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Une vue qui se mérite au Niderbauen Chulm N° 2272
Seelisberg, Geissweg — Niederbauen • UR

Une vue qui se mérite au Niderbauen Chulm

Quel est le plus beau point de vue sur le lac des Quatre-Cantons? Le Pilate est le plus haut et le Rigi le plus visité. Mais le Niderbauen Chulm possède lui aussi quelques atouts qui en font un excellent candidat. De son sommet, la vue s’étend de l’extrémité montagneuse du lac, près de Flüelen, à son autre extrémité, près de Lucerne. De plus, l’ambiance y est beaucoup plus calme que sur ses deux illustres voisins. L’ascension depuis Seelisberg, du côté uranais, n’est pas une mince affaire avec ses 1200 mètres de dénivelé. Les personnes qui le souhaitent peuvent d’abord prendre des forces avec un café au camping nature Seelisberg, au bord du lac idyllique, non loin de l’itinéraire officiel. Une deuxième pause s’impose au petit château de Beroldingen, ancienne résidence d’une famille de la noblesse uranaise. Près de l’auberge d’alpage Weid, à environ 1300 mètres d’altitude, la moitié de l’ascension est quasiment réalisée. A l’alpe Lauweli, le terrain se fait à nouveau plus plat. Viennent ensuite les choses sérieuses. Après avoir vaincu un éboulis et quelques virages en épingle escarpés, il est temps de grimper un peu – escaliers et chaînes aident à gravir la corniche. Le point d’orgue de ce passage est une échelle d’une dizaine de mètres de long, qui passe à l’intérieur de la montagne dans une galerie inclinée. Il reste ensuite une vingtaine de virages en épingle avant d’arriver au petit col entre le Gütsch et le Niderbauen Chulm. Le sommet n’est plus qu’à quelques minutes. La randonnée se termine en douceur. L’été, il est possible de se restaurer à l’alpe Tritt et d’y acheter du fromage, puis d’observer les parapentistes qui décollent. On prend alors le téléphérique à l’auberge de montagne Niederbauen pour redescendre dans la vallée.
Sur l’arête du Cousimbert N° 2271
Plasselb, Dorf — La Berra • FR

Sur l’arête du Cousimbert

«On ne devrait jamais travailler le lendemain d’un jour de congé», déclare un petit panneau en bois à côté du coin joliment aménagé pour s’asseoir au Muschenegg. Les personnes désireuses de suivre ce conseil n’ont qu’à préparer une tente légère et à s’enregistrer en ligne auprès de Norbert Bächler, via Nomady. L’hôte de l’alpage Cousimbert des Particuliers propose trois emplacements dans la prairie devant son chalet. La randonnée variée, qui démarre au cœur du village de Plasselb, descend d’abord sur la rive de l’Ärgera. Après les deux premiers kilomètres de plat pour se mettre en jambe, le moment est venu de s’attaquer à la partie la plus difficile de l’itinéraire: la traversée des prairies du Gross-Schwand est suivie par celle de la forêt du Burgerwald, puis par un chemin abrupt en zigzag pour gravir le Muschenegg. La suite de l’itinéraire est alors visible: Le Cousimbert et La Berra, destination de la randonnée, se dressent dans le paysage. Le prochain point de vue à la Chrüzflue est rapidement atteint. Le chemin continue agréablement en traversant des tronçons boisés jusqu’à la buvette du Gros Cousimbert. Ce lieu d’excursion apprécié séduit par la vue dégagée qu’il offre sur sept lacs. Pour les personnes souhaitant camper, il s’agit de faire attention: après la bifurcation vers le sommet du Cousimbert, il faut guetter une grosse flèche en bois. Elle est placée à gauche sur la large crête en direction de La Berra et pointe vers le Cousimbert des Particuliers. Les randonneuses et randonneurs qui effectuent cette sortie sur une journée suivent pour leur part le chemin officiel vers La Berra, d’où ils rejoignent la vallée en télésiège ou en télécabine (télémixte).
Explosion de couleurs au Lukmanier N° 2270
Acquacalda • TI

