Randonner en Suisse romande • Suisse Rando

174 entrées ont été trouvées
Un sommet des Préalpes fribourgeoises N° 1678
Les Paccots, Les Rosalys — Semsales • FR

Un sommet des Préalpes fribourgeoises

Les bâtiments d’alpage aux toits soigneusement couverts de tavillons sont un bien culturel des Préalpes fribourgeoises. La fabrication de ces planchettes exige savoir-faire et habileté! Le bois doit être abattu et transformé au bon moment, et les tavillons sont disposés dans un sens particulier, de la couronne aux racines. Ainsi, l’eau peut bien s’écouler et les tavillons ne pourrissent pas. Ces toits, que l’on voit plusieurs fois au cours de la randonnée sur le Niremont, sont durables, ne nécessitent presque pas d’entretien, régulent la température interne du bâtiment et sont pour la plupart fabriqués en bois local. La randonnée débute par un échauffement sur la route goudronnée. Après le pont sur le ruisseau de Rathvel, le parcours monte vers le Niremont par des chemins plus étroits sur les alpages délaissés en automne. Du large sommet, la vue sur le lac Léman, les Alpes valaisannes et savoyardes et les hauteurs du Jura est splendide. La chaîne du Moléson toute proche, avec ses sommets escarpés, est aussi impressionnante. Le long de la crête herbeuse du côté nord, on passe devant la chapelle Notre-Dame du Niremont, qu’il faut visiter avant de descendre à Semsales sur un chemin en copeaux de bois raide mais agréable.
Au sommet du Folly N° 1791
Lally — Les Avants • VD

Au sommet du Folly

La construction de bâtiments en bois de mélèze connaît un boom en Suisse, à tel point que la demande excède l’offre. Durable et résistante, cette essence se substitue au sapin – moins onéreux – pour les parties particulièrement exposées aux intempéries, telles que les revêtements de façade ou les terrasses. La commune de Blonay n’échappe pas à cette tendance. Soucieux de mettre en valeur les mélèzes locaux tout en bénéficiant de leurs propriétés, les instigateurs du nouvel Espace régional des Pléiades, inauguré en 2017, ont opté pour une façade ventilée dans ce résineux au feuillage caduc. L’édifice polyvalent, qui comporte un restaurant doté d’une terrasse panoramique – le «1209» –, est l’endroit idéal pour un café avant d’attaquer la randonnée qui mène aux Avants en passant par le sommet du Folly. Depuis la gare de Lally, on atteint le Restaurant «1209» en quelques minutes en suivant la route balisée en direction des Tenasses. Après la pause café, on poursuit jusqu’à la réserve naturelle, avant de bifurquer à droite et de descendre vers le refuge des Pautex. Plus bas, au point 1153, on entame la montée – d’abord en forêt puis à découvert – en direction du chalet de Montbrion. Un peu plus haut, on franchit un col flanqué d’un bivouac, puis on longe brièvement le flanc du Folly. Au point 1612 débute un raidillon jusqu’au sommet; ce dernier offre une belle vue sur le lac Léman. Pour redescendre, on quitte provisoirement le balisage et on suit le sentier rejoignant directement la Forcla. On retrouve alors le chemin balisé qui mène jusqu’à la féérique Goille aux Cerfs. Plus bas, à la Cergniaule, on débarque malheureusement sur une route asphaltée, qui mène jusqu’à Sonloup. Les randonneurs épuisés peuvent rejoindre confortablement les Avants en funiculaire. Les autres y descendent par un petit chemin raide dans la forêt.
Préalpes vaudoises et fribourgeoises N° 1668
Châtel-St-Denis — Oron-la-Ville • VD

Préalpes vaudoises et fribourgeoises

Les sentiers pédestres étant peu nombreux dans la région qui sépare les cantons de Vaud et de Fribourg, le choix de randonnées est restreint. Cet itinéraire passant par des pâturages solitaires et des hauteurs panoramiques satisfera néanmoins tous les marcheurs, même s’il comporte d’abord d’assez longs tronçons sur un revêtement dur puis quelques passages sur de petites routes. Le parcours quitte Châtel-St-Denis en direction de La Rogivue par des prairies doucement vallonnées et des forêts paisibles. A La Rogivue, le trafic routier n’est plus qu’un souvenir. La zone marécageuse des Mosses compte de beaux étangs et de grandes surfaces couvertes de laîches. Le chemin se poursuit, sinueux, vers le hameau du Jordil, pénètre dans le vallon de la Mionne et remonte jusqu’à St-Martin. A Chesalles-sur-Oron, le paysage ressemble à un décor de théâtre. Au-delà du majestueux château d’Oron, situé un peu plus bas, s’étendent de douces collines ondulantes, des forêts, des champs et des villages. Les marcheurs longent la rivière, le Flon, entre Oron-le-Châtel et Oron-la-Ville. L’eau jaillit sur les rochers. Des lieux abrités où le courant est plus calme invitent au repos ou aux jeux d’eau.
Galm, commune des arbres N° 1721
Gurmels — Ulmiz • FR

