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Paysage lunaire à la Lenk N° 2164
Leiterli (Bergstation) • BE

Paysage lunaire à la Lenk

La destination de ce circuit de randonnée assez court semble sortir tout droit d’un autre monde: sur le Gryde, au-dessus du Betelberg, la randonnée traverse un paysage de cratères impressionnant. Il est constitué de dolines blanche et grises qui se sont formées au cours des siècles alors que l’eau de fonte et l’eau de pluie façonnaient et dissolvaient le gypse blanc sans relâche. Parallèlement, des cavités ont vu le jour sous les dolines, puis, avec le temps, se sont effondrées, agrandissant encore les dolines. Il en résulte un paysage lunaire, austère et friable, avec de profondes ravines dans lesquelles poussent par endroits des genévriers, des bruyères et des myrtilliers. En même temps que le gypse, de la cornieule, une roche jaune poreuse, s’est également formée dans une mer peu profonde il y a près de 200 millions d’années. Elle est un peu plus dure que le gypse, raison pour laquelle quelques tours rocheuses bordent déjà le chemin qui mène au Gryde. La randonnée familiale facile commence à la station supérieure de la télécabine du Betelberg. Tout au début, il est possible de faire un détour, bref mais riche pour les randonneuses par le Leiterli. En été, il est aussi intéressant de s’y arrêter pour chercher des myrtilles. Bientôt, le paysage blanc et érodé du Gryde s’offre aux yeux des marcheuses et marcheurs. Quelques mares et de petites dolines annoncent ce qui va suivre. Au point 1983, l’itinéraire oblique à droite et les hauteurs sont atteintes au point 2077: les personnes non sujettes au vertige et les adeptes de randonnée aguerris s’aventureront plus profondément dans le paysage de cratères alors que les autres suivront le chemin de randonnée balisé, sinueux et parfois escarpé des deux côtés, qui mène au refuge. Avec la prudence nécessaire, le chemin peut tout de même être emprunté par des enfants. Pour qui n’en a pas encore assez, il est possible de pousser jusqu’au sommet du Stübleni avant de rentrer à la station supérieure.
Deux jours entre les Muverans et les Diablerets N° 2165
Jorasse — Pont de Nant • VS

Deux jours entre les Muverans et les Diablerets

Les Muverans, qui ne sont pas les sommets les plus connus de l’arc alpin, sont au nombre de deux: le Petit et le Grand Muveran. Les gravir est l’affaire des alpinistes mais le Tour des Muverans permet aux randonneuses et randonneurs de les contourner, ce qui n’est pas moins spectaculaire. Le tour de cabane en cabane mène en quatre étapes par six cols dans les Alpes valaisannes et vaudoises. Grâce à une bonne desserte en transports publics, on peut n’en parcourir qu’une partie sur deux jours. La randonnée débute dans la station d’Ovronnaz, qui surplombe la vallée du Rhône. On s’épargne un peu de dénivelé grâce au télésiège de Jorasse. Sur les panneaux indicateurs, on voit déjà le but de la journée, Derborence, ou le but intermédiaire, Rambert. Le chemin mène par des alpages étendus et des passages rocheux abrupts vers un site alpin en contrebas des Muverans, où des bouquetins s’ébattent. Après la cabane Rambert du CAS, on poursuit jusqu’au col de la Forcle. Ensuite, il n’y a presque que de la descente, d’abord vers le lac de la Forcle, puis le long de la petite rivière Dorbonne, jusqu’à ce que l’on voie entre les mélèzes le joli lac de Derborence. Au XVIIIe siècle, deux éboulements dans les pentes abruptes des Diablerets ont formé ici un paysage unique. Le deuxième jour commence par la montée fatigante au Pas de Cheville puis se poursuit par une agréable promenade dans de douces prairies jusqu’à l’alpage d’Anzeinde. Un arrêt s’impose au Refuge Giacomini avant une nouvelle ascension vers le col des Essets, où l’on atteint presque la fin du dénivelé. Jusqu’au hameau de Pont de Nant, d’où un bus redescend dans la vallée, le chemin de randonnée varié traverse des pâturages et des gorges, et passe devant d’anciens chalets d’alpage.
La Route de l’Absinthe dans le val de Travers N° 2166
Les Verrières, gare — Le Frambourg • NE

