. Hormis l'ex‑bâtiment du personnel, il n'y a toutefois plus trace des luxueux bains d'antan. Quant aux randonneurs assoiffés, ils trouveront sur la route une fontaine qui leur servira gratuitement une boisson fraîche à 9° C! A proximité, des centaines de litres d'eau minérale sont embouteillées chaque heure pour la vente, dans une usine moderne. Pour préserver de toute atteinte le précieux liquide, l'exploitant - le groupe Nestlé depuis 2007 - entretient un parc naturel de 250 hectares reboisé. Le village d'Henniez, qui doit son nom à un propriétaire terrien romain dénommé Ennius, se trouve directement à l'ouest de la zone protégée des sources. Après la traversée de la plaine, notre itinéraire rejoint la rive de la Broye et bientôt le minuscule arrêt (utile aux personnes fatiguées) sur la ligne de chemin de fer Lausanne - Lucens - Payerne, dans la vallée de la Broye, après avoir obliqué au sud‑ouest. Les derniers kilomètres jusqu'à la bourgade historique de Lucens longent la rivière endiguée pour prévenir les inondations.
Pays d'Enhaut N° 0412
Les Mosses — Col des Mosses • VD

Pays d'Enhaut

Quelle est la plus belle saison pour randonner? Le printemps et ses fleurs qui éclosent? L’été? Ou l’automne avec ses journées claires et ses couleurs flamboyantes? Il y a encore quelques années, presque personne n’aurait osé répondre: l’hiver. Bien sûr, il ne s’agit pas de dévaloriser certains mois par rapport à d’autres, mais reconnaissons qu’une randonnée dans un paysage enneigé, sous un ciel bleu azur et un soleil franc, revigore et stimule davantage tous ceux qui vivent sous la nappe de brouillard que n’importe quel week-end de thalasso dans un centre bondé.Les raquettes ont connu un véritable boom et chaque année de nouveaux itinéraires sont tracés. Le Pays-d’Enhaut s’avère être une région idéale pour les balades en raquettes peu difficiles. Il n'est pas connu pour ses 3000 m enneigés, certes, mais si l’on monte un peu, on s’aperçoit vite que ces Préalpes vaudoises n’ont rien à envier à d’autres régions de montagne et qu’elles constituent même une bonne partie des Alpes.Un magnifique circuit, pas très long, mène de la route du Col des Mosses, vers l’est, au petit plateau non boisé de Pra Cornet, culminant à près de 1700 m. Il ne compte que huit kilomètres mais comporte bien des attraits, passant par de larges versants ouverts, aux abords de maisons d’alpage typiques, traversant une forêt et décrivant une large courbe autour d'un haut-plateau. Il offre même de splendides points de vue sur le Tarent et, à l’est, sur la crête abrupte des Arpilles. Si le temps est de la partie et que l’on est entre amis, il se peut bien que dans l’après-midi, autour d’une bière ou d’un café glacé à la terrasse d’un restaurant, on prévoie déjà le circuit du week-end suivant. La semaine au bureau sera bien assez longue et le brouillard... bien assez épais.
Une portion du chemin de Saint-Jacques N° 0261
Romont (FR) — Moudon • FR