Galm, commune des arbres

La forêt domaniale du Galm, entre Laupen et Morat, est unique: elle constitue une commune à part entière, peuplée d’animaux, de fleurs et d’arbres. Son secrétaire communal n’est autre que le garde forestier. Le domaine, qui abrite des hêtres tricentenaires, doit son statut unique à Napoléon. Ce dernier l’avait attribué au canton de Fribourg parce que les communes voisines l’exploitaient trop. La forêt majestueuse et calme vaut le détour. Son importance historique accompagne chaque foulée. Un sentier mène aux chênes les plus anciens et les plus caractéristiques. Le circuit s’intègre parfaitement à une randonnée de Gurmels à Ulmiz. Peu après la sortie du village, le chemin rejoint la Bibera, un ruisseau qui doit son nom au maître des lieux, le castor («Biber» en allemand). Ce dernier se plaît dans le cours d’eau revitalisé. On entrevoit ses barrages et les troncs rongés sur les berges. À Liebistorf, l’itinéraire s’éloigne de la Bibera pour monter jusqu’à la forêt du Galm. Empruntant des chemins tour à tour larges ou étroits, il s’enfonce entre les arbres jusqu’à un panneau blanc avec une fée colorée. C’est Galmeline, la fée qui guide les randonneurs sur le sentier de la forêt. Il n’est pas toujours aisé de la suivre sans perdre de vue l’étroit sentier, mais les lieux qu’elle fait découvrir sont magiques. De retour sur le chemin de randonnée, on atteint bientôt la cabane du Galm et sa grande aire de grillade. Il ne reste plus qu’à parcourir durant une bonne heure de larges chemins forestiers pour atteindre Ulmiz, un village tout aussi petit et calme que Gurmels, départ de la randonnée.
Un conte d’hiver dans les Préalpes fribourgeoises N° 1641
Buvette des Amis de La Chia • FR

Un conte d’hiver dans les Préalpes fribourgeoises

Le sentier raquettes forme une boucle de 5 km et offre une magnifique vue sur les Préalpes fribourgeoises, le fameux Moléson, le Lac de la Gruyère et le massif du Gibloux. Cette promenade féérique est accessible à tous grâce à sa pente agréable. Le parcours commence à La Chia. Depuis le petit téléski, suivre d’abord les indications pour la promenade n°2, «Petit Tour de La Chia». Puis, on se dirige vers La Grosse-Oubèca, où vous apercevrez la ville de Bulle, la chaîne des Vanils et Le Château de Gruyères. Ensuite, le sentier vous mène à travers les forêts et les pâturages. En suivant les marques roses, vous passerez également devant des chalets typiques de la Gruyère au noms dérivés du patois, tels que «La Savarisa» et «Le Schimbre». Après avoir rejoint le chalet «Ou Chimbo», un sentier sinueux vous emmène au sommet de La Chia. La neige sur ces jolies clairières et la traversée de pittoresques petits ponts en bois offrent une ambiance féérique. Une fois au sommet, vous pouvez admirer le plateau de la Suisse romande. La Chia est la station de ski la plus basse en altitude de la région mais attire tout de même un nombre d’amateurs de glisse. Pour la descente, deux choix s’offrent à vous. Vous pouvez envisager de revenir par le même sentier que la montée. Ou alors vous pouvez faire une boucle en empruntant la descente par le versant Nord-Ouest. Le sentier est assez raide au début, il traverse ensuite les pâturages, la forêt et vous offre une vue magnifique sur le Jura. Vous rejoindrez le «Sentier des Pauvres» qui est marqué avec un panneau indicateur en bois, et finalement arrivez au point de départ. Et pourquoi ne pas terminer cette belle excursion par un rafraîchissement bien mérité aux Buvettes des Amis de la Chia?
Aux sources de la Venoge N° 1730
L'Isle • VD

Aux sources de la Venoge

Célébrée en 1954 par le poète vaudois Jean Villard (dit Gilles), la Venoge trouve sa source dans le charmant village de L’Isle (VD). Ou plutôt faudrait-il dire «ses sources», puisque cette petite rivière longue de 38 km – elle se jette ensuite dans le lac Léman – en compte pas moins de six sur le territoire de la commune. Les deux plus importantes d’entre elles, nommées Le Chauderon et Le Puits, font l’objet d’une agréable balade. Depuis le parc de l’élégant château de l’Isle, l’itinéraire traverse le village et rejoint rapidement la source principale du Chauderon. Il s’agit en fait d’une résurgence, terme géologique désignant la sortie à l’air libre d’une rivière souterraine. Le phénomène est particulièrement marqué lors de la fonte des neiges ou après de fortes pluies. Dans le bassin ainsi formé, le point d’arrivée du courant est alors bien visible et fait de cet endroit pittoresque une véritable curiosité naturelle. Le sentier longe ensuite la forêt pour rejoindre Le Puits, une autre résurgence faisant office – en période de crue uniquement – de débordement du Chauderon. Même en période d’assèchement, l’examen extérieur de la cavité justifie pleinement une visite. A quelques mètres en aval, un modeste barrage repose à l’ombre des arbres. Probablement construit au temps de l’Empire romain, il dirigeait l’écoulement d’eau dans des canaux secondaires, à des fins d’irrigation. La promenade se termine en revenant sur ses pas jusqu’au Chauderon, puis en suivant la partie canalisée de la Venoge.
Sur les flancs du Moléson N° 1612
Plan-Francey — Neirivue • FR