La Route de l’Absinthe dans le val de Travers

Avec ses distilleries et ses musées dédiés à la fée verte, la Route de l’Absinthe est passionnante à parcourir, mais longue: 45 kilomètres de Pontarlier (F) à Noiraigue (NE). Pourquoi, dès lors, ne pas en faire un bout seulement, en allant, une fois n’est pas coutume, de Suisse en France, des Verrières au Frambourg? Une occasion de faire la connaissance du balisage français. C’est à la sortie du village, direction ouest, que débute une lente montée qui conduira au Grand Taureau, un sommet juché à 1323 mètres d’altitude. Le paysage est varié: pâturages semi-ouverts, fermes et chalets, sapins et feuillus. Au tiers du parcours, l’arrivée sur les hauteurs de la Montagne du Larmont marque aussi l’entrée dans la forêt. Un sentier conduit à travers la frontière franco-suisse, où le balisage change d’apparence. Il chemine sur la crête et passe par le Grand Taureau, qui offre un beau point de vue sur les forêts suisses et françaises. Au lieu-dit la Grange des Miroirs et après une route asphaltée, d’où l’on aperçoit le lac de Saint-Point, l’itinéraire passe sur le flanc nord de la crête. La marche se fait alors entre les collines, les passages plats alternant avec les montées et les descentes, entre les pâturages et les forêts. Depuis Les Jantets, un chemin conduit droit au sud vers Le Frambourg. On passe alors à proximité du fort Mahler, qui devait protéger le fort de Joux. Situé juste en face, il offre une vue apportant une fin festive à cette randonnée à saute-frontière.
Vers les klippes de l’Ibergeregg N° 2163
Ibergeregg, Passhöhe — Steinboden • SZ

Vers les klippes de l’Ibergeregg

Il y a tant de choses à voir à l’Ibergeregg! Dès l’arrêt de bus, au sommet du col, on apercevra peut-être une couleuvre à collier (non venimeuse) qui apprécie le béton chaud. En se dirigeant vers le Steinboden, on admire les imposantes klippes schwyzoises qui émergent de la forêt sombre. A la cabane Isentobel, pourquoi ne pas goûter un délicieux fromage d’alpage tout droit sorti de la cave? A mi-chemin environ, à 1500 mètres, voici l’un des hêtres les plus hauts du canton. Les sommets marquants des Mythen sont très souvent visibles. Et ici, même la forêt change de forme, passant de la forêt marécageuse à la pessière-sapinière des éboulis. Cette randonnée courte mais très variée débute au sommet du col d’Ibergeregg. Le panneau jaune indique d’abord Sternenegg. On traverse des prairies marécageuses et une forêt enchanteresse jusqu’à la cabane d’alpage de Sternenegg, dotée d’une place de repos couverte, d’où la vue sur le Muotathal et les Alpes de Suisse centrale est magnifique. Le chemin de randonnée bifurque ensuite à gauche vers Richtershüttli. Une fois ce lieu atteint – il s’agit en fait d’une étable – le balisage passe du jaune au blanc-rouge-blanc et le sentier étroit monte encore un peu par une belle pinède de montagne jusqu’à Tannboden. Un petit banc en ce lieu particulier et panoramique incite à faire une pause. Il ne reste plus qu’à passer devant les klippes verticales du Mördergruebi et à descendre au Steinboden. Le restaurant de montagne Laucheren accueille les randonneuses et randonneurs en été et les skieuses et skieurs en hiver. Le télésiège de Hoch-Ybrig permet de descendre confortablement dans la vallée à Oberiberg.
Histoire et profusion de nature à Jonschwil N° 2162
Jonschwil, Kreisel • SG

Histoire et profusion de nature à Jonschwil

Cette randonnée mène à un lieu paisible. Du moins aujourd’hui. Dans les années 1970, un article relatant les événements survenus ici au cours de la Seconde Guerre mondiale a suscité un débat national. En effet, le 10 novembre 1942 au soir, un traître à la patrie fut exécuté près de la forêt de Süsack, vers Jonschwil. Ernst Schrämli avait fourni au consulat allemand à Saint-Gall quatre grenades d’artillerie, un obus et la clé d’un dépôt militaire ainsi que quelques messages et croquis visiblement peu importants contre 500 francs et la perspective d’un visa allemand. Le journaliste Niklaus Meienberg a critiqué l’action de la justice militaire pendant la guerre: alors que les petits délinquants étaient pendus, les grands n’étaient pas inquiétés. Cette randonnée aisée donne l’occasion de débattre de ce fait historique de long en large, les randonneuses et randonneurs pouvant marcher côte à côte presque tout au long du chemin en grande partie goudronné. Celui-ci mène d’abord à Grund, une ancienne gravière reconvertie aujourd’hui en un précieux site de reproduction pour les amphibiens. La brève montée est récompensée par l’arrivée au restaurant Wildberg, dont la terrasse située sous un grand tilleul permet d’admirer un magnifique panorama. A plat pour commencer, puis en descendant à travers bois, le chemin atteint le point 630, où les personnes passionnées d’histoire peuvent faire un bref détour par Seewadel en suivant le chemin de randonnée en direction de Jonschwil. La première bâtisse à l’orée des bois est l’ancien dépôt de munitions où Ernst Schrämli fut exécuté. En longeant la localité d’Oberuzwil – où une pause peut être faite à la piscine, l’itinéraire rejoint l’étang de Bettenauer. A sa surface flottent des centaines de nénuphars blancs. C’est l’une des deux populations naturelles de Suisse. La tourbe de l’étang était extraite jusqu’en 1945. Jonschwil n’est plus très loin.
Boucle sur le Zwinglipass N° 2161
Wildhaus, Dorf • SG