Une portion du chemin de Saint-Jacques

Cette petite étape du long pèlerinage que l'on peut poursuivre jusqu'à Santiago de Compostela, dans le nord‑ouest de l'Espagne, commence par une grimpée vers la vieille ville de Romont. Mais avant de se mettre véritablement en route, il ne faudra pas manquer de visiter le coeur historique de cette bourgade fribourgeoise ni d'admirer le paysage qui s'ouvre sans entraves au pied des tours et des créneaux. L'étendue harmonieuse et calme entre les vallées de la Glâne et de la Broye est prometteuse d'une randonnée sereine. Les amateurs de vitraux et d'art du verre trouveront le temps de visiter le Vitromusée, au château. La descente vers le ruisseau Glaney permet de découvrir la Romont moderne avec ses immeubles et ses entrepôts. Mais la randonnée idyllique dans un environnement rural commence dès l'oratoire dédié à la Vierge, à la hauteur du petit pont. Après avoir passé Billens et Hennens, le plus haut point de la journée est atteint à 809 m. Voici le canton de Vaud, dans lequel les esprits pieux déploreront sans doute l'absence des chapelles, crucifix et statutes, si nombreux à jalonner la route en terre fribourgeoise catholique. En descendant jusqu'à la Broye via Lovatens et Curtilles, nous suivons les traces de dizaines de milliers de pèlerins de Saint‑Jacques qui nous ont précédés il y a quelques siècles. Certains d'entre eux faisaient peut‑être une halte à Lucens, sur l'autre rive de la Broye. Lucens et son château valent le détour; il suffit de suivre l'itinéraire balisé. Les derniers kilomètres jusqu'à Moudon longent la rive, à l'ombre de grands arbres. Un chemin si rectiligne est obligatoirement récent; au XIXe siècle, encore, la Broye se frayait un lit dans le gravier en direction du lac de Morat. Mais elle allait bientôt être canalisée et domptée pour prévenir les inondations.
Canton de Genève N° 0269
La Plaine — Stn. Russin • GE

Canton de Genève

De Genève, arrivée rapide à La Plaine par le Rhône express régional. Cinq minutes à la descente depuis la gare pour un coup d'oeil sur le Rhône avant de se lancer à l'assaut du long raidillon de la Donzelle à travers les vignes jusqu'à Dardagny. Traverser de bout en bout ce long village typiquement genevois en prenant la direction de Malval. Descendre dans le vallon de l'Allondon dont on entend la rumeur à travers une épaisse futaie. La route étroite et sinueuse débouche sur une prairie où se dresse en son milieu la modeste chapelle protestante de Malval avec son cimetière intime. Elle date du XIIIème siècle. Monter sur la crête au hameau silencieux de Malval. Traverser enfin la rivière de l'Allondon pour jeter un coup d'oeil sur le vaste camping des Grands Bois habité toute l'année par des originaux victimes de la pénurie de logements et très fréquenté en été. Mettre le cap sur Russin en sortant de la forêt pour traverser des vignes et des champs de céréales par le hameau des Baillets pour gagner enfin le plaisant village de Russin qui fait face à celui de Dardagny par‑dessus le vallon de l'Allondon. Vue imprenable sur toutes les chaînes de montagne qui enserrent le canton de Genève et sur son chef‑lieu. Descendre à la halte RER de Russin pour revenir à Genève. On peut prolonger le plaisir en parcourant au‑delà de la voie ferrée les Teppes du Biolay pour savourer un avant‑goût de Provence, avec vue sur le lac de de Verbois et l'usine d?incinération des Cheneviers.
Le vallon du Nozon N° 0210
Croy • VD

Le vallon du Nozon

Le vallon du Nozon dans le canton de Vaud est une pure merveille naturelle, avec de nombreuses possibilités de randonnées pour tous publics. Choisir par exemple une boucle au départ de Croy-Gare CFF sur la ligne Lausanne-Vallorbe. Prendre la direction de Romainmôtier le long d'un canal qui traverse des jardins prêts à se réveiller sous la caresse d'un soleil d'avant-printemps. Premier contact avec le Nozon sur un antique pont de pierre. Consacrer une heure à visiter l'abbatiale de Romainmôtier dans ce bourg médiéval, puis s'engager sur un sentier forestier en direction du camping d'Envy. Prendre la route de Moiry qui, par beau temps, offre une vue saisissante sur le Mont-Blanc et de nombreux sommets alpins. Bifurquer à gauche sur un long chemin qui s'enfonce dans une forêt de chênes encore plongée dans un sommeil hivernal. Admirer les nappes de nivéoles ou d'hépatiques. Ouvrir l'oeil sur les panneaux du «Sentier du patrimoine» qui conduisent à des sites anciens de production de la chaux ou du fer, faire un crochet pour deviner, en surplombant un vallon touffu, la «carrière jaune» qui a fourni une pierre aux reflets dorés à de nombreux bâtiments de la région. A la cote 622 près du Bec à l'Aigle, descendre à gauche, par un sentier escarpé, caillouteux et glissant, au bord du Nozon impétueux d'où affleurent des pierres arrondies couvertes de mousse. Le franchir à trois reprises sur de petits ponts pour s'élever en pente douce jusqu'à l'imposante cascade du Dard. Après quelques virages, déboucher sur une petite route qui ramène ses promeneurs au village de Croy, fin du circuit.
Col de Bretaye N° 0253
Start point — Col de Bretaye • VD