Explosion de couleurs au Lukmanier

Les personnes qui aiment combiner la randonnée et le camping très nature sont à l’endroit parfait dans ce merveilleux petit coin entre le col du Lukmanier et le Val Blenio. Le circuit de randonnée démarre directement au panneau indicateur sur la route principale, devant le Centre Pro Natura Lucomagno d’Acquacalda, qui dispose d’un camping. Il suit d’abord le sentier didactique numéro 5 en direction de Croce Portera. La première demi-heure se déroule en montée constante. Il n’est pas rare de croiser un papillon qui volette dans de légers battements d’ailes. Rapidement, la beauté de l’endroit opère pleinement son charme. Un banc en bois attend les randonneuses et randonneurs à l’arrivée à Croce Portera. Il n’a pas été placé là par hasard: la vue et l’horizon infini remplissent d’une joie dont on a envie de se délecter. Ce panorama reste visible encore un moment sur le chemin vers Dötra, qui descend doucement à travers les prairies alpines verdoyantes et fleuries du haut plateau. La Capanna Dötra assure le ravitaillement en produits locaux. La randonnée se poursuit en descente dans une gorge ombragée, en direction de Campra. Ce paysage de haut marais est l’habitat d’espèces particulières, comme le droséra à feuilles rondes, une plante carnivore, ou la très rare cordulie arctique. Le dernier tronçon grimpe abruptement dans une gorge vers Pian Segno, pour revenir enfin au camping. La clientèle s’y offre volontiers un rafraîchissement à la terrasse du restaurant dans l’après-midi, par exemple une gelato artigianale du Val Blenio.
Pause panoramique à l’alpe Bordstafel N° 2269
Ritzingen • VS

Pause panoramique à l’alpe Bordstafel

Le chemin de randonnée traverse le camping: des camping-cars et des tentes sont installés le long du jeune Rhône, près de Ritzingen. A la buvette, juste à côté du pont Ritzibrigge, des campeuses et campeurs encore ensommeillés viennent chercher leurs petits pains pour déjeuner, tandis que les randonneuses et randonneurs prennent déjà de la hauteur avec joie. Près de 600 mètres de dénivelé épuisant séparent le fond de la vallée à l’alpe Bordstafel. L’ascension sportive est récompensée par une vue sur la vallée de Conches et les Alpes valaisannes, bernoises et uranaises. Du Ritzibrigge, l’itinéraire remonte brièvement la rivière avant de bifurquer à droite en direction de Mannlibode et Grathorn. Le chemin s’élève constamment à travers des forêts de mélèzes clairsemées et des pâturages. De l’autre côté de la vallée, la chapelle de pèlerinage de Ritzingen apparaît régulièrement. La randonnée se poursuit au-dessus du Ritzibach, jusqu’à ce que le chemin traverse le ruisseau. Dans cette gorge ombragée, il reste parfois de la neige jusque tard dans l’été. Mais la montée sur la terrasse ensoleillée de l’alpe Bordstafel fait rapidement oublier le souvenir de l’hiver. Les anciens chalets d’alpage sont aujourd’hui des résidences de chasse ou de vacances, mais sans fioritures. Le vrai luxe, ici, est le panorama alpin, qui s’étend du Bettmerhorn au Galenstock, en passant par le Finsteraarhorn. La descente en direction de Selkingen commence par un sentier étroit et raide, puis décrit de larges virages sur une petite route forestière. Quelques vieux mélèzes très impressionnants bordent le chemin. A Zeit, au sud de Selkingen, l’itinéraire retrouve la rive du Rhône. Il remonte alors le fleuve, en passant devant une pisciculture et son restaurant, avant de revenir au point de départ à Ritzingen.
Une baignade qui réveille au Wannisbortsee N° 2268
Furi — Innertkirchen, Innere Urweid • BE