Sur les flancs du Moléson

La randonnée débute à Plan-Francey (1518 m) au pied du Moléson, roi des sommets fribourgeois dominant Gruyères et son château. A flanc de coteau, l’itinéraire débute par le sentier botanique et ses 150 espèces de la flore préalpine jusqu’au chalet d’alpage du Gros-Moléson. Le parcours en balcon sinue, descend et monte sur une crête pour arriver à La Vudalla. Modeste sentinelle au chevet du Moléson, cette pointe fut autrefois une piste de ski réputée. Les installations ont été démontées, mais ses pentes raides au nord sont encore prisées par les amateurs de ski de randonnée. Le point de vue à 360 degrés sur la Gruyère est magnifique, mais il faut songer à descendre les près de 1000 m de dénivelé vers Neirivue. Après un passage en forêt, le randonneur arrive sur l’alpage des Dovalles dans une clairière bien pentue. De ce chalet, une route carrossable permet de gagner le village de Neirivue. Ce versant adroit de l’Intyamon, partiellement boisé, sec et ensoleillé, est considéré comme un site important pour la biodiversité, avec une flore et une faune particulièrement riches. Avant d’entrer dans le village, le sentier passe à proximité d’une pisciculture productrice de truites réputées. L’installation est alimentée par une eau de source jaillissant juste au-dessus du village après avoir suivi quelque 7 km de réseaux karstiques souterrains (depuis la vallée de l’Hongrin au sud-ouest). Le village de Neirivue a été presque entièrement détruit par un incendie en 1904. Reconstruit, il a connu au 20e siècle un essor avec les industries du bois et du textile qui font encore en partie son tissu artisanal.
Tour en raquettes au Mont Pèlerin N° 1658
Stn. Mont Pèlerin • VD

Tour en raquettes au Mont Pèlerin

Si le Mont Pèlerin ne culmine qu’à un peu plus de 1000 mètres, sa magnifique position au-dessus du lac Léman fait de cette élévation chère aux habitants de Vevey une vraie montagne. L’hiver, deux itinéraires en boucle, balisés pour les raquettes à neige, se combinent à merveille le temps d’une journée. Depuis la station supérieure du funiculaire, suivre d’abord le parcours de randonnée classique, signalé en jaune, jusqu’à la forêt. La petite route enneigée mène ensuite à la clairière de Mivy, où débute le circuit de raquettes proprement dit. La plus longue des deux boucles porte le numéro 1. Le parcours 2 la rejoint sur sa partie nord, au lieu-dit Pré de Joux. Ceux qui, après trois heures, estiment avoir suffisamment marché, empruntent ici la voie de gauche qui monte jusqu’à la cabane de La Mollie. Il est pourtant conseillé de faire une boucle supplémentaire et de choisir le chemin qui mène à plat vers la droite. En contrebas du lieu-dit La Maison Blanche, on rejoint un cours d’eau puis, dans la forêt, la clairière du Bois-de-Ban. Après une pente raide, on atteint le sommet du Mont Chesau. La vue sur le lac Léman et les Alpes savoyardes y est magnifique. La descente, en pente douce, passe par le hameau de Chesau en direction de La Mollie. Il faut ensuite remonter légèrement, par un grand arc de cercle, vers le Pré de la Demoiselle. L’itinéraire traverse souvent la forêt, mais des passages sur un terrain dégagé permettent d’admirer plusieurs fois la vue sur le canton de Fribourg tout proche et le bassin lémanique. La même petite route qu’à l’aller, passant par Mivy, ramène les marcheurs à la station supérieure du Mont Pèlerin.
De Bulle à Semsales FR N° 1638
Bulle, Saucens — Semsales • FR

De Bulle à Semsales FR

Il l’on veut s’épargner 1,5 km de goudron, entre les maisons, mieux vaut prendre le bus No 2 de la gare de Bulle jusqu’à l’arrêt Saucens. Du goudron, il y en a encore, mais le paysage vallonné correspond déjà mieux à ce que le randonneur trouvera sur son chemin en direction des Alpettes. Un sommet qui culmine à 1402 m. et situé à 5 kilomètres de l’imposant massif du Moléson que l’on aura en vue durant une bonne partie de la randonnée. Un agréable sentier forestier, surplombant le fossé creusé par la Trême, conduit jusqu’au début de la pente. Celle-ci est rude. A la sortie de la forêt, la vue s’ouvre alors, à l’est sur Bulle, et les Préalpes, la Dent de Broc. On s’arrêtera pour prendre son souffle aux Portes d’en Haut et son chalet d’alpage. Le chemin pénètre alors à nouveau en forêt. Ça grimpe toujours! Tout autour, un relief tourmenté, traversé par des ruisseaux et recouvert d’une végétation dense que l’humidité des lieux favorise. Un pâturage annonce le sommet des Alpettes, dégagé d’arbres. Un peu avant, un chalet témoigne de l’architecture alpestre de la région, avec son toit en tavillons et sa cheminée en forme de derrick. La vue est majestueuse. A droite, le Plateau et la chaîne du Jura. A gauche, le Moléson, plus loin le Vanil Noir et les premiers sommets du Pays-d’Enhaut. Droit devant, la région de Châtel-St-Denis et d’Oron. La descente sur Semsales, parfois assez raide en forêt, est encore un bel épisode. Après le sommet des Alpettes et un bout de route asphaltée, le sentier serpente, à flanc de coteau, entre les pâturages et les sapins. Avant de rejoindre la gare, on ne manquera pas de passer devant la plus ancienne des deux églises du village, celle construite en 1632 et dont il ne reste plus que le clocher.
Vers l’alpage de L’Urqui (FR) N° 1500
Allières • FR

Vers l’alpage de L’Urqui (FR)