Col de Bretaye

Le Bex-Villars-Bretaye (BVB) est un chemin de fer à voie étroite. Il monte de Bex au col de Bretaye par Villars-sur-Ollon. Entre Villars et le col, on découvre depuis les wagons rouges un trajet hors du commun, qui aboutit au point de départ du tour de Chaux Ronde. Ce circuit donne accès à un panorama s'étendant du Mont-Blanc aux Diablerets en passant par les Dents du Midi, et s'achève auprès de trois lacs paisibles. Du col de Bretaye, l'on suit d'abord le chemin de Villars et à la première bifurcation, on prend le chemin de gauche, qui passe sous le Roc à l'Ours. Après le hameau d'Ensex, on poursuit en direction des Diablerets jusqu'au col de la Croix, où l'on bute sur la route. En deux heures, on pourrait ici rejoindre Les Diablerets. Nous choisissons de revenir au silence en nous plongeant dans un blanc labyrinthe : un étroit sentier se faufile entre des pyramides de gypse. Ensuite, nous traversons un pâturage pour revenir sur le chemin de randonnée pédestre qui s'élève vers le col de l'Encrène. De là, il y a deux chemins pour revenir au col de Bretaye. Soit l'étroite arête des Vélards, qui culmine au sommet de la Chaux Ronde - un itinéraire aux points de vue splendides, mais relativement délicat, à ne parcourir que lorsqu'il est sec. Sur la gauche du chemin, des falaises plongent jusqu'à Ensex et l'une ou l'autre corde fixe ne serait peut-être pas de trop. Soit l'itinéraire plus tranquille par Perche et par Conche. Sous le Chamossaire, le lac des Chavonnes, le lac Noir et le lac de Bretaye sont tapis dans le paysage, offrant un pôle de calme au coeur de ce panorama impressionnant.
Auberge de l'Onde, St-Saphorin N° 0128
Lutry — St-Saphorin • VD

Auberge de l'Onde, St-Saphorin

Autrefois lieu de rendez‑vous favori de Charlie Chaplin, l'Auberge de l'Onde jouit aujourd'hui d'une popularité notoire auprès des randonneurs qui s'aventurent dans le bourg viticole et romantique de St‑Saphorin. En 2007, le plus grand terroir vinicole de Suisse romande entre au classement du patrimoine mondial de l'humanité. Le vignoble en terrasses constitue un unique et magnifique paysage culturel, qui fut construit de toutes pièces il y a 800 ans dans le seul but de produire du bon vin. On y trouve des villages pittoresques, des ruelles étroites et sinueuses encadrées de murs de pierres sèches et de somptueux points de vue. Un peu partout, des pintes et des caves invitent à la dégustation. La route qui mène de Lutry à St‑Saphorin traverse trois propriétés viticoles, puis il y a Chardonne. Et, bien sûr, Villette, Epesses, Dézaley, des noms qui cachent une riche histoire. Surtout Dézaley qui comporte les vignes les plus escarpées et les plus anciennes. L'aménagement en terrasses, par les moines cisterciens, remonte en effet au XIIe siècle. Mais les trois autres noms profitent eux aussi des « 3 soleils » de Lavaux : le soleil qui brille dans le ciel, les rayons de lumière, reflétés par le lac, et la chaleur dégagée par le sol. C'est en ces termes que l'auteur Ferdinand Ramuz a décrit le coin, probablement autour d'un verre de vin au milieu de St‑Saphorin. Et c'est justement là que se trouve notre destination gastronomique. La plaisante Auberge de l'Onde propose une cuisine du terroir raffinée. La pinte accueille le client en lui proposant du corégone du lac Léman, de l'entrecôte grillée, du tartare, diverses salades, assiettes froides ou de charcuterie avec de la tomme épicée, fabriquée en Suisse romande. Il convient d'indiquer que le chemin proposé est une route asphaltée. Cela n'empêche que le site est consiréré comme un joyau de la Suisse Romande.
En Raquettes dans un domaine skiable fribourgeois N° 2202
Les Paccots, Les Rosalys • FR