Une baignade qui réveille au Wannisbortsee

Au-dessus du paisible village de Guttannen, dans la vallée bernoise du Haslital, se trouve le lac Wannisbortsee, à 2104 mètres d’altitude. Un lac de haute montagne qui semble sorti d’un livre d’images: glacé, limpide et scintillant dans toutes les nuances de bleu. En été, des rhododendrons des alpes roses fleurissent sur ses rives, tandis que le Ritzlihoren s’élève majestueusement à l’arrière-plan. La randonnée jusqu’au Wannisbortsee dure environ trois heures depuis Guttannen, mais elle peut être raccourcie avec le taxi alpin. Cette variante permet de faire l’impasse sur environ 700 mètres de dénivelé, ce qui est recommandé en cas de poursuite de la randonnée après une baignade rafraîchissante dans le lac, par exemple en direction de l’alpage Bänzlouwialp. Ici aussi, le Rhododendron ferrugineum fleurit de tous les côtés, créant un contraste saisissant avec les montagnes gris-vert. Un haut plateau idyllique s’étend près d’Ober Homad, sur lequel poussent des pins de montagne et des myrtilles. Dans la descente vers Bänzlouwialp, le chemin traverse des massifs de fougères. On atteint l’alpage après la traversée du ruisseau Bänzlouwibach. Le chemin monte et descend ensuite en douceur en direction de l’alpe Blatten, côtoyant moutons, chèvres, vaches et même chevaux. Attention, l’itinéraire traverse une zone avec des chiens de protection des troupeaux, qui est indiquée. La vue sur la chaîne de montagnes est magnifique tout au long de la randonnée. Après avoir quitté l’imposant Ritzlihoren, le regard porte désormais sur le Gallouwisteck et jusqu’au Wetterhorn. L’imposant massif des Engelhörner trône au sud-ouest et Innertkirchen se distingue déjà dans la vallée. La descente depuis l’alpe Blatten est relativement raide. On perd donc rapidement de l’altitude dans les lacets et les virages, près de 900 mètres jusqu’à la vallée du Haslital et à l’arrêt de bus Innertkirchen, Innere Urweid.
Le glacier du Rhône par le Nägelisgrätli N° 2267
Grimsel Passhöhe • BE

Le glacier du Rhône par le Nägelisgrätli

Le col du Grimsel est marqué par le trafic, les centrales électriques et les lignes à haute tension. C’est pourtant un endroit fascinant: modelé par les glaciers pendant des millénaires, exposé aux conditions rudes à 2164 mètres d’altitude, mais doucement éclairé par la chaude lumière du sud. Au niveau du col, motards, randonneuses et promeneurs se retrouvent au lac Totesee autour d’un café matinal. Les personnes motorisées repartent ensuite en descente, tandis que celles à pied peuvent encore aller plus haut. Le panneau indicateur se trouve derrière le restaurant Alpenrösli et pointe vers la crête Nägelisgrätli et le glacier du Rhône. Après un petit lac sans nom près de la route du col, le chemin grimpe déjà à pic. En partie aménagé comme un chemin muletier, il mène jusqu’au Nägelisgrätli en direction du Vorder Gärstenhorn. Les traces des glaciers disparus depuis longtemps sont visibles partout. La crête n’est jamais étroite ou particulièrement escarpée. Le lac Grätlisee est l’un des premiers temps forts de la randonnée. Il est abrité dans une cuvette creusée dans la roche par la glace. Souvent, le Galenstock enneigé et les autres sommets imposants de plus de 3000 mètres se reflètent à la surface de l’eau lisse. Après le lac, le chemin de randonnée continue à travers des éboulis jusqu’à ce que le glacier du Rhône apparaisse dans toute sa splendeur. La coulée de glace de 9 kilomètres peut être admirée comme depuis un balcon. Elle s’étend du bassin versant à la langue et au lac glaciaire toujours plus grand, près de la route du col de la Furka. Le chemin de randonnée officiel s’arrête ici, au point 2651. Les balisages vont toutefois encore plus loin et permettent de descendre en toute sérénité jusqu’à la moraine. Il est ensuite recommandé de revenir au col du Grimsel par le même itinéraire.
Chasse aux cristaux à l’Oberaar N° 2266
Grimsel Passhöhe — Berghaus Oberaar • BE