L’Urqui! Le nom inspire, titille la curiosité. L’Urqui, un alpage au fond de la Gruyère. Des paysages typiques, sauvages, rocailleux, retranchés et touchants à la fois. C’est ici que conduit cette randonnée de montagne. Elle débute par un trajet en train de Montbovon à Allières, traversant forêts et gorges. À seulement 50 mètres de la petite gare dans le sens de la circulation, une route grimpe sur la montagne. On la quitte après 200 mètres pour rejoindre un sentier étroit qui monte à l’alpage d’Orgevau à travers prairies et forêts. Comme son nom l’indique, on y a jadis cultivé de l’orge. On continue en contrebas du Vanil des Artses en direction d’une forêt de feuillus. Un sentier étroit bordé d’arbres bas et d’arbustes mène dans la forêt. Après un tronçon abrupt et sinueux, on rejoint L’Urqui. C’est un paysage karstique doté de rochers fortement érodés et de pâturages. Ici, aucune source: les bovins s’abreuvent à une citerne. Parmi les ruines d’un chalet se loge un jardin alpin des plus étranges, envahi depuis longtemps par les épilobes. D’ici, on continue par des pâturages jusqu’à la découpe entre les sommets du Pila et de la Cape au Moine, où une vue imprenable sur le Chablais français et le lac Léman se dégage. En longeant le flanc abrupt de la Cape au Moine, on atteint le Col de Jaman. Et tout à coup, on se retrouve au milieu d’un tourbillon de touristes, dont on se débarrasse quelque 100 mètres plus loin. Le chemin mène alors confortablement en pente douce à travers une large vallée. Il suit d’abord la route d’alpage avant de couper ses larges virages pour rallier sans peine et presque en ligne droite la gare d’Allières depuis Les Cases.
De Gimel au vignoble de La Côte N° 1648
Gimel, bas du village — Gilly • VD

De Gimel au vignoble de La Côte

De l'arrêt de bus «Gimel, bas du village», vous devez d'abord marcher environ 100 mètres en direction du centre du village, où vous trouverez le chemin de randonnée à l'église. Le départ est vers le sud. Au premier carrefour du chemin de randonnée, peu après avoir traversé le ruisseau, prendre le chemin à droite en direction de Longirod. Après Longirod, le chemin pédestre descend dans le vallon de Prévondavaux, formé durant les âges glaciaires par une gouttière d’eau de fonte du glacier voisin. Ici se trouve la réserve naturelle du Marais des Inversins, l’un des seuls lieux d’Europe où vivent de rares papillons, l’azuré des paluds et l’azuré de la sanguisorbe (maculinea teleius, m. nausithous), qui aiment les prairies humides très fleuries où pousse la grande pimprenelle, principale nourriture des chenilles. Ces jolis lycénidés dépendent des fourmis pour croître. Celles-ci les tirent dans leur fourmilière lorsqu’ils ne sont que des chenilles, les soignent et les nourrissent durant l’hiver comme leur propre couvain. Les chenilles s’imprègnent de l’odeur de leurs hôtes et, ainsi, ne sont pas tuées. Une fois transformés en chrysalides, les insectes deviennent des papillons qui doivent très vite quitter le nid des fourmis car ils perdent leur protection odorante. De l’élévation nommée Maison Rouge, les nuages accumulés sur le Jura sont bien visibles. L’itinéraire longe ensuite le Sentier des Pierres, un chemin intéressant, parsemé de blocs erratiques transportés jusqu’ici par le glacier du Rhône. Après avoir dépassé la ferme du Molard, il faut descendre vers le vignoble aux tons dorés de La Côte. C’est ici, sur les rives occidentales du lac Léman, que sont produits la moitié des vins vaudois, blancs et rouges. Les premières maisons de Bursins sont assez vites atteintes. La balade se poursuit dans les vignes en direction de Gilly, où une auberge accueillante attend les marcheurs à côté de l’arrêt du car postal.
La Valsainte – Charmey par le sentier agricole N° 1615
La Valsainte — Charmey • FR

La Valsainte – Charmey par le sentier agricole

C’est une douce balade qui allie contemplation, nature et paysages façonnés par la main humaine. Le départ se situe à La Valsainte, une magnifique chartreuse, dont la disposition des bâtiments donne à méditer sur l’équilibre des formes. On suit ensuite le sentier agricole créé par le Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut avec les agriculteurs de la région faisant partie d’un réseau écologique. Des panneaux didactiques renseigneront les promeneurs curieux. Depuis la chartreuse, la balade débute dans la forêt jouxtant l’arrière des bâtiments conventuels. Fraîcheur assurée en se dirigeant vers la rivière du Javro, qui a donné son nom à cette vallée appréciée pour le calme qu’elle dégage. Le pont de bois franchi, une place de pique-nique attend déjà ceux qui désirent rêver auprès de l’eau claire. On remontera ensuite vers la route communale. Après quelques minutes, on emprunte un sentier bucolique qui conduit jusqu’à Charmey, d’abord en ligne droite, puis qui bifurque pour traverser pâturages et forêt avant d’arriver à l’alpage de Montminard. Le parcours offre une vue sur un panorama de montagnes, sur la vallée et ses paysages agricoles typiques: prairies, granges, fermes sans oublier les arbres isolés, les vergers et les haies qui faisaient à l’époque la richesse des agriculteurs. L’arrivée à Charmey permet de découvrir ce village préalpin qui propose aux visiteurs une palette d’activités: bains, musée et restaurants avec leurs spécialités gruériennes. Sans oublier l’ancienne forge de La Tzintre, ainsi que les caves à fromages d’alpage qui accueillent jusqu’à 1500 meules de Vacherin Fribourgeois AOP et 6000 pièces de Gruyère AOP.
Imposantes Gastlosen N° 1616
Gastlosen, Mauzes Bergle • FR