En Raquettes dans un domaine skiable fribourgeois

La région des Joncs – Corbetta plaît à toutes les générations. Les enfants aiment y luger et apprendre à skier tandis que les plus expérimentés d’entre eux se font tirer par une assiette jusqu’au-dessous du sommet de la Corbetta. C’est là que les adultes grimpent en raquettes depuis le sud. Le parcours en raquettes montant à la Corbetta est agréable. Depuis le terminus du bus Les Rosalys, il s’élève vers le restaurant du même nom. On entend vite des voix d’enfants qui trahissent la proximité du domaine skiable. Peu après le parking, l’itinéraire quitte la route sur la droite et traverse les champs. Là où l’on voit un chalet d’alpage, il emprunte la trace à gauche, descend vers la forêt puis suit la petite route à droite vers la cabane d’alpage de la Tornare. Une centaine de mètres plus loin, il monte en ligne droite jusqu’à celle de la Vuichouda et continue jusqu’au sommet. La vue s’étend maintenant du Moléson au Mont-Blanc et au Chablais en passant par la Dent de Lys. Lors de la descente de la Corbetta, le parcours passe par le domaine skiable et ses remontées mécaniques puis se poursuit vers le lac des Joncs. On rejoint la station de bus en passant par Les Rosalys.
Randonnée du col du Pillon au lac d’Arnon N° 2130
Col-du-Pillon — Feutersoey • VD

Randonnée du col du Pillon au lac d’Arnon

Le col du Pillon relie les cantons de Berne et de Vaud. Il est apprécié des fans de moto en été et des adeptes du ski en hiver, à la recherche de sensations fortes sur les routes ou le glacier. Mais c’est aussi le point de départ de belles randonnées plus tranquilles, comme celle menant à Feutersoey via le lac d’Arnon. L’itinéraire débute juste derrière la station inférieure de Glacier 3000. Le sentier sinueux monte d’abord abruptement, enjambant des racines. Peu après, le lac Retaud invite déjà à faire une pause. Il est possible de se tremper les pieds dans l’eau fraîche ou de boire un café en profitant de la vue sur le petit lac. Le chemin se poursuit à travers des prairies, où vaches et adeptes de randonnée se côtoient. La destination: le col de Voré, où l’on trouve un lac sans nom, un superbe panorama alpin et des murs en pierres naturelles marquant la frontière entre les cantons de Berne et de Vaud. Vient ensuite la descente dans la vallée du Tschärzistal, d’abord douce, puis de plus en plus abrupte. Peu après, on aperçoit la «perle du pays de Saanen», le lac d’Arnon, scintillant en contrebas. C’est au plus tard ici que la quiétude s’évanouit, du moins momentanément, car le lac de barrage est un lieu d’excursion très prisé pour sa beauté. Une odeur de cervelas grillé embaume l’air. Dans et autour du plan d’eau, les gens nagent, pêchent et font du pédalo ou du paddle. L’atmosphère est joyeuse, l’humeur est bonne. Si l’on ne fait pas ses propres grillades, on peut manger une saucisse ou des frites au «Huus am Arnensee». C’est l’estomac plein, mais le corps rafraîchi après un plongeon dans le lac, qu’on entame la montée de 200 mètres de dénivelé. Heureusement, les efforts disparaissent à la vue du marais idyllique. Le paysage, traversé par des passerelles en bois permettant de garder les pieds au sec, a des allures de Grand Nord. Une fois le dénivelé franchi, le chemin descend une dernière fois jusqu’à Feutersoey, où un bus mène au col du Pillon ou à Gstaad.