Boucle sur le Zwinglipass

On les surnomme les «sherpas du Zwinglipass». Depuis plus d’un demi-siècle, des dizaines de bénévoles se réunissent chaque dernier samedi de juin aux aurores à Wildhaus, dans le Toggenbourg. Leur mission: transporter sur leur dos les quelques tonnes de bois, de denrées alimentaires et de produits ménagers nécessaires au bon fonctionnement saisonnier de la Zwinglipasshütte, une cabane située à 1999 mètres d’altitude. Et éviter dans la foulée un trajet en hélicoptère. Tandis que ces courageuses et courageux porteurs ne gravissent «que» les derniers 200 mètres de dénivelé séparant le haut d’un monte-charge du refuge, les randonneuses et randonneurs à la journée, moins chargés, peuvent effectuer une attractive randonnée en boucle passant par le Mutschensattel. A la sortie du bus à «Wildhaus, Dorf», on se dirige vers la station inférieure de la télécabine de Gamplüt. L’excursion démarre le long du mystérieux ravin Flüretobel. 300 mètres plus haut, marcheuses et marcheurs débouchent sur la petite route goudronnée menant à l’alpe Tesel. Après l’alpage, la route cède la place à un agréable sentier grimpant tranquillement vers Gruebe et sa petite exploitation d’estivage. Le paysage se fait alors plus solitaire, sans jamais devenir hostile. La selle du Mutschensattel, qui culmine à 2069 mètres, offre une belle vue sur les sommets environnants. Il est temps de s’engager sur le sentier qui contourne les rochers du Chreialpfirst et de rejoindre le col du Zwinglipass. La cabane du CAS est nichée en contrebas. Le célèbre massif des Churfirsten s’étale majestueusement face à sa terrasse. La première partie du retour vers Wildhaus se fait par l’escarpé sentier utilisé par les «sherpas», qui ramène à la Tesalp. On emprunte alors brièvement dans l’autre sens la route carrossable de l’aller. Au point 1389, il faut prendre la direction de la station sommitale de la télécabine de Gamplüt. De là, un chemin balisé en jaune descend vers Wildhaus.
Sur la plus grande montagne de poudingue d’Europe N° 2159
Stein SG, Dorf — Nesslau-Neu St. Johann • SG

Sur la plus grande montagne de poudingue d’Europe

Nulle part ailleurs en Europe, le poudingue ne s’élève si haut que le Speer. Cette roche, semblable à des clous à tête ronde, est apparue il y a 25 à 30 millions d’années lors de la formation des Alpes. L’érosion s’attaqua aux montagnes en formation et déposa les galets dans l’énorme bassin molassique, où ils s’agglomérèrent en poudingue. Plusieurs millions d’années plus tard, les Alpes atteignirent leur point culminant; la nappe du Säntis, une énorme strate de roche, glissa alors avec l’imposante formation du Schrattenkalk sur une partie du bassin molassique, arrachant deux grosses écailles, les enchevêtrant et faisant basculer le tout de 40° entre la plaine de la Linth et le Toggenbourg. Le Speer était né. Quiconque gravit la montagne depuis le Toggenbourg et repart dans la même direction chemine en permanence sur du poudingue. Ce conglomérat de galets peut être observé pendant la montée depuis Stein, dès l’alpage Stofel, et tout au long du chemin passant par Ober Herrenalp jusqu’à la destination du premier jour de la randonnée, l’alpage Oberchäsere. La marche débute sur un revêtement dur et se poursuit sur des chemins d’alpage, de marécages et forestiers. Après avoir passé la nuit à l’alpage typique Oberchäsere et fait le plein d’énergie grâce aux mets qui y sont préparés, les randonneuses et randonneurs partent à la conquête du Speer et de son splendide panorama. La vue porte de la Forêt-Noire aux Alpes glaronnaises et de Suisse centrale, via le lac de Constance et l’Alpstein. La longue descente qui passe par Schilt, Perfirenchopf et Bläss-Chopf pour rejoindre Nesslau se fait sur l’arrête de l’écaille inclinée du Speer; pas tout en haut, car elle y est trop étroite, mais toujours le long du versant. Le chemin est raide, sauvage et abrupt. Par ailleurs, dans toute la région de nombreuses vaches paissent en été. Pour ceux qui préfèrent le calme, la randonnée se fait en août.
Paysage karstique jusqu’au Chäserrugg N° 2160
Iltios — Chäserrugg • SG