Imposantes Gastlosen

Le tour des Gastlosen est non seulement une randonnée particulièrement diversifiée mais au niveau nature, c’est aussi une expérience à part entière. Ces parois calcaires, ayant parfois près de 300 m de haut, soulevées à la verticale lors de la formation des Alpes, impressionnent par leur majesté. La chaîne est d’ailleurs classée paysage et géotope d’importance nationale. La marche débute au Mauzes Bergle à l’arrivée du télésiège. Rapidement, on aperçoit le Chalet du Soldat. Le sentier traverse la forêt du Stillwasserwald, ambiance mystérieuse avec des arolles postés sur des gros blocs de rochers au pied des falaises. En chemin, le randonneur découvre le Grossmutterloch, une trouée dans la paroi du Pfadflue. Selon la légende, cette cavité est due au diable qui, fâché, a jeté sa grand-mère contre la paroi. Les géologues y voient plutôt un phénomène naturel d’érosion lié à la présence de failles dans la roche. Une fois passé le Chalet du Soldat et sa belle terrasse plein sud, un tronçon un peu plus technique conduit au col du Loup (1915 m). De ce point culminant, le sentier longe le flanc sud des Gastlosen avec des pâturages séchards et quelques pierriers au pied des falaises. Véritable paradis des grimpeurs, il n’est pas rare d’en apercevoir sur ces dalles calcaires sculptées par le ruissellement de l’eau et chauffées par le soleil. Lorsqu’on arrive à l’extrémité nord de la chaîne, le chalet d’alpage Grat, également buvette, marque un changement de direction. Le sentier redevient plus escarpé et plonge dans le versant nord vers la forêt du Mattenwald. Dans une ambiance plus fraîche et humide, on rejoint agréablement le Mauzes Bergle. La descente vers Jaun peut alors se faire soit en télésiège, en trottinette, ou à pied.
Narcisses et gorge du Chauderon N° 1603
Sonloup — Montreux • VD

Narcisses et gorge du Chauderon

De Sonloup, le chemin grimpe de forêts en clairières jusqu’à atteindre le point culminant de la marche: Le Cubly à 1187 m. Aux ruines de la Tour carrée de Salausex, un avant-poste datant du 10e siècle, se trouve une place de pique-nique qui offre l’un des plus beaux panoramas sur le Léman. De mai à juin, et avec un peu de chance, les prairies à narcisses rythment la randonnée, dès que la forêt cède la place aux pâturages. Cette fleur emblématique de la région apprécie les sols frais, légèrement humides et relativement riches en nutriments. De retour aux Avants, le chemin tourne à droite juste avant la petite église. Il plonge alors dans une nouvelle forêt, plus dense, et ne tarde pas à devenir abrupt. Cependant le sentier est bien aménagé et des marches d’escalier facilitent les passages les plus raides. 1 kilomètre plus loin et 200 mètres plus bas coule la Baye de Montreux, le ruisseau que le sentier va désormais suivre. Le premier défilé rocheux de la gorge du Chauderon passé, se présente un court tronçon sur asphalte qui annonce l’entrée de la partie profonde de la gorge. Ce défilé est particulièrement impressionnant de par la hauteur et la verticalité de ses falaises. Certaines sont recouvertes de mousses alors que sur d’autres tombent de véritables cascades végétales. Le ruisseau chute à de nombreuses reprises dans un spectacle saisissant où le vacarme des cascades se mêle à l’odeur de l’ail des ours. 2 kilomètres plus bas, le quartier des Planches à Montreux offre un étonnant contraste. De nombreux cafés et restaurants invitent à la flânerie avec une vue privilégiée lors des couchés de soleil.
Lacs et prairies humides des Mosses N° 1604
Col des Mosses — La Lécherette • VD

Lacs et prairies humides des Mosses

Au col des Mosses, une station dédiée en hiver aux sports nordiques (ski de fond, raquettes), le chemin s’élève rapidement au milieu des chalets et sous une ancienne installation de remontée mécanique. Ce premier palier franchi, voilà un plateau, le chalet de Lioson d’En bas. On peut découvrir la fabrication artisanale du fromage, autour du chaudron et du feu de bois. L’Etivaz AOP, produit uniquement en été dans les alpages de l’appellation, suit une charte qui en assure l’exceptionnelle qualité. Le chemin, après un court tronçon sur route, s’engage dans une belle montée jusqu’à Vers les lacs. Il se poursuit, en balcon, parmi les rochers et les arbustes vers le lac Lioson. Après une descente, à 1850 mètres d’altitude, un restaurant côtoie ce lac d’origine glaciaire, site de pêche en été et haut lieu de plongée sous la glace en hiver. L’itinéraire longe le lac avant de descendre vers le plateau marécageux de Pra Cornet, où la buvette des Charmilles incite à la pause gourmande. Cette zone humide fait partie intégrante du site marécageux d’importance nationale des Mosses et de La Lécherette. Six haut-marais et des centaines d’hectares de bas-marais s’étendent sur ce site d’une diversité remarquable en biotopes. Cette mosaïque de milieux (zone humide, pâturages, prairies) constitue un habitat unique pour les oiseaux, les papillons, les libellules, les batraciens, les reptiles, etc. Après une traversée à flanc de coteau, se présente la dernière descente vers La Lécherette, une sympathique station.
Du plateau des Mosses au Pays-d’Enhaut N° 1605
Col des Mosses — Château-d'Oex • VD