Chasse aux cristaux à l’Oberaar

En 1719, la découverte d’une grande faille de cristal au pied du Vorder Zinggestock déclencha l’euphorie dans le Haslital. Les années suivantes, des cristalliers purent extraire quelque 50 tonnes de cristaux de cette grotte de 40 mètres de long. Ils vendirent à Milan et à Paris les pierres, transformées en bijoux et en objets d’art. Trois cristaux sont visibles aujourd’hui au Musée d’histoire naturelle de Berne, les cristalliers les ayant cédés au canton de Berne en guise d’impôt. On ne fera pas de grande découverte lors de la randonnée familiale entre le col du Grimsel et l’auberge de montagne Oberaar, mais avec un peu de persévérance, on trouvera ici ou là un petit bout de cristal transparent à poser chez soi sur une table de nuit. Le mieux est d’emporter un marteau, un burin et un tournevis. La seule montée importante est celle du début. Le lac Totesee et le col du Grimsel sous les yeux, on grimpe en virages serrés à la Hüsegghütte, où l’on a bien mérité la collation emportée avec soi. Le sentier de granit suit alors le flanc du Sidelhoren à une altitude constante. On voit bientôt le Vorder Zinggestock et le lac du Grimsel, sur la rive droite duquel se trouve la faille de cristal vide et inaccessible. On apprécie d’autant plus la rudesse des montagnes, d’où les centrales hydroélectriques de l’Oberhasli tirent du courant. Les lacs Triebteseewli et de l’Oberaar ont en effet des barrages. Les remontées mécaniques construites pour les employés sont aujourd’hui publiques. Cette randonnée commence ainsi par le trajet en téléphérique du Sidelhorn, depuis l’hospice du Grimsel, jusqu’au sommet du col (le car postal y mène aussi) et se termine par la descente avec le téléphérique de l’Oberaar. L’auberge Oberaar est là pour conclure la randonnée. On peut y manger, voire y dormir si l’on souhaite, le lendemain, faire une brève randonnée vers la porte du glacier de l’Oberaar.
Deux jours dans le décor du glacier de l’Unteraar N° 2265
Grimsel, Hospiz • BE

Deux jours dans le décor du glacier de l’Unteraar

Peu avant que le car postal n’atteigne le col du Grimsel après un trajet sinueux au départ de Meiringen, une vue impressionnante s’ouvre sur la droite, sur une longue vallée profondément encaissée. Le lac de barrage verdâtre du Grimsel scintille entre les flancs polis de la vallée et, en arrière-plan, le Finsteraarhorn s’élève dans le ciel. Ce paysage ancestral, néanmoins aussi marqué par les humains, peut facilement être exploré et découvert sur une randonnée de deux jours qui va jusqu’à la cabane Lauteraarhütte avant de revenir. Elle commence à l’hôtel Grimsel Hospiz et longe la rive nord du lac de Grimsel. Ce tronçon est certes long, mais il surprend régulièrement avec ses petits marais, ses ruisseaux tumultueux et quelques aroles majestueux. Les traces des glaciers autrefois majestueux sont visibles sur les versants rocheux. La marge proglaciaire du glacier de l’Unteraar commence à l’extrémité ouest du lac de Grimsel: un vaste paysage alluvial riche en gravier et en sable, où serpente le jeune Aar. Arbustes et arbres ont déjà pu s’enraciner à certains endroits, tandis que des mousses recouvrent le jeune sol à d’autres. Sous l’effet du changement climatique, le glacier a considérablement reculé au cours des dernières décennies et perdu une grande partie de son épaisseur. On atteint la Lauteraarhütte du CAS après une montée d’environ une heure, techniquement facile. La construction traditionnelle en pierre repose sur une petite saillie à près de 2400 mètres d’altitude et offre une vue impressionnante sur les sommets de 4000 mètres: Finsteraarhorn, Lauteraarhorn et Schreckhorn. La terrasse, qui fait quasiment le tour du bâtiment, est l’endroit idéal pour se reposer et, avec un peu de chance, apercevoir quelques chamois. Le deuxième jour, il suffit de reprendre le même itinéraire jusqu’au col du Grimsel.

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