Paysage karstique jusqu’au Chäserrugg

Les Churfirsten sont une chaîne de montagnes comptant sept «dents», avec de charmants pâturages verdoyants côté Toggenbourg et, côté lac de Walenstadt, des parois rocheuses verticales. Tous les sommets sont praticables, que ce soit en randonnant ou en grimpant. Depuis le Toggenbourg, le Chäserrugg est le premier sommet des Churfirsten, et le seul desservi par un téléphérique. Le deuxième, le Hinterrugg, est le plus élevé. Suivent le Schibenstoll, peu connu, et le Zuestoll, sportif. Le Brisi, large, est le cinquième sommet. Vient ensuite le Frümsel, qui se distingue par sa forme pyramidale. Enfin, le septième, le Selun, est légendaire. Le point de départ de cette randonnée est Iltios, atteignable depuis Unterwasser à pied ou en funiculaire. De là, le panorama sur les sept sommets des Churfirsten est déjà saisissant. La randonnée traverse des alpages et longe le flanc du versant est du Chäserrugg. Avec un peu de chance, il est possible d’y voir des bouquetins le matin. Après l’alpe Plisa, le chemin mène à travers un paysage karstique impressionnant avant d’arriver au col. Ce point de repère fait aussi partie du circuit géologique du Gamserrugg. L’histoire géologique des Churfirsten remonte au Crétacé (144 à 65 millions d’années av. J.-C.). La région faisait alors partie d’une mer tropicale. Après le col se trouve Schlachtböden, un haut plateau sur lequel se trouvent de nombreuses petites zones marécageuses. Celles-ci constituent un terrain propice pour certains petits animaux et plantes, comme les linaigrettes. Pendant toute la randonnée, le chemin est bordé d’une flore alpine unique. Il ne reste plus que quelques mètres de dénivelé avant d’atteindre le Chäserrugg. Le retour dans la vallée peut se faire soit en téléphérique, soit en marchant.
Sept Têtes dans les Alpes vaudoises N° 1074
Les Plans-sur-Bex — Derborence • VD

Sept Têtes dans les Alpes vaudoises

La plupart des montagnes ont été baptisées voilà plus de 150 ans, à l’époque de leur découverte et des premières ascensions. Mais à Bex, les sommets portent des noms depuis plus longtemps, et bien curieux de surcroît. Un exemple: la Tête à Pierre Grept. Elle forme l’une des Têtes qui s’étalent sur un massif de 7sept kilomètres de long entre Derborence et le Grand Muveran. A Bex, personne ne semble connaître l’origine de ce nom. Pierre Grept aurait été un chasseur de chamois, glisse finalement un habitant. Selon une autre source historique, il s’agirait d’un homme qui avait tellement amoché un de ses ennemis qu’il avait été condamné à mort. Bien que l’affaire ait été largement étayée, cette version soulève des doutes et laisse la voie libre à d’autres interprétations. La présente randonnée mène de Bex à Derborence via la Tête à Pierre Grept. Des Plans-sur-Bex, on longe la rive de l’Avançon de Nant jusqu’à Pont de Nant. D’ici, on emprunte la route d’alpage pour monter tout droit jusqu’au Richard. Un peu plus loin, le chemin bifurque à gauche en direction de l’alpage de la Vare. Si on le souhaite, on peut ensuite monter à la Cabane du Plan Névé, sous la Tête à Pierre Grept. Les très bons marcheurs peuvent même s’aventurer sur le chemin blanc-bleu-blanc qui franchit le cCol des Chamois Nord. Cette proposition suit toutefois un chemin en pente douce mais constante sur l’alpage de la Vare jusqu’au cCol des Esserts avant de redescendre lentement jusqu’à l’alpage d’Anzeinde. D’ici, direction eEst par un pâturage nommé Le Plat entre les parois escarpées du massif des Diablerets et les coteaux des Crots. A l’arrière-plan se dresse la chaîne des Sept Têtes avec la Tête à Pierre Grept. Du Pas de Cheville, le chemin raide redescend finalement jusqu’au lac de Derborence.

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