Du plateau des Mosses au Pays-d’Enhaut

La randonnée, dont une grande partie se déroule sur un revêtement dur, débute à l’arrêt du car postal du col des Mosses. Dans un premier temps, elle traverse le plateau des Mosses jusqu’à La Lécherette. Inscrit depuis 1996 à l’inventaire des sites marécageux d’importance nationale, ce site abrite de nombreux biotopes de haute valeur pour l’écologie et la biodiversité. Un plan d’affectation vaudois en assure la protection tout en préservant les activités humaines, agricoles en particulier, touristiques aussi. Depuis La Lécherette, le sentier serpente sur le flanc des Monts Chevreuils, haut lieu de la randonnée à ski et en raquettes à neige en période hivernale. Sur le versant nord, la vue est imprenable sur le Pays d’Enhaut: on aperçoit la vallée de la Sarine, la chaîne des Vanils et le massif de la Gummfluh. A ses pieds, le randonneur découvre Les Moulins et Château-d’Œx, les prochains objectifs. La descente se poursuit de pâturages en prairies, sur l’ancienne piste de ski des Monts Chevreuils juste avant d’arriver aux Moulins. La fromagerie bio séduira les plus exigeants gastronomes avec son Gruyère AOP et son fromage à raclette. En face, la façade fleurie de la Croix d’Or capture le regard, du bois ouvragé aux inscriptions et des fleurs à la belle saison. L’itinéraire rejoint alors la Sarine en longeant des prés d’herbes odorantes. Une dernière montée à travers champs amène au village de Château-d’Œx, point d’orgue de la randonnée. Dernières foulées et voilà la gare du MOB (Montreux Oberland bernois), primée en 2017 par FLUX avec une mention particulière pour le passage sous voie richement décoré, une œuvre d’art. Ce prix récompense les nœuds ferroviaires qui se distinguent par leur accueil, leur exploitation et leur architecture.
La traversée du Pays-d’Enhaut N° 1606
Rossinière — Rougemont • VD

La traversée du Pays-d’Enhaut

Dès l’arrivée à Rossinière, le regard est capté par le Grand Chalet, voisin majestueux de la gare. Les belles dimensions de ce bâtiment du 18e siècle s’expliquent par sa première fonction: une cave à fromages pour la commercialisation de plus de 600 meules! Aujourd’hui, il abrite la famille du peintre Balthus (1908–2001), son atelier et la fondation du même nom. La randonnée traverse l’étonnant village de Rossinière et son remarquable ensemble de constructions en bois, une vraie tradition vivante à découvrir sur la place du village. L’itinéraire grimpe par les pâturages jusqu’au Pâquier au Lièvre, direction Château-d’Œx en pente douce. Après la traversée de la Sarine sur le pont Turrian, le plus ancien pont suspendu de Suisse (1883) encore en fonction, le chemin longe une zone alluviale d’importance nationale qui conserve la dynamique naturelle du cours d’eau ainsi que sa flore et sa faune. A ne pas manquer: la rafraîchissante cascade du Ramaclé. Une brève montée mène au hameau de Gérignoz, d’où l’on rejoint la rive opposée de la Sarine pour atteindre Les Combes. L’itinéraire traverse ensuite la route cantonale pour reprendre de la hauteur jusqu’à la buvette des Serpenteys, réputée pour ses mets aux fromages servis à la belle saison. Le chemin s’enfonce ensuite dans le vallon des Ciernes Picat pour aboutir sur les hauts de Rougemont. La descente finale traverse le village et ses maisons dont les façades regorgent d’inscriptions peintes ou sculptées. Pour les amateurs de papier découpé, un petit détour sur les traces du maître et précurseur Louis Saugy, sous forme de parcours didactique, en vaut la peine.
La Pierreuse, pâturages et parois calcaires N° 1607
Les Granges-Gérignoz — L'Etivaz • VD

La Pierreuse, pâturages et parois calcaires

La réserve naturelle de La Pierreuse a été créée en 1945 et elle est aujourd’hui gérée par Pro Natura. Depuis 1946, les forêts situées au-dessus de 1500 mètres sont laissées à elles-mêmes. Sur 34 kilomètres carrés, la plus grande réserve naturelle de Suisse romande s’attache à créer une cohabitation entre l’élevage traditionnel et la protection de la nature: exploitation extensive dans les pâturages de basse altitude tandis que les herbages de haute altitude sont réservés à la faune sauvage. Elle offre ainsi des habitats de qualité dépourvus de dérangement tout en maîtrisant l’embroussaillement. Dès l’arrêt du MOB aux Granges-Gérignoz, les parois calcaires de La Pierreuse surplombent le paysage. Le point culminant du massif, la Gummfluh, s’élance comme une flèche pointée vers le ciel. C’est là, par le vallon de la Gérine, que débute l’itinéraire par une descente vers le hameau de Gérignoz. Dès lors, la montée vise un point culminant, le Plan de la Douve, plateau herbeux perché à plus de 2000 mètres d’altitude. La randonnée, dans un premier temps en forêt, puis à travers les pâturages, longe d’immenses parois à l’allure dolomitique. C’est le royaume de l’aigle et du faucon, des chamois et des bouquetins. A la Case, entre le col de Base et le Plan de la Douve, le marcheur croise un dernier ressaut de pierriers. La descente se poursuit jusqu’au village de L’Etivaz, éponyme du fromage bien connu. Un pas sûr et des bâtons de marche faciliteront la perte d’altitude. Arrivée à l’hôtel du Chamois, une belle occasion de se rafraîchir. A côté, à la Maison de L’Etivaz et caves de L’Etivaz AOP, le randonneur peut attendre le car postal qui y fait arrêt tout en découvrant les petits et grands secrets de ce fromage emblématique.
Les lapiaz de Pierra Perchia N° 1608
Allières — Les Avants • FR

Les lapiaz de Pierra Perchia

Passer de la vallée de l’Hongrin au grand décor du bassin lémanique, c’est ce que propose cette randonnée qui s’adresse aux bons marcheurs avec ses quelque 900 mètres de dénivelé positif. Le départ s’effectue à Allières, hameau situé sur la commune de Haut-Intyamon. Première étape: le pâturage d’Orgevau. Au fur et à mesure de la montée, les sommets des Préalpes puis des Alpes se dévoilent. Deuxième étape, le pâturage de L’Urqui, limite entre les prairies à la flore variée et l’univers des cailloux. Avec un peu de silence et de chance, la faune sauvage pourra être observée: chamois, bouquetins, aigles. La traversée de la petite combe de Pierra Perchia plonge le randonneur dans un monde minéral envoûtant. Les lapiaz, formés de roches karstique creusées par les eaux, abritent gouffres et souterrains. De là, il reste à franchir le col avant un coup d’œil époustouflant. Par temps clair, le bassin lémanique est visible jusqu’à la chaîne du Jura. La descente longe la chaîne des Verraux, sous les sommets de la Cape au Moine et du Corbé jusqu’au col de Jaman, itinéraire le plus court entre le Pays-d’Enhaut, la Gruyère et le Léman, qui a longtemps désenclavé les hautes vallées. Au 19e siècle, les touristes cherchant le soleil ont remplacé les marchands de fromages. Les oiseaux empruntent également ce passage lors de leur migration, d’où la présence d’une station de bagage et d’ornithologues. La descente se poursuit dans la forêt. Après des zigzags serrés, le randonneur traverse le pâturage des Jor. Il parvient aux Avants, village où les narcisses abondent en mai et qui connut un développement hôtelier important dès le milieu du 19e siècle avec l’apparition des transports publics.
Sur le sentier des fromages N° 1609
Allières — Montbovon • FR

Sur le sentier des fromages

La balade, une agréable descente entre forêts et prairies, commence à Allières, hameau situé dans le vallon de l’Hongrin. Avant de se diriger vers Montbovon, une halte s’impose à l’hôtel de la Croix de Fer pour y déguster une spécialité régionale. Cette auberge était un relais sur le sentier muletier du col de Jaman (18e siècle), qui permettait aux barons du fromage, le nom donné aux riches commerçants, d’exporter leurs meules jusqu’à Vevey. De là, le gruyère était acheminé par barque, route et péniche jusqu’à Lyon, en France voisine. En aval de la gare d’Allières, après avoir suivi la route, les randonneurs trouvent l’ancien chemin qui les conduit de la forêt au pont du Pontet. Une perle sur le parcours. Ce pont de pierre, franchissant l’Hongrin, est le plus ancien attesté du canton de Fribourg et figure déjà sur une carte de 1578. Lors de sa restauration en 1993, le pavage originel de la chaussée a été redécouvert, laissant apparaître les ornières caractéristiques du passage des chars. Une fois la fraîcheur de la rivière de l’Hongrin quittée, l’arrivée sur un balcon offre une vue dégagée sur la vallée de l’Intyamon et la Dent de Corjon. A la belle saison, présence de très belles prairies fleuries. Par temps dégagé, il est possible d’apercevoir quelques sommets des Alpes en arrière-fond. Plus tard, on arrive à Montbovon, village blotti tout au bout de la vallée. Mentionné dès 1255, il est, de par sa situation, un carrefour entre la Gruyère, le Pays-d’Enhaut et le bassin lémanique. De tout temps passage très fréquenté, il accueille deux lignes de chemin de fer construites par les compagnies Montreux Oberland Bernois (1903) et Transports publics fribourgeois (1904).
Sentier agro-sylvicole dans l’Intyamon N° 1610
Montbovon — Enney • FR

Sentier agro-sylvicole dans l’Intyamon

De Montbovon à Enney, cette randonnée présente les atouts de la vallée de l’Intyamon: villages typiques, ponts historiques, rivières, forêts, paysages agricoles, vues sur la chaîne des Vanils. Créé par le Mouvement agricole de l’Intyamon, ce sentier est entièrement balisé par des panneaux didactiques. Le marcheur emprunte la route jusqu’au lac de Lessoc, puis longe sa rive gauche avant d’arriver vers une particularité: un ensemble de quatre ponts (routiers et ferroviaire) qui enjambent la rivière de l’Hongrin. Quelques centaines de mètres plus loin, un pont tout en bois, dont la charpente et la toiture sont en tavillons, traverse le cours de la Sarine. Sa date de construction est gravée dans le portique rive droite: 1667. Le village de Lessoc s’aperçoit en sortant de la forêt. Constitué d’un dense réseau de maisons et fermes, il comporte en son cœur une remarquable fontaine couverte. A la sortie du village, l’église vaut une visite avec son plafond de bois peint. Le marcheur traverse ensuite un pâturage discret, suit la lisière de la forêt avant de parvenir à une grotte dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Il y verra cascader la rivière de la Taouna, qui apporte encore aujourd'hui de l'énergie hydraulique à la scierie de Grandvillard. Pour les passionnés de patrimoine, il est possible de suivre un parcours qui signale et décrit les édifices d’intérêt. Après la découverte de Grandvillard, qui doit la richesse de son architecture à son activité pastorale et à la commercialisation du fromage, le marcheur retrouve la Sarine et son cordon boisé. Il traverse une dernière fois la rivière pour rejoindre Enney, où l’attend une gare dans un pur style régionaliste.
De l’Intyamon à la vallée du Motélon N° 1611
Enney — Charmey • FR

De l’Intyamon à la vallée du Motélon

A l’arrivée à Enney, village à l’entrée de l’Intyamon («entre les monts» en patois), on aperçoit à l’est le col de La Forcla, point culminant de cet itinéraire qui passe entre deux sommets effilés, la Dent du Chamois et la Dent du Bourgo. Le décor étant posé, la marche débute par la traversée de la vallée de la Sarine. Après un petit tronçon de route, le randonneur prend progressivement de la hauteur. Le sentier traverse un pâturage et côtoie des habitations isolées. En contrebas, vue sur Estavannens et ses deux hameaux et en face la large vallée de l’Intyamon avec ses chaînes de montagne. Après un passage en forêt , le chemin traverse l’alpage des Perreyres. La deuxième partie de la montée est plus raide et longe les pâturages secs de Ciernedon, riches en biodiversité. Au col de La Forcla (1546 m), la vue sur les paysages de part et d’autre vaut bien une halte. Les randonneurs motivés peuvent faire un aller-retour vers le sommet de la Dent du Chamois (1830 m). Compter environ 1h15. Le sentier redescend ensuite dans la vallée du Motélon par un charmant vallon parsemé de chalets d’alpage dans leur majorité encore en activité en été. En bas, au bord du ruisseau, la pinte du Pralet (Motélon) permet de se restaurer. La fin de la randonnée conduit à Charmey en passant par le pittoresque plateau de La Monse. Le chemin longe une longue allée d’érables soulignée par un magnifique mur en pierres sèches restauré. Plus loin la chapelle et le chalet de La Monse ainsi qu’une ferme rappellent que ce plateau était autrefois un hameau habité à l’année. Le chalet d’alpage de La Monse avec son toit tavillonné est l’un des plus anciens du canton de Fribourg (16e siècle). Une dernière descente et voilà l’arrivée à Charmey au pied des Dents Vertes si bien nommées.
Le long des gorges de la Jogne N° 1613
Charmey — Gruyères, gare • FR

Le long des gorges de la Jogne

Suivre le fil de la Jogne en partant de Charmey, traverser la plaine des Marches, puis la Sarine pour se rendre jusqu’à la cité médiévale de Gruyères. Voilà une randonnée riche en joyaux à la fois naturels et historiques. Depuis Charmey, les marcheurs descendent vers le lac de Montsalvens. Entre forêts et pâturages, ils longent ses rives jusqu’au barrage inauguré en 1921, premier ouvrage en voûte d’Europe. Ils poursuivent leur chemin en s’aventurant dans les gorges de la Jogne. Après une forêt escarpée se succèdent une série d’escaliers, de galeries et de passerelles qui permettent de suivre au plus près le cours de la Jogne. Une jolie balade pour petits et grands qui pourront faire une pause pique-nique au bas des cascades avant de s’élancer vers Broc et la plaine des Marches. Située au pied de la Dent de Broc, la plaine des Marches était autrefois un important marécage alimenté par la Sarine. Des milliers de pèlerins y ont afflué et y affluent encore. Ils cheminent, comme les marcheurs, le long d’une allée de tilleuls pour se recueillir auprès d’une vierge gothique dans la chapelle Notre-Dame des Marches (1705). C’est la guérison subite d’une jeune fille qui a donné à ces lieux leur notoriété ainsi que le tilleul plus que centenaire dont il fait bon goûter l’ombre. Grâce au Pont qui branle, ouvrage en bois recouvert de tavillons, les randonneurs traversent la Sarine avant d’arriver à Gruyères, bourgade préservée. Perchée sur la colline, cette petite cité offre une vue impressionnante, notamment sur les montagnes où l’on fabrique le célèbre fromage à qui elle a donné son nom. Autre découverte: le château des comtes de Gruyères que l’on peut visiter pour une balade du Moyen Age au 19e siècle.
Des alpages au lac Noir N° 1614
Charmey — Schwarzsee Bad • FR

Des alpages au lac Noir

Cette randonnée relie la verte Gruyère à la Haute-Singine et son célèbre lac Noir, en passant par des lieux enchanteurs tels que le Pré de l’Essert et sa chapelle ou le vallon préservé des Recardets. L’itinéraire qui débute à Charmey, mène au pittoresque lieu-dit Village d’En Haut. Il grimpe ensuite rapidement le long du parc aux biches pour rejoindre la crête de La Vatia. Le sentier gravit allégrement quelque 500 mètres de dénivelé, tantôt en forêt tantôt sur des pâturages. Au col et chalet de Tissineva (1474 m), transformé en buvette, une pause est bienvenue pour admirer le magnifique panorama des Préalpes gruériennes. La descente qui suit dans le vallon du Rio de l’Essert passe au pieds des Dents Vertes et débouche sur le Pré de l’Essert, où se trouve la ferme habitée à l’année la plus isolée de la commune de Val-de-Charmey. La charmante chapelle Saint-Garin sur la colline vaut le détour, tout comme la quinzaine d’érables centenaires situés dans le pâturage en amont. La randonnée remonte ensuite par une piste carrossable jusqu’au chalet d’alpage Bi Gîto («beau gîte» en patois) avant de traverser à flanc de coteau sous le sommet de Patraflon (1915 m). On bascule dans le joli vallon des Recardets et le bassin-versant de la Singine. On franchit ainsi la frontière des langues même si la toponymie est trompeuse. Le Schwarzsee est déjà à portée de vue. La descente est agréable, les buvettes d’Ober et Unter Recardets, ou plus bas la cascade du Seeweidbach avec son dragon, méritent aussi de petites haltes. Quant au lac Noir, but final de la randonnée, il invite à une trempette rafraîchissante en attendant le prochain bus.